Aurora: CV01 (Frontier Saga Episode 1) – Ryk BROWN

Aurora

Lorsque Aurora CV-01 commence, la terre se relève à peine d’une terrible épidémie qui a éliminé 90% de la population mondiale. Alors que la colonisation spatiale débutait et que les humains avaient colonisé des planètes autour d’autres étoiles, un virus biodigital a frappé, terrassant le monde natal de l’humanité pour mille ans. La découverte d’une « arche digitale » contenant toutes les connaissances de l’humanité avant la catastrophe à permis aux terriens de récupérer une bonne partie de leur savoir ancien et de se lancer à nouveau dans l’espace.

Ayant repris contact avec les autres colonies humaines, les terriens ont découvert que les principales colonies terriennes étaient désormais aux mains de la dynastie Jung qui semble viser l’hégémonie spatiale. La terre a donc développé une flotte de défense mais limitée pour ne pas se mettre à dos la dynastie Jung

Nathan Scott, fils d’un politicien très en vue, candidat à la Présidence de l’Union Nord-américaine( la plus grande puissance politique et économique sur Terre qui fournit souvent ensuite le Président de la République terrestre Unifiée) vient de sortir de l’académie spatiale.

A sa grande surprise, Nathan apprend que malgré des notes relativement moyennes à l’académie, il a été sélectionné pour faire partie de l’équipage de l’Aurora, un vaisseau flambant neuf et toujours en phase de test.
Nathan soupçonne son père d’être intervenu pour lui obtenir ce poste à bord de l’Aurora.

En compétition pour le poste de pilote avec Cameron, une jeune femme bien plus calée que lui au point de vue technique, c’est pourtant Nathan qui sera choisi comme pilote pour sa capacité à trouver des solutions certes peu orthodoxes mais efficaces (pour sa capacité à penser « out of the box » comme on dirait de nos jours).

La première mission de l’Aurora consiste à tester un nouveau mode propulsion hyperspatial qui permet de sauter d’un point de l’espace à un autre en un temps record. Alors que l’Aurora effectue son test avec un équipage réduit, mélange de vétérans et de jeunes recrues tout juste sorties de l’académie, il est repéré par deux petits vaisseaux Jung et décide de les attaquer pour ne pas que les Jung découvre les capacités hyperspatiales de la flotter terrienne.

L’Aurora parvient à vaincre les deux vaisseaux Jung mais se voit contraint de tenter un nouveau saut parce que l’un des deux vaisseaux Jung a réussi à amorcer l’autodestruction et que l’Aurora n’aura pas le temps de sortir de la zone dangereuse. Le problème est que ce saut devra être effectué sans avoir eu le temps de vérifier les calculs de coordonnées.
Emergeant de son saut, l’Aurora débarque en pleine bataille en un énorme vaisseau et une flotte de petits vaisseaux (On apprendra par la suite qu’il s’agit d’un vaisseau Takaran aux prises avec une flotte de vaisseau rebelles). En fait l’Aurora fonce sur le vaisseau Takaran et se voit dès lors pris à partie par celui-ci. Si l’Aurora parvient à faire de gros dégâts sur le vaisseau ennemi, il est cependant touché dès le début de l’engagement et ne peut plus dévier de sa course. Il ne reste plus qu’une seule solution, l’éperonnage (rendu plus facile par le gros trou que les armes de l’Aurora ont créé dans la coque du vaisseau ennemi).

Alors que l’Aurora est pris d’assaut par les occupants du vaisseau Takaran, Nathan découvre que tous les officiers supérieurs ont été soit tués soit incapacités de sorte qu’il est désormais l’officier le plus gradé du vaisseau. Nathan organise alors la défense du vaisseau et avec l’aide des rebelles, parvient à vaincre le vaisseau Takaran au prix d’importantes pertes au niveau de l’équipage.

Après les combats, Nathan découvre que l’Aurora se trouve tellement loin de la Terre qu’il faudrait un nombre incroyablement élevé de saut pour pouvoir y revenir. De plus, l’équipage de l’Aurora est maintenant tellement réduit, qu’il faut absolument trouver un endroit pour réparer le vaisseau et compléter son équipage.

Nathan peut-il faire confiance aux rebelles (rebelles qui semblent connaître l’Anglais mais plutôt comme une langue ancienne style le latin pour nous)?

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Aurora est le premier tome de la « frontier saga » de Ryk Brown (11 épisodes parus et 4 autres déjà prévus).

L’intrigue semble calquée sur la saga « Into the Black (Odyssey One) » d’Evan Currie: un vaisseau terrien qui lors de son premier saut tombe sur des adversaires hostiles et des humanoïdes qui auraient des ancêtres communs avec les terriens. Maintenant, tant qu’à copier un roman, pourquoi reprendre ses défauts? La coïncidence énorme du roman d’Evan Currie d’entrer en contact avec une autre espèce dès son premier saut est ici aussi présente mais aggravée par le fait que l’Aurora fait deux rencontres successives. Si les probabilités de la première étaient déjà minces, que dire de deux rencontres successives et encore pire si on calcule les chances pour qu’un vaisseau sorte de l’hyperespace pour se retrouver en train de foncer sur un autre.

Ceci étant dit, on est plutôt ici dans le divertissement et on nous demandera donc d’être indulgent envers les coïncidences de ce genre.

Sur le plan positif, je dirais que les combats spatiaux sont intéressants et assez crédibles.

Par contre, les personnages principaux semblent plutôt une bande d’adolescents lâchés trop tôt de l’académie et représentent chacun une branche de l’équipage: Un commandant, Un navigateur, un ingénieur, un officier de sécurité, un médecin. Cela ne rappelle-t’il pas une série TV?

En résumé, un début distrayant mais peu original et vu la longueur de la saga, je pense que je vais m’abstenir de lire la suite. J’ai préféré le bouquin d’Evan Currie

Ma note personnelle: 12/20
Aurora: CV01 (The frontier saga episode 1) -Ryk Brown
Edition Kindle

Un site est consacré à la saga: http://www.frontierssaga.com/

Anti-Glace de Stephen BAXTER

Antiglace

Anti-Glace:

La découverte d’une météorite dans l’antarctique a révolutionné la science. En effet, cette météorite était composée en majorité d’un matériau qui une fois chauffé, explose en dégageant une grande quantité d’énergie.

Le professeur Traveller est le savant qui a réussi à maîtriser la production d’énergie de ce matériau qu’il a baptisé « l’anti-glace ». Grâce à des bouteilles isothermes, il est possible de transporter l’anti-glace là où on désire l’utiliser.

Le pouvoir terrifiant de cette découverte nous est démontré pendant la guerre de Crimée en 1855 lorsque l’anti-glace est utilisée pour venir à bout de Sébastopol. Un seul obus fabriqué par le professeur Traveller suffit à dévaster la ville, laissant Anglais, Français et Russes ébahis devant l’ampleur des dégâts.

Après cette démonstration, Traveller a cependant développé de nombreuses applications pacifiques de ses découvertes notamment grâce à des chaudières à l’anti-glace qui offrent des chaudières propres et compactes grâce à la concentration d’énergie calorifique.

Ces chaudières sont beaucoup plus efficaces que ce qui existe dans notre réalité, permettant à des locomotives ou bateaux de fonctionner longtemps en consommant relativement peu d’anti-glace. Ces découvertes ont permis à l’Angleterre de devenir la première puissance économique mondiale. Les monorails anglais voyageant à 30 mètres du sol, couvrent non seulement le sol anglais mais aussi le sol européen, traversant également la manche.

1870, alors que les tensions entre la Prusse et la France sont au plus haut, Ned Vicars, un jeune diplomate anglais chargé de guider une délégation de militaires prussiens, parmi lesquels le célèbre Bismarck, à la Nouvelle Grande Exposition de Manchester (capitale d’une Angleterre dirigée par le roi Edouard depuis l’abdication de Victoria). C’est à cette occasion qu’il rencontre Georges Holden un journaliste qui se prend d’amitié pour lui et le guide à travers la Grande Exposition et le fameux professeur Traveller. Ils font aussi la connaissance d’une jeune et jolie française Françoise Michelet dont Ned tombe immédiatement amoureux. Tout irait bien pour Ned, si Françoise ne le désarçonnait pas complètement en lançant des réflexions sur la politiques internationale très pointues et qui font apparaître Ned comme un grand naïf. Un autre désagrément est la présence au côté de Françoise d’un jeune Français, Bourne, qui a lui aussi des vues sur la demoiselle.

Ayant appris que Françoise Michelet serait présente lors de l’inauguration de l’Albert, le paquebot terrestre (dernière merveille due au cerveau fertile du professeur Traveller), Ned Vicars se laisse persuader par Holden de se rendre en Belgique pour assister au lancement du paquebot.

Ned et Georges rejoignent le lieu de lancement du paquebot terrestre à Waterloo, tout près de la butte du lion, par monorail et se retrouvent à bord du paquebot et retrouvent le professeur Traveller. Ayant été invité à visiter le « Phaéton », engin volant créé par le professeur Traveller (et que celui-ci a posé sur le pont supérieur de paquebot), Ned et Georges sont à l’abri dans la cabine principale du Phaéton, en compagnie de Traveller et Pocket, son valet, lorsqu’un explosion secoue l’Albert. Alors qu’ils essaient de se remettre du choc de l’explosion, Ned et ses compagnons s’aperçoivent que la trappe d’accès au poste de pilotage a été refermée.

Constatant que la trappe a été bloquée, nos amis n’ont que la ressource de s’arrimer lorsqu’ils entendent les moteurs du Phaéton se mettre en marche. Le professeur Traveller s’aperçoit que dans la situation, c’est que s’il emporte assez d’anti-glace pour permettre son fonctionnement pendant un certain temps, la réserve d’eau n’est pas suffisante (n’oublions pas que l’anti-glace ne fait que rendre plus efficace une chaudière à vapeur) pour leur permettre de regagner la terre. Même si le professeur a trouvé d’ingénieuse solution pour rendre le voyage confortable pendant un certain temps (nourriture et boisson sous forme consommable dans l’espace, baignoire utilisant un système de recyclage de l’eau, vêtements de rechange…).

Il ne reste plus qu’une seule chance à nos amis, un des passagers doit sortir en scaphandre pour se rendre dans la cabine de pilotage et maîtriser le prussien qui, ils en sont persuadés, s’est rendu maître du Phaéton. Traveller et Holden étant trop corpulents et Pocket ayant le vertige, il ne reste plus que Ned pour tenter cette solution de la dernière chance. Ned ayant réussi cette délicate opération et s’aperçoit avec stupeur que le forcené n’est autre que Bourne.

Lorsqu’ils interrogent Bourne sur les motivations de son acte, celui explique qu’il désirait hâter la combustion de l’anti-glace afin d’accélérer l’épuisement du stock d’anti-glace que ce soit en sabotant le paquebot terrestre ou en volant le Phaéton. Cet épuisement du stock d’anti-glace devant mettre fin à la domination anglaise sur le monde.

En attendant, Ned et ses amis n’ont plus qu’un espoir, trouver de l’eau sur la lune afin de disposer d’assez de puissance pour effectuer une rentrée dans l’atmosphère…

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Anti-glace est pour moi, l’archétype du roman steampunk. Tout y est ou presque: une nouvelle découverte a permis des développement technologique à l’âge de la vapeur qui n’auraient pas été possibles sans cela: monorails, engins volants, paquebot terrestre, moissonneuses mécaniques géantes, scaphandre… , on se croirait dans un Jules Verne comme « de la terre à la lune » ou 20.000 lieues sous les mers.

On y retrouve aussi certains à priori de l’époque comme si le roman avait vraiment été écrit au début du XXème siècle et ceci, quel que soit le peuple envisagé, les Allemands sont hautains, les français orgueilleux et les Anglais suffisant de supériorité.

C’est un roman de pur divertissement mais on y retrouve néanmoins un côté critique sociale, l’impérialisme y est dénonce comme se doit dans un roman steampunk qui se respecte.

C’est le premier roman de Stephen Baxter que je lis et, c’est apparemment un exercice de style pour cet auteur qui avait apparemment envie d’écrire un roman ssteampunk mais cela m’a donné envie de découvrir d’autres romans de cet auteur parce que le style est excellent et ce roman est une grande réussite.

 

Ma note personnelle: 18/20
Anti-Glace de Stephen Baxter
Edition Kindle

 

 

 

Oncle Jack – une enquête de Judith Lee par Richard MARSH

Judith Lee - Moutons

Judith Lee se trouve à l’hôtel avec Netta sa dernière élève sourde muette en date et les parents de celle-ci.

Une fois de plus, Judith surprend une conversation en lisant sur les lèvres. Cette fois-ci, il s’agit de femmes plutôt vulgaires qui parlent de la meilleure façon de plumer des pigeons et il se fait que le pigeon en question n’est autre que l’oncle de Netta.

Il suffirait de prévenir l’oncle Jack me direz-vous mais lorsque Judith s’y résout, l’oncle en question y voit plutôt un acte de jalousie. Il pense que Judith est amoureuse de lui, ce qui ne manque pas d’énerver cette dernière. Est-ce que notre héroïne parviendra à surmonter sa stupéfaction pour sauver l’oncle Jack?

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Bien sûr on pourrait trouver les récits des aventures de Judith Lee répétitives, le point de départ étant toujours le même, une conversation surprise à l’insu de ceux qui l’ont prononcée même s’ils ont repéré Judith.

A cela, je répondrai que le traitement des histoires est toujours renouvelé, que le style de Richard Marsh rend les récits très agréables à lire, on ne s’ennuie à aucun moment et qu’il y a dans ces récits un humour léger mais réjouissant, Richard Marsh n’hésitant pas à se moquer des travers de ses contemporains.

Et si vous avez encore des doutes, faites comme moi, intercalez une nouvelle des aventures de Judith Lee entre deux romans.
Ma note personnelle: 16/20
Oncle Jack, une aventure de Judith Lee – Richard MARSH
Edition Kindle

Disponible sur Amazon ou en version epub chez les moutons électriques ou en version papier chez Rivière Blanche.

Et n’oubliez pas d’aller visiter le Blog de la collection Baskerville, oeuvre de Fabrice Mundzik.

NEBULAR épisode 1 – La base de Triton – Thomas RABENSTEIN

Nebular

 

2113, l’humanité enfin unie a quasiment éradiqué les guerres, les maladies et la pauvreté.

En quête de place pour les dix milliards d’humains, l’humanité a commencé la colonisation de l’espace. Après la lune et Mars, il y a eu la prospection des astéroïdes et l’établissement d’une base sur Triton, une des lunes de Neptune.

 

Alors que le Ryan un vaisseau spatial appartenant au nouveau projet SETI de recherche de vie extraterrestre est en orbite autour de Triton, Bill Davies, chef des pilotes de la base est envoyé pour examiner ce qui est arrivé à une sonde spatiale qui a soudain cessé d’émettre après s’être posée sur Quaoar un grand planétoïde de la ceinture de Kuiper.

 

Lorsque Bill s’approche de Quaoar, les communications de l’appareil sont brouillées et le vaisseau ne parvient plus à communiquer avec la base de Triton. Il apparaît rapidement que Quaoar est occupé par une créature particulièrement agressive. Cette créature semble être la seule occupante d’une base dissimulée au cœur de l’astéroïde…

 

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Cela commençait mal dès l’intro : « en 2113, l’humanité s’est unie, les guerres sont oubliées… » Si on peut imaginer que la science pourrait avoir éradiqué quelques maladies en un siècle, j’ai cependant plus que des doutes sur le fait que l’humanité arrivera à oublier ses divisions alors que cela fait des millénaires que les hommes s’entretuent pour un territoire, une religion ou de l’argent. Je suppose que Thomas Rabenstein ne suit pas l’actualité mais soit, acceptons son postulat de départ. Que vaut néanmoins ce roman.

 

Maladresse et naïveté. Ce sont les deux mots qui me viennent à l’esprit pour résumer ce 1er tome de la saga NEBULAR. Maladresses de langage (dues partiellement à une traduction très moyenne de l’Allemand en Français), de situations et de dialogues mais aussi un côté naïf dans les situations et les dialogues qui m’ont fait penser aux romans des années 50. Des explications scientifiques approximatives, des répétitions et une tendance à trop expliquer les choses n’améliorent pas le score.

 

Je vais prendre un exemple pour expliquer mon propos: A un moment dans le texte, l’auteur explique l’effet de fronde à ses lecteurs, effet permettant d’utiliser la gravité d’une planète pour économiser le carburant. Quelques pages plus loin, le commandant de la base envoie Bill Davies en mission et lui dit: tu utiliseras l’effet de fronde. Je suppose quand même qu’un pilote chevronné ne doit pas se faire dire comment il doit piloter son astronef?

Si vous cherchez une bonne série de Space Opera, essayez plutôt Honor Harrington et si vous recherchez un roman dans le style de « L’âge d’or de la SF », essayez Jack Williamson, Edmond Hamilton ou Leigh Brackett (Le bélial vient de il y a quelques mois un omnibus intitulé Stark et les rois des étoiles) : http://www.noosfere.com/icarus/Livres/niourf.asp?numlivre=2146586596

 

Pour ma part, c’est une série que je ne poursuivrai pas, ayant encore quelques centaines d’ouvrages mieux écrits à lire.

 

Ma note personnelle: 8/20
NEBULAR – Thomas RABENSTEIN
Edition Kindle

 

Pour ceux qui voudraient se lancer à l’assaut de la série (au moins 49 épisodes prévus, ils veulent sans doute battre Perry Rhodan), le site consacré à NEBULAR: http://www.nebular.fr/

Skeletons de Greg DONAHUE

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Lorsque les citoyens de Grantville ont décidé d’incorporer tous ceux qui le voudraient dans leur milice y compris des allemands qui combattaient dans l’armée ennemie, ils se doutaient bien qu’il y aurait des pommes pourries.

Ma note personnelle: 15/20
Skeletons de Greg DONAHUE in  » Ring of Fire« 
Edition Kindle

Atlantis – Bob MAYER

Atlantis

Il y a 10.000, l’Atlantide fut détruite par une ombre, son peuple a fui à travers l’océan Pacifique pour débarquer au Cambodge et fonder la cité d’Angkor Kor Kel.

Au IXème siècle, ce peuple fut contraint de fuir Angkor Kor Kel parce que l’ombre les avait retrouvés. Abandonnant leur ville, ils ont fondé de nouvelles villes à l’origine de l’empire Khmer et Angkor Kor Kel est tombée dans l’oubli.

En 1945, le caporal Foreman refuse de prendre part au vol d’entrainement 19 ayant un mauvais pressentiment. Le vol d’entrainement 19 disparaît au-dessus du triangle des Bermudes.

En 1968, Foreman semble être devenu quelqu’un d’important, il supervise une expérience où les américains tentent d’envoyer des signaux à partir d’un sous-marin nucléaire, le Scorpion à travers une « porte » située dans le triangle des Bermudes vers un SR71 (avion le plus rapide du monde à l’époque) survolant une autre « porte » située en plein milieu du Cambodge. Le signal est envoyé et reçu mais le SR71 et le sous-marin connaissent des défaillances techniques. Le SR71 disparaît au-dessus de la porte. Angkor et le sous-marin disparaît lui dans le triangle des Bermudes.

SR71:

SR71

 

Une groupe de 4 bérets verts comprenant les sergents Flaherty et Dane, accompagné par un homme de la CIA est envoyé en mission au Cambodge pour tenter de découvrir des traces du SR71. Dane est un soldat sur lequel son groupe sait pouvoir s’appuyer, il est particulièrement discret dans la Jungle et semble bénéficier d’un sixième sens qui leur a permis d’échapper à de nombreuses embuscades jusqu’ici; or cette mission en territoire cambodgien (c’est-à-dire hors des frontières du Vietnam et donc violant le territoire d’un pays neutre), il ne la sent pas mais alors pas du tout.

Lorsque la patrouille approche de la zone où le SR71 a disparu, les appareils électroniques commencent à cesser de fonctionner. La zone de recherche est recouverte d’une brume épaisse empêchant de voir ce qui se passe à l’intérieur. Des inscriptions et dessins sur une tour antique à l’extérieur du périmètre semblent mettre les voyageurs en garde contre des …

La patrouille franchit ensuite un cours d’eau qui semble marquer la limite du périmètre de la zone embrumée et se fait attaquer par des créatures mythologiques: un naga (sorte de serpent géant à têtes multiples), un lion à tête de serpent géant et à queue de scorpion… ainsi que par des créatures sphériques vertes dotées de dents particulièrement tranchantes. Malgré leur armement lourd (M60, M203, AK47, CAR 15), la patrouille succombe. L’homme de la CIA et deux des bérets verts sont tués rapidement, le sergent Flaherty est pris dans un rayon bleuté et crie à Dane de s’enfuir. Dane parvient de justesse à franchir le cours d’eau et dès qu’il l’a franchi, les attaques contre lui cessent.

Dane parviendra au prix d’un long voyage à rejoindre les forces américaines et les choses en resteront là.

De nos jours, l’entreprise Michelet Technologies décide d’envoyer une sorte d’avion renifleur équipé d’un superordinateur au-dessus du Cambodge afin de repérer des gisements de pierres précieuses dans cette région particulièrement prometteuse. L’avion de Michelet Technologies connaît rapidement des problèmes et disparaît au-dessus de la porte d’Angkor avec à son bord une équipe de scientifique dirigés par la fille du patron de Michelet Technologies.

Paul Michelet, le patron de Michelet Technologies décide d’envoyer une expédition de secours et fait appel pour la conduire à la seule personne qui est sortie vivante de cette zone: le sergent Dane. Réticent à retourner là-bas, Dane accepte lorsque Michelet lui fait couter un message reçu de la zone de disparition de l’avion. Dane reconnaît le message que le sergent Flaherty a envoyé en 1968 or Michelet lui affirme que ses hommes ont capté le message deux jours auparavant.

Foreman au courant de l’expédition de Michelet, donne l’ordre d’utiliser le satellite Bright Eye afin de repérer l’avion, celui-ci va illuminer la zone avec un laser d’un nouveau type changeant rapidement de fréquence. La tentative réussit, montrant l’avion en pleine zone mystérieuse, apparemment intact en pleine Jungle. A peine les données reçues et le satellite est détruit par un rayon doré parti de ce que Foreman et les siens appellent « la porte d’Angkor ».

Les satellites de surveillances américains constatent que le périmètre de 16 zones à travers le monde semble avoir commencé à émettre des radiations et à s’étendre (y compris la porte d’Angkor, le triangle des Bermudes, une zone dans la mer du Japon appelée la mer du Diable), d’après les calculs des savants, ces zones pourraient finir par recouvrir l’ensemble du globe en deux jours, éliminant toute trace de vie sur Terre.

Foreman et son équipe découvrent que quelque chose ou quelqu’un a utilisé l’ordinateur de l’avion de Michelet entreprise pour prendre le contrôle d’un réseau de satellites militaires américains et activer les 16 portes. La destruction du satellite principal (lors d’une attaque lancée par un Thunder Dart lui-même lancé d’un SR75) ne semble pas pouvoir enrayer la progression des zones irradiées.

SR75

SR75

Thunder Dart

Thunder dart

Le seul espoir semble résider en Dane. Or Dane a été contacté par Flaherty, celui-ci semble pouvoir communiquer mais ne sait pas qui l’a enlevé ni comment il est encore en vie. Il semble seulement qu’il ait été protégé par une faction qui s’oppose à l’ombre.

Dane parviendra t’il à empêcher la destruction de l’humanité ?

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Bob Mayer nous emmène à la découverte des événements qui ont amené la destruction de l’Atlantide et à l’exode des survivants, rien que cela !

Comme on l’aura compris, dans ce roman, l’Atlantide a été détruite par des créatures venant d’ailleurs (autre dimension, terre parallèle ?, cela nous est pas expliqué dans ce tome mais la série en comprend 6). Ces créatures semblent avoir réussi à créer des zones dans lesquelles elles peuvent faire traverser des animaux et des machines (les globes verdâtres) mais ne paraissent pas pouvoir passer elles-mêmes.

L’auteur utilise des éléments historiques inexpliqués comme la disparition du vol d’entrainement 19(que l’on retrouve notamment dans le célèbre film « rencontre du troisième type ») ou la disparition du sous-marin nucléaire « Scorpion » sans doute pour donner une touche « le gouvernement nous cache des choses »à son histoire.

Le roman n’est pas inintéressant mais j’y ai trouvé quelques maladresses. Cela, Par exemple, quand les passagers de l’avion de Michelet entreprise se réveillent de leur crash, ils vont vérifier comment se porte l’équipage de l’appareil. Le pilote a eu le torse arraché, le copilote a disparu en laissant seulement une trace de sang sur son siège et le navigateur est jeté dans un coin, il lui manque un bras et la moitié de sa poitrine. Pendant qu’ils examinent ce carnage, l’un des survivants est pris dans un rayon doré qu’il l’enlève dans les airs en laissant une partie d’une main dans la carlingue. Malgré cela, quelques heures après l’incident, alors qu’ils sont réfugiés dans la cabine de l’avion les survivants découvrent qu’il y a à bord de l’avion un espion qui travaille pour une compagnie rivale. Alors que toute leur attention devrait se porter sur la survie, la fille de Michelet et ses collaborateurs semblent plus préoccupés par cet acte d’espionnage ???

Cette histoire d’Ombre et d’Atlantide est déjà copieuse en soi mais l’auteur y  a rajouté une petite touche : une petite partie des humains (dont Foreman, Sin Fen une femme qui travaille pour Foreman et Dane) semblent posséder des pouvoirs psychiques : 6ème sens, télépathie, télékinésie. Le détail de trop ?

Sinon, c’est un roman assez facile à lire et une détente assez agréable.

 

Ma note personnelle : 14/20
Atlantis –Greg DONEGAN ou Robert DOHERTY (deux pseudos -Son véritable nom étant: Bob MAYER)
Edition Kindle

 

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