Fleur de Bagne 3: Détectives et Bandits scientifiques – Marie-François GORON et Emile GAUTIER

fleurdebagne03-amazon

Même si l’étau se resserre autour du Baron de Saint-Magloire, alias Gaston Rozen, il manque toujours à ses ennemis une preuve irréfutable de l’identité véritable du Baron et de ses crimes. Le préfet de la sureté, Cardec a bien prévenu le docteur Lemoine: après l’échec de leur première tentative, ils n’ont plus le droit à l’échec, ils doivent apporter des preuves absolues de la culpabilité de Rozen.

Alors que le Baron suspecte son épouse, la surveille grâce à un téléctroscope avant de tenter de l’empoisonner au Radium, le docteur Lemoine surveille le Baron de Saint-Magloire et le docteur Sokolov grâce à un aérostat entièrement nouveau que son inventeur a baptisé du nom d’ « avion » (d’après la description, l’engin semble plus proche d’un hélicoptère).

Jusqu’au bout, le Baron est bien décidé à régner en Maître de Paris, il est même prêt à dénoncer, une nouvelle fois, ses complices anarchistes pour préserver l’ordre économique qui lui profite si bien.

Comme on peut le voir, les protagonistes vont s’affronter à coup d’armes futuristes (pour l’époque). Si pour certains instruments comme le « téléctroscope » ou « l’avion » les auteurs semblent parfois faire preuve d’une certaine préscience, il n’en est pas de même lorsque Cardec explique au docteur Lemoine, à quelques années de la création des fameuses « Brigades du Tigre », que : « Nous ne sommes pas encore mûrs pour la police scientifique. Elle n’est encore que du domaine du roman ».

Ce troisième tome, de loin le meilleur à mon humble avis, conclut de belle façon cette trilogie, l’affrontement entre Rozen et ses adversaires est de plus en plus féroce et nos héros auront bien du mal à échapper aux coups tordus du Baron et de ses acolytes (notamment du génial Sokolov qui, s’il apprécie l’intellect du docteur lemoine, voit quand même en ce dernier un ennemi de l’anarchie.

Ce roman peut être acheté sur Amazon à l’adresse suivante: http://www.amazon.fr/D%C3%A9tectives-Bandits-Scientifiques-Marie-Fran%C3%A7ois-ebook/dp/B009UWQRW4/ref=sr_1_6?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1404057572&sr=1-6&keywords=Marie-Fran%C3%A7ois+Goron+%26+%C3%89mile+Gautier

On peut également acheter cette œuvre au format epub à l’adresse suivante: http://www.moutons-electriques.fr/livre-216

Ou sous format papier chez « Rivière Blanche »: http://www.riviereblanche.com/fleurdebagne.htm

Ma note personnelle : 17/20
Fleur de bagne 3 : Détectives et bandits scientifiques de Marie-François GORON et Emile GAUTIER.
Collection e-baskerville
Edition Kindle

Kirov II – Cauldron of Fire – John SCHETTLER

Kirov II

Le Kirov après avoir lancé un missile nucléaire en 1941, s’est retrouvé plongé dans un monde dévasté où même la plus petite île semble avoir été dévastée. Alors qu’il explore ces territoires post-apocalyptiques au large de l’Italie, il se retrouve à nouveau transporté en dans le temps.

Repéré très vite par un chasseur Beaufighter, le vaisseau est mitraillé alors que ses instruments sont encore perturbés par le saut temporel et l’amiral Volsky est blessé pendant l’attaque.

Le capitaine Fedorov (qui a été nomme pour remplacer le capitaine Karpov suite à la tentative de ce dernier d’éliminer Roosevelt et Churchill -voir Kirov I) parvient à déterminer que le vaisseau a été transporté cette fois-ci en août 1942.

Si l’équipage pensait être mal tombé en 1941, ce n’était rien comparé à la situation dans laquelle ils se retrouvent: il se retrouve au début de l’opération Pedestal, une opération des plus cruciales puisqu’il s’agissait de l’escorte d’un convoi vers Malte qui était à ce moment-là à bout de ressources (pour plus de renseignements sur l’opération Pedestal: http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Pedestal ).

On retrouve donc d’un côté, un convoi de navire marchands escortés par les cuirassés Rodney et Nelson (équipés de canons de 16 pouces soit 406mm), cinq porte-avions, plusieurs croiseurs et destroyers ainsi que l’aviation embarquée ou basée à Malte et Gibraltar et de l’autre côté deux cuirassés, plusieurs croiseurs lourds et légers, des destroyers, des vedettes lance-torpilles Italiens, des sous-marins italiens et allemands ainsi que plusieurs centaines d’avions italiens et allemands basés en Italie et en Sicile.

Et au milieu de tout cela: le Kirov.

Pour éviter la flotte britannique, Fedorov dirige le vaisseau vers le Nord, se rapprochant ainsi des côtes italiennes. Sur les conseils de l’amiral, le capitaine Karpov qui semble avoir compris que le missile nucléaire lancé en 1941 avait eu de grave conséquences, est nommé premier officier afin de pouvoir apporter ses conseils stratégiques au capitaine Fedorov.

Pris à partie par la marine Italienne qui le prend pour un croiseur de bataille anglais, le Kirov parvient à désemparer les cuirassés Littorio et Vittorio Venetto ainsi qu’à endommager gravement plusieurs croiseurs et destroyers italiens. Ils doivent également repousser plusieurs attaques aériennes.

Les anglais de leur côté, décident de retirer leurs cuirassés et leurs porte-avions de l’escorte du convoi plus tôt que prévu et de les renvoyer à Gibraltar pour protéger cette base navale capitale. Ils décident également, après avoir identifié le mystérieux navire comme étant un navire identique à celui de 1941, de rameuter la Homme Fleet en renfort, envoyant ainsi 4 cuirassés, deux porte-avions et leur escorte rejoindre les défenseurs de Gibraltar.

Inconscients du fait que l’escorte a déjà fait demi-tour, Fedorov et Karpov décident de tenter de prendre les britanniques de vitesses et de franchir le détroit de Gibraltar pour disparaître dans l’Atlantique Sud.

Ce deuxième opus de la série Kirov est d’un abord assez surprenant: A priori, la première intervention du Kirov ne semble avoir rien modifié à l’ordre des choses, l’opération Pedestal se déroule comme dans la réalité historique et tous les acteurs semblent bien être là où ils devraient être; on pourrait penser que le Kirov a été renvoyé dans un passé où il n’est jamais apparu en 1941.

Ce n’est que petit à petit que l’on s’aperçoit des modifications engendrées par la première apparition du Kirov: certains navires ne sont pas être là où ils devraient être comme les deux cuirassés italiens, le Prince of Wales n’est pas parti dans le pacifique et n’a donc pas été coulé par les Japonais, il fait toujours partie de la Home Fleet…

L’histoire reste intéressante dans ce deuxième tome, La position de l’équipage du Kirov, toujours très attaché à la mère patrie, est très bien expliquée. Si dans le premier tome, la plupart des officiers pensaient influencer le résultat de la guerre en cherchant à renforcer la position de la Russie (ils ne pensent pas en termes d’URSS, n’ayant plus grand chose à voir avec les soviétiques), l’amiral Volsky et ses officiers ont bien compris qu’il ne devaient pas faire n’importe quoi puisqu’ils ont vu dans le futur, les résultats de leur première intervention.

Ils ne peuvent donc pas utiliser leurs armes nucléaires restantes à moins d’y être contraints et ne veulent pas que leur vaisseau tombent aux mains de l’un des belligérants, même les russes parce que s’ils livrent leur vaisseau aux communistes, cela pourrait permettre à ceux-ci de maintenir ce régime bien après l’effondrement de celui-ci dans notre réalité.

J’ai quand même quelques regrets: alors que le début du roman s’ouvre sur la rencontre entre Roosevelt et Churchill en août 1941 et que Roosevelt affirme que les États-Unis vont entrer immédiatement en Guerre avec tous leurs moyens, il n’y a trace d’aucun navire ou avion américain en méditerranée ou dans l’Atlantique alors que Roosevelt a promis que l’effort de guerre porterait principalement sur l’Allemagne. De plus, nous ne savons pas comment la Guerre a évolué dans le Pacifique: les Japonais ont-ils déclaré la Guerre?

A noter que la série Kirov en est au 18ème volume (Mai 2015).

 Ce roman est disponible sur Amazon à l’adresse suivante :

http://www.amazon.fr/Kirov-II-Cauldron-John-Schettler-ebook/dp/B00AH5UF8K/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1403880085&sr=1-1&keywords=kirov+II

 Un site web est aussi consacré à la série :

 http://thewritingshop.blogspot.fr/

ainsi qu’un blog: http://kirovseries.wordpress.com/2013/03/16/the-kirov-series-by-john-schettler/

Ma note personnelle : 14/20
Kirov II – Cauldron of Fire – John SCHETTLER
Edition Kindle

Voir mon article sur le tome I: https://daidin.wordpress.com/2013/10/21/kirov-john-schettler/

Le tome III: https://daidin.wordpress.com/2014/11/14/kirov-iii-pacific-storm-de-john-schettler/

Le tome IV: https://daidin.wordpress.com/2015/05/14/kirov-iv-men-of-war/

Et le tome V: https://daidin.wordpress.com/2016/12/09/kirov-v-9-days-falling/

Petits souvenirs de notre visite au marché médiéval d’Etterbeek

Comme le dit le titre, ce sont des souvenirs (bon le bâton n’est pas si petit – +/-1m80) de notre passage le samedi 7 juin au marché médiéval d’Etterbeek:

arbre   P1030273

Isolda – une enquête de Judith Lee par Richard MARSH

Judith Lee - Moutons

Judith Lee surprend une conversation où un homme essaye de se faire épouser par une riche jeune femme en utilisant le concours d’Isolda, un voyant célèbre. En fournissant suffisamment de renseignement à cet artiste peu scrupuleux, Georges Ratton espère que le mage en question parviendra à convaincre la jeune fille qu’elle doit l’épouser. Évidemment, Judith Lee indignée par ce procédé infâme, va mettre son grain de sel…

Où l’on découvre que Judith Lee sait aussi se battre physiquement et imposer sa volonté

A suivre…

Ma note personnelle:16/20
Isolda  in « les enquêtes de Judith Lee » de Richard MARSH
Collection Baskerville
Edition Kindle

Disponible sur Amazon ou en version epub chez les moutons électriques ou en version papier chez Rivière Blanche.

Et n’oubliez pas d’aller visiter le Blog de la collection Baskerville, oeuvre de Fabrice Mundzik.

Ark Royal – Christopher G. NUTTALL

Ark Royal

 

Dans un univers où chacune des puissances terrestre a entrepris de coloniser d’autres mondes en fonction de ses capacités financières et techniques propres, les flottes spatiales de chacune de ces puissances spatiales ont été développées autour d’un concept pas trop éloignés de ceux de la marine terrestre: des porte-avions peu blindés, très modernes, pouvant embarquer un maximum de chasseurs spatiaux et entourés de navires d’escortes légers.

Le capitaine Ted Smith est l’officier commandant du vaisseau le plus ancien de la flotte spatiale britannique, l’Ark Royal. Comme son lointain ancêtre de la seconde guerre-mondiale, il s’agit d’un porte-chasseur spatiaux ( Il s’agit de chasseurs sphériques, n’ayant pas besoin d’ailes puisqu’ils ne doivent pas voler en atmosphère).

Le capitaine Smith a une réputation d’ivrogne et son vaisseau, vieux de 70 ans est totalement démodé par rapport aux vaisseaux récents. Trop lourdement blindé, encore équipé d’une forte artillerie comme le prévoyait le concept de l’époque de sa création, ce vaisseau est nettement plus lent et comporte moins de système électroniques de pointe, il est même considéré comme faisant partie de la réserve et ne dispose plus que d’un équipage réduit suffisant à peine çà assurer sa maintenance.

Et voilà que l’Amirauté britannique qui dispose pourtant de nombreux vaisseaux modernes convoque le Capitaine Smith pour lui demander en combien de temps son vaisseau peut être remis en service, le plus rapidement étant le mieux, c’est que l’humanité vient de rencontrer sa première espèce extraterrestre et ceux-ci sont hostiles.

Les premiers contacts avec les extraterrestres ont été désastreux pour les humains et une puissante flotte combinée de 12 « porte-chasseurs » ainsi que leurs navires d’escorte a été détruite en tentant de défendre la planète New Russia par une flotte extraterrestre qui comportait 15 « porte-chasseurs » . Les images de la bataille montrent que les chasseurs extraterrestres sont équipés d’une arme à plasma qui transperce facilement les blindages des navires modernes mais qui pourrait être moins efficace contre un vaisseau lourdement protégé comme l’Ark Royal.

Heureusement pour ses supérieurs, Ted Smith n’a pas fait que se saouler sur l’Ark Royal. Il a assuré l’entretien du vaisseau au mieux des possibilités de son équipage réduit et a même développé des plans pour une rénovation rapide du vaisseau ce qui va s’avérer particulièrement utile.

Afin de retarder les extraterrestres, l’amirauté britannique décide d’envoyer l’Ark Royal escorté de quelques frégates lance-missiles pour bloquer l’avance des extraterrestres. L’Ark Royal réussit sa mission. Confronté à sept vaisseaux ennemis, il en détruit trois et en endommage un quatrième.

Après cette première victoire, il est décidé d’envoyer l’Ark Royal accompagné d’une flottille de vielles frégates (elles aussi mieux protégées que les frégates modernes) pour attaquer New Russia et faire un maximum de dégâts afin de profiter de l’avantage momentané que confère le blindage de ces vaisseaux et avant que les Extraterrestres ne puissent adapter leurs tactiques pour faire face au danger.

En général, je suis bon public pour ce genre de roman, me laissant souvent emporter par le récit. Ici, je n’ai pas trouvé le roman particulièrement passionnant. Un problème de rythme du récit, celui-ci étant aussi un peu confus par moment.

De plus, l’histoire n’a rien de particulièrement originale de nos jours, le coup du héros méprisé qui se voit offrir une nouvelle chance de briller a déjà été fait, le vieux vaisseau démodé qui se révèle soudain comme l’unique vaisseau capable de tenir le coup et de repousser l’envahisseur aussi.

Les relations humaines semblent aussi assez maladroites et le capitaine, décrit au début du roman comme un poivrot résiste remarquablement à la tentation, à peine si par moment il se dit: « bon dieu, j’aurais bien besoin d’un verre »; c’est un peu comme si l’auteur par moment se rappelait que son personnage principal est sensé être un ivrogne.

En résumé, c’est un space-opera assez moyen. Il peut vous aider à passer le temps si vous n’avez rien d’autre à faire mais ce n’est pas un chef-d’œuvre.

Ma note personnelle: 14/20
Ark Royal – Christopher G. NUTTALL
Edition Kindle

 

Le site officiel de l’auteur: http://www.chrishanger.net/

 

Une nouvelle série dans l’univers d’Honor Harrington: Manticore ascendant

Une nouvelle qui réjouira les fans d’Honor Harrington: en Octobre débute une nouvelle série dans l’Univers d’Honor: Manticore ascendant par David Weber et Timothy Zahn(excellent auteur de Space Opera:

 

Manticore ascendant

 

http://www.amazon.com/A-Call-Duty-Manticore-Ascendant/dp/1476736847/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1403471618&sr=8-1&keywords=9781476736846

L’empire ultime (fils des brumes-1) – Brandon SANDERSON

Empire ultime_0001   Empire ultime_0002

Il y a longtemps, celui qui allait devenir le seigneur-maître a affronté l’innommable et l’a vaincu, sauvant ainsi le monde. Devenu immortel, il a établi son emprise sur le monde entier.

Le seigneur-maître règne sur le monde de son palais de Luthadel, la capitale de son empire. Il s’appuie sur son armée mais aussi sur les nobles qu’il contrôle au moyen d’une administration fondée sur les obligateurs et les inquisiteurs. Ensemble, ils maintiennent leur contrôle sur l’immense majorité de la population composée de skaa. Les obligateurs établissent les contrats, ils veillent à leur bonne exécution, ce qui oblige les nobles à tenir leur parole tandis que les inquisiteurs, redoutables mages allomanciens font régner l’ordre tant parmi les nobles que parmi les skaas. Les seuls qui semblent échapper à l’autorité du seigneur-maître sont les voleurs qui vivent le plus souvent en bande, dans les quartiers skaas.

Les nobles vivent dans un monde à part, dépensant le bénéfice de leurs activités dans des fêtes et des bals somptueux où ils font étalage de leur fortune. Ce sont eux qui font tourner l’économie du royaume en contrôlant les forges, les aciéries, le commerce et les cultures (ils possèdent les terres que cultives les esclaves skaas). Ils ont le droit de cuissage (et en général, ils tuent les jeunes filles avec lesquelles ils ont couché pour ne pas laisser de bâtards derrière eux), ils peuvent exécuter les skaas pour des crimes réels et supposés.

Seuls les nobles (et les inquisiteurs) sont censés pratiquer la magie allomantique (celle-ci est basée sur la combustion de différents métaux par les mages. La plupart des mages ne peuvent utiliser qu’un seul métal, ils sont alors connus sous un nom se rapportant à la magie qu’ils contrôlent (Par exemple un mage qui ne peut utiliser que le potin pour augmenter sa force est désigné sous l’appellation « Cogneur ») tandis que certains mages peuvent brûler tous les métaux et sont connus sous le nom de « fils des brumes ».

Le monde a changé depuis que le seigneur-maître a affronté l’innommable, les cendres tombent continuellement du ciel. Les skaas en ont oublié la couleur naturelle des plantes ou de l’herbe. La nuit, les brumes s’abattent et personne ne sort dans les brumes parce qu’il y a des créatures étranges qui y rodent et ceux qui sont sortis dans les brumes n’en sont jamais revenus dit-on.

Les skaas sont moralement abattus, ils travaillent pour les nobles dans les forges et les aciéries ou dans les champs pour ceux qui vivent à la campagne et sont taillables et corvéables à merci. Nul espoir ne semble leur rester sauf quand une bande de voleurs accepte un contrat tout-à-fait particulier, il s’agit de renverser le seigneur-maître, ni plus ni moins…

 

A l’entame de ce gros pavé, j’avais mes doutes et mes attentes, Brandon Sanderson s’est fait une solide réputation et j’étais curieux de voir s’il était à la hauteur de ce que j’avais lu sur lui. Ce n’est pas la première fois ces dernières années que j’aborde un roman d’un auteur que l’on présente comme la révélation de l’année (voir de la décennie ou du siècle) et j’ai plus d’une fois été déçu de ne pas découvrir un ouvrage à la hauteur des critiques dithyrambiques de certains.

Rien de tout cela ici, « Fils des brumes » est sans doute l’un des meilleurs romans de Fantasy que j’ai lu ces dernières années, Brandon Sanderson a su créer un univers original et riche. Qui plus est, c’est un excellent conteur.

Les personnages qu’il a créé ont leurs failles et leurs faiblesses, il leur arrive aussi de se tromper. Cela peut paraître normal à certains de ceux qui liront ces lignes mais réfléchissez au nombre de héros sans failles qui prennent toujours les bonnes décisions et qui mènent leur peuple à la victoire sans douter de leurs actions ou décisions, vous verrez que ce n’est pas si courant d’avoir un héro « humain » (sans tomber dans l’excès inverse comme par exemple « l’assassin royal » de Robin Hobb).

Le système de Magie est au cœur du récit. Il pourrait paraître simple mais c’est l’utilisation qui en est faite qui rend le récit intéressant.

La magie dans « Fils des brumes repose sur « l’allomancie » , la faculté de « brûler » des métaux que l’on a préalablement ingurgité. Les effets que l’on retire de cette magie peuvent être contrôlés en brulant plus ou moins vite les métaux.

Les métaux les plus couramment utilisés sont au nombre de 8:

Le Fer: Exerce une traction sur les métaux à proximité , un allomancien qui n’utilise que le Fer est appelé « Aimant »
L’Acier: Exerce une poussée sur les métaux à proximité, un allomancien qui n’utilise que l’acier est appelé « Lance-pièces »
L’Etain: Affine les sens, un allomancien qui n’utilise que l’étain est appelé « Œil d’Etain »
Le Potin: Accroît les capacités physiques, un allomancien qui n’utilise que le Fer est appelé « Biceps ou Cogneur »
Le Cuivre: Masque l’allomancie, un allomancien qui n’utilise que le cuivre est appelé « Enfumeur »
Le Bronze: révèle l’allomancie, un allomancien qui n’utilise que le bronze est appelé « Traqueur »
Le Laiton: Apaise les émotions, un allomancien qui n’utilise que le laiton est appelé « Apaiseur »
Le Zinc: Attise les émotions, un allomancien qui n’utilise que le zinc est appelé « Exalteur ».

A ceux-là, il faut rajouter dans ce volume (apparemment, d’autres métaux et leurs utilisations apparaissent dans les tomes suivants): l’or(qui permet à un allomancien de voir ce qu’il aurait pu devenir s’il avait fait des choix différents) , l’atium (qui permet de voir les actions qu’une personne va accomplir dans les secondes qui suivent) et le onzième métal (Malatium dont je préfère parler dans ma chronique du second tome quand je l’aurai lu).

Les métaux qui semblent le mieux utilisés dans le roman sont le fer et l’acier. En effet, la poussée ou la traction exercée sur le métal dépendent du poids du métal et du poids de l’allomancien. Un allomancien peut jeter une pièce en l’air et la pousser plus ou moins loin en fonction de la quantité et de la vitesse à laquelle il brule de l’acier, ce qui lui permet d’envoyer des projectiles sur un adversaire. Par contre en jetant une pièce au sol et en exerçant une poussée dessus, l’allomancien va se propulser en l’air puisque la pièce ne peut pas reculer. Il se propulsera à la hauteur voulue en calculant la quantité d’acier à bruler.

Enfin, le final est intéressant et réserve quelques surprises.

Je ne vais pas en révéler trop mais je vous encourage vivement à lire cet ouvrage.

Ma note personnelle: 18/20
Fils des brumes – Brandon Sanderson
Le livre de poche – 906 pages

Auld Lang Syne – une enquête de Judith Lee par Richard MARSH

Judith Lee - Moutons

Alors que des incidents violents ont provoqués la mort de plusieurs Constables, Judith Lee s’étant rendue par curiosité sur les lieux du dernier incident, surprend une conversation étrange entre deux individus louches.

Cette fois-ce, Judith Lee se décide à communiquer les informations qu’elle a pu glaner à la police et à demander le soutien de celle-ci pour éviter une explosion catastrophique.

Encore une nouvelle qui nous montre le caractère décidé et téméraire (trop?) de Judith Lee.

Ma note personnelle:16/20
Auld Lang Syne  in « les enquêtes de Judith Lee » de Richard MARSH
Collection Baskerville
Edition Kindle

Disponible sur Amazon ou en version epub chez les moutons électriques ou en version papier chez Rivière Blanche.

Et n’oubliez pas d’aller visiter le Blog de la collection Baskerville, oeuvre de Fabrice Mundzik.

Le commandeur – Verb of Life – Michel HONAKER

Commandeur

 

Un démon qui avait été enfermé par des rabbins dans la crypte d’une synagogue désaffectée, des automates qui s’animent pour tuer leur créateur, tout cela pouvait donner lieu à un roman intéressant mais je suis resté sur ma faim.

D’abord et contrairement à ce qu’a indiqué une personne sur amazon, je n’ai pas trouvé le personnage intéressant. Apparemment Ebenezer Graymes, docteur en démonologie, chasse les démons mais comment et pourquoi? Il serait commandeur (de quoi?). Quelles sont les bases de la magie utilisée dans ce livre?
Pourquoi ce commandeur va-t’il sortir un objet magique que le démon recherche d’une cachette protégée par des sorts pour le confier à une amie, mettant ainsi la vie de cette amie en danger?

Pour moi il s’agit d’une sorte de SAS (la violence et le sexe compris) à la sauce chasseur de démon.

Distrayant sans plus.

Ma note personnelle: 12/20
Le commandeur – Verb of Life – Michel HONNAKER

L’effet domino – Alex SCARROW

Effet Domino_0001   Effet Domino_0002

Jenny Sutherland et ses enfants, Jacob et Leona ont survécu à l’effondrement de la civilisation survenu dans la « théorie des dominos« . Jenny, après avoir quitté Londres a trouvé refuge auprès d’une communauté mais celle-ci a été attaquée par des pillards. Jenny a alors fondé sa propre communauté sur un ensemble de plateformes de forages situées à une vingtaine de kilomètres des côtes anglaise. Une retraite quasi imprenable parce que la première plateforme se trouve à 30m de hauteur et qu’il est très difficile d’y accéder sans aide.

Cette communauté, dix ans après la catastrophe, regroupe environ 450 personnes qui vivent là sous la direction avisée de Jenny. Grâce à un élevage de poulets, les habitants ont du fumier qu’ils peuvent utiliser pour faire pousser des légumes et notamment des tomates. Ils ont aussi un générateur fonctionnant à base de méthane qui leur permet d’avoir un peu d’électricité en soirée.

L’autre communauté importante à avoir survécu est celle qui s’est établie sur la zone d’urgence 04. Dirigée par Alan Maxwell, elle a accueilli 2.000 personnes avant qu’Alan ne décide de fermer les portes. Ayant compris que la crise durerait bien plus que 12 semaines, Alan a vite fait le calcul: avec de la nourriture pour 60.000 personnes pour 12 semaines, il pourrait tenir plusieurs années en n’admettant que 2.000 personnes En rationnant les vivres et en essayant de créer quelques cultures, il pourrait tenir au moins dix ans et d’ici là, la civilisation aurait redémarré non?

Comme on le voit, dans la première approche, on tente de vivre en autarcie, en créant suffisamment de nourriture pour pouvoir continuer. Dans la deuxième, on survit en épuisant petit à petit un stock conséquent de nourriture mais sans envisager ce qui se passera après que le stock soit épuisé.

Lorsque Maxwell apprend l’existence de la communauté fondé par Jenny Sutherland, il y voit l’occasion de poursuivre son règne en s’emparant des plateformes pétrolières qu’il pense encore en activité.

Curieuse façon de commencer ce roman, l’auteur nous expliquant que 51 ans après la catastrophe, la reconstruction en cours doit tout à l’énergie d’une seule femme ; on s’attend dès lors à ce qu’il nous explique comment en fuyant Londres, les Sutherland ont trouvé un refuge et ont rebâti une communauté petit-à-petit.

Que nenni, après cette introduction de quelques lignes, nous nous retrouvons plongés 10 ans après la catastrophe, à une époque où l’on nous explique comment les deux communautés ont survécu (on a droit régulièrement à des flashbacks qui nous ramènent aux jours qui ont suivi immédiatement la catastrophe et qui permettent de comprendre les choix de Maxwell –sans devoir pour cela les approuver- notamment). Alex Scarrow nous montre les deux types de réactions, les gens de la zone de sécurité qui tentent de prolonger l’existence qu’ils ont connu en continuant à consommer sans songer à produire et ceux qui tentent de rebâtir ce qu’ils peuvent.

Nous suivons ensuite l’itinéraire de plusieurs personnages à l’intérieur des communautés de survivants puis à l’extérieur de celles-ci quand Jacob et Leona Sutherland décident de se rendre à Londres.

Alex Scarrow nous présente volontairement une vision noire de l’après catastrophe, il s’en explique dans la postface mais il vaut quand même mieux ne pas lire ce bouquin si on est déprimé.

Les humains sont au centre de ce livre ou plutôt l’homme avec ses faiblesses et son manque de vision à long terme. Après la catastrophe, on constate que les comportements abusifs, le profit, le vol, le meurtre ou le viol sont toujours présents comme si à la dernière heure l’humanité n’était même pas capable d’évoluer pour tenter de créer une société où l’entraide serait le moteur des relations humaines. Il nous met vraiment en face d’une société complètement désintégrée et apparemment incapable de se reconstuire.

Je ne partage pas entièrement son point de vue. A mon sens, et contrairement à ce qu’il écrit dans sa postface, il y a beaucoup plus de chances que de petites communautés disséminées survivent autour de villages fortifiés plutôt que des communautés importantes dans des espaces confinés.

Le principal intérêt de ce roman est cependant qu’il nous entraîne dans des réflexions sur la gaspillage dans notre société, sur l’évolution de celle-ci et sur l’aveuglement de ceux qui ne voient pas que sans changement radical, notre monde va droit vers l’effondrement. Même si le choc pétrolier invoqué dans la théorie des dominos se produisait plus lentement, même si nous trouvons des solutions de remplacement au pétrole, il n’en reste pas moins que nous ne pouvons pas continuer à croire à un système qui repose sur la croissance continue.

Tôt ou tard, la croissance continue va être battue en brèche et comme le dit Alex Scarrow, plus tôt on prendra conscience du problème, plus tôt on pourra prendre des mesures pour changer les choses.

Si ce roman nous porte à réfléchir, il n’en est pas pour autant un roman que vous aurez envie de relire. Je ne l’ai pas trouvé aussi réussi que l’effet domino et il m’a quand même fallu m’accrocher pour poursuivre dans cet univers post-apocalyptique pendant plus de 700 pages.

Un autre problème auquel l’auteur ne répond pas, c’est que l’on n’en sait toujours pas plus sur les personnes qui ont déclenché la catastrophe et sur les motifs de ceux qui l’ont déclenchée. Cela semble à la mode actuellement, un auteur nous parle des conséquences d’un événement mais nous laisse la cause et les motifs dans l’ombre, il suffit de voir, outre les présents romans d’Alex Scarrow, la série de John Birmingham ou le livre de W. Forsctchen

Ma note personnelle: 14/20
L’effet domino – Alex Scarrow
Le livre de poche – 739 pages

%d blogueurs aiment cette page :