La paille dans l’oeil de Dieu – Larry NIVEN & Jerry POURNELLE

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Alors que l’empire humain a connu de nombreux soubresauts, les flottes impériales terminent de mettre les colonies rebelles au pas. Dans le système de la Néo Ecosse, un vaisseau spatial d’origine inconnue est repéré. Ce vaisseau ne répondant pas aux messages est bientôt arraisonné. A bord de ce vaisseau d’origine visiblement extraterrestre, les humains découvrent le corps d’un alien décédé depuis longtemps.

 En retraçant l’origine du vaisseau, les humains concluent que ce vaisseau a voyagé pendant des années en provenance de d’une étoile de type G qui a été nommée « La Paille dans l’Œil de Dieu ». Ce nom vient du fait que cette étoile apparaît en surimpression sur fonds d’une étoile super géante rouge, l’Oeil de Murcheson, située au delà de la Nébuleuse du Sac à Charbon. Vue de la Néo-Ecosse, cet ensemble ressemble à un visage d’homme encapuchonné qui aurait une paille dans l’œil.

Le capitaine Rod Blaine est chargé de diriger une expédition scientifique vers La Paille afin de prendre contact avec cette espèce extra-terrestre et de déterminer ses intentions.  A bord du croiseur Mac Arthur embarqueront une équipe de scientifiques pluridisciplinaire: linguistes, psychologues, anthropologues, physiciens…. Le Mac Arthur sera accompagné du Cuirassé Lénine commandé par l’Amiral Kutuzov. Le Lénine devra éviter tout contact avec les extraterrestres et détruire le Mac Arthur si celui-ci devait être contaminé ou pris par les extra-terrestres… L’Amiral Kutuzov doit aussi veiller à ce que les E.T. en apprennent le moins possible sur les humains.


Je ne vais pas résumer l’intrigue, cela serait trop long, qu’il me suffise de dire que nous avons ici un récit intelligent de premier contact (Surtout si l’on compare avec les autres récits de premier contact que j’ai lu auparavant où l’on a généralement affire à une race extra-terrestre qui veut anéantir tout ce qu’elle rencontre). Certes, le roman n’est pas sans défaut et, datant de 1974, légèrement dépassé au point de vue scientifique ou sociologique (les femmes y occupent une place quasi inexistante, à part la future épouse du héros, scientifique embarquée sur le Mac Arthur). Il s’agit aussi d’un roman américano centré, la plupart des personnages sont anglo-saxons, ce qui se voit aussi dans le nom des planètes comme la Néo-Ecosse. Nous sommes dans un Empire, avec une classe dirigeante noble ce qui pourrait paraître très peu probable de nos jours.

Le point fort de ce roman et c’est quand même le plus important dans un roman sur un « premier contact », c’est l’originalité de la culture E.T.. Les Pailleux comme viennent à les appeler les humains sont très différents de nous, à la fois physiquement(ils ont des membres asymétriques et sont répartis en plusieurs sous-espèces avec parfois de grandes différences de taille) et psychologiquement et j’ai trouvé cet aspect très réussi.

Lorsque le contact s’établit, il faut un certain temps pour arriver à ce que l’une des deux espèces parvienne à saisir le langage de l’autre et à ce jeu, ce sont les pailleux qui sont les plus forts. Commence alors  la phase de dialogue qui amène petit à petit à une compréhension au moins partielle de ce que les espèces veulent bien révéler. Car si l’on sait dès le début que les humains ne veulent pas révéler trop de leur passé belliqueux, on ne sait pas grand chose des pailleux. Ceux-ci semblent amicaux et très avancés sur certains points ce qui pourrait apporter de grands bénéfices pour l’espèce humaine(Une des sous-espèce de pailleux par exemple semble même être douée de génie pour la mécanique, ils sont capable de démonter un objet et de le modifier en augmentant son efficacité). Le débat s’engage alors entre les humains: les pailleux sont ils juste ce qu’ils ont l’air ou cachent-ils quelque chose.  La seule chose qui semble manquer aux pailleux, c’est la technologie qui permet d’avancer d’une planète à une autre en procédant par bonds. Cette technologie dont les humains disposent mais qui manque cruellement aux pailleux qui sont, dès lors, prisonniers de leur système stellaire.

Enfin, il faut venir au point qui fait débat sur ce roman qualifié de militariste, non point parce qu’il est rempli de personnages génocidaires voulant à tout pris exterminer une civilisation non-humaine ou qu’il y ait une suite de combats spatiaux ou planétaires mais bien parce que les scientifiques y  apparaissent comme de doux naïfs prêts à ouvrir les portes de l’empire à une espèce dont on ignore quasi tout alors que les militaires sont là pour veiller au grain et empêcher les catastrophes. C’est certes un point de vue présent et sans doute voulu par les auteurs dans le déroulement du récit mais de mon point de vue, un roman militariste est un roman qui met vraiment en valeur l’esprit militaire tellement supérieur au simple mortel (voir le roman de John Ringo commenté sur ce blog), je n’ai pas ressenti cet aspect là ici. On se trouve dans une histoire sur fonds militaire et il semble dès lors logique que les militaires y occupent une place prépondérante (un peu comme dans la série Honor Harrington).

Ma note personnelle: 17/20
La paille dans l’oeil de Dieu – Larry NIVEN & Jerry POURNELLE
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Shattered World 1-6: « The Eurasian War  » de Bobby HARDENBROOK

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J’avais déjà donné mon avis sur la première partie, voici ma critique des volumes 1-6(réunis en un seul gros ouvrage).

Je rappelle que « Shattered world » est un essai uchronique, pas un roman.

Contrairement à la plupart des récits uchroniques, dans cet essai, Bobby Hardenbrook modifie plusieurs paramètres:

Il part du principe que les relations entre l’Allemagne et l’Union soviétique se sont détériorées au point que Staline décide de lancer une attaque préventive sur la Pologne avant qu’Hitler ne se décide à attaquer ce pays.

Il décide aussi de plusieurs modifications telles que : pas de purge des officiers de l’armée rouge, accélération de la production des blindés soviétiques (ce qui leur permet d’avoir beaucoup plus de T34 disponibles dès les débuts de la guerre), l’Armée allemande jouit de beaucoup plus de libertés que dans notre ligne de temps parce qu’Hitler ne bénéficie pas de l’aura que lui aurait donné selon l’auteur la victoire de la campagne de France.

Dans cet essai, l’auteur aborde le récit uniquement du point de vue des mouvements stratégiques, il n’y a pas de partie romancée, mais seulement quelques témoignages ponctuels de situations tactiques par des personnages divers, sans doute pour donner un petit côté réaliste.

Pour un résumé plus détaillé du début, je vous renvoie à ma critique du tome I.

Après l’attaque de la Pologne par les soviétiques en 1937, les allemands, hongrois et italiens se sont rangés du côté polonais. Les combats se sont étendus à la Roumanie.

Les Français, Anglais et Américains restent neutres aidant même plutôt l’Allemagne économiquement parce qu’ils considèrent que Staline est plus dangereux qu’Hitler.

Petit à petit, l’Allemagne finit par prendre le dessus. L’Union soviétique est seule pour combattre l’Axe et, étant l’agresseur, ne jouit pas pour cette guerre de l’important soutien psychologique que constituait l’invasion de la Rodina  Lors d’une des offensives allemandes, Joukov se retrouve encerclé par les allemands avec plusieurs dizaines de milliers d’hommes et finit par se suicider. La Guerre s’étend aux Pays Baltes, à la Finlande et même à la Suède qui est envahie par les deux camps.

Alors que l’Axe repousse petit à petit les soviétiques, des parties du territoire soviétique se soulèvent et rejoignent l’Axe comme L’Ukraine, les Pays Baltes ou la Tchétchénie. Certains pays qui, dans la ligne de temps normale étaient restés neutres, rejoignent l’Axe comme l’Irak ou la Turquie (à qui l’Allemagne a promis les champs pétrolifères de Bakou).

Le Japon voyant la frontière est de l’empire soviétique fortement dégarnie attaque et s’empare d’une bonne partie de la Sibérie, postposant son attaque sur les territoires des puissances occidentales.

Les soviétiques sont acculés. Beria fomente un coup d’état et élimine Staline. Ne pouvant rien faire pour faire basculer la situation, Beria finit pas accepter de capituler en Juillet 1942 et la frontière est établie sur base des territoires conquis, la suède étant coupée en deux. L’Union soviétique est amputée de nombreux territoires: l’Ukraine, les Pays Baltes, une partie de la Sibérie et du Caucase.

Pour l’anecdote, Stalingrad est renommée: Beriagrad.

Les Pays occidentaux (France, Angleterre, Belgique, Pays-Bas) ont entre-temps créé l’Alliance pour la démocratie que la Norvège s’est empressée de rejoindre mais qui ne comprend pas les Etats-Unis où le président républicain Dewey a été élu par les partisans d’une politique isolationniste.

Alors que l’Allemagne se prépare à la prochaine guerre contre l’Alliance pour la démocratie en développant de nouveaux chars (Le char Panther amélioré dans cette timeline a été renommé Cougar et débarrassé des nombreux problèmes de maintenance que connaissait le Panther) de type Cougar II avec un canon de 105mm. Les Jets se multiplient ainsi que les fusées V2, V3 et V4 avec toujours plus de puissance et d’explosifs emportés.
Les troupes Italiennes voient leur équipement modernisé et se lancent dans la construction de nouvelles unités navales y compris un porte-avion. Les Allemands et les Anglais se lancent aussi dans la construction de nouvelles unités navales plus puissantes (Les allemands créant notamment un « super-Bismarck » nommé Fatherland et deux porte-avions).

Les hostilités reprennent en mai 1945 et la Wehrmacht se lance à l’assaut des Pays-Bas de la Belgique et de la France. La campagne est plus longue et acharnée mais les allemands finissent par vaincre les troupes alliées et à s’emparer des trois pays envahis. La France n’a pas capitulé parce que De Gaulle a fait un coup d’état. La France continue donc la Guerre depuis ses possessions d’Afrique du Nord.

Dans le désordre et par théâtre d’opération:

En Afrique du Nord, les Italiens tentent de s’emparer de la Tunisie mais même s’ils sont mieux équipés et leur moral meilleur que dans notre ligne temporelle, ils finissent par avoir besoin des Allemands qui envoient d’abord Guderian et puis Rommel en soutien de Guderian pour faire face aux français à l’Ouest et aux Anglais à l’est (Egypte). Les combats seront longtemps indécis, basculant d’un côté puis de l’autre mais les français sont battus et obligés de concéder la Tunisie et une bonne partie de l’Algérie à l’Italie; ils sont aussi forcés de se retirer de l’Alliance pour la démocratie. Les troupes anglaises après avoir été au bord de l’anéantissement sont sauvés par l’explosion d’une bombe atomique sur le nœud de ravitaillement le plus important des allemands, l’explosion liquidant la meilleure unité allemande par la même occasion. L’Egypte et la Syrie sont cependant le théâtre de nombreuses insurrections nationalistes et fondamentalistes et il n’est pas sûr que l’Angleterre pourra encore s’y maintenir longtemps.

L’Espagne ayant rejoint l’Axe, Malte et Gibraltar ont été attaqués. Malte est tombée assez rapidement mais Gibraltar ne cédera qu’après un siège de 1.614 jours et de nombreux bombardements notamment par les canons lourds sur rails.

En Norvège, là aussi les combats sont acharnés mais après plusieurs années de combats, les alliés repoussés au Nord sont obligés de ré-embarquer vers l’Angleterre.

Les Etats-Unis, attaqués par les Japonais en même temps que les Anglais, français et autres puissances occidentales ne sont entrés en Guerre que contre les Japonais. Nous suivons donc pendant plusieurs années les combats dans le Pacifique où la flotte américaine, lourdement touchée à Pearl Harbour où elle a vu trois de ses six porte-avions de Classe Essex coulés et un quatrième endommagé (sur six) doit mener de longs combats contre les Japonais. Le général Patton se distingue en Thaïlande et en Indochine où les Américains se sont alliés à Ho Chi Minh pour chasser les Japonais. Les Etats-Unis ont développé la bombe atomique avec un peu de retard sur notre ligne temporelle et l’utilisent pour faciliter leurs avancées. Après l’explosion de la deuxième bombe, une junte de militaire fanatiques s’empare de l’empereur du Japon et décide de poursuivre le combat jusqu’au bout. On voit donc les explosions nucléaires se multiplier, détruisant les points de résistance, les ports, les infrastructures militaires et les villes. De leur côté, les militaires japonais font un usage intensif d’armes chimiques et bactériologiques ce à quoi les Etats-Unis répondent avec leur propres armes chimiques et l’utilisation du Napalm. Les Japonais sont repoussés un peu partout se cramponnant aux villes portuaires chinoises et défendant leurs îles pied à pied.

Les soviétiques, profitant de ce que les Allemands étaient très occupés à l’Ouest ont lancé une grande offensive pour reprendre du terrain aux allemands. Dans un premier temps, ils parviennent à reprendre les Etats baltes et l’Ukraine mais ils finissent par être repoussé. L’armement allemand leur est très supérieur, surtout dans le domaine de l’aviation. Lorsque ce livre se termine, les soviétiques ont déjà été repoussé sur leurs frontières et leurs troupes sont totalement désorganisée, ayant perdu une majeure partie de leur armement lourd.

En Europe, l’Angleterre est régulièrement bombardée par les missiles allemands, il y a de nombreux affrontement entre l’aviation des deux camps, les jets allemands étant supérieurs aux Meteors anglais mais les anglais reçoivent une aide non-officielle des Etats-Unis qui leur permet de tenir le coup jusqu’à ce que les Etats-Unis décident d’intervenir. La bataille de l’Atlantique bascule tantôt dans un camp, tantôt dans l’autre en fonction des progrès faits par les allemands dans la guerre sous-marine ou par les alliés dans le domaine de la lutte anti sous-marine. Alors que la Bataille des Canaries est très disputée, les Etats-Unis déclarent la Guerre à l’Axe et font pencher le balance dans cette bataille. Les flottes américaines bombardent l’Espagne et les chasseurs américains embarqués sur des porte-avions finissent par emporter la bataille aérienne malgré de nombreuses pertes causées par des missiles téléguidés tirés contre les navires US. L’Espagne subit de nombreux bombardement atomiques mis Franco capitule pas. Le Portugal qui avait rejoint l’axe change de camp et permet un débarquement américain sur ses côtes. Gibraltar est reconquise par les américains après une nouvelle explosion atomique.

Les Anglais ont lâchés plusieurs bombes atomiques sur des bases de la Luftwaffe en France et les allemands ont ripostés par des tirs de missiles chargés de gaz. Le nombre de victimes est très élevé des deux côtés.

Le livre se termine alors que les alliés viennent de lancer des bombes atomiques sur plusieurs villes allemandes avec une estimation de 3 millions de morts.


Cet essai ne m’avait déjà pas convaincu dans sa première partie mais les parties 2 à 6 n’ont fait qu’aggraver ce sentiment.

Si au départ, l’aviation russe m’a paru surestimée, par la suite, elle paraît se modifier très lentement. Quid des nombreux modèles russes qui se sont montrés quand même assez efficaces dans notre ligne temporelle. De plus, l’auteur semble oublier qu’il a autorisé des progrès technologiques à une nation. Il est une seule fois question d’une escadrille de jets Komet chargés de la défense de Moscou mais on n’en entend plus parler ensuite, comme si les russes n’en avaient plus construit, il n’est question que de nombreux avions à hélice. De même, l’auteur a armé l’Union Soviétique de nombreux chars T34 au début de la guerre mais on ne voit que très peu d’améliorations des tanks soviétiques par la suite (quid des t34-85, KVI ou KVII…). Il n’est qu’une seule fois fait mention de chars JS.

Si la résistance des soviétiques au début du récit est étonnante (ils combattent quand même cinq ans tout seuls alors qu’ils doivent affronter en plus des allemands et de leurs alliés de notre ligne temporelle, les Polonais, les Ukrainiens, les Baltes, les Turcs et les Japonais), leur effondrement dans la deuxième partie apparaît tout aussi surprenante. Contrairement aux allemands, ils ne semblent avoir fait aucun progrès matériel. L’auteur nous dit qu’une ligne ferroviaire a été construite en Afghanistan qui permet aux anglais de ravitailler les soviétiques mais ce ravitaillement ne semble rien apporter.

Le côté le plus dérangeant, c’est sans doute la volonté de combat jusqu’au-boutiste de nombreux combattants à l’instar des italiens par exemple qui semblent dans ce récit beaucoup plus décidés à se battre que dans notre ligne temporelle. Et puis, si notre seconde guerre mondiale avait déjà été une effroyable boucherie, l’auteur ici n’hésite pas à faire employer des armes chimiques, bactériologiques et nucléaires par tous les camps à tel point que j’ai perdu le compte du nombre de bombes larguées par les Anglais et les Américains. La facture globales du boucher est donc ici encore beaucoup plus élevée que dans notre ligne temporelle et la guerre n’est visiblement pas finie au bout du volume VI.

Enfin, si l’auteur semble avoir une connaissance des principaux généraux des deux camps, passé quelques noms, il ne semble plus y avoir personne. Où sont passé les Koniev, Rokossovski, Vassilievski, Leclerc, Bradley… pour ne citer que quelques noms. Joukov mort, les soviétiques ne semblent plus avoir un seul général charismatique?

Shattered World Vol.1-6  de Bobby HARDENBROOK
Edition Kindle
Ma note personnelle: 12/20

To Survive The earth – William STROOCK

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6 nouvelles supplémentaires dans cette série de William Stroock, on y découvre les aspects les plus durs de la vie dans un conflit moderne tout comme les aspects plus légers voire comique lorsque 3 hommes un peu éméchés décident d’abattre un engin Jai.

L’action se déroule sur Terre dans les airs et dans l’espace alors que les différentes nations terriennes tentent de causer un maximum de dommages et de détruire les installations que les Jai ont créés au-dessus de Venus ou sur Cérès.


Encore un recueil plaisant à lire en attendant To liberate Mars.

Voir aussi: To Defend The Earth

Ma note personnelle : 16/20
To Survive The Earth – William STROOCK
Edition Kindle

Site web de l’auteur: http://williamstroock.blogspot.be/

Triplanetary (1948) – E. E. « Doc » SMITH

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Triplanétaire, premier tome de la série des « Fulgurs » ou porteurs du Joyau (Lensmen), nous conte l’évolution d’un conflit entre les Arisians et les Eddoriens s’étendant sur plusieurs milliards d’années et à travers plusieurs galaxies.

Ces deux races très anciennes avaient deux conceptions très différentes de la vie, les Arisians évoluèrent vers une civilisation basée sur l’étude et la coopération tandis que les Eddoriens édifièrent la leur sur la domination du plus fort, n’hésitant pas à tuer leurs rivaux pour s’emparer de leur place. Les deux civilisations évoluèrent dans deux galaxies différentes mais atteignirent toutes deux  un stade de développement psychique qui leur permit de vivre presque en purs esprits pouvant quitter leurs corps physiques avec des durées de vie très longues.

Lorsque qu’un esprit Arisian rencontra l’esprit d’un Eddorien, ce dernier essaya de tuer l’intrus Arisian d’une décharge d’énergie psychique mais ne put le vaincre. Le jeune Arisian appela ses ainés et le contact s’établit entre les deux races. Les Eddoriens essayèrent de tuer les Arisians et échouèrent de leur côté, les Arisians se rendirent compte qu’ils ne pouvaient pas vaincre eux-mêmes les Eddoriens. Les Arisians effacèrent alors toute trace de cette rencontre dans les esprits des Eddoriens et décidèrent de préparer d’autres races à l’affrontement inévitable avec les Eddoriens.

Pendant que les Eddoriens s’efforçaient d’assouvir leur soif de pouvoir et de domination en prenant le contrôle des races plus jeunes qu’ils rencontraient, les Arisians avançaient masqués en protégeant de leur mieux les races de quatre planètes prometteuses: Rigel IV, Palainn VII, Velantia II et Sol III (Bien sur).

Nous suivons donc dans ce récit l’essor de la race humaine vers les étoiles et ses premières rencontres avec d’autres races, l’alliance des trois planètes: La Terre, Vénus et Mars puis la rencontre avec Gharlane d’Eddore (un Eddorien qui était déjà intervenu par le passé pour freiner le progrès technologique sur Sol III) qui lorsqu’il veut intervenir directement contre les terriens découvre l’existence des Arisians. Avec cet avancée pour les Terriens, les Arisians ont en effet visualisé qu’ils pouvaient désormais se rendre visibles aux Eddoriens. Désormais le conflit va se jouer au travers des races soutenues par les deux espèces et d’après la visualisation globale des Arisiens, la victoire finale sur Eddore ne fait plus de doute.

Triplanétaire voit donc les vaisseaux de la ligue solarienne affronter la flotte pirate de Gharlane sous les traits d’un humain nommé « Roger » et une race mystérieuse qui vient s’emparer de tout le fer dont elle peut s’emparer (ce métal étant extrêmement rare sur leur planète) avec un rayon qui fait fondre le fer et l’aspire vers leur vaisseau).


D’abord publié par épisodes dans Amazing Stories en 1934, ce roman a été retravaillé et réédité en 1948. S’il est bien un roman que je pensais connaître, c’est bien ce « Triplanétaire » que j’ai eu l’occasion de lire à plusieurs reprises (ce roman est paru en français chez Albin Michel en 1972) et pourtant en lisant la version anglaise, j’ai découvert que quatre chapitres entiers avaient été coupés  à la traduction, chapitres non-essentiels certes mais qui nous montrent les ancêtres des héros aux prises avec les situations catastrophiques créées par Gharlane.

Evidemment, de nos jours beaucoup de choses décrites dans la série des « Fulgurs » sont techniquement et scientifiquement dépassées (On n’a évidemment pas trouvé d’E.T. sur Mars, Vénus ou l’une des lunes de Jupiter par exemple )mais cela reste à mon avis encore fort lisible et si vous êtes capables de vous projeter à l’époque, vous réaliserez facilement le nombre de théories intéressantes pour l’époque que doc Smith a introduit dans sa série.
Le plus grand défaut de cette série est sans doute l’utilisation abusive de superlatifs (on peut y lire par exemple que des torrents d’énergie irrépressibles se retrouvent bloqués par des écrans d’une puissance incommensurable et puis quelques chapitres plus loin, on a développé de nouveaux vaisseaux qui font encore mieux que les précédents…

Pour le côté positif, la série s’étend sur des milliards d’années et sur des galaxies nombreuses, c’est l’un des ancêtres du Space Opéra qui a influencé bien des auteurs par la suite et notamment David Weber.

Le conflit entre Arisians et Eddoriens a peut-être aussi influencé Michael J. Straczynski  pour le conflit entre les Vorlons et les Ombres dans Babylon 5.

Ma note personnelle : 16/20
Triplanetary –Edward Elmer « doc » SMITH
Edition Kindle

Stalin’s Hammer: Cairo – John BIRMINGHAM

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Le prince Harry a été recruté par le MI6, suite à ses aventures précédentes. Sa première mission l’envoie au Caire où il doit empêcher les soviétiques d’enlever un savant allemand. Accompagné de son amie Julia Duffy, Harry a donc toutes les apparences du touriste en vacances qui ne devrait pas attirer l’attention (enfin pas plus que ne peut en attirer un membre de la famille royale d’Angleterre) mais le Caire est comme chacun le sait, un nid d’espion.


Stalin’s Hammer est la deuxième partie du quatrième tome de la série Axis of Time, alors que les trois premiers tomes nous avaient entraînés dans un thriller uchronique, ce quatrième tome lui ressemble plutôt à un James Bond, les gadgets de Q étant remplacés par quelques équipements futuristes. Je dois le dire j’ai été un peu déçu. Le roman est bien écrit mais j’espérais que John Birmingham allait continuer à développer son univers uchronique alors que ce deuxième tiers continue dans l’espionnage qui était déjà le thème principal du premier tome.

J’ai trouvé l’ambiance Caïrote assez réussie et rendant très bien l’image qu’ont pu donner les films d’espionnage qui s’y déroulent.

Une lecture agréable mais qui pourrait décevoir les fans de la série.

Ma note personnelle: 15/20

Stalin’s Hammer: Cairo – – John Birmingham

Edition Kindle

Voir le 1er tiers de ce quatrième tome: Stalin’s Hammer: Rome

Warship – Joshua DALZELLE

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Au 25ème siècle, après les guerres des 21ème et 22ème siècles, l’humanité a essaimé vers les étoiles, établissant des colonies sur des centaines de mondes. Si l’évolution technologique a permis cette colonisation, elle n’a pas pour autant été accompagnée d’une évolution philosophique. Les humains sont toujours politiquement divisés et pétris de préjugés (par exemple contre les habitants de la planète mère parce que tout le monde sait que les plus doués des humains sont partis vers les étoiles ne laissant sur terre que les incapables). Ils ont construit des flottes de vaisseaux de commerce et de guerre (surtout pour se protéger des autres humains) mais ceux-ci ne sont plus vraiment à la pointe du progrès parce que les conflits se sont apaisés et que l’humanité n’a, jusqu’ici, rencontré aucune civilisation extra-terrestre.

 

Le capitaine Jackson Wolfe commande le Blue Jacket, un destroyer obsolète et destiné à la casse, mal entretenu faute de moyen et avec un équipage peu motivé. Son supérieur direct l’amiral Winter a décidé que cet incapable de Terrien devait terminer sa carrière, mais avant de le mettre à la pension définitive et d’envoyer le Blue Jacket, il devra accomplir une dernière mission, convoyer un politicien et son secrétaire. Et pour que ce voyage ne soit pas totalement inutile, l’amiral a chargé Wolfe de former son nouveau second Celesta Wright afin que celle-ci puisse prendre le commandement d’un nouveau vaisseau à la fin du voyage ; l’amiral a également chargée celle-ci d’espionner Wolfe et de faire un dossier sur Wolfe pour faciliter sa mise à la retraite rapide.

 

Pendant sa mission, le Blue Jacket découvre une planète dont la population humaine semble avoir complètement disparu. Accompagnant une équipe sur la planète, Wolfe découvre que la planète semble avoir été victime d’une sorte d’organisme amiboïde qui aurait dévoré tout organisme vivant (un peu comme le blob voir image ci-dessous :

 

Après avoir perdu deux hommes absorbés par la créature, Wolfe et son équipe parviennent à rejoindre le vaisseau avec un échantillon de la créature. Peu de temps après, ils repèrent ce qui semble être un vaisseau spatial vivant qui les attaques. Le Blue Jacket parvient à mettre l’ennemi en fuite malgré de lourde dégâts mais celui-ci les suit jusqu’à l’étape suivante de leur voyage. Le Blue Jacket doit à nouveau affronter cette créature qui semble avoir régénéré les dégâts infliges par le Blue Jacket alors que ce dernier est déjà diminué. Wolfe n’a pas le choix, son vaisseau est le seul en mesure d’affronter a créature et fuir condamnerait plusieurs millions d’humains mais certains dans son équipage ne sont pas décidés à accepter un combat qui s’apparente à un suicide.


Que dire sur ce roman, on ne peut pas vraiment parler d’une grande originalité, le coup du capitaine alcoolique parce que mis sur le côté à bord du plus vieux vaisseau de la flotte et qui se révèle un officier de premier plan n’est pas nouveau. Pas plus que l’idée que ce vieux vaisseau et son équipage de rebuts se révèle pugnace et à même de relever le défi qui leur fait face, ni le plan de l’amiral qui tente de se débarrasser d’un officier qui n’est pas dans ses bonnes grâces.

 

Les seuls éléments que j’ai trouvé originaux, c’est que jusqu’ici, j’ai plutôt lu des romans où ce vieux vaisseau était le dernier espoir de la flotte (alors qu’ici c’est le premier vaisseau attaqué) et le fait que l’ennemi ait l’air d’être plutôt un organisme biologique plutôt qu’une race d’E.T. sanguinaires.

 

Les personnages sont plutôt caricaturaux et peu développé en dehors de deux ou trois personnages principaux.

 

Sinon le style est agréable et même si on devine une partie de l’intrigue, l’action est présente et maintient l’intérêt du lecteur.

 

Ma note personnelle: 14/20
Warship (Tome de la trilogie « Black Fleet ») – Joshua DALZELLE
Edition Kindle

1634: The Baltic War – David WEBBER & Eric FLINT

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1634 fait suite aux évenements de 1633 et de « Ring of Fire ». Ce roman nous raconte comment l’Amiral Simpson vient lever le siège de Lubeck (où Gustave-Adolphe était encerclé par les Français et les Danois) avec sa flotte « d’Ironclads ». Ces Ironclads à qui il a fait remonter le cours de l’Elbe en franchissant tous les obstacles et en détruisant au passage la forteresse de la ville libre d’Hamburg qui entendait lui barrer le passage.

Mais pendant ce temps, les Français et les Danois ne restent pas inactifs: Grâce aux emplaires des encyclopédies que les américains possédaient, les français ont développé une carabine de cavalerie et l’ont produite en assez grand nombre pour équiper plusieurs milliers de cavaliers et les danois expérimentent des mines sous-marines et des torpilles montées au bout de galères.

Aussi ingénieux soient-ils, les Danois ne peuvent empêcher la destruction de la flotte qui faisait le siège de Lubeck et la cavalerie française ne peut intervenir à temps pour empêcher l’armée de siège d’être battue par les Suédois et les Américains.

D’autre part, la délégation Américaine qui était enfermée dans la tour de Londres est libérée par un commando dirigé par Harry Lefferts, qui fait également évader Crowmell et Sir Thomas Wentworth (ancien premier ministre renversé par un complot à la cour).


On retrouve dans ce récit l’efficacité dont est capable le duo Weber et Flint, un récit qui donne envie de continuer à lire, c’est fluide et intéressant et les combats sont crédibles.

Si on n’atteint pas le suspense de 1633, le récit avance et plusieurs pistes se développent pour les romans suivants de la série.

Pour le tome 1: 1632
Pour le tome 2: 1633

Voir aussi l’anthologie Ring of Fire ou plusieurs auteurs connus et des fans ont développé des éléments de cet univers dans des nouvelles qui sont parfois le point de départ d’une série de romans liés à l’univers de 1632.

Et la page que j’ai consacré à cette série: 1632-Verse

Ma note personnelle : 16/20
1633 –  Eric Flint et David Weber
Edition Kindle

L’avis d’Eumène de Cardie: 1634 – The Baltic War

Le Pays fantôme – Patrick LEE

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Une nouvelle entité est apparue de la Brèche, les dirigeants de Tangent sont tellement inquiets par les découvertes qu’ils ont fait grâce à cette entité qu’ils se rendent immédiatement chez le président des EU. Alors qu’ils venaient de quitter le président, le convoi des dirigeants est attaqué à l’arme lourde. Tous les membres de l’équipe et de l’escorte sont tués à l’exception de Paige Campbell qui est capturée.

Paige a eu le temps de prévenir Bethany, son assistante surdouée en informatique et de lui demander de trouver le seul homme en qui elle a encore confiance ; Travis Chase. Le même Chase qui avait quitté Tangent de peur de mettre le monde en danger (voir fin du tome 1).

Bethany trouve Travis et ensemble, ils découvrent, grâce à un deuxième exemplaire de l’entité que la mise en marche de l’appareil créé un passage dans le futur au même endroit mais un futur où tout à l’air mort. Les villes sont désertes et en ruine, même les satellites semblent détraqués. Après quelques temps passé dans le futur, ils découvrent quelque chose de bizarre : il n’a aucune carcasse de voiture, comme si quelqu’un les avait toutes enlevées.

En revenant dans le présent, ils ont aussi acquis une information : la catastrophe est proche. Utilisant l’entité pour passer dans le futur, y voyager et revenir dans le présent à l’endroit où Paige est enfermée, ils parviennent à délivrer celle-ci.

En réunissant leurs informations, les agents de Tangent découvrent que quelle que soit la cause de la catastrophe, le président des EU devait être au courant et que c’est lui qui a donné l’ordre de les éliminer.


Un deuxième tome toujours aussi speedé, moins dérangeant que le premier mais qui là aussi nous confronte à l’apocalypse.

Une lecture agréable et divertissante.

Ma note personnelle: 16/20

Le Pays Fantôme – Patrick Lee
Editions l’Atalante
327 Pages

Voir ma critique du Tome 1

Published in: on 25 décembre 2016 at 23 h 13 min  Comments (4)  
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Pavane – Keith ROBERTS

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Suite à la victoire de l’Invincible Armada en 1588, la reine Elisabeth a été assassinée et l’église catholique a pris le contrôle de l’Angleterre et de ses colonies (y compris l’Amérique).

Au travers de plusieurs récits, nous découvrons les caractéristiques de cette Angleterre qui au XXème siècle est toujours féodale. L’Eglise refuse la plupart des évolutions technologiques. Dès lors, la révolution industrielle n’a pas eu lieu. On n’y connaît ni routes goudronnées, ni chemin de fer, encore moins le télégraphe ou le téléphone.

Certes on a des locomotives à vapeur mais elles ne roulent pas sur des rails, elles circulent librement à travers les villes et les campagnes sur leurs roues. On a aussi quelques rares automobiles, privilèges des très riches. Les communications se font à travers un réseau de tours de Sémaphores.

La première histoire de cet ouvrage nous présente une famille de conducteur de train à vapeur. Le premier récit voit Jesse Strange, suite à une déception sentimentale et à la trahison d’un ancien camarade de collège, s’impliquer à fond dans son entreprise et entamer le début de l’ascension de la société Strange et fils aux manettes de sa locomotive préférée, la Lady Margaret.

La deuxième histoire nous présente une autre évolution technologique que l’Eglise a autorisée : la transmission de message par sémaphores. Ces sémaphores sont montés dans des tours de tailles variables en fonction de leur importance dans le réseau des tours (les tours de petites tailles n’étant desservies que par un seul Signaleur tandis que les tours situées à des nœuds importants de communication peuvent en contenir des dizaines. Les signaleurs sont organisés en guilde et constituent une organisation très puissante parce que seuls les membres de la guilde peuvent déchiffrer les signaux. Nous suivons donc l’apprentissage et les débuts d’un signaleur jusqu’à sa mort tragique dans un petit poste isolé où il était le seul à opérer.

La troisième partie nous le Frère Jean, un moine spécialisé dans la lithographie à qui l’on demande de réaliser des dessins sur le travail de l’inquisition. Rendu à moitié fou par les tortures auxquelles il assiste, le frère Jean s’en va prêcher contre l’Eglise à travers les campagnes. Il se retrouve bientôt à la tête d’une rébellion. Excommunié et pourchassé comme hérétique, il est pourtant soutenu par le peuple. Les autorités catholiques envoient alors une véritable armée qui matera la révolte dans le sang.

Dans la partie suivante, nous voyons comment Margaret, la nièce de Jesse Strange est séduite par le seigneur de Purbeck. Abandonnée par son amant, elle retourne chez son oncle Jesse qui a réussi au-delà de toute espérance, sa firme régnant seule sur le transport des marchandises du sud de l’Angleterre mais vieux et amer, il ne sait plus pourquoi il a dépensé tant d’énergie pour atteindre ce but.

La dernière nouvelle conte une nouvelle révolte, cette fois-ci menée par Lady Eleanor, châtelaine de « Corfe Gate », qui est partisane du progrès (on trouve même des ampoules électriques dans certaines pièces du château). Les troupes papales, en l’absence du roi matent la révolte et rasent le château. On sent cependant qu’il s’agit du chant du cygne des conservateurs. La révolution est en marche, plus rien ne l’arrêtera.


« Pavane » est un classique de l’Uchronie, c’est un roman que je n’ai pas trouvé facile au premier abord. Le ton particulièrement sombre de cet ouvrage a failli me faire abandonner à plusieurs reprises. Si le contexte est intéressant au point de vue technique et historique, il m’a fallu persévérer tellement la vie des personnages paraît désespérée.

Néanmoins, je ne saurais que conseiller aux lecteurs de s’accrocher jusqu’au bout. La construction du récit est telle que chacune des parties mène à une conclusion qui change radicalement la donne.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas spolier mais si comme moi, vous avez des hésitations, je vous encourage à poursuivre la lecture jusqu’au bout du livre.

Ma note personnelle: 15/20
Pavane – Keith ROBERTS
Le livre de Poche N°7019
315 Pages

 

Kirov V – 9 Days Falling

Kirov Saga V - 9 Days Falling

 

Kirov Saga: Nine Days Falling, Vol. I

En accord avec l’Amiral Volsky, Fedorov part à la recherche d’Orlov. Il retourne en 1942 en faisant placer dans un réacteur nucléaire fixe la fameuse barre 25 dans un réacteur fixe se trouvant à Vladivostok. Fedorov, accompagné de deux marines, se retrouve donc bien en Union Soviétique en 1942, il ne lui reste « plus » qu’à faire le voyage de Vladivostok vers Baku. Au cours de ce voyage, Fedorov tombe sur un étrange endroit en Russie où en descendant un certain escalier d’une auberge, l’on peut se retrouver en 1908.Les anglais de l’époque sont aussi à la poursuite d’Orlov depuis qu’il leur a faussé compagnie à Gibraltar.

A notre époque, la guerre froide se réchauffe dangereusement et l’Amiral Volsky est obligé d’envoyer le capitaine Karpov en mer pour faire face à la 7ème flotte US. L’explosion d’un volcan va projeter le Kirov, accompagné cette fois-ci par deux navires d’escorte en 1945 au moment de l’invasion des îles Kouriles. Karpov ne manquera pas l’occasion d’aider les troupes russes à conquérir ces iles. Mais une autre opportunité se présente aux russes : une grande partie de la flotte US se trouve regroupée à l’occasion de la capitulation du Japon…

Pendant ce temps, l’Amiral Volsky fait dépêcher la barre 25 vers la mer noire pour être chargée sur un autre bâtiment à propulsion nucléaire qui ira récupérer Fedorov et Orlov. Sur cette même mer noire, une compagnie privée britannique tente de sauver ses pétroliers des attaques des groupes indépendantistes et terroristes qui se sentent pousser des ailes en ce début de troisième guerre mondiale. Les britanniques ont un atout dans la manche puisque la propriétaire de la compagnie a racheté un destroyer britannique et l’a remis à neuf avec des équipements militaires de derniers cris, le tout soigneusement camouflés pour donner à ce vaisseau l’apparence d’un yacht de plaisance.

Volsky se voit aussi confronté à d’autres militaires russes qui mènent une enquête sur la disparition du Kirov et notamment à Kamenski qui a ressorti de vieilles photos de la seconde guerre mondiales où l’on peut voir des débris de projectiles qui pourraient bien avoir été tirés par le Kirov ?!?

 

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Nine days falling est le cinquième tome de la Saga Kirov (27 tomes parus au moment où j’écris ces lignes sans compter des tomes qui regroupent les chapitres parus dans ces 27 tomes par théâtre d’opération).  C’est aussi le premier tome de la deuxième « trilogie », l’auteur expliquant sur son blog que la saga est divisée en trilogies suivies par un tome qui fait le lien avec la trilogie suivante.

Nous suivons donc le lancement de nouveaux fils d’intrigues. C’est un tome qui ne manque cependant pas d’action puisqu’on y voit le début d’un affrontement entre russes et américains jusqu’à l’explosion du volcan.

En résumé une nouvelle mise en place où la tension monte et les premiers projectiles sont lancés.

Ce roman est disponible sur Amazon

Un site web est aussi consacré à la série :

http://writingshop.ws/

ainsi qu’un blog: http://kirovseries.wordpress.com/2013/03/16/the-kirov-series-by-john-schettler/

Ma note personnelle : 15/20
Kirov V – 9 Days Falling – John SCHETTLER
Edition Kindle

Voir mon article sur le tome I: https://daidin.wordpress.com/2013/10/21/kirov-john-schettler/

Voir aussi le tome II:https://daidin.wordpress.com/2014/06/29/kirov-ii-cauldron-of-fire-john-schettler/

Le tome III: https://daidin.wordpress.com/2014/11/14/kirov-iii-pacific-storm-de-john-schettler/

et le tome IV: https://daidin.wordpress.com/2015/05/14/kirov-iv-men-of-war/

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