Corsaire Triplex – Paul d’IVOI

Corsaire triplex_

Lorsque les dirigeants de l’administration britannique reçoivent un message leur demandant de faire passer Sir Toby Allsmine, directeur de la police du Pacifique devant la Justice, ils sont à la fois choqués par cette demande insolente et stupéfaits par l’audace de ce « Corsaire Triplex » qui semble suffire de se plaindre pour obtenir réparation de l’un des plus hauts fonctionnaires de l’empire britannique !

Mais ce corsaire fait très vite parler de lui. Il attaque simultanément trois forts britanniques séparés par de très longues distances et les fait sauter. Le point le plus remarquable de cette histoire, c’est qu’il n’y a aucune victime. Le corsaire a profité de manœuvres des trois garnisons pour faire sauter ces ouvrages militaires.

D’un seul coup, les autorités britanniques se retrouvent aux abois. Comment ce corsaire a-t’il put faire pour attaquer ces trois endroits au même moment et comment pouvait-il savoir que ces forts seraient vides ?

Si ce roman est un pompage éhonté de « 20.000 lieues sous les mers »  et de «  l’île mystérieuse de Jules Verne », il n’en conserve pas moins suffisamment d’originalité par lui-même pour en rendre la lecture supportable.. Cinquième roman dans la série  des voyages excentriques qui narrent les aventures des cousins « Lavarède » , l’auteur a intégré les éléments des romans de Jules Verne dans sa série d’aventure et cela passe relativement bien.

Le roman est agréable, même si le style peut parfois sembler un peu vieillot ce qui est sans doute normal pour un roman qui date de 1898. Autre différence avec le capitaine Nemo, le « Corsaire triplex » ne cherche pas à fuir le genre humain, il cherche au contraire à le réintégrer une fois son devoir accompli et même à lui faire bénéficier de ses inventions.

L’auteur n’hésite pas à se moquer des us et coutumes anglais et à ridiculiser la marine de cette nation avec laquelle la France a toujours entretenu une relation ambiguë d’amitié/haine. Il fait également des comparaisons entre l’impérialisme anglais et la colonisation française tellement plus douce et civilisée.

A noter que Paul d’Ivoi est le pseudonyme de Paul Deleutre.

Bref, une lecture qui reste encore de nos jours agréable si on peut faire abstraction de quelques défauts relatifs à l’époque où il a été écrit et on lui préférera, dans le même genre, les romans de Jules Verne.

Ma note personnelle: 14/20
Corsaire Triplex – Paul d’IVOI
Edition Kindle

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  1. Je pense avoir signalé cette série il y a quelques temps dont j’ai quelques volumes paru dans les années 70/80. Elle comme indiqué très nationaliste et plusieurs volumes écrit a la période de la crise de Fachoda sont violemment anti britannique. Une histoire nous fait même expulser les anglais d’Egypte après avoir asséché le Nil😉 Les derniers écrits après l’Entente Cordiale sont plus chaleureux avec nos voisins d’Outre Manche.


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