La paille dans l’oeil de Dieu – Larry NIVEN & Jerry POURNELLE

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Alors que l’empire humain a connu de nombreux soubresauts, les flottes impériales terminent de mettre les colonies rebelles au pas. Dans le système de la Néo Ecosse, un vaisseau spatial d’origine inconnue est repéré. Ce vaisseau ne répondant pas aux messages est bientôt arraisonné. A bord de ce vaisseau d’origine visiblement extraterrestre, les humains découvrent le corps d’un alien décédé depuis longtemps.

 En retraçant l’origine du vaisseau, les humains concluent que ce vaisseau a voyagé pendant des années en provenance de d’une étoile de type G qui a été nommée « La Paille dans l’Œil de Dieu ». Ce nom vient du fait que cette étoile apparaît en surimpression sur fonds d’une étoile super géante rouge, l’Oeil de Murcheson, située au delà de la Nébuleuse du Sac à Charbon. Vue de la Néo-Ecosse, cet ensemble ressemble à un visage d’homme encapuchonné qui aurait une paille dans l’œil.

Le capitaine Rod Blaine est chargé de diriger une expédition scientifique vers La Paille afin de prendre contact avec cette espèce extra-terrestre et de déterminer ses intentions.  A bord du croiseur Mac Arthur embarqueront une équipe de scientifiques pluridisciplinaire: linguistes, psychologues, anthropologues, physiciens…. Le Mac Arthur sera accompagné du Cuirassé Lénine commandé par l’Amiral Kutuzov. Le Lénine devra éviter tout contact avec les extraterrestres et détruire le Mac Arthur si celui-ci devait être contaminé ou pris par les extra-terrestres… L’Amiral Kutuzov doit aussi veiller à ce que les E.T. en apprennent le moins possible sur les humains.


Je ne vais pas résumer l’intrigue, cela serait trop long, qu’il me suffise de dire que nous avons ici un récit intelligent de premier contact (Surtout si l’on compare avec les autres récits de premier contact que j’ai lu auparavant où l’on a généralement affire à une race extra-terrestre qui veut anéantir tout ce qu’elle rencontre). Certes, le roman n’est pas sans défaut et, datant de 1974, légèrement dépassé au point de vue scientifique ou sociologique (les femmes y occupent une place quasi inexistante, à part la future épouse du héros, scientifique embarquée sur le Mac Arthur). Il s’agit aussi d’un roman américano centré, la plupart des personnages sont anglo-saxons, ce qui se voit aussi dans le nom des planètes comme la Néo-Ecosse. Nous sommes dans un Empire, avec une classe dirigeante noble ce qui pourrait paraître très peu probable de nos jours.

Le point fort de ce roman et c’est quand même le plus important dans un roman sur un « premier contact », c’est l’originalité de la culture E.T.. Les Pailleux comme viennent à les appeler les humains sont très différents de nous, à la fois physiquement(ils ont des membres asymétriques et sont répartis en plusieurs sous-espèces avec parfois de grandes différences de taille) et psychologiquement et j’ai trouvé cet aspect très réussi.

Lorsque le contact s’établit, il faut un certain temps pour arriver à ce que l’une des deux espèces parvienne à saisir le langage de l’autre et à ce jeu, ce sont les pailleux qui sont les plus forts. Commence alors  la phase de dialogue qui amène petit à petit à une compréhension au moins partielle de ce que les espèces veulent bien révéler. Car si l’on sait dès le début que les humains ne veulent pas révéler trop de leur passé belliqueux, on ne sait pas grand chose des pailleux. Ceux-ci semblent amicaux et très avancés sur certains points ce qui pourrait apporter de grands bénéfices pour l’espèce humaine(Une des sous-espèce de pailleux par exemple semble même être douée de génie pour la mécanique, ils sont capable de démonter un objet et de le modifier en augmentant son efficacité). Le débat s’engage alors entre les humains: les pailleux sont ils juste ce qu’ils ont l’air ou cachent-ils quelque chose.  La seule chose qui semble manquer aux pailleux, c’est la technologie qui permet d’avancer d’une planète à une autre en procédant par bonds. Cette technologie dont les humains disposent mais qui manque cruellement aux pailleux qui sont, dès lors, prisonniers de leur système stellaire.

Enfin, il faut venir au point qui fait débat sur ce roman qualifié de militariste, non point parce qu’il est rempli de personnages génocidaires voulant à tout pris exterminer une civilisation non-humaine ou qu’il y ait une suite de combats spatiaux ou planétaires mais bien parce que les scientifiques y  apparaissent comme de doux naïfs prêts à ouvrir les portes de l’empire à une espèce dont on ignore quasi tout alors que les militaires sont là pour veiller au grain et empêcher les catastrophes. C’est certes un point de vue présent et sans doute voulu par les auteurs dans le déroulement du récit mais de mon point de vue, un roman militariste est un roman qui met vraiment en valeur l’esprit militaire tellement supérieur au simple mortel (voir le roman de John Ringo commenté sur ce blog), je n’ai pas ressenti cet aspect là ici. On se trouve dans une histoire sur fonds militaire et il semble dès lors logique que les militaires y occupent une place prépondérante (un peu comme dans la série Honor Harrington).

Ma note personnelle: 17/20
La paille dans l’oeil de Dieu – Larry NIVEN & Jerry POURNELLE
Pocket

 

To Survive The earth – William STROOCK

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6 nouvelles supplémentaires dans cette série de William Stroock, on y découvre les aspects les plus durs de la vie dans un conflit moderne tout comme les aspects plus légers voire comique lorsque 3 hommes un peu éméchés décident d’abattre un engin Jai.

L’action se déroule sur Terre dans les airs et dans l’espace alors que les différentes nations terriennes tentent de causer un maximum de dommages et de détruire les installations que les Jai ont créés au-dessus de Venus ou sur Cérès.


Encore un recueil plaisant à lire en attendant To liberate Mars.

Voir aussi: To Defend The Earth

Ma note personnelle : 16/20
To Survive The Earth – William STROOCK
Edition Kindle

Site web de l’auteur: http://williamstroock.blogspot.be/

Triplanetary (1948) – E. E. « Doc » SMITH

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Triplanétaire, premier tome de la série des « Fulgurs » ou porteurs du Joyau (Lensmen), nous conte l’évolution d’un conflit entre les Arisians et les Eddoriens s’étendant sur plusieurs milliards d’années et à travers plusieurs galaxies.

Ces deux races très anciennes avaient deux conceptions très différentes de la vie, les Arisians évoluèrent vers une civilisation basée sur l’étude et la coopération tandis que les Eddoriens édifièrent la leur sur la domination du plus fort, n’hésitant pas à tuer leurs rivaux pour s’emparer de leur place. Les deux civilisations évoluèrent dans deux galaxies différentes mais atteignirent toutes deux  un stade de développement psychique qui leur permit de vivre presque en purs esprits pouvant quitter leurs corps physiques avec des durées de vie très longues.

Lorsque qu’un esprit Arisian rencontra l’esprit d’un Eddorien, ce dernier essaya de tuer l’intrus Arisian d’une décharge d’énergie psychique mais ne put le vaincre. Le jeune Arisian appela ses ainés et le contact s’établit entre les deux races. Les Eddoriens essayèrent de tuer les Arisians et échouèrent de leur côté, les Arisians se rendirent compte qu’ils ne pouvaient pas vaincre eux-mêmes les Eddoriens. Les Arisians effacèrent alors toute trace de cette rencontre dans les esprits des Eddoriens et décidèrent de préparer d’autres races à l’affrontement inévitable avec les Eddoriens.

Pendant que les Eddoriens s’efforçaient d’assouvir leur soif de pouvoir et de domination en prenant le contrôle des races plus jeunes qu’ils rencontraient, les Arisians avançaient masqués en protégeant de leur mieux les races de quatre planètes prometteuses: Rigel IV, Palainn VII, Velantia II et Sol III (Bien sur).

Nous suivons donc dans ce récit l’essor de la race humaine vers les étoiles et ses premières rencontres avec d’autres races, l’alliance des trois planètes: La Terre, Vénus et Mars puis la rencontre avec Gharlane d’Eddore (un Eddorien qui était déjà intervenu par le passé pour freiner le progrès technologique sur Sol III) qui lorsqu’il veut intervenir directement contre les terriens découvre l’existence des Arisians. Avec cet avancée pour les Terriens, les Arisians ont en effet visualisé qu’ils pouvaient désormais se rendre visibles aux Eddoriens. Désormais le conflit va se jouer au travers des races soutenues par les deux espèces et d’après la visualisation globale des Arisiens, la victoire finale sur Eddore ne fait plus de doute.

Triplanétaire voit donc les vaisseaux de la ligue solarienne affronter la flotte pirate de Gharlane sous les traits d’un humain nommé « Roger » et une race mystérieuse qui vient s’emparer de tout le fer dont elle peut s’emparer (ce métal étant extrêmement rare sur leur planète) avec un rayon qui fait fondre le fer et l’aspire vers leur vaisseau).


D’abord publié par épisodes dans Amazing Stories en 1934, ce roman a été retravaillé et réédité en 1948. S’il est bien un roman que je pensais connaître, c’est bien ce « Triplanétaire » que j’ai eu l’occasion de lire à plusieurs reprises (ce roman est paru en français chez Albin Michel en 1972) et pourtant en lisant la version anglaise, j’ai découvert que quatre chapitres entiers avaient été coupés  à la traduction, chapitres non-essentiels certes mais qui nous montrent les ancêtres des héros aux prises avec les situations catastrophiques créées par Gharlane.

Evidemment, de nos jours beaucoup de choses décrites dans la série des « Fulgurs » sont techniquement et scientifiquement dépassées (On n’a évidemment pas trouvé d’E.T. sur Mars, Vénus ou l’une des lunes de Jupiter par exemple )mais cela reste à mon avis encore fort lisible et si vous êtes capables de vous projeter à l’époque, vous réaliserez facilement le nombre de théories intéressantes pour l’époque que doc Smith a introduit dans sa série.
Le plus grand défaut de cette série est sans doute l’utilisation abusive de superlatifs (on peut y lire par exemple que des torrents d’énergie irrépressibles se retrouvent bloqués par des écrans d’une puissance incommensurable et puis quelques chapitres plus loin, on a développé de nouveaux vaisseaux qui font encore mieux que les précédents…

Pour le côté positif, la série s’étend sur des milliards d’années et sur des galaxies nombreuses, c’est l’un des ancêtres du Space Opéra qui a influencé bien des auteurs par la suite et notamment David Weber.

Le conflit entre Arisians et Eddoriens a peut-être aussi influencé Michael J. Straczynski  pour le conflit entre les Vorlons et les Ombres dans Babylon 5.

Ma note personnelle : 16/20
Triplanetary –Edward Elmer « doc » SMITH
Edition Kindle

Warship – Joshua DALZELLE

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Au 25ème siècle, après les guerres des 21ème et 22ème siècles, l’humanité a essaimé vers les étoiles, établissant des colonies sur des centaines de mondes. Si l’évolution technologique a permis cette colonisation, elle n’a pas pour autant été accompagnée d’une évolution philosophique. Les humains sont toujours politiquement divisés et pétris de préjugés (par exemple contre les habitants de la planète mère parce que tout le monde sait que les plus doués des humains sont partis vers les étoiles ne laissant sur terre que les incapables). Ils ont construit des flottes de vaisseaux de commerce et de guerre (surtout pour se protéger des autres humains) mais ceux-ci ne sont plus vraiment à la pointe du progrès parce que les conflits se sont apaisés et que l’humanité n’a, jusqu’ici, rencontré aucune civilisation extra-terrestre.

 

Le capitaine Jackson Wolfe commande le Blue Jacket, un destroyer obsolète et destiné à la casse, mal entretenu faute de moyen et avec un équipage peu motivé. Son supérieur direct l’amiral Winter a décidé que cet incapable de Terrien devait terminer sa carrière, mais avant de le mettre à la pension définitive et d’envoyer le Blue Jacket, il devra accomplir une dernière mission, convoyer un politicien et son secrétaire. Et pour que ce voyage ne soit pas totalement inutile, l’amiral a chargé Wolfe de former son nouveau second Celesta Wright afin que celle-ci puisse prendre le commandement d’un nouveau vaisseau à la fin du voyage ; l’amiral a également chargée celle-ci d’espionner Wolfe et de faire un dossier sur Wolfe pour faciliter sa mise à la retraite rapide.

 

Pendant sa mission, le Blue Jacket découvre une planète dont la population humaine semble avoir complètement disparu. Accompagnant une équipe sur la planète, Wolfe découvre que la planète semble avoir été victime d’une sorte d’organisme amiboïde qui aurait dévoré tout organisme vivant (un peu comme le blob voir image ci-dessous :

 

Après avoir perdu deux hommes absorbés par la créature, Wolfe et son équipe parviennent à rejoindre le vaisseau avec un échantillon de la créature. Peu de temps après, ils repèrent ce qui semble être un vaisseau spatial vivant qui les attaques. Le Blue Jacket parvient à mettre l’ennemi en fuite malgré de lourde dégâts mais celui-ci les suit jusqu’à l’étape suivante de leur voyage. Le Blue Jacket doit à nouveau affronter cette créature qui semble avoir régénéré les dégâts infliges par le Blue Jacket alors que ce dernier est déjà diminué. Wolfe n’a pas le choix, son vaisseau est le seul en mesure d’affronter a créature et fuir condamnerait plusieurs millions d’humains mais certains dans son équipage ne sont pas décidés à accepter un combat qui s’apparente à un suicide.


Que dire sur ce roman, on ne peut pas vraiment parler d’une grande originalité, le coup du capitaine alcoolique parce que mis sur le côté à bord du plus vieux vaisseau de la flotte et qui se révèle un officier de premier plan n’est pas nouveau. Pas plus que l’idée que ce vieux vaisseau et son équipage de rebuts se révèle pugnace et à même de relever le défi qui leur fait face, ni le plan de l’amiral qui tente de se débarrasser d’un officier qui n’est pas dans ses bonnes grâces.

 

Les seuls éléments que j’ai trouvé originaux, c’est que jusqu’ici, j’ai plutôt lu des romans où ce vieux vaisseau était le dernier espoir de la flotte (alors qu’ici c’est le premier vaisseau attaqué) et le fait que l’ennemi ait l’air d’être plutôt un organisme biologique plutôt qu’une race d’E.T. sanguinaires.

 

Les personnages sont plutôt caricaturaux et peu développé en dehors de deux ou trois personnages principaux.

 

Sinon le style est agréable et même si on devine une partie de l’intrigue, l’action est présente et maintient l’intérêt du lecteur.

 

Ma note personnelle: 14/20
Warship (Tome de la trilogie « Black Fleet ») – Joshua DALZELLE
Edition Kindle

Les Vandales du vide – Jack VANCE

Les Vandales du vide Jack Vance

 

Dick Murdock, un jeune homme qui a été élevé sur Vénus doit rejoindre son père astronome en chef de la base lunaire. Un voyage qui ne serait qu’une formalité s’il ne lui fallait affronter les pirates de l’espace et leur chef « le Basilic »! En effet, comme du temps de la marine à voile, le développement du commerce interplanétaire a vu apparaître la piraterie. La Terre ne disposant que de deux vaisseaux faiblement armés pour protéger le commerce spatial, ce métier est devenu particulièrement dangereux

 Le voyage de Dick est rendu mouvementé notamment par la découverte d’une épave attaquée par les pirates et par un meurtre à bord (meurtre pour lequel les soupçons de Dirk se portent sur un homme qui doit lui aussi être débarqué à  la base lunaire)…

 Une fois sur la lune, le jeune Dirk se retrouve confronté à de nouveaux événements troublants. Alors que son père vient d’être rappelé sur Terre, Dirk découvre de curieuse manœuvres qui semblent avoir pour but de renseigner les pirates sur la trajectoires des vaisseaux commerciaux, cette découverte est suivie d’une tentative d’assassinat à son égard.


Pour commencer une nouvelle collection, surtout dans un genre comme la SF, il vaut mieux commencer avec une star et quelle star, rien moins que Jack VANCE bénéficiaire de nombreux prix octroyés par ses pairs et reconnu grand maître de la SF par deux jurys de prix littéraire. Jack Vance est également l’auteur d’authentique chefs-d’œuvre comme Tschaï (réédité récemment), Lyonesse, la geste des princes-démons (qui ressort ces jours-ci), les maîtres des dragons, le dernier château, le papillon de lune…

 Et qui plus est, ce roman est un inédit!

 Evidemment, ce roman écrit en 1950 n’est plus d’actualité pour tout ce qui est scientifique. La colonisation de Vénus peut faire penser par exemple aux romans d’Edgar Rice Burroughs. le ton est celui des Space-Opera de l’époque, un ton qui pourrait paraître naïf aujourd’hui et qui verrait ce roman catalogué « jeune adulte » de nos jours. Pourtant, il y a la patte de Jack Vance qui se retrouve par moment, même si elle a moins d’occasion de se libérer dans ce roman de science-fiction, on retrouve le côté baroque de l’auteur par moment, le meilleur passage de cet ouvrage étant à mon sens la rencontre entre Dirk et le Basilic.

Le style de l’auteur et sons sens de l’action permet à ce roman de rester intéressant même s’il est dépassé scientifiquement parlant.

 En résumé, un roman qui, s’il n’est pas un grand Jack VANCE, plaira certainement aux amateurs de Pulp SF (et en cela, il atteint parfaitement son objectif), des romans de l’âge d’or de la SF et de Space Opera à l’ancienne. Il plaira à ceux qui ont aimé les « Rois des étoiles » d’HAMILTON, la « Légion de l’Espace » de WILLIAMSON, « Les Solariens » de SPINRAD ou les « Fulgurs » de E.E. DOC SMITH. Il aura cependant plus de mal à convaincre la jeune génération ou les amateurs de rigueur scientifiques.

 A signaler aussi la très belle couverture de Philippe CAZA

Ma note personnelle: 15/20 (sachant que je suis un fan de Jack VANCE)
Les Vandales du Vide – Jack VANCE
Traduction Pierre Paul DURASTANTI
232 Pages
Editions Le Belial – Collection Pulps N°1

We Are Death, come for you – Doug DANDRIDGE

We are death

 

L’humanité est en pleine expansion, elle vit en paix depuis plusieurs dizaine d’années et a développé une douzaine de colonies interstellaires lorsque soudain cinq vaisseaux gigantesques apparaissent près d’une des colonies humaines. Sans tentative de communication, ces vaisseaux commencent à détruire tous les vaisseaux, satellites et habitats du système avant de s’en prendre à la planète elle-même qu’ils rasent complètement, éliminant toute trace de vie, même microbienne.

Les extra-terrestres envoient alors un message directement vers la terre pour annoncer leur arrivée en annonçant clairement leur intention de tuer les humains. Les extraterrestres qui se font appeler Hsszat, ont en effet développé un culte de la mort. Selon la croyance des Hsszat, toute forme de vie est une infestation qui doit être détruite. Lorsqu’ils auront réussi à détruire toute vie, ils mettront fin à leur propre existence.

Les vaisseaux des Hsszat ne semblent pas équipés de technologies particulièrement en avance sur celles des humains en dehors d’un rayon de conversion totale qui lui est particulièrement destructeur, même si ce n’est pas l’arme qui a le plus long rayon d’action. Reste la taille gigantesque des vaisseaux ennemis qui rend ceux-ci particulièrement difficile à détruire.

Les différents gouvernements du système solaire mobilisent leurs ressources pour tenter de créer une flotte suffisante pour détruire l’ennemi, disposant de plusieurs années, ils parviennent à construire plusieurs milliers de vaisseaux de tailles bien plus modeste que les vaisseaux des envahisseurs, tout en misant sur le développement de nouvelles technologies pour tenter de trouver l’arme fatale.


Un roman plaisant à lire, on se doute bien qu’à la fin, les humains vont trouver le moyen de vaincre les Hsszat, l’originalité venant peut-être ici qu’il y a plusieurs éléments qui participent à la victoire. Les personnages ne sont, à une ou  deux exceptions, pas fort développés mais les scènes d’actions sont très bonnes. Un bon essai dans le genre premier contact hostile.

Ma note personnelle: 16/20
We Are Death, Come For You – Doug DANDRIDGE
Edition Kindle

Le site de l’auteur: https://dougdandridge.com/

A Hymn Before Battle – John RINGO

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 L’humanité a été recrutée par la Fédération Galactique pour combattre les Posleens, une race extra-terrestres particulièrement agressive. Toute l’humanité? Ben oui, il faut dire qu’il n’y a pas trop le choix, la Terre est une des prochaines cibles des Posleens et une de leurs énormes flottes est déjà en route. Devant l’énormité de la menace, les terriens vont devoir mobiliser l’ensemble de leurs ressources, voire plus encore puisque les technologies apportées par la Fédération Galactique comprennent notamment la réjuvénation, permettant ainsi de rajeunir des vétérans de guerres passées.

Pour en revenir à la Fédération, les quatre races qui nous sont présentées sont très différentes:

Les Darhel, dirigeants de la Fédération Galactiques, ce sont plutôt des gestionnaires, hommes d’affaires ou banquiers,ils n’ont fait appels aux humains que parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix et craignent de se fait supplanter par les humains.

Les Himmit, une races très craintive, spécialisée dans le camouflage style caméléon puissance X (l’un d’entre eux est par exemple présent, déguisé en poster, dans le bureau d’un officier terrien alors que ce dernier recrute des candidats pour une mission de reconnaissance.

Les Indowy, les ingénieurs de la Fédération, chaque individu se spécialise dans un type de matériel et le construit du début à la fin. Ils ne connaissent pas l’industrialisation ou la production à la chaîne.

Les Tchpth: Les philosophes et scientifiques de la Fédération (ils apparaissent très peu dans ce premier tome).

Comme on peut le voir aucune de ces quatre races n’est portée sur la violence et la guerre d’où la nécessité de faire appel à de la chair à canon: les humains. Car si des combats se déroulent dans l’espace, les Posleens semblent préférer occuper les planètes de leurs ennemis et une bonne partie des combats se déroulent donc sur le sol des planètes.

Voila nos humains équipés d’armures de combats dotées d’intelligences artificielles qui se retrouvent en première ligne sur une planète Indowy pour arrêter l’invasion Posleen en cours (et oui, il faut payer tous ces cadeaux technologiques en œuvrant pour le bien de la Fédération…


Autant le dire tout de suite, on n’est pas ici dans un ouvrage philosophique. Il s’agit ici clairement d’un ouvrage de SF militaire, identifié et assumé comme tel.

Ce n’est pas le meilleur ouvrage du genre et il y a certainement des choses à critiquer, notamment au niveau de la psychologie des personnages ou  de l’aspect moral des événements (à un moment, le héro de ce premier tome fait sauter un bloc d’immeubles et est perturbé par la mort de quelques uns de ses hommes mais pas du tout par les milliers de victimes Indowy qu’il vient de faire en dommages collatéraux par exemple), on a aussi quelques éléments « classiques » comme la confrontation entre notre héro et un supérieur incompétent et obtus.

Sans être totalement innovant, le fait que les Darhels ne sont pas totalement innocent et manipulent les humains permet d’échapper à un manichéisme trop évident, même si les Posleens de par leur apparence de Centaures reptiliens sont assez effrayants pour en faire des « Monstres » (sans compter qu’ils mangent leurs prisonniers).

Bref un roman distrayant qui échappe à certains poncifs du genre.

Ma note personnelle : 16/20
A Hymn Before Battle – John RINGO
Edition Kindle

Voir le deuxième tome: Gust Front

Exodus – Empires at War – Book One – Doug DANDRIDGE

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L’Humanité après avoir réussi a coloniser quelques planètes a rencontré les Ca’cadassans ou plutôt, ceux-ci ont découvert les humains et, profitant de leur technologie supérieure ont anéanti l’une après l’autre, les colonies et les flottes humaines. Au bord de l’extinction, la race humaine a réussi à envoyer un vaisseau dans l’hyperespace. Voyageant pendant mille ans avec 50.000 survivants en hibernation, ce vaisseau a découvert à plusieurs milliers d’’années lumière de nouvelles planètes où s’établir.

Les survivants avaient prévu que l’équipage du vaisseau réveillerait des administrateurs civils qui établiraient dès lors un nouveau gouvernement démocratique mais l’équipage du vaisseau a, pendant ce très long voyage, évolué vers une hiérarchie très stricte et c’est le descendant du capitaine du vaisseau qui établit les fondations d’un nouvel empire.

Mille ans plus tard, le Nouvel Empire Terrien s’est largement étendu, il a vaincu toutes les espèces extra-terrestres rencontrées, se créant des alliances mais aussi des inimitiés profondes. L’empereur règne sur 950 milliards d’individus dont 700 milliards d’humains. A force de s’étendre, les terriens risquent de retomber sur l’ancien ennemi mais la plupart des habitants de l’Empire pensent que cet ennemi  a disparu ou qu’il s’agit d’un mythe.

Et puis différentes factions commencent à se manifester au sein de l’Empire tandis qu’aux frontières de la sphère d’influence humaine, des vaisseaux commencent à disparaître.


Le premier tome de cette série apparaît comme une longue mise en place du décor où l’auteur va situer ce conflit entre les descendants des humains et un ennemi implacable qui les a forcés à évacuer leur planète. Ceci n’est pas sans rappeler la série « sanctuaire » de  David WEBER mais dans la série de Weber, les colons repartaient de zéro pour éviter que des manifestations technologiques ne viennent trahir l’emplacement de leur refuge alors que dans la série de Dandridge, les colons poursuivent leur évolution avec les technologies terrestres du moment de leur fuite.

J’ai trouvé ce premier tome un peu confus, on passe rapidement d’une personne à une autre et de nombreux protagonistes trouvent la mort ce qui rend difficile de s’attacher à un personnage. De plus, cette technique de changement de point de vue rapide, utilisée dans un Empire aux vastes dimensions, donne vraiment un sentiment de dispersion et rend difficile une vision globale.

D’après ce que j’ai lu sur le net, le deuxième tome serait meilleur et je vais donc essayer celui-ci avant de décider si je poursuis cette série ou pas.

Ma note personnelle : 13/20
Doug DANDRIDGE – Exodus Empires at War Book One
Edition Kindle

Le site web de Doug DANDRIDGE

To Defend The Earth – William STROOCK

To Defend the earth

Deux vaisseaux spatiaux de plusieurs kilomètres de long ont été repérés se dirigeant vers la Terre alors qu’ils en étaient encore éloignés de 11 ans. Le temps passant, on a détecté accrochés aux flans de ces vaisseaux, 16 vaisseaux plus petits (environ 400m chacun) sur chaque côté de chaque vaisseaux  (donc 64 vaisseaux en tout). Le doute n’est plus permis, ce n’est pas une visite amicale.

Alors que les nations de la Terre s’unissent pour faire face à la menace, la Corée du Nord envoie des messages aux envahisseurs pour proposer une alliance contre les odieux capitalistes. Une Guerre rapide neutralise rapidement la Corée du Nord.

Même si la technologie des Aliens est certainement supérieure à la technologie terrestre, les nations de la Terre se préparent, construisant des abris et un maximum d’armes les plus récentes.

Lorsque les Jai débarquent, les vaisseaux-mère se positionnent au-dessus des pôles avant de lancer les plus petits vaisseaux à l’assaut de la planète. Ils connaissent effectivement des succès facile en tout cas dans les airs. Sur terre les combats sont beaucoup plus disputés et les Jai font bientôt appel à des terriens prêt à se battre à leur côtés comme les pakistanais, victime d’une guerre avec l’Inde quelques années auparavant. Au cours des combats, on découvre que les Jai sont des humanoïdes.

Grâce à des prisonniers Jai, les terriens apprennent que les Jai qui les attaquent sont au service d’un Seigneur et d’un général qui ont décidé de s’associer pour lancer un raid sur la planète et s’en emparer. Si à la fin, les terriens parviennent à neutraliser les envahisseurs, on peut supposer que les Jai disposent d’une puissance considérable et qu’ils pourraient envoyer une nouvelle flotte pour écraser toute résistance.


Une bonne histoire, assez réaliste. Le style du récit est proche de celui de World War Z, on suit une trame après l’autre. Si cela rend la chronologie des événements difficile à suivre, c’est plus facile pour suivre chacune des trames différentes.

La porte reste ouverte pour une ou plusieurs suites expliquant comment la terre pourrait résister à une deuxième flotte plus puissante et puis développant le conflit dans l’espace.

Ma note personnelle : 16/20
To Defend The Earth – William STROOCK
Edition Kindle

Voir aussi: To Survive The Earth

Site web de l’auteur: http://williamstroock.blogspot.be/

Traquemort – Lhéritage de Simon R. GREEN

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Deux siècles ont passé depuis qu’Owen Traquemort et ses compagnons ont vaincu l’impératrice Lionnepierre. Le nouvel empire vit un âge d’or sous la dynastie des Cambell. Le parlement de Logres (anciennement Golgotha) réunit humains, extra-terrestres, espsis, clones et Intelligences artificielles  de Shub (désormais bienveillantes depuis qu’elles ont eu la révélation que toute vie était sacrée).

Pour veiller à la paix et à la sécurité de l’empire, chaque planète désigne un Parangon (et lui verse un salaire), policier d’élite qui incarne la Justice et combat le crime. Les parangons sont célébrés, adulés, représentés sous toutes les formes possibles via un merchandising très agressif étant donné les énormes sommes en jeu, ce sont de véritables héros.

L’excitation est à son comble à la veille du couronnement du nouveau roi Douglas Campbell, qui plus est, on vient d’annoncer les fiançailles de celui-ci avec Jésamine Florale, la diva la plus célèbre et la plus talentueuse de l’empire.

Autre événement de moindre ampleur mais qui va avoir des répercutions énormes, Douglas doit choisir un nouveau champion du roi. Le choix paraît très clair pour tous, ce sera Finn Durendal, le plus célèbre et le plus respecté de tous les Parangons, celui dont le marketing est le plus éclatant et dont les exploits ont inspirés nombre de séries télévisées. Seulement Douglas choisit comme champion Louis Traquemort, lointain descendant d’Owen mais surtout, meilleur ami de Douglas. Ce dernier ne l’a pas choisi par favoritismes mais parce qu’il voit en Louis le plus intègre de tous les Parangons, Finn ayant parfois tendance à tirer dans le tas sans se préoccuper des pertes collatérales.

La désignation de Louis a touchée Finn dans son point le plus sensible, son orgueil. C’était à lui d’être nommé Parangon et pas à  ce type sans panache qui vit dans un taudis parce que son monde (la planète Virimonde quasiment détruite par l’impératrice Lionnepierre) ne lui verse pas de quoi se payer un appartement digne dans la capitale de l’empire. Dès Lors, Finn qui a atteint le sommet de ce qu’il pouvait atteindre et qui ne trouve plus d’intérêt à grand-chose va s’employer à  détruire cet empire qu’il a aidé à maintenir et qui l’a (de son point de vue) si mal récompensé.

Finn Durendal va s’employer à détruire la réputation des Parangons, à isoler Douglas de ses meilleurs amis, y compris Louis. Il va également s’allier à tous les mécontents : Elfes (espsis rebelles qui refusent de se fondre dans la surâme (sorte de conscience collective des espsis), le nouveau pâpe de l’église unifiée du Christ Transcendant, les Hommes Nouveaux (mouvement humain raciste rejetant les extra-terrestres), un lointain descendant de Jack Hasard et même la Rose Sauvage, gladiatrice invaincue (qui ne rencontre plus d’adversaires à sa hauteur et que la proposition de Finn de tuer ses adversaires réellement – la présence de machines régénératrices dans les arènes permettant la plupart du temps de sauver les adversaires vaincus – va attirer).

Comme si cela ne suffisait pas pour semer le chaos, la « Terreur » annoncée par feu Owen Traquemort apparaît aux confins de l’Empire et rien de semble pouvoir l’arrêter.

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Si la mise en place de l’intrigue avec les données qui concerne l’évolution de l’Univers de ce récit est un peu longue, on retrouve avec plaisir l’Univers de Traquemort et le talent de l’auteur pour nous décrire des batailles épiques. Bien entendu, on retrouve le second degré propre à cette série, on y tue, on s’étripe avec des dégâts collatéraux importants mais vite oublié. Si les Parangons tuent deux milles personnes pour tuer les 20 elfes qui créent le chaos dans les arènes, c’est pour éviter que ceux-ci n’en tuent encore plus.

A la fin de tome, on retrouve un nouveau groupe disparate de « héros » qui semblent destinés à leur tour à traverser le fameux labyrinthe de la folie : Louis Traquemort, Jésamine Florale, Brett Hasard, la Rose Sauvage ainsi que Samedi, un reptiloïde de 2,5m.

Ma note personnelle: 15/20
Traquemort – L’héritage / Simon R. GREEN
Editions L’Atalante – 530 pages

 

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