En Mission – David WEBER

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Après la bataille décisive entre le Royaume stellaire de Manticore et la république de Havre où Manticore n’a dû son salut qu’à l’arrivée inopinée de la 8ème flotte de la duchesse Harrington (Voire Coûte que Coûte), le royaume stellaire est toujours en situation difficile.

Certes, la guerre avec Havre a basculé de façon brutale grâce à l’avantage technologique des nouveaux missiles de Manticore et surtout à son système de guidage ultraluminique mais la situation a dégénéré dans le système de Talbot et un affrontement avec la Ligue solarienne pointe à l’horizon.

Manticore ne peut se permettre un affrontement sur deux fronts. C’est pourquoi la duchesse Harrington débarque dans le système mère de Havre à la tête de la huitième force et demande l’ouverture immédiate de négociations de paix.  Ces négociations même sous la menace, s’annoncent cependant bien parce que la Reine de Manticore a accepté d’offrir des conditions honorables. Il faudra néanmoins vaincre les réticences des opposants au traité.

C’est pendant ces négociations que Mesa frappe. L’opération « baie des huîtres » est déclenchée et provoque la destruction de la quasi-totalité des infrastructures  de production de Manticore et de Grayson, laissant le royaume stellaire et son plus proche allié dans l’incapacité de produire de nouveaux vaisseaux, de réparer les vaisseaux endommagés mais surtout de produire les nouveaux missiles. Manticore devra se contenter des vaisseaux et missiles déjà produits pour affronter la ligue solarienne.

D’autant plus qu’à l’annonce de l’attaque surprise sur Manticore, la ligue solarienne décide d’envoyer une nouvelle flotte de guerre qui forte de ses 400 supercuirassés devrait, selon les dirigeants solariens, pouvoir facilement vaincre les restes de la flotte de Manticore. Les analystes solariens estimant que pour pouvoir effectuer de tels dégâts, la mystérieuse flotte assaillante, quelle qu’elle soit a surement détruit la majeure partie des défenses orbitales de Manticore.

Que dire de ce nouveau roman ? On commence à sentir la fin de la série. , . On commence à distinguer les fils de l’intrigue finale et à deviner ce qui va se passer à la fin.

Ce n’est surement pas le meilleur roman de la série et les justifications des dirigeants solariens commencent à devenir particulièrement difficiles à avaliser. Autant on peut se tromper une fois, deux fois… autant l’aveuglement des dirigeants devient peu crédible. De plus, de nombreuses infos sont redondantes avec ce que les romans de la série parallèle « L’Univers d’Honor Harrington » nous ont révélé (Je recommande toutefois de lire les 4 romans de cette série : « L’ombre de Saganami, « l’ennemi dans l’ombre »,  entre « coûte que coûte » et « en mission » pour ne pas apprendre des événements avant de les lire en détail..

En bref, on espère un réveil d’intérêt pour les derniers volumes de la série puisque le tome suivant (L’orage gronde) n’est pas encore le dernier mais il ne faudrait pas non plus que cela s’éternise.

Ma Note personnelle : 14/20
En Mission – David WEBER

Editeur : L’Atalante, 2 tomes(environ 800 pages)

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Published in: on 28 avril 2013 at 10 h 55 min  Comments (5)  
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La paix des dupes – Philippe KERR

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Dans « la paix des dupes », Philippe Kerr nous invite à suivre le ballet des diplomates et des espions en 1943 alors que se profile la conférence de Téhéran entre les « Trois Grands » : Roosevelt, Churchill et Staline.

Nous suivons le roman au travers des yeux de deux personnages principaux : Von Schellenberg et Willard Mayer.

Alors qu’Hitler et Himmler pensent encore pouvoir négocier la paix avec les alliés en échange du retour aux frontières de 1939, le général SS Von Schellenberg, successeur de Heydrich à la tête du SD est lui persuadé que la meilleure solution pour arrêter la guerre est d’assassiner les trois grands lors de cette même réunion de Téhéran.

Willard Mayer, philosophe et traducteur anglais-allemand d’origine autrichienne travaille pour l’OSS où il est chargé d’analyser les renseignements concernant les allemands. Ce que tout le monde ignore, c’est que Mayer a été membre du parti communiste autrichien où il a lutté comme l’a pu contre la montée du fascisme avant de quitter le pays pour échapper aux persécutions contre les juifs. Willy n’est plus membre actif du parti communiste mais son nom est toujours dans les fichiers du parti.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas trop en dévoiler. J’ai été attiré par la perspective de tomber sur un roman uchronique mais ce n’est pas le cas. L’auteur nous fait un montage à partir d’éléments réels et il complète ce qui pour lui représente des « trous » ? Certains événements réels qui n’ont selon lui pas encore trouvé d’explication comme l’absence de certains généraux américains importants pendant les négociations (ce qui laisse penser à l’auteur qu’ils étaient en désaccord avec l’objet des discussions)  ou le peu de présence de Churchill à la table des négociations…

C’est un roman intéressant, plein de rebondissements où les personnages historiques foisonnent et où les espions de tous bords se côtoient (et on ne sait pas toujours qui espionne au profit de qui). Les espions pro-allemands, pro-russes (On retrouve par exemple Mayer et Kim Philby discutant ensemble à mots couverts, chacun sachant que l’autre est un communiste mais ne pouvant le révéler), les polonais anti-nazis et ceux qui pensent que Staline est encore pire sont très présents.

Une lecture agréable même si certaines scènes avec Willy Mayer m’ont semblées un peu longues.

Ma note personnelle : 15/2O
La paix des duoes – Philippe KERR
Le livre de poche
619 pages.

 

 

Published in: on 12 avril 2013 at 11 h 00 min  Comments (2)  
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La Fin de Londres – Robert BARR

La fin de Londres

Lorsque le narrateur de cette nouvelle voit débarquer dans son bureau de la société londonienne Fulton, Brixton & Co un inventeur américain exalté, il est loin de se douter que celui-ci et son invention vont lui sauver la vie.

Le narrateur est secrétaire dans une firme spécialisée dans les produits chimiques et le matériel pour laboratoires.

Une des tâches qui lui incombe est de faire barrage aux différents individus qui sollicitent des entretiens avec son patron. Donc lorsque cet inventeur débarque dans son bureau, il lui affirme que Sir John Brixton est très occupé mais que s’il était disposé à lui communiquer la raison de sa venue, il aviserait Sir John dès que possible.

L’invention de l’américain contient en fait de l’oxygène fortement comprimé qui permettrait à une personne d’obtenir de l’oxygène pendant six mois ce qui dans une ville aussi polluée occasionnerait une nette amélioration de confort.

Après plusieurs visites, l’américain finit par forcer la porte de Sir John. Celui-ci l’écoute mais finit par le mettre dehors sans accepter de financer et de développer l’invention. Nullement démonté, l’inventeur américain laisse quand même son appareil dans le bureau du narrateur et le met même en marche pour lui prouver son utilité.

C’est cette dernière opération qui sauvera le narrateur…

Cette excellente nouvelle de science-fiction mérite de figurer dans toute anthologie catastrophiste digne de ce nom. Malgré son ancienneté (elle date de 1892), évoque déjà des problèmes  écologiques qui sont encore très actuels. Elle est de plus présentée comme écrite dans le milieu du XXème siècle alors que l’on a abandonné l’électricité au profit de l’éther vibratoire qui « a libéré l’homme de ses tâches les plus pénibles ».

Encore une fois, je remercie ici Jean-Daniel Brèque de m’avoir permis de découvrir cet excellent écrivain et éditeur.

Ma note personnelle : 16/20
La fin de Londres (The doom of London) – Robert BARR
Collection e-baskerville
Traduction Jean-Daniel Brèque
Edition Kindle

Cette nouvelle peut être acheté sur Amazon à l’adresse suivante: http://www.amazon.fr/La-Fin-de-Londres-ebook/dp/B00C4HEPTO/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1365583901&sr=1-1&keywords=robert+barr+la+fin+de+Londres

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Sur le site de Kobobooks ou sur celui de la FNAC

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