Leviathan – Scott WESTERFELD

  

J’avais lu beaucoup de bien de ce livre catalogué « pour ados » et comme il s’agissait d’un récit uchronique, je me devais de l’acheter et de le lire.

J’avais commencé un autre bouquin (en anglais celui-là) et j’ai eu le malheur de jeter un coup d’œil dans celui-ci. Je n’ai pas pu reprendre l’autre livre avant d’avoir fini celui-ci.

Scott Westerfeld nous plonge en 1914 dans une histoire alternative où les grandes puissances sont divisées entre les darwinistes (France, Angleterre, Russie) et les Clankers (Allemagne, Autriche-Hongrie et Empire Ottoman). Les autres pays sont neutres.

Les Darwinistes ont abandonné l’évolution technologique. Grâce à la manipulation des fils de vie, ils ont réussi à fabriquer des animaux qui leur permettent de s’éclairer, de voler, de déplacer les objets lourds… Finis les trains, les avions…

Les Clankers de leurs côté ont développé la technologie en créant des mécanopodes (engins blindés qui utilisent des pattes au lieu de chenilles), en développant les zeppelins et les avions…

Basé en partie sur des événements et des personnages de notre trame historique (Churchill, Darwin, l’assassinat de l’Archiduc d’Autriche en Serbie…), l’histoire nous entraîne à la suite d’un jeune aspirant officier de l’Air Service britannique, Deryn Sharp, et du fils de l’Archiduc d’Autriche : Alek.

Alors que Deryn se retrouvé bien malgré elle embarqué à bord du Léviathan (un animal fabriqué à partir des chaînons organiques d’une baleine mais qui tient plus d’un véritable écosystème que d’un animal reconstruit unique ), énorme appareil de l’Air Service, Alek lui se retrouve poursuivi par l’armée allemande qui préférerait le voir mort.

J’ai volontairement tu certains éléments (notamment concernant Deryn) pour laisser au lecteur le plaisir de les découvrir pendant la lecture.

Le récit est bien écrit, il plaira certainement aux adolescents comme aux adultes. Les inventions sont nombreuses et si les Clankers ont un côté « Steampunk, je ne me rappelle pas avoir lu un roman où une société manipulait génétiquement les animaux à ce point.

Je m’en voudrais aussi de ne pas parler des nombreuses et magnifiques illustrations en noir et blanc de Keith Thompson qui donnent une véritable vie aux animaux construits et aux mécanopodes.

On peut retrouver les dessins de cet artiste à l’adresse suivante:

http://www.keiththompsonart.com/index.html

Ma note personnelle : 16/20 (18/20 pour adolescents)

Voir aussi l’avis de Guillaume « Traqueur Stellaire »:

http://www.traqueur-stellaire.net/2011/12/leviathan-scott-westerfeld/

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1901 – Robert CONROY

  

Alors que de nombreuses uchronies partent de conflits ayant existé : Guerre de sécession, 1ère ou 2ème  Guerre mondiale…, Robert Conroy nous invente une guerre.

Suite à la guerre Hispano-Américaine de 1898, les États-Unis ont récupérés les anciennes colonies espagnoles de Cuba, Porto-Rico, Guam et les Philippines

 L’empereur d’Allemagne, Guillaume II est ulcéré par le fait que l’Allemagne, première puissance européenne ne possède pas de colonies dignes de ce nom alors que les États-Unis, puissance de second rang à ses yeux, possède désormais des colonies.

Guillaume II, part de plusieurs postulats :

1°) L’Allemagne possède la meilleure armée du Monde et la 2ème Marine du Monde (après l’Angleterre).

2°) L’Armée américaine est faible et la plus grande partie de celle-ci est aux Philippines ou à Cuba.

3°) Le président McKinley est faible et cédera devant la force

4°) Les Anglais sont empêtrés dans la seconde guerre des Boers

5°) Les autres puissances européennes ont peur de l’Allemagne.

C’est pourquoi le Kaiser décide de prendre une partie des États-Unis en otage pour exiger les ex-colonies hispaniques.

Les Allemands réunissent une flotte puissante et embarquent une puissante armée dans le plus grand secret.

Prévenus de l’attaque par les Anglais au dernier moment, les Américains ne peuvent empêcher le débarquement allemand près de Long Island. Les Allemands s’emparent de New York.

En apprenant la nouvelle le président McKinley fait une crise cardiaque.

Le jeune vice-président, un certain Théodore Roosevelt se retrouve devant une crise sans précédent.

Les États-Unis sont pris complètement au dépourvu, ils n’ont aucune armée à opposer à l’envahisseur, qui plus est, l’armée allemande est nombreuse, possède un armement plus moderne et une discipline de fer. Les premières batailles entre les milices du Massachusetts et du Connecticut et les allemands tournent au désastre pour les américains.

Alors que les Allemands s’installent autour de New York en créant un réseau de fortifications impressionnantes, l’empereur d’Allemagne fait connaître ses conditions : Cession des colonies, démantèlement de la marine américaine ou vente des navires pour un prix nominal à l’Allemagne ; Guillaume II demande en plus un dédommagement pour les frais de l’expédition de 100 millions de dollars en or.

Profitant du répit qui leur est offert puisque les allemands ont décidé de se retrancher, les américains vont rassembler leurs ressources pour tenter de rejeter les allemands à la mer. Ils peuvent compter sur l’aide des anglais qui ont justement trouvé là l’occasion de revendre leurs surplus militaire qui, quoique dépassé, est cependant supérieur à ce que possèdent les américains… (vous connaitrez la fin en lisant le livre)

J’ai bien aimé cet ouvrage, c’est bien écrit, relativement plausible (à part peut-être le secret sur la force d’invasion et la succession de Guillaume II), la période choisie est originale et l’auteur analyse bien les forces et les faiblesses des deux camps (la  discipline des allemands se retournant parfois contre eux).

Robert Conroy aborde aussi les désordres civils et économiques provoqués par la guerre, sans compter le rôle trouble joué par les anglais : depuis combien de temps étaient ils au courant, n’ont-ils pas intérêt à ce que les allemands s’embourbent dans cette expédition et que les deux côtés perdent un maximum de plumes. L’élément naval joue aussi un rôle prépondérant alors que l’Allemagne doit ravitailler 40.000 puis 80.000, 160.000 et finalement 250.000 hommes sur un autre continent.

Ma note personnelle : 16/20

Voir aussi l’avis d’Eumène de Cardie:

http://notesdeumene.wordpress.com/2011/02/07/robert-conroy-1901/

Site web consacré à l’auteur: http://www.robertconroybooks.com/

Page wikipedia traduite en français et mise-à-jour par Frédéric Goudon: https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Conroy

Les dossiers secrets de Harry Dickson Tome 1 – Brice TARVEL

  

Brice Tarvel nous présente deux nouvelles aventures d’Harry Dickson le celèbre détective américain popularisé par Jean RAY

La main maléfique et L’héritage de Cagliostro .

 Comme mon propos n’est pas de résumer ces deux histoires, je me contenterai de donner mon avis

 J’ai mis un peu de temps à entrer dans la première nouvelle mais  j’ai plus apprécié la fin que le début, sans doute parce que je n’ai pas retrouvé tout de suite l’ambiance londonienne qui fait le charme des Harry Dickson, il a fallu 3 chapitres avant que je ne me sente à l’aise dans ce récit.

Pour la deuxième nouvelle, je l’ai trouvée un peu courte, j’aurais aimé un peu plus de détails sur Cagliostro notamment. Sans vouloir dévoiler l’histoire, j’ai trouvé les explications d’Harry Dickson un peu trop modernes. Je trouve qu’il parle de sujets que nous pourrions facilement accepter à notre époque mais qui devraient être très nébuleux voire totalement incompréhensibles pour des villageois bretons de l’époque. De plus, placer les prénoms Philoxène et Sophonisbe dans la même nouvelle, cela fait un peu lourd, Passe encore s’ils avaient appartenu à  la même famille.

Quand on critique ce genre d’ouvrage, on se doit de le faire pour l’ouvrage en lui-même mais aussi en le comparant avec les histoires originales de Jean Ray.

Autant le dire tout de suite, il y a plusieurs années que je n’ai plus lu d’aventures d’Harry Dickson. J’en ai lu beaucoup étant plus jeune, que ce soit dans la collection Marabout ou dans celle des Nouvelles Editions Oswald(NEO).  Je ne peux donc comparer ces deux récits de Brice Tarvel qu’avec mes souvenirs

Alors que Jean Ray utilisait souvent le fantastique pour créer une atmosphère, quitte à démontrer par la suite que ce qui avait l’air fantastique n’était qu’une supercherie montée par un quelconque savant fou, Brice Tarvel lui assume le côté fantastique et science-fictionnesque sans état d’âme. Pourquoi pas, l’époque et les lieux choisis se prêtent sans problème au fantastique. On pourrait même dire qu’ils l’appellent.

Je n’ai pas retrouvé l’ambiance dont j’avais gardé le souvenir dans les récits de Jean Ray sans doute parce que le style de Brice Tarvel est plus moderne et son récit plus rapide mais j’ai passé un bon moment en lisant ces deux nouvelles. J’achèterai surement le tome 2.

Ma note personnelle : 15/20

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