Machines Infernales de K.W. JETER

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George Dower est le fils d’un inventeur génial. Son père a créé des automates capables de performances encore jamais vues ainsi que des mécaniques compliquées, horloges, baromètres astrolabes et encore beaucoup de choses que George a beaucoup de mal à identifier….

Son père étant mort, George a décidé de reprendre l’atelier paternel mais il n’a aucunement le talent et les capacités de celui-ci. C’est tout juste s’il peut réparer les machines les plus simples et encore, uniquement avec l’aide de Creff, son assistant qui était l’assistant de son père auparavant et qui peut le guider sur certaines réparations. La tentative de George de réparer une des merveilles de son père, les « Automates Brevetés du Clergé », un chœur d’ anges circulant sur un rail dans une église, s’est soldée par un lamentable échec, provoquant un désastre qui aurait pu n’être que ridicule lorsque les anges se sont emmêlés et ont été endommagés mais qui a également laissé au prêtre de la paroisse un douloureux souvenir sous la forme d’un boitillement à vie.

Lorsque qu’un étrange visiteur à la peau brune et rappelant le vieux cuir du Maroc débarque dans la boutique de George, ce dernier est loin d’imaginer que ce n’est que le début d’un long cauchemar qui commence pour lui. L’étrange individu que George a tout de suite surnommé l’homme de cuir noir demande à George de réparer une invention de feu son père, George accepte la réparation bien qu’il n’ait qu’un vague idée de la nature de l’objet que l’individu lui a remis et ignore à quoi il sert. L’homme de cuir noir lui laisse en manière d’avance de paiement une pièce à l’effigie d’un saint à tête de poisson: Saint Monkfish.

A partir de là, les événements s’enchaînent, deux individus étranges Graeme Scape et Ms McThane essaient de s’emparer de la mécanique laissé par l’homme de cuir noir, En enquêtant sur Saint Monkfish, George découvre un quartier inconnu de Londres où vivent un certain nombre de personnages difformes, humains mais avec des yeux globuleux rappelant des poissons. Retrouvant Scape et Ms McThane, George est entraîné dans une église où il participe à une curieuse cérémonie, arrêté par la police, délivré par Scape qui l’emmène chez Lord Bendray, poursuivi ou manipulé par l’armée de dieu, Lord Bendray et l’Anti-Société, les puritains, les souteneurs  de Londres, les paysans difformes qui habitent sur les terres de Lord Bendray, la Société Royale et l’homme de cuir noir.

George, après avoir découvert tout un pan inconnu de l’existence de son père, découvrira de nouvelles machines fabuleuses (une sorte d’avion qui vole en battant des ailes, le Paganinicon: un automate avec les dons et le caractère de Paganini mais surtout une mécanique qui en produisant des vibrations sur certaines fréquences, pourrait faire éclater la planète)  se retrouvera impliqué dans deux tentatives de destruction de la planète qui ne seront déjouées que par un moyen des plus originaux

 

J’ai volontairement accéléré le résumé parce que cela rend à mon humble avis mieux compte de la succession d’événements que subit George Dower tout au long du récit et qu’il m’aurait fallu de nombreuses pages pour résumer ces événements. Balloté entre toute une série de factions, George n’est qu’un pion que chacun s’efforce de pousser dans la direction qu’il veut et ce n’est qu’à la fin du récit que George et le lecteur découvrent à quel point, il a été manipulé depuis le début.

Si le roman de K.W Jeter est intéressant par son inventivité, (Personnages haut en couleur, Machines plus délirantes les unes que les autres, créatures amphibiennes ou semi-amphibiennes, automates plus ou moins sophistiqués), s’il est par moment très agréable à lire et si les revirements sont très réussis, j’ai quand même eu du mal à poursuivre la lecture passé les premières pages. Après quelques chapitres, j’ai eu du mal à m’intéresser à l’histoire, ne voyant pas très bien où elle menait. J’ai repris la lecture après quelques jours et, après ce passage plus lent, le roman redevenait plus prenant, la fin étant intéressante et inattendue (pour moi en tout cas).

Certaines personnes sur Internet mentionnent l »humour de ce roman. Je n’ai personnellement pas beaucoup ri. Certes George se retrouve à plusieurs reprises dans des situations où il se ridiculise, il est aussi contraints à certains actes qui peuvent être amusant mais on n’est quand même pas dans la franche rigolade. Je ne suis sans doute pas sensible au comique de situation quand il n’est pas visuel.

Je dois bien avouer que j’ai été un peu déçu par cet ouvrage d’un des pères fondateurs du Steampunk. Peut-être en attendais-je trop. Au final, ce n’est pas un mauvais roman mais il ne vaut certes pas Les Voiesd’Anubis de Tim Powers.

Ma note personnelle: 14/20
Machines Infernales – K.W. JETER
Edition J’ai Lu – 348 pages

 

 

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