The Fourth Crisis –« The Battle of Taïwan » de Peter VON BLEICHERT

Fourth Crisis

Lorsqu’un général chinois décide que le temps est venu de réunifier Taïwan au reste de la chine, il utilise les grands moyens. Faute d’avoir réussi à persuader le président chinois d’attaquer Taïwan par surprise, il utilise un hacker pour pénétrer les systèmes informatiques taïwanais et déclencher une attaque sur une ville de la chine communiste. Les 50 missiles qui tombent sur la ville font de nombreux morts civils.

Outré par cette attaque, le président et le comité central chinois autorisent l’attaque sur Taïwan. Le général Zhen a préparé son plan depuis longtemps, il est certain que les missiles communistes pourront suffisamment réduire les défenses de l’île pour que les troupes chinoises puissent l’envahir par les airs et par le mer.

Non content de s’en prendre à Taïwan, l’Armée Populaire de Libération Chinoise s’en prend également aux américains en lançant des attaques sur le groupe naval formé autour du Porte-avion Georges Washington ainsi que sur les bases américaines de Guam et d’Okinawa.

Va-t-on assister à une guerre entre les deux grandes puissances ?

Si l’idée était bonne, elle n’est malheureusement pas très bien exécutée. Les opérations sont souvent à sens unique, le taux de réussite de l’attaque chinoise initiale par exemple est stupéfiant. On a l’impression que quand l’auteur veut qu’une frappe soit efficace, les systèmes d’armement se dégradent.

Je prendrai l’exemple des attaques de missiles balistiques chinois sur le groupement du George Washington où les missiles américains sont impuissant à arrêter un seul missile alors que plus tard dans le roman, alors que les rôles s’inversent, les mêmes missiles américains se révèlent beaucoup plus efficace. Il aurait suffi dans la première attaque de saturer les défenses américaines pour rendre l’attaque beaucoup plus crédible.

Un autre exemple : les parachutistes communistes par exemple attaquent le principal aéroport militaire de Taïwan après que l’île ait été bombardée par des tirs de missiles et s’en emparent  sans aucun combat comme si l’aéroport n’avait pas de garnison.

Il y a également des erreurs de grammaire (l’auteur commence une phrase au présent et la poursuit à l’imparfait ou vice-versa) incompréhensibles et répétées au début et à la fin du bouquin, comme si seul le milieu avait été corrigé.

Dans le même genre, préférez Tom CLANCY.

Ma note personnelle : 12/20
The Fourth Crisis –« The Battle of Taïwan » de Peter Von Bleichert
Edition Kindle

Sur le même thème: Dragon Storm: China Invades Taïwan de T.J. McFADDEN

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Une illustration de la science moderne – Richard MARSH

Une illustration

Lorsque Beaufie Buckingham une jeune artiste débarque dans le cabinet de Mister Dyke pour lui demander de rédiger son testament, celui-ci est fort surpris. En tant qu’avocat, il ne peut enregistrer un testament, c’est plutôt le rôle d’un notaire mais lorsque Beaufie lui dit qu’elle a déjà échappé à deux tentatives d’assassinat, il est intrigué et lui demande de lui expliquer son histoire. Il découvre alors que les deux tentatives avaient été précédées d’un carton sur lequel l’assassin avait annoncé le moment de la tentative d’assassinat : « demain » pour le premier et « ce soir » pour le second et que les deux procédés employés étaient issus de la science moderne, Beaufie ne devant la vie qu’à sa chance. Beaufie pense que sa dernière heure est venue et que c’est le jour même qu’elle mourra, il faut dire qu’elle a reçu un carton sur lequel était écrit : « Aujourd’hui ». Mister Dyke parviendra-t’il à sauver Beaufie ?


Encore une excellente nouvelle qui prouve que Richard Marsh maîtrisait lui aussi l’art de la nouvelle courte.

Ma note personnelle : 16/20
Une illustration de la science moderne – Richard MARSH
Edition Kindle

Cette nouvelle peut être achetée sur Amazon.

On peut également acheter cette œuvre au format epub sur le site des éditions « les moutons électriques ».

Cette nouvelle figure aussi au sommaire de Wendigo numéro 2.

The Bookman – Lavie TIDHAR

The Bookman histories

Orphan est orphelin (comme son nom l’indique)  et poète, il n’a pas connu ses parents et a été élevé par Jack un libraire qui l’occupe comme vendeur. Orphan vit dans un Londres très différent du nôtre. Dans son monde, La famille royale qui gouverne Britannia est constituée de Lézards humanoïdes qui dirigent les humains. Si la plupart des postes important sont encore occupés par des humains, c’est notamment lié au nombre relativement restreint de lézards.

Dans le Londres d’Orphan, Moriarty est premier ministre, Mycroft Holmes est toujours un personnage important du gouvernement et Irène Adler est inspecteur à Scotland Yard.

Dans le Londres d’Orphan, les baleines bleues chantent sur la Tamise, le premier ministre Moriarty s’apprête à célébrer le lancement de la sonde martienne et les hansoms cabs partagent la chaussée avec les baruchs-landaus (véhicules sur roues mus par la vapeur), les messages sont captés sur des récepteurs Tesla, l’Amérique s’appelle la Vespusie et ses habitants les Vespusiens (.

Enfin, dans le Londres d’Orphan, il y a Gilgamesh, le clochard aveugle qui vit sous les ponts et qui a apparemment connu les parents d’Orphan, il y a Lucy, le premier et grand amour d’Orphan,  qui étudie le chant des baleines, il y a enfin « le Bookman », personnages mystérieux qui sème la terreur dans Londres via des livres piégés. Certains prétendent même qu’il peut entendre ce que disent les gens qui sont à proximités des livres.

Orphan est un jeune poète contestataire, il s’attaque aux conformistes mais à part cela, il ne crée pas de vague. Sa vie est cependant sur le point de changer. Alors qu’il assiste à une représentation d’une pièce de théâtre, Henry Irving, l’acteur principal est tué par un livre piégé. A partir de là, les événements commencent à s’enchaîner, Lucy est désignée pour déposer un enregistrement du chant des baleines (sur un tube edison)  à l’intérieur de la sonde martienne, le Bookman reprend contact avec Gilgamesh et le fait disparaître. Orphan retrouve un message de Gilgamesh qui lui dit avoir connu le « bookman » auparavant et le met en garde car selon lui, la prochaine cible du « bookman » pourrait être la sonde martienne. Mais au moment où Orphan apprend la nouvelle, la cérémonie a commencé. Orphan se précipite vers le leu du lancement. Il arrive au moment où Lucy dépose l’enregistrement dans la sonde, lui crie d’arrêter mais au moment où elle se tourne vers lui, l’enregistrement explose.

Lorsqu’Orphan se réveille, la vie semble s’être arrêtée pour lui, comment continuer sans Lucy. Interrogé par Irène Adler sur son intervention au moment de l’attentat, il ne peut pas lui apprendre grand-chose mais Irène lui donne cependant un espoir. Lors des attentats, les appareils de la police ont enregistrés des ondes qui pourraient correspondre à une sorte d’enregistrement de la personne tuée, cette hypothèse semble corroborée par le fait que le corps de l’acteur qui a donné le livre à Henry Irving, la victime de l’attentat précédent, a été retrouvé dans un entrepôt et que la date de son décès est antérieure à l’attentat. Il ne pouvait donc pas donner le livre à Henry Irving sur scène.

Peu de temps après sa sortie d’hôpital, Orphan est contacté par le « bookman » qui lui soumet une proposition : il récupère Lucy en échange de la destruction de la sonde martienne. En effet, la sonde qui a été détruite était une copie. L’originale doit être lancée depuis l’île de Caliban (l’île dont les lézards sont originaires).

The bookman est un livre référence, il pourrait être parodique à force de références, qu’on y songe, on croise Moriarty, Sherlock Holmes, Mycroft Holmes, Irène adler, Jules Verne et le capitaine Nemo, le simulacre de Lord Byron ainsi que de nombreuses références vaporistes : Edison, Tesla et d’autres que je n’ai sans doute pas reconnu, il y aussi des figures historiques telles que Karl Marx, Tom Thumb (alias Charles Sherwood Stratton), Isabella Beaton, John Nevil Maskelyne… Tous ces personnages n’ayant bien entendu pas le même rôle que dans la vie réelle.

C’est aussi un roman assez dense, il s’y passe beaucoup de choses et on n’a pas le temps de s’y ennuyer. Si au début, cela à l’air un peu touffu, à la fin tout se clarifie et tous les mystères s’expliquent (par exemple l’origine des lézards et leur montée sur le trône de Britannia, l’identité réelle d’Orphan ou du Bookman…)

Le seul reproche que je ferais c’est que j’ai eu un peu l’impression que l’auteur essayait d’y mettre un maximum d’éléments et de références steampunk ce qui finit par faire un peu lourd.

Ma note personnelle: 16/20

The Bookman (1ère partie du Livre dont l’image est reproduite ci-dessus) – Lavie TIDHAR
Edition Kindle

L’orage gronde

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“Au suivant”, comme aurait dit Jacques Brel. C’est au tour de l’amiral Filaretta de s’attaquer à la flotte manticorienne. Aveuglé par leur foi en la supériorité de la Ligue Solarienne (mais cet aveuglement est renforcé par les activités de Mesa, tant auprès des militaires que des hommes politiques ou journalistes solariens), ses dirigeants pensent que le moment est idéal pour vaincre les restants de la flotte de manticorienne.

Les dirigeants et les militaires solariens estiment en effet  que les défenses de Manticore ont été détruites au cours de la même attaque qui a détruit les arsenaux de l’empire stellaire de Manticore et qu’envoyer une flotte de 400 supercuirassés devrait suffire pour intimider les restants de la flotte d’Elisabeth et obliger celle-ci à capituler sans conditions.

Mais comme la Ligue est un instrument pesant, Manticore est informée longtemps à l’avance de l’arrivée de la flotte de Filaretta. Ayant réussi à obtenir un cessez-le-feu avec Havre, elle peut se concentrer sur la menace solarienne, faisant appel à ses alliés anciens comme nouveaux.

Pendant ce temps, Manticore a décidé de fermer un maximum de routes au commerce de la ligue. Déjà maîtresse du principal nœud commercial, le nœud de Manticore, la flotte manticorienne créé un blocus commercial en s’emparant de la plupart des autres nœuds.

Et derrière tout cela, les mondes périphériques bougent. Certains sont bientôt près à réclamer leur indépendance ou à se réclamer d’une autre alliance (l’alignement mésan semble s’approcher du moment crucial de dévoiler ses véritables intentions). Ces mouvements n’auraient aucune chance de réussir en temps normal mais avec la guerre entre la ligue et Manticore et les répercussions économiques du blocus manticorien, tout semble possible.

Un nouveau tome meilleur que le précédent, David Weber semble avoir compris qu’il devait faire plus court. Le problème, à mon humble avis, c’est qu’à force de partager les points de vue des différents protagonistes, on n’a plus beaucoup de surprises. Lorsque les forces d’un des protagoniste arrivent à un endroit où l’on sait qu’il va se faire piéger, il n’y a plus de suspense.

Reste que Weber a encore pas mal de choses à raconter, que ce soit dans le secteur de Maïa, sur la planète Congo, sur l’alignement mésan et ses alliés, sur la guerre entre Mésa et Manticore, sur la guerre entre Manticore et la ligue…, je ne le vois pas terminer la série au tome suivant.

Ma note personnelle : 15/20
L’orage gronde – David WEBER
Editeur : L’Atalante, 2 tomes(environ 620  pages)

Un passager encombrant – Robert BARR

Un passager encombrant

Monsieur Keeling embarque sur le Gibrontius à destination de l’Amérique afin d’y faire fortune, laissant son épouse en Angleterre. Lorsque Mr Keeling décède à bord, sa veuve ne reçoit de la compagnie d’assurance de la compagnie maritime qu’un dédommagement minime correspondant à peine au prix du billet de son mari.

Pourtant, moins d’un an plus tard, la compagnie maritime prend l’initiative de verser un dédommagement de 2100 Livres sterling. Qu’est ce qui a bien pu décider la compagnie à changer d’avis et à verser cette somme considérable pour l’époque ? C’est ce que vous découvrirez dans cette nouvelle.

Encore une excellente nouvelle de Robert BARR, certes courte mais complétée par un essai très intéressant sur la façon d’écrire une nouvelle.

Ma note personnelle : 18/20(Bon d’accord, c’est un de mes auteurs favoris et je suis peut-être un peu partial mais c’est quand même très bon)
Un passager encombrant – Robert BARR
Collection e-baskerville
Edition Kindle

Cette nouvelle peut être achetée sur Amazon à l’adresse suivante : http://www.amazon.fr/Un-Passager-Encombrant-Robert-Barr-ebook/dp/B009WRW5UA/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1389543243&sr=1-1&keywords=Un+passager+encombrant

On peut également acheter cette œuvre au format epub sur le site des éditions « les moutons électriques » à l’adresse suivante:  http://www.moutons-electriques.fr/livre-221

Chez Kobo books: https://store.kobobooks.com/fr-FR/ebook/un-passager-encombrant

ou encore sur le site de la Fnac: http://www4.fnac.com/livre-numerique/a5570342/Robert-Barr-Un-passager-encombrant#FORMAT=ePub

Et comme me le faisait remarquer Jean-Daniel Brèque sur facebook, cette nouvelle fait partie du recueil « Fantômes et assassins » disponibles chez Rivière blanche: http://www.riviereblanche.com/fantomes.htm

Mise-à-jour du 06/05/2015: la collection Baskerville dispose maintenant de son propre Blog

Hauteville House Tome 3: Le Steamer fantôme – Par DUVAL – GIOUX – QUET et BEAU

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Gavroche et Zelda ont trouvé un survivant sur les lieux du massacre de Tulum, le lieutenant Augustin de la légion étrangère. Mortellement blessé, le lieutenant fait le récit de ce qui s’est passé. Les frères Mauguy ont réussi à prendre le contrôle d’une créature extraterrestre mais pas avant que celle-ci n’ait massacré les légionnaires. La créature ayant été embarquée à bord du Clovis, gavroche et Zelda mettent tout en oeuvre pour tenter de couler le navire avant qu’il ne puisse décharger sa dangereuse cargaison en Floride.

Eglantine, arrivée à Atlanta, parvient à se faire engager comme interprète pour la conférence entre les représentants de Napoléon III et les sudistes. Elle doit cependant se méfier d’une voyante aveugle aux pouvoirs bien réels et qui risque de la percer à jour.

Et pendant ce temps là, un steamer fantôme rempli de soldats morts remonte la rivière…

Un tome de transition que ce tome 3 mais qui nous présente toujours son lot d’engins plus étonnants les uns que les autres ainsi que ses bases secrètes et de technologies steampunk.

Ma note personnelle: 17/20
Haureville House T3

Le Masque – Richard MARSH

Le Masque

Mister Fountain voyage par le train pour rejoindre le Devon. Lorsqu’il se voit proposer une flasque d’alcool par un gentleman qui occupe le même compartiment que lui, il est loin de se douter que ce liquide est drogué et le voilà qui se retrouve en train de rêver qu’il se fait détrousser puis agresser par une créature que, dans son état comateux, il voit tantôt comme un chien et tantôt comme un singe. Quand il se réveille complètement, il constate qu’il a bien été victime d’un vol mais aussi mordu à la poitrine.

Quelle n’est pas la stupeur de Fountain lorsqu’il croise dans son hôtel le gentleman qui l’a drogué. Furieux, il poursuit l’individu qui se réfugie dans une chambre et là, nouvelle surprise, le gentleman disparaît. Le seul occupant de la chambre, une jeune femme qui était dans sa salle de bain, prétend que personne n’est entré et une fouille de la chambre ne permet d’ailleurs pas de retrouver ce mystérieux individu.

Encore une excellente nouvelle dont l’ambiance fantastique m’a fait penser aux meilleures aventures d’ Harry Dickson (ce qui constitue à mes yeux un grand compliment). Richard Marsh est vraiment un excellent auteur. A ne pas manquer !!!

Ma note personnelle : 17/20
Le Masque – Richard Marsh
Collection e-baskerville
Edition Kindle

Cette nouvelle peut être achetée sur Amazon à l’adresse suivante : http://www.amazon.fr/Le-Masque-Richard-Marsh-ebook/dp/B00AJQWJAY/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1389394386&sr=8-1&keywords=le+masque+richard+marsh

On peut également acheter cette œuvre au format epub sur le site des éditions « les moutons électriques » à l’adresse suivante:  http://www.moutons-electriques.fr/livre-237

Autant en emporte le temps – Ward MOORE

Autant en emporte le temps   autant en emporte le temps 2

 

Hodgins Mc Cormick Backmaker est né en 1921 et nous relate ses mémoires en 1877. Pour bien comprendre ce paradoxe apparent, il faut se plonger dans le récit de ses mémoires.

Hodgins est né dans le Nord des Etats-Unis ; enfin dans un Nord qui a perdu la guerre de Sécession à la bataille de Gettysburg en 1863 et ce Nord, amputé d’une partie de ses états et sous le joug du Sud(qui en plus a conquis le Mexique) est désespérément pauvre. Hodgins est né dans une ferme mais il n’a aucun talent utile pour aider à la ferme, la seule chose qui a jusqu’ici éveillé son intérêt, c’est la lecture.

C’est ainsi qu’à l’âge de 17 ans (en 1938 donc), il décide de quitter la ferme familiale afin de diminuer le nombre de bouches à nourrir pour ses parents et s’engage sur les routes, bien décidé à tenter sa chance dans une grande ville.

Arrivé à New York, il est très vite dépouillé de tous ses maigres biens et ne doit sa survie qu’à l’intervention d’un quidam qui lui trouve un travail chez un imprimeur. C’est chez c’est imprimeur qu’il complètera son érudition (que ce soit en lisant les ouvrages que l’imprimeur a rassemblé ou par ses discussion avec celui-ci). Ensuite, Hodgins, fort de son érudition (quasiment uniquement axée sur l’histoire), décide de postuler pour étudier auprès d’une université et il envoie une demande à toutes les universités qu’il a pu localiser. Peu de temps après, il est contacté par un professeur Haggerswell de l’université de Haggershaven, un établissement dont il ne sait à peu près rien, ce professeur lui enjoignant de ne surtout accepter aucune autre offre avant d’avoir eu une discussion avec le représentant d’Haggerswell.

Hodgins est donc interviewé par Barbara,la propre fille du professeur Haggerswell qui est à la fois merveilleusement belle, physicienne de renommée internationale et sentimentalement fort peu équilibrée. Il finit par être invité à l’université de Haggershaven. L’université en question est un endroit où chacun est appelé à contribuer, suivant ses possibilités au bien-être commun, travaillant la terre ou faisant la cuisine si nécessaire.

Hodgins a trouvé une vie qui lui convenait à Haggershaven, il peut y écrire sur la guerre de sécession et surtout sur l’épisode crucial de la bataille de Gettysburg. La vie y est rythmée par ses échanges avec les autres étudiants/professeurs et aussi par ses relations tumultueuses avec Barbara Haggerswell, celle-ci passant le plus clair de son temps à travailler sur son chef-d’œuvre : une machine à voyager dans le temps.

Autant en emporte le temps est un livre qui traîne une réputation flatteuse derrière lui. Je dois dire que je ne partage pas l’enthousiasme de certains.

Pour moi, ce roman peut se diviser en trois partie : le début où l’on suit Hodgins qui quitte sa ferme et vient habiter à New York, la deuxième partie où Hodgins s’installe à Haggerswell et la fin du roman où Hodgins utilise la machine à voyager dans le temps pour aller assister à la bataille de Gettysburg.

Si ce roman a une portée philosophique certaine, il rate à mon avis sa cible en déviant à partir de la deuxième partie. L’auteur avait l’occasion de nous conter un roman se passant dans ce Nord uchronique ruiné et raciste (les Noirs étant considérés par beaucoup de Nordistes dans le roman comme étant responsables de la situation qui est la leur) par opposition au Sud opulent et ayant réalisé l’émancipation des esclaves. On a un petit aperçu de ce que cela aurait pu donner dans la première partie et j’aurais aimé que Ward Moore nous décrive un peu plus le Sud dans la suite. Au lieu de cela, la deuxième partie du roman nous entraîne dans une société fermée genre utopie et toutes les interactions entre ses différents membres. Ce n’est pas inintéressant mais cela dévie un peu de l’uchronie.

Et finalement en un final un peu décevant, l’auteur ferme la boucle parce que la présence d’Hodgins à Gettysburg va bouleverser le résultat de la bataille et nous amener à la version de l’Histoire qui est la nôtre.

Si le roman est intéressant au point de vue du voyage temporel, ce sujet a néanmoins été souvent abordé et parfois beaucoup mieux dans de courtes nouvelles. J’aurais aimé un peu plus d’audace, ici j’ai un peu la même impression que dans le film « Nimitz, retour vers l’enfer » ou sur le point de créer une distorsion temporelle, l’auteur se ravise et revient à une vision sage et classique.

 Ma note personnelle : 13/20

Autant en emporte le temps – Ward Moore
Denoël – Présence du futur n°229
248 pages

 

 

La triste histoire du second frère – Robert BARR

La triste histoire

Lorsque son frère ainé et son frère cadet partent pour se battre pendant la guerre de sécession, le frère restant se charge d’administrer leurs fermes en plus de la sienne. Et si la ferme du frère ainée est la plus pauvre et celle du cadet, la plus riche et la plus facile à développer, il faudra au frère restant, développer une stratégie différente pour travailler chacune des trois exploitations. Il devra organiser sa semaine pour travailler les deux premiers jours sur une des fermes, les deux suivants sur la deuxième et les derniers jours sur la troisième. En essayant de travailler chacune des exploitations à la façon dont sont propriétaire envisageait les choses, il finira par adopter leur manière de penser voire leur manière d’être.

Si ce n’est certes pas la meilleure nouvelle de Robert Barr et que l’on n’y retrouve pas ce côté humoristique sui m’est cher dans ses autres écrits, le sujet en est cependant intéressant puisque l’on assiste à une démultiplication (un détriplement si le terme existait) de la personnalité d’un être. Il faut aussi tenir compte de l’écriture toujours aussi maîtrisée de l’auteur. Rares sont les écrivains qui écrivent encore aussi bien aujourd’hui.

Ma note personnelle : 14/20
La triste histoire du second frère – Robert BARR
Collection e-baskerville
Edition Kindle

Cette nouvelle peut être achetée sur Amazon à l’adresse suivante : http://www.amazon.fr/La-Triste-Histoire-Second-Fr%C3%A8re-ebook/dp/B00C3HKFU8/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1388613399&sr=1-1&keywords=robert+barr+la+triste+histoire+du+second+fr%C3%A8re

On peut également acheter cette œuvre au format epub à l’adresse suivante:  http://www.moutons-electriques.fr/livre-243

Sur le site de la Fnac  ou de Kobobooks

Quoi de neuf en 2014 ?

The Bookman histories   Harry Dickson 3   DSCN2575

 

Pour 2014, j’ai prévu, de l’Uchronie, de la Fantasy, un petit peu plus de steampunk, toujours du baskervillien (tiens on va commencer l’année avec cela),du Harry Dickson, du David Weber, les chroniques de l’ouvrage dédié à Jack Vance et celle des « Nains » de Marcus Heitz qui tardent depuis un certain temps, de la BD uchroniques (Hauteville House, Wunderwaffen, WWII.2), plus de messages qu’en 2013 et une table des matières, notamment pour pouvoir retrouver les uchronies qui pourraient vous intéresser.

Bref rien que du bon.

Published in: on 1 janvier 2014 at 15 h 37 min  Comments (1)  
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