Island in the Sea of Time – S..M. STIRLING

Island in the sea of time

 

1998 – L’île de Nantucket et le navire des gardes-côtes US “Eagle” se retrouvent pris au centre d’un dôme de lumière chatoyante. S’ensuit une coupure de la ligne électrique qui provient du continent tandis qu’à l’intérieur du navire les boussoles et compas deviennent fous et que les feux de Saint-Elme se déchaînent. Lorsque le phénomène se termine, plus aucune communication avec l’extérieure ne semble possible et les données des satellites ne parviennent plus. En fait, après vérification au moyen d’un petit avion basé sur l’île, il n’y a plus aucune trace de vie civilisée sur le continent, pas de bâtiments, pas de bateaux, pas de routes… mais pas parce qu’ils auraient été détruits, il semble qu’il n’y ait jamais rien eu à la place des infrastructures que les habitants de Nantucket connaissaient.

Si l’événement ne peut pas être expliqué, une astronome qui réside sur l’île parvient, en se servant des données à sa disposition à calculer d’après la position des étoiles que l’île et  ses habitants ont été transportés dans le temps en 1250 avant JC ce qui explique l’absence de toute structure civilisée sur le continent, la disparition des satellites et de toutes communications externes.

Cet événement provoque des réactions très diverses sur l’île, il y a un certains nombres de suicides mais la majorité des habitants semblent bien décidés à tenter de survivre dans ce nouvel environnement. Nantucket peut compter sur un atelier de mécanique particulièrement bien équipé, ce qui permet d’usiner toutes sortes de pièces métalliques avec une grande précision mais elle doit rationner l’énergie (on remet même en état un vieux moulin à vent) et surtout, il faut se débrouiller pour nourrir une population qui était fortement dépendante du continent pour assurer sa subsistance.

D’autres épreuves attendent cependant les naufragés du temps : un prêtre et ses ouailles tentent de mettre le feu à la ville pour empêcher les habitants d’interférer sur le déroulement de l’Histoire et d’empêcher, par exemple la venue du Christ. Ensuite, un groupe d’écologistes pacifistes tente de prendre contact avec les peuplades qui peuplent le Mexique afin de les aider dans leur lutte future contre l’homme blanc et de permettre le développement des civilisations d’Amérique centrale. Enfin, Walker, le second de l’«Eagle » parvient à convaincre quelques habitants de l’île et quelques marins qu’ils peuvent fonder un empire et régner sur les barbares qui peuplent cette époque en réduisant les plus faibles en esclavage. Il s’enfuit donc avec la plupart des fusils et armes de poing pour fonder son empire en Grande-Bretagne.

On assistera alors à une lutte entre les habitants de l’île alliés au peuple de la lune (fondateurs de Stonehenge) et les séides de Walker alliés aux barbares venus du continent et qui s’appellent eux-mêmes « le peuple du soleil.

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Si le récit est plaisant et si la manière dont les habitants parviennent à survivre à la transition m’a paru convaincante, ce roman n’échappe pas au défaut courant dans ce genre de récit, à savoir la construction très (trop ?) rapide d’infrastructures plus modernes que celle de l’époque où ces personnes ont débarquées (même si cela signifie pour eux un retour en arrière). Passe encore pour l’île elle-même qui possède encore une base si pas industrielle, en tout cas artisanale, développée mais lorsque Walker débarque en Grande-Bretagne, la vitesse à laquelle il parvient à développer son petit empire m’a paru peu plausible.

 

Ma note personnelle: 15/20
Island in the Sea of Time – S.M. STIRLING
Edition Kindle

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2 commentairesLaisser un commentaire

  1. Je remarque que moi vous regrettez souvent qu’une bonne idée de POD soit souvent mal ou sous exploitée.

    • C’est compliqué, en fait je comprends que l’auteur désire montrer les progrès que peuvent apporter les gens du futur et, dès lors, ils créent une situation où nos voyageurs du temps sont obligés de se développer rapidement sous peine d’être exterminés pas les « barbares ». Les auteurs ont envie de montrer des progrès rapides et de confronter des « sauvages » à des merveilles technologiques mais parfois, leurs voyageurs accomplissent des bonds dans le temps énormes avec des moyens relativement limité et parviennent à tirer leur plan dans un nombre impressionnant de domaines.

      D’un autre côté, c’est vrai qu’il y a des romans (ou tout autre support d’ailleurs: BD, films…) où j’aimerais changer une petite partie, voire une partie plus importante; dans des cas extrêmes, il y a une scène sublime au milieu d’un naufrage littéraire ou visuel. Parfois, ce sont des objets ou des inventions que j’adore dans des films que je ne trouve pas particulièrement réussi comme « La ligue des gentlemen extraordinaires » par exemple.


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