Pearl Harbor – Newt GINGRICH and William R. FORSTCHEN

  

Ce roman débute en 1934 et nous invite à suivre les événements qui ont aboutis à l’attaque de Pearl Harbor en 1941.

Nous vivons ces événements à travers les récits de  plusieurs personnages alliés et japonais :

 Un Officier anglais parti enseigner l’anglais aux pilotes japonais de l’académie navale japonaise d’Etajima, un officier de la marine américaine en visite dans la même école, un célèbre (du moins l’est-il devenu par la suite) pilote Japonais : Mitsuo Fuchida et le non moins célèbre stratège de l’attaque sur Pearl Harbor : Minoru Genda.

Basé au moins partiellement sur des événements historiques (au moins pour les massacres de Nankin et l’attaque japonaise sur une canonnière américaine, le « Panay » en Chine alors que les américains étaient neutres), ce roman nous permet de suivre l’évolution de la pensée de Fuchida et Genda, évolution qui les poussera à demander à l’Amiral Yamamoto de prendre personnellement le commandement de l’attaque sur Pearl Harbor à la place de l’amiral Nagumo.

C’est ici que se situe la divergence dans cette Uchronie. En effet l’Amiral Nagumo ayant appris que les Porte-avions américains n’étaient pas présents à Pearl Harbor, avait décidé de faire demi-tour après la première vague d’assaut.

Les auteurs partent de l’idée que si Yamamoto avait été aux commandes, il aurait lancé une deuxième vague d’assaut sur Pearl Harbor.

Dans quel but puisque les Porte-avions n’étaient pas présents ?

D’une part, il restait des objectifs stratégiques à détruire : outre les quelques navires encore plus ou moins intacts (quelques croiseurs et destroyers mais surtout plusieurs sous-marins), il y avait aussi les énormes réserves de carburant stockées sur l’île et la cale sèche (qui permit notamment de réparer le Yorktown à temps pour lui permettre de participer à la bataille de Midway).

D’autre part, l’Amiral Yamamoto, devant le demi-succès, décide de durcir la guerre en détruisant les ressources de Pearl Harbor et en portant la guerre jusque sur les côtes des Etats Unis afin de forcer ceux-ci à accepter une paix qui serait en faveur du Japon.

Ce premier tome se termine sur cette décision.

J’ai trouvé ce roman intéressant mais un peu lent par moment, ceci dit, Forstchen sait écrire et surtout les combats.

Ma note personnelle : 15/20

Pearl Harbor
Newt GINGRICH and William R. FORSTCHEN
St Martin’s Paperbacks
376 pages

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La théorie des dominos – Alex SCARROW

  

Décembre 1999, Andy Sutherland remet un rapport qui lui a été commandé à trois inconnus dans une chambre volontairement plongée dans l’obscurité.

Ce rapport porte sur la probabilité de l’arrêt brutal et à long terme des livraisons de pétroles dans le monde et sur les conséquences de cet arrêt.

De nos jours, Andy se trouve en mission en tant qu’ingénieur civil en Irak. Depuis dix ans, il n’a cessé de penser à son rapport, celui-ci a tourné à l’obsession et a provoqué de graves conséquences au niveau de son couple qui se retrouve au bord du divorce. Andy est devenu paranoïaque, imaginant que ses conversations téléphoniques sont espionnées et que sa famille est surveillée.

Soudainement, la situation internationale commence à dégénérer très rapidement. Des émeutes commencées à la Mecque dégénèrent en affrontements dans tous les pays arabes. Au même moment, plusieurs raffineries et nœuds de distribution de pétrole à travers le monde font l’objet d’attaques terroristes.

Le pétrole se tarit très vite dans les pays occidentaux comme l’Angleterre où la loi martiale est décrétée.

Les troupes alliées sont rappelées brutalement dans leur pays respectifs. .Andy se retrouve avec un groupe de soldats britanniques, isolés loin des bases alliées. Poursuivis par les irakiens de tous bords, la petite troupe parviendra à gagner une base alliée en Turquie. De là, il cherchera à se faire rapatrier en Angleterre pour retrouver sa femme et ses enfants.

Pendant ce temps, nous découvrons que les craintes d’Andy étaient fondées, sa famille est bien en danger, menacée par l’organisation mystérieuse qui avait commanditée le rapport et qui semble utiliser le rapport pour saboter la production et la distribution de pétrole à l’échelle mondiale.

Après avoir lu successivement deux romans sur une patrouille temporelle, voilà que j’ai lu coup sur coup deux romans « catastrophistes ». Genre que je n’avais plus abordé depuis quelques années.

Alex Scarrow nous présente un roman efficace et convaincant au moins sur le fonds. Si le côté romancé est, comme dans « une seconde après (de William Forstchen), un peu faible, la description des conséquences de l’interruption de pétrole m’a, par contre parue particulièrement convaincante et effrayante.

Ma note personnelle : 15/20

La théorie des dominos
Alex Scarrow
Le Livre de Poche
570 pages

Voir aussi la suite: L’effet domino

Une seconde après – William R. FORSTCHEN

 

Lorsque tous les appareils qui contiennent de l’électronique tombent en panne au même moment dans la petite ville de Black Mountain (Caroline du Nord), seul l’ancien colonel de l’armée américaine John Matherson identifie la cause du problème : une IEM (Impulsion Electro-Magnétique).

Les heures passent puis les jours et les semaines et les habitants de la petite ville doivent bien se rendre à l’évidence, le phénomène a du toucher une partie importante des Etats-Unis pour que les secours n’arrivent pas et il va falloir s’organiser localement en attendant d’hypothétique secours.

S’appuyant sur les structures politiques et sociales existantes (mairie, police, pompier), Black Mountain va tenter de surmonter la crise en affrontant les problèmes successifs (afflux de réfugiés en provenance de l’autoroute toute proche où la plupart des véhicules se sont retrouvés bloqués par les pannes de systèmes électroniques) mais aussi des grandes villes des environs  qui elles ne peuvent nourrir leurs populations, manque de ressources (nourriture et médicaments essentiellement) du à la cessation quasi-totale des transports.

La ville de Black Mountain pourra faire face grâce à l’analyse précoce du colonel Matherson et à deux où trois atouts, par exemple :

1°) La présence d’un collège où étudiaient de nombreux jeunes gens en âge de prendre les armes pour défendre leur ville d’adoption (forcée pour tous ceux qui s’y sont retrouvés bloqués) contre les bandes de pillards.

2°) La possibilité pour Black Mountain de pratiquer un chantage envers la ville voisine de Charlotte (un million d’habitants) : si vous nous envoyez des réfugiés, nous vous coupons votre alimentation en eau.

3°) La présence de quelques citoyens qui ont collectionnés les souvenirs et les livres sur la guerre de sécession, ce qui permettra de réutiliser quelques techniques de l’époque notamment pour l’utilisation des machines à vapeur.

La fin du roman nous apporte quelques éclaircissements sur la cause de l’IEM mais ne présage pas de l’avenir de la petite ville et du reste des Etats-Unis.

 

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce bouquin. La partie romancée est peut-être un peu faible mais les conséquences à court, moyen et long terme me paraissent assez réalistes. On voit très bien dans le roman à quel point nous sommes devenus dépendants de l’électronique et les conséquences qu’une IEM aurait sur notre mode de vie. On assiste petit à petit à l’épuisement des ressources modernes et à l’adaptation à une vie plus rurale. On suit également la décadence de certains de ceux qui ne peuvent s’habituer à l’écroulement de leur mode de vie.

 

Ma note personnelle : 15/20

William R. FORSTCHEN
Une seconde après
Le livre de poche
478 pages.

Published in: on 6 mars 2012 at 22 h 39 min  Comments (14)  
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