Les revenants de Whitechapel – George MANN

  

Dans un Londres victorien où les trains roulent à toute vitesse dans les rues sur leurs roues en bois, Sir Maurice Newbury est l’un des agents officieux de sa majesté. Spécialiste des affaires paranormales, il est également appelé à intervenir dans les affaires délicates.

Et justement, voilà qu’une affaire délicate se présente : Un dirigeable s’est écrasé et apparemment, un personnage apparenté à la reine se trouvait dans le dirigeable.

Sir Maurice et sa nouvelle assistante, Miss Veronica Hobbes découvrent plusieurs éléments troublants dès le début : On refuse de leur communiquer le nom du parent de la reine, les passagers du dirigeable semblaient enchaînés à leur siège et enfin, le pilote du dirigeable était un robot et celui-ci a disparu !

Sir Maurice est appelé à enquêter en même temps sur l’apparition d’un policier fantôme qui se ferait justice le soir venu dans les rues brumeuses de Londres et pour ne rien faciliter, il doit compter sur un virus mystérieux qui relève les morts et les rend vecteurs de la maladie.

 

J’ai bien aimé ce bouquin, début d’une série « intitulée les enquêtes extraordinaires de Newbury & Hobbes ». Ce n’est pas un livre sans défaut, on se croirait par exemple par moment dans un mélange de Sherlock Holmes(Sir Newbury est accroc au Laudanum comme Sherlock l’était à l’héroïne) et de Chapeau Melon et bottes de cuir (là je pense particulièrement au comportement de Hobbes mais je n’en dirai pas plus pour laisser le plaisir de la découverte aux futurs lecteurs). Ce qui est le plus réussi dans le roman, à mon humble avis, c’est le monde Steampunk qu’a créé l’auteur ainsi que le dénouement des différentes intrigues.

Au final un bouquin que je recommande même si l’éditeur a entretemps fait faillite et que vous devrez attendre une éventuelle reprise de la série par un autre éditeur ou lire les deux volumes suivants en Anglais(Oui je sais Frédéric).

La série comprend actuellement :

  1. The Affinity Bridge (Les revenants de Whitechapel)
  2. The Osiris Ritual
  3. The Immorality Engine

Ma note personnelle : 16/20

Les revenants de Whitechapel
Les enquêtes extraordinaires de Newbury & Hobbes T1
Editions Eclipse
341 pages

Le réveil du chronomaître + le fil à couper le coeur – Isidore MOEDUNS et Robert DARVEL

  

Lorsque Francis K., aventurier et personnage haut en couleur mais surtout décédé depuis 12 ans réapparaît pendant une soirée où la neige tombe à gros flocons et vient provoquer la curiosité d’Harry Dickson et la jalousie de Tom Wills, ceux-ci acceptent de le suivre dans sa Daimler flambant neuve afin de découvrir le pourquoi et le comment de cette résurrection.

Lancée dans une folle course, la voiture de Francis K. percute un daim près de Hyde Park et finit sa course au fond d’un étang, Tom Wills blessé dans l’accident est sorti de l’étang par Harry Dickson. Alors que Francis K. part chercher du secours, H. D. s’inquiète pour l’état de Tom. Ne voyant pas revenir Francis K., il emmène Tom dans une maison proche où une dame d’un certain âge et qui ressemble étrangement à Mrs Crown accepte de s’occuper de Tom pendant que le détective part à son tour chercher des secours…

Au retour de Dickson, la maison, la gouvernante et Tom Wills ont disparu.

Harry Dickson se lance à la recherche de son élève et disparaît à son tour.

Bientôt la nouvelle se répand: Harry Dickson est mort…

Pauvres londoniens qui ne peuvent désormais plus compter que sur Goodfield.

Robert Darvel et Isidore Moeduns nous présentent une nouvelle aventure d’Harry Dickson pleine de voleurs, de squelettes, de meurtres, d’assassins et de morts qui reviennent à la vie. Je conseillerai aux lecteurs de lire les deux fascicules à la suite parce que le deuxième est à mon sens nettement supérieur au premier. Encore une fois, nous retrouvons cette ambiance policière fortement teintée de fantastique et de science-fiction, c’est une très grande réussite à ce niveau.

J’émettrai quand même quelques bémols: d’une part, le premier récit (le réveil du chronomaître) est parfois un peu confus (est-ce voulu pour embrouiller le lecteur un peu plus?), d’autre part, certains personnages ont des réactions trop intelligentes par rapport à ce qu’on aurait pu attendre de leur part (un reproche que j’avais déjà fait au niveau d’une nouvelle de Brice Tarvel où HD expliquait à des paysans apparemment tous amateurs de science-fiction, que la créatures qu’ils venaient d’affronter n’était qu’un extra-terrestre).

Enfin, les réactions d’Harry Dickson et Tom Wills sont différentes de celles que l’on avait l’habitude de trouver chez Jean Ray. Pour ma part, j’ai trouvé les deux personnages plus agressifs alors que Jean Ray jouait plutôt sur l’ironie moqueuse.

Ma note personnelle: 16/20 (14 pour le réveil du chronomaître et 18 pour le fil à couper le coeur).

Published in: on 16 août 2011 at 21 h 47 min  Laisser un commentaire  
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Le baal des psychonautes – Isidore MOEDUNS et Robert DARVEL

  

Alors qu’Harry Dickson se lance dans une nouvelle enquête sur des disparitions d’enfants, il envoie son élève Tom Wills, fort éprouvé par une aventure précédente, en repos dans le petit village de Tyldesley-the sea où Tom Wills s’essaie à séduire Mary-Ann Pugglestock, la fille de l’aubergiste Mrs Harriet Pugglestock.

 Mais où va la belle Mary-Ann de nuit avec ce gaillard roux ? Qui sont ces pêcheurs qui jouent dans une maison du village et comment ont ils disparu avec l’énorme table de jeu en 5 minutes sans que Tom Wills ne les entende à l’étage. Que fait le Maître à l’une des fenêtres de la maison que Tom Wills vient de quitter et pourquoi lui affirme t’il le lendemain qu’il était là mais qu’il vient seulement d’arriver? Pourquoi Harry Dickson a-t’il fait une attaque de catalepsie en voyant la carte que Tom Wills lui avait envoyé de Tyldesley-the sea?
Telles sont quelques unes des questions dont vous découvrirez les réponses dans ce fascicule.

Une bonne enquête de Harry Dickson mais qui relève plus du policier que du fantastique et qui sort du cadre de Londres pour nous emmener sur les côtes anglaise et française. L’ambiance de ce fascicule est très réussie mais j’ai trouvé cette histoire un peu plus confuse que “la pyramide invisible”.

Ma note personnelle: 17/20

Published in: on 22 juin 2011 at 16 h 45 min  Laisser un commentaire  
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Le cauchemar mandchou – Gérard DOLE

  

La famille Hessel de Crissey s’est scindée à la révolution française. L’aîné, qui portait le titre de Marquis, s’est exilé en Autriche avec son fils et a transformé son patronyme en Hesselius. Le cadet, devenu Comte Hessel de Crissey, habite le château ancestral.

Octobre 1814, Martin Hesselius, docteur dans l’armée autrichienne décide de retourner voir le château de ses ancêtres. Alors qu’il s’approche du château, il sauve la vie d’une jeune fille, Marie-Hermine dite Mina qui s’avère être la filleule du Comte Hessel. Bien vite, les deux jeunes gens tombent amoureux mais Mina est promise depuis l’enfance au neveu du Comte Hessel, le commandant Champauvert à la condition qu’il ait mérité le grade de Colonel. Ce qui apparaît à ce moment difficile puisque le Commandant n’est plus qu’un demi-solde en tant qu’ancien officier bonapartiste.

Cependant, le commandant Champauvert est rappelé à Paris pour reprendre du service dans l’armée royale. Hesselius à qui l’honneur interdit de trahir la promesse faite au commandant décide d’accompagner celui-ci  et de rentrer ensuite dans son domaine de Styrie.

Lorsque l’empereur revient en France pour la Campagne des 100 jours, le régiment du commandant Champauvert est l’un des premiers à  rejoindre l’empereur. Nommé colonel à la veille de la bataille de Waterloo, Champauvert y trouve cependant la mort dans le chemin creux d’Ohain (La charge des Cuirassiers rendue célèbre par Victor Hugo dans les Misérables).

Le Docteur Hesselius, de retour en France avec l’armée autrichienne se rend à Crissey où le Comte Hessel, désirant le bonheur de sa filleule, presse les jeunes gens de se marier. La mort de Champauvert ayant éliminé le seul obstacle au mariage, Hesselius accepte et les bans sont publiés.
Le soir du mariage, alors que le Comte Hessel se réjouit de cette noce, il aperçoit une silhouette vêtue d’un long manteau à capuche qui s’approche de lui. Lorsque la silhouette enlève la capuche, il reconnait le fantôme du Colonel Champauvert et meurt d’une attaque cardiaque.

Printemps 1817, alors qu’il est au service du prince de Metternich, Hesselius se voit approcher par le Duc de Wellington qui lui confie, en accord avec Metternich, une mission diplomatique en Chine.

Les aventures que le Docteur Hesselius vivra en chine, l’amèneront à rencontrer de nombreux bandits chinois (on en croise au détour de chaque chemin quasiment), un vampire, des goules, des chauves-souris enragées, un loup-garou qu’il a connu en Europe, un chef de guerre mongol, la statue de Marie-Hermine (en plein milieu du tombeau des empereurs de Chine) qui est restée en Styrie et qui n’a jamais mis les pieds en Chine, l’armée d’argile…

 

Gérard Dôle s’est fait une spécialité d’écrire de nouvelles aventures de personnages empruntés à  d’autres auteur. Ici, le Docteur Martin Hesselius est un personnage créé par Joseph Sheridan Le Fanu

. Est-ce que j’attendais trop de ce roman ? Je dois dire que j’ai trouvé le livre trop long et assez lent par moment mais c’est peut-être lié au style (l’Histoire nous est présentée sous forme de lettres successives). De plus, j’ai trouvé le « héros » un peu palot. Il ne marque certainement pas les esprits en tout cas. De plus, alors que l’on pouvait attendre une scène d’apothéose lors de la rencontre entre Hesselius et le prince Yo-Xu-Lu, ce dernier disparaît d’une façon relativement banale et en quelques lignes.

A souligner l’excellente introduction très documentée de François Ducos et les nombreux et excellents dessins qui parsèment l’ouvrage.

Ma note personnelle : 12/20

 

Le secret de la pyramide invisible – Isidore MOEDUNS et Robert DARVEL

  

Quatre hommes sont invités au Haggerdale manor par une soirée d’automne morose.

Cette invitation constitue un événement en soi puisque Lord Haggerdale n’est plus apparu en société depuis bien des années.

Les invités traversent le Jardin du manoir où ils peuvent remarquer trois singes dans des cages individuelles.

Après que le majordome de Lord Haggerdale ait introduits les quatre visiteurs dans la bibliothèque, il les abandonne pour aller chercher Lord Haggerdale.

Nos quatre visiteurs qui se connaissent tous comme nous le découvrons, ont la surprise de voir le majordome courir dans le parc mais décident de patienter dans la bibliothèque.

Pendant leur attente, le temps se couvre à l’extérieur et une tempête s’annonce. Voyant que ni le Majordome, ni le lord ne reviennent, les invités se risquent dans le parc malgré les cris des singes et d’une autre bête fauve…

 

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle. Robert Darvel et Isidore Moeduns ont parfaitement réussi à recréer l’ambiance des Harry DICKSON de Jean RAY. Cette nouvelle aurait pu être écrite par le maître lui-même.

 Saluons cette initiative du “Carnoplaste”

Ma note personnelle : 18/20

Published in: on 14 mai 2011 at 16 h 08 min  Laisser un commentaire  
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Les dossiers secrets de Harry Dickson Tome 1 – Brice TARVEL

  

Brice Tarvel nous présente deux nouvelles aventures d’Harry Dickson

La main maléfique et L’héritage de Cagliostro .

 Comme mon propos n’est pas de résumer ces deux histoires, je me contenterai de donner mon avis

 J’ai mis un peu de temps à entrer dans la première nouvelle mais  j’ai plus apprécié la fin que le début, sans doute parce que je n’ai pas retrouvé tout de suite l’ambiance londonienne qui fait le charme des Harry Dickson, il a fallu 3 chapitres avant que je ne me sente à l’aise dans ce récit.

Pour la deuxième nouvelle, je l’ai trouvée un peu courte, j’aurais aimé un peu plus de détails sur Cagliostro notamment. Sans vouloir dévoiler l’histoire, j’ai trouvé les explications d’Harry Dickson un peu trop modernes. Je trouve qu’il parle de sujets que nous pourrions facilement accepter à notre époque mais qui devraient être très nébuleux voire totalement incompréhensibles pour des villageois bretons de l’époque. De plus, placer les prénoms Philoxène et Sophonisbe dans la même nouvelle, cela fait un peu lourd, Passe encore s’ils avaient appartenu à  la même famille.

Quand on critique ce genre d’ouvrage, on se doit de le faire pour l’ouvrage en lui-même mais aussi en le comparant avec les histoires originales de Jean Ray.

Autant le dire tout de suite, il y a plusieurs années que je n’ai plus lu d’aventures d’Harry Dickson. J’en ai lu beaucoup étant plus jeune, que ce soit dans la collection Marabout ou dans celle des Nouvelles Editions Oswald(NEO).  Je ne peux donc comparer ces deux récits de Brice Tarvel qu’avec mes souvenirs

Alors que Jean Ray utilisait souvent le fantastique pour créer une atmosphère, quitte à démontrer par la suite que ce qui avait l’air fantastique n’était qu’une supercherie montée par un quelconque savant fou, Brice Tarvel lui assume le côté fantastique et science-fictionnesque sans état d’âme. Pourquoi pas, l’époque et les lieux choisis se prêtent sans problème au fantastique. On pourrait même dire qu’ils l’appellent.

Je n’ai pas retrouvé l’ambiance dont j’avais gardé le souvenir dans les récits de Jean Ray sans doute parce que le style de Brice Tarvel est plus moderne et son récit plus rapide mais j’ai passé un bon moment en lisant ces deux nouvelles. J’achèterai surement le tome 2.

Ma note personnelle : 15/20

Published in: on 4 février 2011 at 15 h 07 min  Commentaires (3)  
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