Into The Black (Odyssey One) – Evan CURRIE

Into the Black

Into the Black raconte le premier voyage du vaisseau Odyssey vers les étoiles. Ce vaisseau dirigé par le capitaine Weston est le premier vaisseau doté d’une technologie révolutionnaire, le vaisseau est propulsé par un moteur à transition qui lui permet de « sauter » vers une étoile quasiment instantanément, n’étant limité que par la dépense énergétique. En fait le vaisseau est bombardé de tachyons qui le projettent à une distance voulue. C’est un vaisseau d’exploration mais doté d’armement et emmenant une unité de chasseurs ainsi qu’un contingent de marines.

Dès son premier saut, l’Odyssey repère un signal tachyon multidirectionnel (ce qui apparaît à l’équipage comme impossible puisque la dépense énergétique d’un signal dirigé de la puissance repérée est déjà énorme et qu’ici il s’agit d’un signal multidirectionnel).

Ayant repéré la source du signal, l’Odyssey se rend sur place et découvre les traces d’un combat relativement récent où une flotte a été décimée. Parmi les débris, l’équipage de l’Odyssey retrouve une capsule de survie avec une survivante humaine à bord. Le mystère est d’autant plus grand lorsqu’on découvre que la structure ADN de la rescapée correspond à 100% à celle des terriens.

Parmi les nombreux scientifiques qui font partie de l’équipage de l’Odyssey, figure un génie de la linguistique, celui-ci parvient à déchiffrer le langage utilisé par la survivante, Milla Chans et à établir la communication avec elle.

Le capitaine Weston apprend de Milla que la flotte humaine a été décimée par les Drasins, une espèce qui ne fait pas de quartier. Vaincus dans le passé, les Drasins (une espèce insectoïde qui ne semble pas communiquer, se contentant d’attaquer les vaisseaux et les planètes des autres races) sont revenus après plusieurs siècles et ils semblent bien décidés à reprendre le combat et à le mener jusqu’à son terme logique : l’anéantissement des humains. Le peuple de Milla, après ce long intervalle pacifique n’était pas préparé, ayant abandonné la violence depuis longtemps, ils ont du récupérer les plans de vaisseaux de combats dans les ordinateurs et construire de nouveaux vaisseaux sur base de ces plans.

Milla est devant un dilemme : qui sont ces humains qui l’ont sauvée. Elle-même appartient à un des cinq mondes intérieurs, elle se rend vite compte qu’elle n’a pas été secourue par un vaisseau d’un des cinq mondes principaux ou d’une des colonies. Alors qui sont ces humains et d’où viennent-ils ? Feraient-ils partie des autres ? Ceux qui ont brisé leur parole ? Que peut-elle leur dire ? Milla est reconnaissante de son sauvetage, bien sur mais peut-elle conduire ces humains vers l’un des mondes principaux.

Le sort en décidera pour elle. Milla demande au capitaine Weston de la raccompagner sur un des mondes colonies et elle découvre en même temps que le capitaine Weston et l’équipage de l’Odyssée que ce monde a déjà été attaqué. Sur les écrans de l’Odyssey, on peut voir les Drasins en train de démonter les immeubles d’une ville et d’emmener les morceaux sous terre, sans doute pour renforcer une colonie qu’ils sont en train d’installer. Les seuls survivants que l’Odyssée découvrira sont quelques centaines d’habitants réfugiés dans un abri souterrain.

Le capitaine Weston n’est pas mieux placé que Milla, il se rend compte que la technologie du moteur de transition semble être inconnue du peuple de Milla de même que les terriens disposent de meilleurs softwares,  mais dans bien d’autres domaines, ils sont en avance : médecine, champs de force, accès dimensionnel, vitesse de fonctionnement des ordinateurs… Jusqu’à quel point Weston peut-il se fier au peuple de Milla ? Peut-il les conduire à la Terre ? Décidé à rester neutre dans le conflit entre les Drasins et leurs ennemis, il se décidé cependant à intervenir lorsqu’il se rend compte que le monde originaire de Milla risque d’être complètement anéanti.

Si on peut faire abstraction de l’incroyable coïncidence qui fait survenir le vaisseau odyssey au bon moment pour sauver d’abord Milla puis quelques centaines de survivants d’une des colonies et enfin l’un des mondes intérieurs, on se trouve devant un roman honnête. Bien sur, l’attaque par des insectes incapables ou non désireux de communiquer n’est pas nouvelle, on a déjà vu cela et sans doute bien mieux développé dans Starship Troopers de Robert HEINLEIN ou les tomes 3 et 4 de la série Starfire de Steve WHITE  et David WEBER mais ce roman a ses qualités propres.

Ce que j’ai bien aimé par exemple c’est que même si l’on semble se trouver devant deux branches d’évolution parallèle, chacune des deux branches a fait des découvertes spécifiques, on ne se trouve pas devant une super race et une race sous développée, chacun a quelque chose à apporter à l’autre et on sent bien que ce sera le cas dans les romans suivants.

Il y aussi une réflexion du Capitaine Weston qui semble laisser penser que les Drasins sont des créatures fabriquées pour détruire les humains et l’on peut donc penser qu’à un moment nous aurons la révélation d’une autre race qui changera peut-être d’outils pour atteindre son objectif.

Par contre, au niveau des défauts, je veux bien admettre que l’on puisse traduire des mots simples, comme père, mère, soleil… mais ce qui me paraît beaucoup plus douteux, c’est que l’on puisse traduire des éléments chimiques complexes, ce qui est le cas ici. Vu l’évolution différente, il faudrait vraiment que les deux côtés analysent ensemble un objet pour s’apercevoir qu’il s’agit de la même chose.

Un autre défaut, commun à nombre d’auteurs américains, c’est l’americanocentrisme. La terre a connu une troisième guerre mondiale qui a opposé La Chine, l’Inde et la Russie d’un côté à l’Amérique du Nord (Canada, USA et Mexique) et semble t’il le Japon. Du reste du Monde, il n’est pas question, ce qui fait que l’équipage du vaisseau est constitué quasiment exclusivement d’Américains (à l’exception d’un soldat canadien).

Dans l’ensemble un bon roman mais pas indispensable.

Ma note personnelle : 14/20
Into the Black – Evan Currie
Edition Kindle

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2 commentairesLaisser un commentaire

  1. Je signale un mot en trop dans le 4ème paragraphe : « expert de « ma » linguistique ».

  2. […] semble calquée sur la saga "Into the Black (Odyssey One)" d’Evan Currie: un vaisseau terrien qui lors de son premier saut tombe sur des adversaires hostiles et des […]


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