Dr GRORDBORT présente Victoire (Violence et aventures pour jeunes hommes et femmes éduquées) – Greg BROADMORE

Voici un Ovni littéraire,  je ne chercherai pas à en faire le résumé, disons qu’il s’agit d’un catalogue des inventions (toutes dans le domaine des armes) du Docteur Grordbort, de toutes les créatures que ces armes permettent de combattre et de ceux qui les utilisent (Tel Lord Cockswain héros de deux courtes BD dans l’ouvrage.

Surtout, n’allez pas croire qu’il s’agit d’un ouvrage sérieux, je me permettrai de quelques citations pour vous faire comprendre la teneur de l’ouvrage:

« C’est toujours un plaisir de tirer sur des extraterrestres même s’il s’agit de dessins » (Cette phrase est illustrée d’un dessin de Lord Cockswain avec l’air complètement allumé).

« Heureusement, pour nous aider dans notre lutte contre ces traîtres arriérés de l’espace, le Seigneur nous a pourvu de gros cerveaux et de canons encore plus gros. »

« Assurez-vous de réparer régulièrement votre robot et rappelez-lui souvent l’une des lois de la robotique comme: « un robot ne doit en aucun cas en agissant ou en omettant d’agir, découper un être humain comme un fettucine puis l’enterrer dans le jardin. » »

« La carabine à rayons appelée « la sélection non-naturelle » génèrera un trou de quatre-vingt-onze centimètres dans une girafe se tenant à dix-huit mètres de distance, et donnera à une baleine bleue une vilaine irritation au travers de deux cent mètres d’eau salée. »

Cet ouvrage peut également servir d’inspiration en utilisant l’une ou l’autre invention dans une partir de jeu de rôle (je pense plus particulièrement à SPACE 1889 ou à Hollow Earth voire Ctuhlu(pourquoi ne pas dégommer du profond à coup de carabine à rayons?)

Ma note personnelle: 16/20

Apparemment, Lord Cockswain a débarqué à Nantes: http://www.utopiales.org/index.php/fr/

Publicités

Le réveil du chronomaître + Le fil à couper le coeur – Isidore MOEDUNS et Robert DARVEL

  

Lorsque Francis K., aventurier et personnage haut en couleur mais surtout décédé depuis 12 ans réapparaît pendant une soirée où la neige tombe à gros flocons et vient provoquer la curiosité d’Harry Dickson et la jalousie de Tom Wills, ceux-ci acceptent de le suivre dans sa Daimler flambant neuve afin de découvrir le pourquoi et le comment de cette résurrection.

Lancée dans une folle course, la voiture de Francis K. percute un daim près de Hyde Park et finit sa course au fond d’un étang, Tom Wills blessé dans l’accident est sorti de l’étang par Harry Dickson. Alors que Francis K. part chercher du secours, H. D. s’inquiète pour l’état de Tom. Ne voyant pas revenir Francis K., il emmène Tom dans une maison proche où une dame d’un certain âge et qui ressemble étrangement à Mrs Crown accepte de s’occuper de Tom pendant que le détective part à son tour chercher des secours…

Au retour de Dickson, la maison, la gouvernante et Tom Wills ont disparu.

Harry Dickson se lance à la recherche de son élève et disparaît à son tour.

Bientôt la nouvelle se répand: Harry Dickson est mort…

Pauvres londoniens qui ne peuvent désormais plus compter que sur Goodfield.

Robert Darvel et Isidore Moeduns nous présentent une nouvelle aventure d’Harry Dickson pleine de voleurs, de squelettes, de meurtres, d’assassins et de morts qui reviennent à la vie. Je conseillerai aux lecteurs de lire les deux fascicules à la suite parce que le deuxième est à mon sens nettement supérieur au premier. Encore une fois, nous retrouvons cette ambiance policière fortement teintée de fantastique et de science-fiction, c’est une très grande réussite à ce niveau.

J’émettrai quand même quelques bémols: d’une part, le premier récit (le réveil du chronomaître) est parfois un peu confus (est-ce voulu pour embrouiller le lecteur un peu plus?), d’autre part, certains personnages ont des réactions trop intelligentes par rapport à ce qu’on aurait pu attendre de leur part (un reproche que j’avais déjà fait au niveau d’une nouvelle de Brice Tarvel où HD expliquait à des paysans apparemment tous amateurs de science-fiction, que la créatures qu’ils venaient d’affronter n’était qu’un extra-terrestre).

Enfin, les réactions d’Harry Dickson et Tom Wills sont différentes de celles que l’on avait l’habitude de trouver chez Jean Ray. Pour ma part, j’ai trouvé les deux personnages plus agressifs alors que Jean Ray jouait plutôt sur l’ironie moqueuse.

Ma note personnelle: 16/20 (14 pour le réveil du chronomaître et 18 pour le fil à couper le coeur).

Frey – Chris WOODING

  

Dans un univers où les voyages par voie de terre sont inexistants, Frey est le capitaine de la Ketty Jay, un aéronef fonctionnant au Prothane et maintenu en l’air par de l’Aerium. C’est aussi, un aventurier, marchand, corsaire et pirate à ses heures. Frey et tous les membres de son  équipage ont un point en commun, ils fuient tous quelque chose.

Lorsque Frey se voit offrir une proie facile qui pourrait lui permettre de vivre dans l’opulence jusqu’à la fin de ses jours, il ne peut résister et tombe dans un piège. Lorsqu’il attaque sa cible, le navire marchand explose à la première rafale.

Poursuivi par les forces de la Coalition de Vardia aussi bien que par des chasseurs de prime, Frey devra compter sur l’aide de tout son équipage : Jez la navigatrice, Pinn et Harkins, les pilotes des deux chasseurs de la Ketty Jay, Malvery le docteur du bord, Silo le mécanicien et Crake le démoniste.

Voici un roman qui m’a déçu. Alors que j’aime beaucoup les histoires de dirigeables et d’aventures aériennes, je ne suis pas parvenu à rentrer dans cette histoire , au point que j’ai cru un moment que j’avais perdu le goût de la lecture (d’autant qu’au même moment, j’éprouvais quelques difficultés avec Hitler’s War de Turtledove) mais je me suis rassuré avec le 4ème tome de la saga d’Erikson.

Je pense que les deux problèmes principaux de ce roman sont :

1°) Des personnages qui manquent de charisme au point que l’on ne parvient pas à s’intéresser à eux.

2°) Une histoire qui change sans cesse d’endroit, nous empêchant de découvrir vraiment le monde où vivent nos aventuriers. Quasiment chaque (court) chapitre se passe dans un endroit différent. Pour être honnête, je dirai que la fin est meilleure, mais il faut s’accrocher pour arriver jusque là.

Ma note personnelle : 13/20

FREY – Chris WOODING
Editions Bragelonne

%d blogueurs aiment cette page :