A Witch to live – Walt BOYES

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Lorsque le père Eberhardt arrive à Sühl pour y faire brûler, il s’attend à une pleine coopération des autorités de la ville (après tout il a des preuves incontestables, le père de la jeune fille était lui-même un sorcier) mais celle-ci vient de rejoindre les Etats-Unis et il va au devant de grosses surprises.

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Une nouvelle intéressante sur le thème de l’inquisition et des procès de sorcières, on y suit le cheminement intellectuel d’un Jésuite, le père Friederich Spee qui a initié et participé à de nombreux procès de sorcières et qui est persuadé que les 200 sorciers et sorcières qu’il a vu condamnés et brûlés étaient innocents. Il a compris depuis longtemps que beaucoup de sorciers avaient été dénoncés afin de permettre à leurs dénonciateurs de s’emparer de leurs biens.

Ma note personnelle: 16/20
A Witch to live – Walt BOYES in Ring of Fire
Edition Kindle

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Miscellanées baskervilliennes

Sous ce titre volontairement savant, Jean-Daniel Brèque vous offre gracieusement (C’est à dire gratuitement), en version électronique, des fragments de textes divers mais très représentatifs de la collection Baskerville.

Cf définition de Miscellanées sur Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Miscellan%C3%A9es

Miscellanées+Baskervilliennes

Au sommaire:
« L’Ascension des Magasins Bendale », par Robert BARR, extrait de Lord Stranleigh, Millionnaire
Les Vengeurs, par Headon HILL, chapitres I et II
« La Chasseresse », par Richard MARSH, extrait des Enquêtes de Judith Lee
Masques rouges, par Louis Joseph VANCE, chapitres XVI et XVII
La Vengeance de Hilda Wade, par Grant ALLEN, chapitre V
Le Secret d’un crime, par Fergus HUME, chapitre XI
Détectives et Bandits Scientifiques (Fleur de Bagne, tome 3), par Marie-François GORON & Émile GAUTIER, chapitre II
« Le Mystère Doomdorf », par Melville DAVISSON POST, extrait de Oncle Abner, le Maître du Mystère
Les Joyeuses Aventures d’Aristide Pujol, par William J. LOCKE, chapitre III
Bonus: « Smeath le Voyant », par Barry PAIN–nouvelle parue en France en 1914 et jamais rééditée.

Alors que vous soyez amateurs d’Arthur CONAN DOYLE, Maurice LEBLANC, Emile GABORIAU, Gaston LEROUX, Agatha CHRISTIE… voire d’auteurs contemporains dont les récits se passent à la fin du XIXème siècle ou au Début du XXème siècle tels Anne PERRY ou Claude IZNER, précipitez vous sur cet ouvrage!

vous pouvez le télécharger là: http://www.moutons-electriques.fr/livre-341

là: http://store.kobobooks.com/fr-FR/ebook/miscellanees-baskervilliennes

ou encore là: http://riviereblanche.informe.com/miscellannues-baskervilliennes-dt1652.html

voire là: http://www4.fnac.com/livre-numerique/a7892281/Jean-Daniel-Breque-Miscellanees-Baskervilliennes#FORMAT=ePub

Mise-à-jour du 06/05/2015: la collection Baskerville dispose maintenant de son propre Blog

Kirov III – Pacific Storm de John SCHETTLER

Kirov 3

A peine arrivé à Sainte-Hélène le 23 août 1942, le Kirov a disparu à nouveau dans le futur post-apocalyptique. Se déplaçant jusque dans le pacifique à la recherche d’un endroit civilisé qui aurait survécu, le Kirov découvre sur une île un journal qui explique que la guerre a éclaté suite à une escalade qui avait commencé par l’attaque d’un navire russe dans l’Atlantique et qui avait culminé avec l’attaque d’un sous-marin américain par un navire russe dans le Pacifique.

Lorsqu’il retourne dans le passé, le Kirov apparaît, juste en dessous d’une escadrille d’avion Japonais qui sont en route pour attaquer le port australien de Darwin. Les Japonais détachent 9 bombardiers en piqué Aichi D3A (Val). Surpris pendant la transition, l’équipage du Kirov n’a que peu de temps pour réagir mais réussit cependant à détruire 8 des 9 avions Japonais avant qu’ils aient pu placer une bombe sur leur navire. Le 9ème Val réussit cependant à toucher le navire mais sans faire de gros dégâts parce que les bombes emportées par les chasseurs bombardiers n’étaient pas destinées à attaquer des navires.

Les officiers du Kirov constatent que cette fois-ci, ils sont réapparus le 24 août 1942 au large de Melville Island (Ce qui ne manquera pas de surprendre l’amirauté britannique lorsqu’elle découvrira que le Kirov a parcouru 7.800 Miles en une journée!). La trame temporelle a été modifiée par l’entrée en guerre précoce des américains de sorte que Pearl Harbor ne s’est pas produit et que si les deux pays sont en guerre, le Japon n’a pas attaqué Midway et a décidé de tourner les yeux vers le Sud pour tenter de faire barrage aux Américains en ancrant leur ligne à partir de l’Australie. Ils n’ont aucune intention de s’emparer du pays entier mais bien d’y installer une base pour mener des raids.

Ceci explique que dans la région où le Kirov a débarqué, on trouve notamment les 6 gros porte-avions Japonais de l’époque ainsi que plusieurs croiseurs de bataille (tel le Kirishima) ou cuirassés (Yamato, Nagato, Mutsu…).

Les officiers du Kirov ont entre-temps découvert que leurs sauts dans le temps semblent être liés à l’utilisation d’un tube de réserve du réacteur nucléaire. En effet tous les 12 jours, l’ingénieur en charge du réacteur procède à une vérification d’un des 24 tubes et le remplace pendant l’examen du tube vérifié par le tube de réserve ou tube 25.

Les 9 avions Japonais appartenaient à une escadrille de la division de l’Amiral Hara, cette division comprenant les Porte-avions Zuikaku, Shokaku et le Porte-avion léger Zuiho. Après la première attaque manquée, l’Amiral Hara décide d’envoyer 12 bombardiers torpilleurs , de plus il dépêche 3 croiseurs légers pour intercepter le Navire étranger et leur envoie le Kirishima en renfort.

Les croiseurs Myoko, Haguro et Nachi se retrouvent sous le feu des canons de 152mm du Kirov avant même d’arriver à portée de tir pour riposter. Bien qu’endommagés tous les trois, ils continuent leur route jusqu’à ce que le Kirov se décide à envoyer un missile Moskit III sur l’Haguro ce qui a pour effet de stopper net ce dernier. Alors que les croiseurs légers se retirent, une nouvelle attaque aérienne, cette fois menée par 36 bombardiers en piqué et 19 bombardiers torpilleurs escortés par 12 zéros arrive sur le Kirov. Sur les 55 avions assaillants, seuls 7 rejoindront le Zuikaku et le Shokaku mais le Kirov a encaissé plusieurs coups et un des avions, celui du chef et seul survivant de l’escadrille de 9 bombardiers en piqué qui avaient mené la première attaque, écrase son Val sur le Kirov.

Ralenti par les dégâts de l’attaque aérienne, le Kirov voit se rapprocher le Kirishima rejoint par le croiseur Tone. Le Kirishima est maintenu à distance à coup de missiles Moskit II et P900 (SS27N Sizzler selon la dénomination Otan). Le kirov ne parviendra à s’en débarrasser qu’en larguant des mines MDM-7S dans son sillage. ayant touché des mines, le Kirishima sombre mais reste échoué à cause de la faible profondeur.

Les Japonais n’ont pas dit leur dernier mot, un sous-marin Kaichu K5, le Ro 33 tente une attaque et parvient à toucher le Kirov.

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Ralenti encore une fois, le Kirov doit encore repousser une vague d’assaut de 13 bombardiers en piqué, 18 bombardiers torpilleurs et 24 chasseurs.

Ayant repoussé ses adversaires, le Kirov sera cependant surpris par une attaque de deux chasseurs de nuit dont l’un parvient à tirer une rafale de ses canons de 20mm sur le Kirov.

C’est alors qu’apparaît un nouvel adversaire, rien moins que le Yamato avec l’amiral Yamamoto lui-même à bord et trois destroyers, les Jintsu, Yura et Nagara. Le Kirov parvient à éviter les torpilles des destroyers japonais (infligeant de lourds dégâts à ceux-ci avec ses canons seuls) et les obus du Yamato. Il faudra cependant 7 Moskits II, 2 P900 et 2 torpilles UGST-2 pour infliger suffisamment de dégâts au super-cuirassé et le persuader le d’arrêter la poursuite.

Alors que le Kirov commence à subie d’étranges distorsions, le faisant apparaître et disparaître, il réapparaît à courte distance du croiseur japonais Tone et celui-ci semble lui passer au travers. Enfin le Kirov s’immobilise à nouveau dans le futur.

Il y a cependant une grosse différence, cette fois-ci, le Kirov réceptionne des signaux radios. apparemment, il est revenu avant l’apocalypse nucléaire. A peine réapparu, le Kirov détecte un sous-marin américain à proximité. Persuadé qu’ils vont être attaqués, les marins du Kirov s’apprêtent à attaquer le sous-marin lorsque le capitaine Karpov stoppe l’attaque. Karpov s’est souvenu à temps des journaux trouvés dans le futur apocalyptique. Les événements ayant déclenché la catastrophe étaient la disparition du Kirov et la destruction par ce même navire d’un sous-marin nucléaire américain.

En annulant l’attaque, Karpov a permis d’empêcher le conflit et le Kirov peut désormais rentrer à sa base où un certain nombre de questions difficiles attendent l’Amiral Volsky et ses officiers.

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Un troisième tome mené tambour battant, comme on peut le lire plus haut, il n’y a pas de temps morts, les attaques se succèdent à un rythme soutenu et le Kirov devra utiliser la quasi totalité de son arsenal pour survivre (à la fin, il ne reste qu’un missile anti-aérien et moins d’une dizaine de missiles anti-navires.

Pour ceux qui comme moi, se demandaient comment l’auteur pouvait étirer sa série au vu de la consommation effrénée de munitions, John Schettler apporte une réponse en ramenant le navire à son port d’attache à la fin de ce troisième tome.

A noter que la série Kirov en est au 18ème volume (en Mai 2015).

Ce roman est disponible sur Amazon à l’adresse suivante :

http://www.amazon.fr/Kirov-III-Pacific-Storm-Book-English-ebook/dp/B00B92RPEW/ref=sr_1_6?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1415976766&sr=1-6&keywords=kirov

Un site web est aussi consacré à la série :

http://writingshop.ws/

ainsi qu’un blog: http://kirovseries.wordpress.com/2013/03/16/the-kirov-series-by-john-schettler/

Ma note personnelle : 16/20
Kirov III – Pacific Storm – John SCHETTLER
Edition Kindle

Voir mon article sur le tome I: https://daidin.wordpress.com/2013/10/21/kirov-john-schettler/

Le tome II: https://daidin.wordpress.com/2014/06/29/kirov-ii-cauldron-of-fire-john-schettler/

Le tome IV: https://daidin.wordpress.com/2015/05/14/kirov-iv-men-of-war/

Et le tome V: https://daidin.wordpress.com/2016/12/09/kirov-v-9-days-falling/

Time and Time Again (1947) de Henry Beam PIPER

The H. Beam Piper Megapack2

1975, Allan Heartley est mourant, il s’est retrouvé dans le rayon de contamination mortelle de l’explosion d’une bombe nucléaire alors qu’il faisait partie des défenseurs de Buffalo. Lorsqu’on lui fait une injection de produit anesthésiant, il se réveille le 5 août 1945 dans son propre corps âgé de 13 ans mais avec tous les souvenirs de l’homme de 43 ans qu’il était. Que faire dans sa situation, Comment un gamin de 13 ans parviendra-t-il à empêcher la guerre nucléaire qui a dévasté une grande partie du Canada et de l’Amérique du Nord?

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Cette première nouvelle du Megapack consacré à Henry Beam Piper est également la première nouvelle publiée par l’auteur (en 1947). Elle nous montre déjà un héros très « Piperien » puisqu’alors que le lecteur peut penser qu’Allan agît en réaction instinctive aux événements, celui-ci nous démontre par la suite qu’il avait déjà envisagé les conséquences à moyen et à long terme. Lors de la discussion entre Allan et son père, nous découvrons déjà certaines des idées qui seront développée dans la série « Paratime ».

Une bonne nouvelle(non traduite à ma connaissance) introductive  à ce megapack, même si on y dénote une certaine naïveté.

Ma note personnelle:15/20
Time and Time Again (1947) de Henry Beam Piper in The H. Beam Piper Megapack: 33 Classic Science Fiction Novels and Short Stories.
Edition Kindle.

Message 200: Les auteurs peu connus, méconnus ou oubliés de l’Imaginaire

Paratime-1

Le sujet de ce 200ème message m’a été inspiré par un post de Hoodini Voorhees sur Facebook et les commentaires qui ont suivi de multiples intervenants tels Jean-Pierre Dionnet, Jean-Luc Rivera et d’autres, commentaires qui se poursuivaient à l’heure où j’écris ce message.

Cette discussion, commencée sur « Space Viking », un roman de Henry Beam Piper, écrivain trop mal connu chez nous, s’est étendue à d’autres auteurs et alors que je suggérais à Jean-Luc de créer une série d’articles sur les écrivains anglo-saxons de SF peu ou mal connus, celui-ci me suggéra de m’en charger moi-même. En y réfléchissant, je me suis dit que la tâche était très lourde (beaucoup d’entre nous se basent sur les souvenirs qu’ils ont de tel ou tel ouvrage lu parfois 20 ou 30 ans auparavant) et que le mieux était peut-être d’en faire un travail collectif en profitant de la diversité des talents et de la richesse des connaissances des amateurs de SF. Nous pouvons ici profiter du meilleur d’Internet .

C’est pourquoi, je voudrais proposer de réunir en un lieu (et ce peut être sur mon blog ou sur un site plus approprié voire sur Wikipedia, je ne cherche pas à m’approprier le travail d’autres personnes), des pages dédiées à ces auteurs, reprenant une biographie ainsi qu’une bibliographie des œuvres traduites et non-traduites de ces auteurs ( avec des résumés critiques ou non par des lecteurs) afin de permettre leur découverte par des lecteurs curieux ou, qui sait, leur traduction par un éditeur audacieux, reprenant par la même la démarche d’un Laurent Genefort avec ses « Trésors de la SF ».

L’originalité de la démarche par rapport à ce que l’on trouve sur Wikipedia, serait que chaque oeuvre pourrait être commentée par les intervenants, ne limitant pas ces pages à de simples bibliographies.
Chaque Internaute pourrait contribuer en apportant informations, critiques, textes, iconographie…

Bien entendu, il y a peu de chances que ces auteurs puissent encore bénéficier d’une édition papier vu la dispersion du marché mais on peut espérer qu’avec Internet, certaines personnes à l’instar d’un Jean-Daniel Brèque, reprennent ces textes, souvent libre de droits, pour les traduire et les mettre à disposition pour un prix raisonnable.

Je me propose en tout cas de créer une page sur mon blog pour reprendre une liste de ces maîtres méconnus (et par là j’entends des auteurs dont une bonne partie de l’œuvre doit encore être découverte ou redécouverte, je ne reprendrais donc pas des auteurs tels que Van Vogt, Asimov, Dick ou Simak mais bien un Poul Anderson pour lequel il a fallu attendre 42 pour que l’on traduise Tau Zero et qui a encore un certain nombre de textes non-traduits), je commencerai par une liste d’auteurs anglo-saxons mais rien n’empêche d’y adjoindre d’autres auteurs par la suite.

En me basant sur notre discussion sur Facebook et sur mes goûts personnels, voici une première liste que je suis prêt à enrichir avec toutes les propositions d’auteurs (tant qu’elles restent dans le domaine, encore que la définition de ce domaine reste floue), je suis bien conscient aussi que certains de ces auteurs ont été récemment remis en lumière par les efforts de Richard D. Nolane ou Jean-Daniel Brèque notamment:

Poul ANDERSON
Christopher ANVIL
Algis BUDRYS
Carolyn J. CHERRYH
Theodore COGSWELL
Lester DEL REY
Ansen DIBBEL
Gordon R. DICKSON
Edmond HAMILTON
Keith LAUMER
Vonda Mc INTYRE
Henry Beam PIPER
Erik Frank RUSSEL
William TENN
Nat SCHACHNER
Seabury QUINN
James H. SCHMITZ
E.E. DOC SMITH
Lyon SPRAGUE DE CAMP
Brian STABBLEFORD
E.C. TUBB
Jack WILLIAMSON

Cette liste sera bien sur complétée au fur et à mesure des contributions. Il est bien entendu que chaque contributeur sera cité et ses mérites reconnus à la mesure de sa participation. Tout lien vers une page dédiée à un de ces auteurs sera repris et tout article qu’il soit d’un texte papier où émanant d’un blog sera mentionné avec le nom de son ou ses auteurs.

Je pensais me charger de la page sur Henry Beam Piper qui est un de mes auteurs préférés mais si quelqu’un a déjà un texte exhaustif à ce sujet, il me semble inutile de refaire ce qui existerait déjà, cependant comme le projet tend à être le plus exhaustif possible, il faudrait que les auteurs soient d’accords pour enrichir leurs pages avec les infos et/ou critiques des autres internautes, y compris les infos concernant les personnes qui ont continué certaines séries comme pour Henry Beam Piper qui a vu son œuvre poursuivie notamment par J.F. Carr ou E.E. DOC SMITH qui a vu sa série des « Fulgurs » poursuivie par notamment David Kyle.

Visita au salon fantastique le 01-11-2014

Outre des conversations intéressantes avec le toujours sympathique Thomas Bauduret pour les éditions Malpertuis, Nicolas Le Breton sur le stand des Moutons électriques et Olivier sur le stand du Grimoire/Editions Mille saisons, j’ai encore craqué pour quelques ouvrages:

Les ames envolées_0001   Le roi en jaune_0001

La Vampire_0001

 

 

Machines Infernales de K.W. JETER

Machines infernales_0001   Machines infernales_0002

 

George Dower est le fils d’un inventeur génial. Son père a créé des automates capables de performances encore jamais vues ainsi que des mécaniques compliquées, horloges, baromètres astrolabes et encore beaucoup de choses que George a beaucoup de mal à identifier….

Son père étant mort, George a décidé de reprendre l’atelier paternel mais il n’a aucunement le talent et les capacités de celui-ci. C’est tout juste s’il peut réparer les machines les plus simples et encore, uniquement avec l’aide de Creff, son assistant qui était l’assistant de son père auparavant et qui peut le guider sur certaines réparations. La tentative de George de réparer une des merveilles de son père, les « Automates Brevetés du Clergé », un chœur d’ anges circulant sur un rail dans une église, s’est soldée par un lamentable échec, provoquant un désastre qui aurait pu n’être que ridicule lorsque les anges se sont emmêlés et ont été endommagés mais qui a également laissé au prêtre de la paroisse un douloureux souvenir sous la forme d’un boitillement à vie.

Lorsque qu’un étrange visiteur à la peau brune et rappelant le vieux cuir du Maroc débarque dans la boutique de George, ce dernier est loin d’imaginer que ce n’est que le début d’un long cauchemar qui commence pour lui. L’étrange individu que George a tout de suite surnommé l’homme de cuir noir demande à George de réparer une invention de feu son père, George accepte la réparation bien qu’il n’ait qu’un vague idée de la nature de l’objet que l’individu lui a remis et ignore à quoi il sert. L’homme de cuir noir lui laisse en manière d’avance de paiement une pièce à l’effigie d’un saint à tête de poisson: Saint Monkfish.

A partir de là, les événements s’enchaînent, deux individus étranges Graeme Scape et Ms McThane essaient de s’emparer de la mécanique laissé par l’homme de cuir noir, En enquêtant sur Saint Monkfish, George découvre un quartier inconnu de Londres où vivent un certain nombre de personnages difformes, humains mais avec des yeux globuleux rappelant des poissons. Retrouvant Scape et Ms McThane, George est entraîné dans une église où il participe à une curieuse cérémonie, arrêté par la police, délivré par Scape qui l’emmène chez Lord Bendray, poursuivi ou manipulé par l’armée de dieu, Lord Bendray et l’Anti-Société, les puritains, les souteneurs  de Londres, les paysans difformes qui habitent sur les terres de Lord Bendray, la Société Royale et l’homme de cuir noir.

George, après avoir découvert tout un pan inconnu de l’existence de son père, découvrira de nouvelles machines fabuleuses (une sorte d’avion qui vole en battant des ailes, le Paganinicon: un automate avec les dons et le caractère de Paganini mais surtout une mécanique qui en produisant des vibrations sur certaines fréquences, pourrait faire éclater la planète)  se retrouvera impliqué dans deux tentatives de destruction de la planète qui ne seront déjouées que par un moyen des plus originaux

 

J’ai volontairement accéléré le résumé parce que cela rend à mon humble avis mieux compte de la succession d’événements que subit George Dower tout au long du récit et qu’il m’aurait fallu de nombreuses pages pour résumer ces événements. Balloté entre toute une série de factions, George n’est qu’un pion que chacun s’efforce de pousser dans la direction qu’il veut et ce n’est qu’à la fin du récit que George et le lecteur découvrent à quel point, il a été manipulé depuis le début.

Si le roman de K.W Jeter est intéressant par son inventivité, (Personnages haut en couleur, Machines plus délirantes les unes que les autres, créatures amphibiennes ou semi-amphibiennes, automates plus ou moins sophistiqués), s’il est par moment très agréable à lire et si les revirements sont très réussis, j’ai quand même eu du mal à poursuivre la lecture passé les premières pages. Après quelques chapitres, j’ai eu du mal à m’intéresser à l’histoire, ne voyant pas très bien où elle menait. J’ai repris la lecture après quelques jours et, après ce passage plus lent, le roman redevenait plus prenant, la fin étant intéressante et inattendue (pour moi en tout cas).

Certaines personnes sur Internet mentionnent l »humour de ce roman. Je n’ai personnellement pas beaucoup ri. Certes George se retrouve à plusieurs reprises dans des situations où il se ridiculise, il est aussi contraints à certains actes qui peuvent être amusant mais on n’est quand même pas dans la franche rigolade. Je ne suis sans doute pas sensible au comique de situation quand il n’est pas visuel.

Je dois bien avouer que j’ai été un peu déçu par cet ouvrage d’un des pères fondateurs du Steampunk. Peut-être en attendais-je trop. Au final, ce n’est pas un mauvais roman mais il ne vaut certes pas Les Voiesd’Anubis de Tim Powers.

Ma note personnelle: 14/20
Machines Infernales – K.W. JETER
Edition J’ai Lu – 348 pages

 

 

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