Guerre aux Grands- Pierre LEAUTE

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Devenu empereur, Augustin Petit est toujours ravagé par ses mêmes obsessions, libérer les petits de l’oppression des Grands et quoi de mieux pour cela que de faire la guerre au pays qui est peuplé de grands: l’Allemagne. Avec ses alliés Italiens, la France envahit donc l’Allemagne ce qui provoque l’entrée en guerre des anglais.

L’Histoire se poursuit un peu comme dans notre ligne temporelle en échangeant les rôles de l’Allemagne et de la France, l’Allemagne est vaincue et scindée en deux puis l’Italie se fait envahir et Augustin Petit doit libérer son allié italien (il se fait lui même parachuter et participe activement à la libération).

A la fin, la France est vaincue. Augustin Petit retranché dans son refuge savoyard choisit l’exil en Amérique du Sud.


Je ferai un peu les mêmes remarques pour ce deuxième tome que pour le premier , pour moi la sauce n’a pas pris parce que le mélangé de gravité et d’humour est très délicat.surtout quand on arrive à des scènes  délirantes. Et tant qu’à faire, pourquoi revenir à une fin classique, pourquoi ne pas avoir écrit la grande victoire du Petisme, avec un monde à la botte du tyran?

Je retiendrai de ces deux tomes quelques scènes amusantes où l’auteur relie l’actualité plus ou moins récente avec son roman (Augustin Petit écrivant à son épouse qui l’a quitté: si tu reviens j’annule tout) ou la décapitation de la tour Eiffel bien trop grande au goût du dictateur ainsi que l’interview du dictateur par Pierre Bellemarre des années après la fin de la seconde guerre mondiale.

Ma note personnelle: 13/20
Guerre aux Grands ! – Pierre LEAUTE
Edition Kindle

Voir le premier tome: Mort aux Grands!

Si vous voulez avoir plus d’information sur l’auteur, vous en trouverez notamment sur son blog.

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Mort aux grands ! – Pierre Léauté

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Et si la France avait perdu la guerre 14-19 ? Un Adolf français Hitler aurait-il émergé de l’après guerre ? Voilà le point de départ de cette uchronie loufoque.

Je reviendrai sur le côté loufoque plus loin mais commençons par examiner le côté uchronie.

La première Guerre Mondiale a donc duré jusqu’en 1919 et s’est terminée par la défaite de la France. La France est ruinée par les réparations de guerre et est en partie occupée par les troupes du Kaiser Guillaume II. Un Français, Augustin Petit n’accepte pas la défaite, lui seul a compris que responsables de la défaite, c’étaient les Grands, eux dont la tête dépassait des tranchées et en faisait des cibles idéales. De plus, les Allemands sont tous des grands blonds, c’est bien connu !

Et Augustin va partager ses idées. Au début, il ne rencontre aucun succès, personne ne veut l’écouter mais il rencontre bientôt d’autres hommes aigris, comme lui, par la défaite et notamment « l’auvergnat »un tenancier de Brasserie qui va le loger, le financer et l’inviter à parler à d’autres hommes prêts à se battre pour restaurer la grandeur de la France.

Petit à petit (jeu de mot ! comme aurait dit maître Capelovicci) Augustin se découvre des talents d’orateurs, ses diatribes contre les « Grands blonds » attirent de plus en plus de monde. Bientôt la salle de la brasserie n’est plus assez grande. Un dénommé Joseph Genot met à sa disposition son organisation : les Culottes d’Acier (ou CA) qui deviennent les membres du service d’ordre du PPP (Parti des Plus Petit).

Augustin décide de nommer les adhérents à son parti les poussins puisque ce sont les derniers à se nourrir dans la basse-cour. Battu aux élections, Augustin se lance dans un Tour de France plutôt mouvementé mais qui lui attire de nombreuses sympathies. Arrêté sur base d’une dénonciation d’un de ses lieutenants, Petit est condamné à la prison. Libéré, il se charge de liquider Genot le traître ainsi que les chefs des CA pour les remplacer par sa nouvelle garde prétorienne : les CC (Culottes courtes) il se retire ensuite en Haute-Savoie où il écrit « Mon destin ».

Les gouvernements se succèdent à la tête de la France et aucun ne parvient à redresse le pays. Le PPP ayant considérablement grandi, Clémenceau se voit contraint de traiter avec Augustin Petit et de le nommer à Matignon dans un gouvernement de coalition.

Contrairement aux attentes, Augustin Petit réussit à  redresser les finances du pays et Clémenceau qui lui reprochait sa réussite fait une chute fatale dans les escaliers le lendemain. Augustin Petit n’écoutant que son sens du devoir, se sacrifie pour la patrie en s’arrogeant les pleins pouvoirs. Le PPP gagne les élections et les deux tiers des députés portent l’uniforme jaune poussin.

Désormais le PPP a les pleins pouvoirs, la liberté de la presse est supprimée, les grands sont envoyés dans des granlags, on fait des autodafés de toutes les œuvres produites par des grands avant de franchir un pas supplémentaire en annexant la Wallonie et Bruxelles.

Aux jeux olympiques de Paris en 1934, l’équipe de France bat l’Allemagne par 8 à 0 (sur 8 pénaltys).

Le 1er Octobre 1937, la France envahit la Suisse Romande à la grande fureur du Kaiser Joachim.

Lors de la conférence de Londres, les alliés (Anglais et Allemands) sacrifient une partie de la Suisse pour maintenir la paix. La France se réarme à vitesse accélérée.


Une uchronie très intéressante sur le sujet, j’aurais beaucoup aimé lire une uchronie un peu plus sérieuse sur ce thème avec la montée au pouvoir d’un parti fasciste français.

Certains ont apparemment beaucoup ri avec ce roman, moi j’ai souri mais sans plus. A force de mélanger les scènes dramatiques (on assassine quand même gaiement) et les scènes humoristiques, voire bouffonnes, la sauce n’a pas pris pour moi. On sent que l’auteur a une bonne connaissance de la période et a pris beaucoup de soin sur certaines parties du roman (je pense notamment aux lois promulguées par le PPP) mais d’autres scènes  sortent plutôt du « dictateur  » de Chaplin (Je pense ici à une scène ou Auguste Petit se fait saluer par une salle remplie de « poussins » aux cris de « Piou-piou » – on aurait pu se contenter des uniformes jaune poussin).

Ma note personnelle: 13/20
Mort aux Grands ! – Pierre LEAUTE
Edition Kindle

Si vous voulez avoir plus d’information sur l’auteur, vous en trouverez notamment sur son blog.

Pour un autre avis, vous pouvez consulter le site du Bibliocosme

Pour le deuxième tome: Guerre aux Grands!

Exodus – Empires at War – Book One – Doug DANDRIDGE

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L’Humanité après avoir réussi a coloniser quelques planètes a rencontré les Ca’cadassans ou plutôt, ceux-ci ont découvert les humains et, profitant de leur technologie supérieure ont anéanti l’une après l’autre, les colonies et les flottes humaines. Au bord de l’extinction, la race humaine a réussi à envoyer un vaisseau dans l’hyperespace. Voyageant pendant mille ans avec 50.000 survivants en hibernation, ce vaisseau a découvert à plusieurs milliers d’’années lumière de nouvelles planètes où s’établir.

Les survivants avaient prévu que l’équipage du vaisseau réveillerait des administrateurs civils qui établiraient dès lors un nouveau gouvernement démocratique mais l’équipage du vaisseau a, pendant ce très long voyage, évolué vers une hiérarchie très stricte et c’est le descendant du capitaine du vaisseau qui établit les fondations d’un nouvel empire.

Mille ans plus tard, le Nouvel Empire Terrien s’est largement étendu, il a vaincu toutes les espèces extra-terrestres rencontrées, se créant des alliances mais aussi des inimitiés profondes. L’empereur règne sur 950 milliards d’individus dont 700 milliards d’humains. A force de s’étendre, les terriens risquent de retomber sur l’ancien ennemi mais la plupart des habitants de l’Empire pensent que cet ennemi  a disparu ou qu’il s’agit d’un mythe.

Et puis différentes factions commencent à se manifester au sein de l’Empire tandis qu’aux frontières de la sphère d’influence humaine, des vaisseaux commencent à disparaître.


Le premier tome de cette série apparaît comme une longue mise en place du décor où l’auteur va situer ce conflit entre les descendants des humains et un ennemi implacable qui les a forcés à évacuer leur planète. Ceci n’est pas sans rappeler la série « sanctuaire » de  David WEBER mais dans la série de Weber, les colons repartaient de zéro pour éviter que des manifestations technologiques ne viennent trahir l’emplacement de leur refuge alors que dans la série de Dandridge, les colons poursuivent leur évolution avec les technologies terrestres du moment de leur fuite.

J’ai trouvé ce premier tome un peu confus, on passe rapidement d’une personne à une autre et de nombreux protagonistes trouvent la mort ce qui rend difficile de s’attacher à un personnage. De plus, cette technique de changement de point de vue rapide, utilisée dans un Empire aux vastes dimensions, donne vraiment un sentiment de dispersion et rend difficile une vision globale.

D’après ce que j’ai lu sur le net, le deuxième tome serait meilleur et je vais donc essayer celui-ci avant de décider si je poursuis cette série ou pas.

Ma note personnelle : 13/20
Doug DANDRIDGE – Exodus Empires at War Book One
Edition Kindle

Le site web de Doug DANDRIDGE

Reich – Alain PARIS

Reich

 

1986 – Un rescapé des camps nazis apparaît à Mauthausen comme s’il venait juste de s’évader de ce camp, il est d’abord arrêté comme vagabond mais il disparaît de sa cellule alors que 4 policiers étaient dans la seule pièce qui menait vers l’extérieur.

Les journaux du monde entier s’intéressent à l’affaire et un éditeur et propriétaire de journal anglais demande à un écrivain qui se trouve à ce moment en Allemagne d’aller jeter un coup d’œil et de recueillir des renseignements sur cette affaire.

Lorsque Mark Spencer commence son enquête, il ne s’attend pas se retrouver au cœur d’une histoire de voyage dans le temps et c’est pourtant bien de cela qu’il s’agit. En effet, l’ex prisonnier avant de disparaître avait demandé que l’on prévienne les professeur Verdlock et Deitmer. En  enquêtant sur ces deux hommes, Spencer découvre qu’ils travaillaient sur un projet nazi secret pendant la deuxième guerre mondiale.

Ayant découvert que le professeur Verdlock vivait toujours et était en Angleterre, Spencer décide d’aller l’interroger sur place. Pendant qu’il discute avec le professeur et sa petite-fille Linsey, 3 hommes font irruption dans la maison du professeur et l’abattent. Ces trois hommes sont à leur tour abattus par deux autres individus avant de pouvoir descendre Spencer et Linsey.

Les deux saauveteurs, Conover et Georgie, emmènent  Spencer et Linsey à Londres en 1946, enfin un 1946 où la 2ème guerre mondiale continue parce qu’Hitler a pris une machine à voyager dans le temps (développée par l’équipe du professeur Deittmer) pour revenir en 1940 et corriger certaines des erreurs qu’il avait fait dans la ligne temporelle originelle. Ensuite, Conover et Georgie transportent Spencer et Linsey dans  l’Angleterre de 1986 telle qu’elle est devenue après la victoire de l’Allemagne: un pays revenu à  l’époque médiévale et où les seigneurs sont allemands et les serfs anglais.

Spencer et Linsey vont alors suivre un entrainement poussé pour se rendre à leur tour en 1940 et empêcher Hitler de reprendre les choses en main.

Si le style d’Alain Paris est assez agréable, il est dans ce cas-ci, son propre ennemi. En effet, le récit est mené tambour battant et l’on n’a pas le temps de s’ennuyer mais il est en même temps très court et le mélange des deux fait que l’on a l’impression de survoler des tas de choses importantes. Cette histoire aurait mérité un beaucoup plus long développement. Même si comme je l’ai lu ailleurs, « Reich » n’est que l’introduction à une série de l’auteur (« Le monde de la terre creuse »), il y avait matière à étoffer cette introduction.

« Reich » est plus un récit de voyage temporel qu’une uchronie. Le problème du voyage temporel, c’est que dès que l’on retourne dans le passé pour en modifier quelque élément, on modifie le futur et même la plus petite modification peut avoir de très grandes conséquence (voir la théorie du papillon). Ici, on est en plein paradoxe temporel. Comment des Anglais de 1946 peuvent ils se transporter dans un futur qui n’est pas le leur pour empêcher le meurtre de gens qui vont les accompagner dans un passé qui n’est pas le leur.

La seule explication logique mais qui n’est pas avancée ici, ce serait qu’il existe dans l’univers de « Reich » des univers parallèles bien précis et que les machines à voyager dans le temps peuvent également être réglées pour voyager dans ces univers précis.
Ma note personnelle: 13/20
Reich – Alain paris
Edition Kindle

Autant en emporte le temps – Ward MOORE

Autant en emporte le temps   autant en emporte le temps 2

 

Hodgins Mc Cormick Backmaker est né en 1921 et nous relate ses mémoires en 1877. Pour bien comprendre ce paradoxe apparent, il faut se plonger dans le récit de ses mémoires.

Hodgins est né dans le Nord des Etats-Unis ; enfin dans un Nord qui a perdu la guerre de Sécession à la bataille de Gettysburg en 1863 et ce Nord, amputé d’une partie de ses états et sous le joug du Sud(qui en plus a conquis le Mexique) est désespérément pauvre. Hodgins est né dans une ferme mais il n’a aucun talent utile pour aider à la ferme, la seule chose qui a jusqu’ici éveillé son intérêt, c’est la lecture.

C’est ainsi qu’à l’âge de 17 ans (en 1938 donc), il décide de quitter la ferme familiale afin de diminuer le nombre de bouches à nourrir pour ses parents et s’engage sur les routes, bien décidé à tenter sa chance dans une grande ville.

Arrivé à New York, il est très vite dépouillé de tous ses maigres biens et ne doit sa survie qu’à l’intervention d’un quidam qui lui trouve un travail chez un imprimeur. C’est chez c’est imprimeur qu’il complètera son érudition (que ce soit en lisant les ouvrages que l’imprimeur a rassemblé ou par ses discussion avec celui-ci). Ensuite, Hodgins, fort de son érudition (quasiment uniquement axée sur l’histoire), décide de postuler pour étudier auprès d’une université et il envoie une demande à toutes les universités qu’il a pu localiser. Peu de temps après, il est contacté par un professeur Haggerswell de l’université de Haggershaven, un établissement dont il ne sait à peu près rien, ce professeur lui enjoignant de ne surtout accepter aucune autre offre avant d’avoir eu une discussion avec le représentant d’Haggerswell.

Hodgins est donc interviewé par Barbara,la propre fille du professeur Haggerswell qui est à la fois merveilleusement belle, physicienne de renommée internationale et sentimentalement fort peu équilibrée. Il finit par être invité à l’université de Haggershaven. L’université en question est un endroit où chacun est appelé à contribuer, suivant ses possibilités au bien-être commun, travaillant la terre ou faisant la cuisine si nécessaire.

Hodgins a trouvé une vie qui lui convenait à Haggershaven, il peut y écrire sur la guerre de sécession et surtout sur l’épisode crucial de la bataille de Gettysburg. La vie y est rythmée par ses échanges avec les autres étudiants/professeurs et aussi par ses relations tumultueuses avec Barbara Haggerswell, celle-ci passant le plus clair de son temps à travailler sur son chef-d’œuvre : une machine à voyager dans le temps.

Autant en emporte le temps est un livre qui traîne une réputation flatteuse derrière lui. Je dois dire que je ne partage pas l’enthousiasme de certains.

Pour moi, ce roman peut se diviser en trois partie : le début où l’on suit Hodgins qui quitte sa ferme et vient habiter à New York, la deuxième partie où Hodgins s’installe à Haggerswell et la fin du roman où Hodgins utilise la machine à voyager dans le temps pour aller assister à la bataille de Gettysburg.

Si ce roman a une portée philosophique certaine, il rate à mon avis sa cible en déviant à partir de la deuxième partie. L’auteur avait l’occasion de nous conter un roman se passant dans ce Nord uchronique ruiné et raciste (les Noirs étant considérés par beaucoup de Nordistes dans le roman comme étant responsables de la situation qui est la leur) par opposition au Sud opulent et ayant réalisé l’émancipation des esclaves. On a un petit aperçu de ce que cela aurait pu donner dans la première partie et j’aurais aimé que Ward Moore nous décrive un peu plus le Sud dans la suite. Au lieu de cela, la deuxième partie du roman nous entraîne dans une société fermée genre utopie et toutes les interactions entre ses différents membres. Ce n’est pas inintéressant mais cela dévie un peu de l’uchronie.

Et finalement en un final un peu décevant, l’auteur ferme la boucle parce que la présence d’Hodgins à Gettysburg va bouleverser le résultat de la bataille et nous amener à la version de l’Histoire qui est la nôtre.

Si le roman est intéressant au point de vue du voyage temporel, ce sujet a néanmoins été souvent abordé et parfois beaucoup mieux dans de courtes nouvelles. J’aurais aimé un peu plus d’audace, ici j’ai un peu la même impression que dans le film « Nimitz, retour vers l’enfer » ou sur le point de créer une distorsion temporelle, l’auteur se ravise et revient à une vision sage et classique.

 Ma note personnelle : 13/20

Autant en emporte le temps – Ward Moore
Denoël – Présence du futur n°229
248 pages

 

 

L’empire du Baphomet – Pierre BARBET

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Alors qu’il chassait un sanglier à cheval, accompagné de sa meute de chien, Hugues de Payn est désarçonné par son cheval effrayé par une explosion. Lorsqu’il se réveille, il aperçoit, non loin de lui, un étrange engin métallique. De cet engin sort un être qui correspond en tout point à l’image d’un succube. Hugues de Payn veut tuer la créature avec sa dague mais celle-ci lui prouve la futilité de sa tentative en calcinant un arbre à l’aide d’une arme inconnue.

La créature qui lui déclare s’appeler le Baphomet, parvient à convaincre Hugues de Payn qu’elle n’est pas un démon mais bien un voyageur galactique. En échange d’un approvisionnement régulier en nourriture, elle promet à Hugues de Payn de lui apporter la richesse et de l’aider à fonder un ordre de chevaliers soldats dont la vocation sera la libération du temple de Jerusalem.

Hugues de Payn fonde donc l’ordre des templiers. Celui-ci prospère et se développe grâce notamment à l’or que lui fournit le Baphomet. Seul le grand-maître de l’ordre et ses officiers principaux sont au courant de l’existence de cette créature.

Mais le Baphomet a des plans pour les templiers. Il leur fournit des grenades atomiques grâce auxquelles les templiers écrasent les troupes de Baïbars, sultan d’Egypte ainsi que des figurines à son effigie qui lui permettent de communiquer à distance avec les templiers. Suite à cette victoire, les templiers reprennent le contrôle de Jérusalem et de toute la Syrie.

Cette victoire n’est que le premier pas du plan développé par le Baphomet. Celui-ci entend que les croisés s’emparent du monde, pas moins. Ce qu’ignore Guillaume de Beaujeu, c’est que le Baphomet l’a hypnotisé à travers ses amulettes et que son enthousiasme à l’idée de conquérir les terres de Qoubilaï (celui-ci s’étant rendu maître de l’Asie) et de les convertir au christianisme provient plus de la volonté du Baphomet que de sa propre foi.

Qui s’emparera du monde, cet extraterrestre isolé sur une planète peuplé de barbares ou cette armée de Templiers guidé par la foi et armés par la technologie du Baphomet ?

J’avais ce bouquin depuis des années et c’est en faisant un peu de rangement que je me suis décidé à le lire. Qui plus est, 156 pages, ce n’est pas grand-chose pensai-je, je l’aurai vite fini. Et là je dois bien dire que j’ai un peu déchanté. Le rythme du roman est très décousu. Par moment, on court avec les templiers à travers le Moyen-Orient et par moment on se traîne avec eux. Cette partie est d’ailleurs très réussie sur ce plan. Quand les templiers se morfondent dans l’attente, on s’ennuie avec eux.

Que les templiers puissent accepter un être qui ressemble à un démon comme maître, on peut encore le comprendre si le Baphomet les a hypnotisés (L’auteur joue peut-être aussi sur le fait que les templiers ont été accusés d’adorer le malin). Mais la partie qui m’a le plus gênée, c’est que l’auteur veut nous faire croire qu’un érudit du Moyen-âge parvienne à comprendre et à utiliser voire reproduire une technologie extra-terrestre en avance de plusieurs centaines d’années sur son époque. Malgré un rebondissement final, je n’ai pas été convaincu..

Ma note personnelle 13/20
Pierre BARBET – L’empire du Baphomet
J’ai Lu 768
156 pages

 

Le mystère du Drake mécaniste – Lilith Saintcrow

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Emma Bannon, Mage (Elle porte le titre de Prima qui est accordé aux plus puissants des mages) au service de Britannia est chargée de protéger Archibald Clare, l’un des derniers mentah (Le mentah est défini comme une sorte de machine logique humaine qui doit toujours avoir des problèmes à résoudre sous peine de sombrer dans l’ennui et la folie) non enregistré encore vivant (tous les mentahs officiels et la plupart des non-officiels ayant été assassinés). Britannia est un esprit souverain, il règne sur la grande Bretagne en s’incarnant dans un réceptacle. Le réceptacle actuel s’appelle Victrix.

En enquêtant sur le meurtre des mentahs, Emma et Archibald dénouent petit à petit les fils d’un complot contre Victrix. Ils découvrent peu à peu, en remontant les pistes des assassins, que sont impliqués des Mages, des politiciens, des mentahs et une puissance étrangère. Tous ont des motivations différentes mais  un but commun : éliminer Victrix.

Si ce récit paraissait prometteur de prime abord, il perd très vite de sa saveur. La quatrième de couverture nous promettait un hommage à « Sherlock Holmes » et à « Chapeau melon et bottes de cuir ». Nous en sommes loin, si Archibald Clare se livre à des déductions holmésiennes, il se garde bien de nous en faire part, se contentant de réflexions du genre : « très intéressant ». Après quelques pages le mentah se voit qualifié de génie ce qui ne devient évident que dans les dernières pages lorsqu’Archibald doit résoudre à vitesse accélérée des séries d’équations mathématiques complexes pour pouvoir conduire un robot géant.

Pour ce qui est de « Chapeau melon et bottes de cuir », le seul élément en commun serait qu’à partir d’un certain moment, Archibald et Emma mènent deux enquêtes parallèles afin de trouver les coupables (Emma ayant confié la sécurité d’Archibald à un spadassin de sa connaissance), sinon ils n’ont rien de Steed et Emma Peel(si ce n’est le prénom en ce qui concerne la Prima).

Le monde développé ici semblait intéressant. Bien entendu, ce n’est pas le premier roman mêlant Fantasy et Steampunk mais certaines créatures comme les chiens de suie sont assez originales et les aspects Steampunk auraient pu apporter beaucoup à l’ambiance du roman s’ils ne débarquaient aussi tard dans le roman.

En lisant ce bouquin, j’ai eu l’impression que l’auteur avait rassemblé un certain nombre d’idées (sans doute trop d’ailleurs) et qu’elle les avait intégré au fur et à mesure sans trop structurer tout cela, du coup la sauce ne prend pas.

Le ton n’arrange rien, on passe trop de temps à suivre les états d’âme des protagonistes alors qu’il est un peu dommage de ne pas profiter du monde créé. On n’apprend finalement à connaître un peu plus cet univers que dans les derniers chapitres.

Ma note personnelle : 13/20

Lilith Saintcrow – Le mystère du Drake mécaniste
Editions Le livre de poche
416 pages

 

 

Fleur de Bagne 1: De Cayenne à la place Vendôme – Marie-François GORON et Emile GAUTIER

De Cayenne

 

Mais qui est le baron de Magloire, cet homme débarqué d’on ne sait où et qui a ouvert une banque à Paris. D’où vient sa fortune qui lui permet d’organiser de somptueuses réceptions auxquelles se pressent tous ceux qui comptent : Ministres, généraux, hommes d’affaires ou journalistes…

Comme le titre le laisse présager, avant d’être un homme en vue, le baron de Magloire a connu un passé nettement moins avouable…

Sans doute prévu dès le départ pour être développé en plusieurs volumes, ce roman est dès lors un peu bancal si on le lit tout seul. Par exemple ; les auteurs commencent par le récit d’un meurtre et d’une épouse qui veut se venger du meurtrier et puis on laisse ce meurtre de côté pour ne plus en reparler (je suppose que l’on en reparlera dans les volumes suivants).
Ce premier volume est plutôt une longue introduction (trop longue sans doute parce qu’elle ralentit à mon goût le déroulement du récit) qui ne m’a pas vraiment convaincu. Autant les parties se déroulant en France ou en Angleterre m’ont paru intéressantes, autant les aventures du « Héro » en Amérique du Sud m’ont parues tirées en longueur.

Pour ce qui est de la partie positive, l’ouvrage est rythmé et même si, comme je l’ai dit, le récit est parfois tiré en longueur, il n’en capture pas moins l’attention du lecteur. Les deux auteurs ont manifestement apportés chacun leur expérience l’un de policier et l’autre d’ancien anarchiste, apportant une touche de crédibilité aux personnages de bandits ou d’anarchiste. Si on peut s’amuser des théories scientifiques développées dans le livre, elles apportaient cependant une touche « fantastique » au roman à l’époque..

La grande originalité à mon humble avis vient du fait que le personnage principal de ce premier tome est un bandit sans scrupules, pas un Arsène Lupin ou un Robin des bois. Non, les auteurs ont choisi un être où il n’y a rien à sauver, qui ne fait rien de philanthropique ou de désintéressé.

En résumé un premier volume un peu faible mais maintenant que l’introduction est terminée, on pourrait avoir d’excellentes surprises pour les volumes deux et trois de cette trilogie.

Ma note personnelle : 13/20
Fleur de bagne 1 : De Cayenne à la place Vendôme de Marie-François GORON et Emile GAUTIER.
Collection e-baskerville
Edition Kindle

Ce roman peut être acheté sur Amazon à l’adresse suivante:http://www.amazon.fr/De-Cayenne-Place-Vend%C3%B4me-ebook/dp/B009UWQTTK/ref=sr_1_27?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1371932371&sr=1-27&keywords=jean+daniel+breque

On peut également acheter cette œuvre au format epub à l’adresse suivante: http://www.moutons-electriques.fr/livre-214

Ou sous format papier chez « Rivière Blanche »:http://www.riviereblanche.com/fleurdebagne.htm

Le griffon blanc (La guerre des mages Tome 2) – Mercèdes LACKEY & Larry DIXON

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Dix ans après le cataclysme qui a détruit les tours des deux plus grands mages de Tantara. Skandrannon, Ambredragon et leurs amis  ont fondé une ville appelée «Griffon Blanc ».

Ils ont erré un an avant de trouver un endroit où établir cette ville portuaire.

Lorsque nous reprenons le cours de l’Histoire, nos amis sont confrontés à un kestra’chern pervers.

Peu après avoir réglé ce problème, un navire rentre dans le port de Griffon Blanc. A son bord se trouve une délégation des puissants Haighlei les « Rois Noirs ». Ces souverains gouvernent des royaumes d’une grande étendue et dont la population à la peau noire.

Il est rapidement décidé d’envoyer une délégation aux Rois Noirs puisqu’apparemment Griffon Blanc a été fondée sur un territoire qu’ils revendiquent. Cette délégation comprendra notamment Skandrannon sa compagne Zhaneel et leurs enfants, Ambredragon, Bichehivernale et quelques autres.

Ce deuxième tome de la trilogie « La guerre des Mages » ne m’a pas plus convaincu que le premier, au contraire. Trop de coïncidences rendent celles-ci peu crédibles.

J’ai eu l’impression que l’auteur avait essayé à la fois de faire découvrir une nouvelle région tout en essayant de montrer de nouvelles facettes des kestra’chern mais pour moi ce sujet avait déjà été bien étudié dans le premier tome.

En résumé un bouquin qui se lit facilement et pourtant par moment on s’y ennuie (Paradoxe ?). Si le monde reste original, ce roman ne se classera pas dans les meilleurs bouquins de fantasy.

Ma note personnelle : 13/20
Le griffon Blanc
Editions Bragelonne
Collection Milady
343 Pages.

Cal de Ter – L’intégrale Tome 1 – P.-J. HERAULT

  

Ce tome 1 de l’intégrale reprend les trois premiers romans de la série :

Le rescapé de la Terre

Lorsque Cal se réveille, il est à bord d’une capsule spatiale, son ami Giuse ayant profité de la confusion qui régnait sur Terre pour déposer le corps en hibernation de Cal à bord d’une fusée. Cal se souvient que son corps avait été mis en hibernation suite à une opération chirurgicale. Giuse lui a laissé un enregistrement où il explique à Cal ce qui s’est passé sur Terre pendant les derniers jours, comment la situation politique entre la Terre et Mars a dégénéré au point qu’un politicien terrien a décidé de lancer une attaque contre Mars et comment Mars a décidé de répliquer ce qui entrainera l’annihilation mutuelle et la destruction de l’espèce humaine.

La capsule spatiale dans laquelle Giuse a introduit son ami est une capsule destinée à envoyer des criminels en exil dans l’espace. Elle est sensée se poser sur une planète où les conditions propres à la vie humaine seraient réunies et redécoller dès que le passager aura débarqué et vidé le contenu de la capsule. Giuse a réussi à rajouter quelques caisses à la dotation normale d’un condamné.

Après quelques jours d’exploration, Cal rencontre un humanoïde amical, il découvre que cette planète est habité par plusieurs peuplades humaines dont celle qu’il vient de rencontrer, qu’il appelle : « Vahussi ».

Cal apprécie directement les Vahussis, un peuple fier et courageux. Bien sur, les mœurs des Vahussi sont assez différents, ils sont très individualistes et n’ont pas vraiment de structure sociale fixe, les Vahussis ne connaissent pas le mariage, ils vivent avec ceux avec qui ils s’entendent bien. Quand ils ne s’entendent plus, l’un des deux déménage.

Adopté par les Vahussis, Cal leur apprendra notamment le football afin de leur apprendre que former une équipe peut aussi avoir ses avantages, le tir à l’arc pour leur permettre de se défendre contre les peuples plus agressifs et la navigation à la voile pour leur permettre de commercer et de se déplacer plus facilement.

Cependant, Cal reste rongé par la destruction de la Terre. Il voudrait bien sauver les Vahussis de l’extinction. C’est alors qu’il découvre une base spatiale appartenant à une race éteinte, les Loys. Après avoir réussi à prendre le contrôle de l’ordinateur principal de la base, il se trouve désormais en mesure de réaliser son rêve.

Les loys possèdent, entre autres des techniques d’hibernation. En se mettant en hibernation, il pourra intervenir à des moments clés avant de se remettre en hibernation à nouveau.

Cal demande à l’ordinateur principal de la base de lancer la production de robots humanoïdes à l’image des Vahussis afin de l’aider dans la mission qu’il s’est assigné.

Les bâtisseurs du monde

L’ordinateur de la base Loys a réveillé Cal, les Vahussis sont en train d’être assimilés par une autre peuplade : les Porsages. Les Porsages se sont d’abord installés pacifiquement parmi les Loys, ils leur ont appris de nouvelles techniques et se sont petit à petit imposés. Ils ont non seulement imposé leurs techniques mais aussi et surtout leur religion. Tout le monde doit obéir à Frahal et ceux qui désobéissent sont sacrifiés à Frahal.

Cal parviendra, avec l’aide de ses robots à rendre leur liberté aux Vahussis. Il créera aussi l’ordre des « bâtisseurs de Monde », un ordre secret dont les membres doivent œuvrer au progrès des hommes.

La planète folle

Cal est à nouveau réveillé par l’ordinateur de la base. Trois vaisseaux robots Loys se dirigent vers la planète et d’après l’ordinateur, leur programmation devrait les amener à détruire la planète.

Cal parviendra à sauver la planète avec l’aide des robots qu’il avait fait construire.

Après cette première attaque, Cal devra carrément faire dévier une planète folle de sa route (route qui l’amène droit sur la planète Vaha) mais cette fois Cal pourra compter sur l’aide de son ami Giuse dont la capsule a fini par le rejoindre. Ensemble, ils affronteront les obstacles et les conséquences de l’approche de la planète folle sur le climat de Vaha.

Cette première trilogie de la série Cal de Terre a beaucoup vielli, sans doute assez typique des romans du fleuve noir à l’époque de leur parution, elle semble maintenant assez désuète (voyage spatiaux simplifiés notamment). Qualifié de « classique du Space Opera » par l’éditeur (sur la 4ème de couv.), il faut quand même signaler que 95% de l’action se déroule sur la planète Vaha.

A 10 euros pour 594 pages, on ne peut pas parler de vol mais si ces romans se laissent lire facilement, on a pu lire plus original depuis.

Si vous aimez l’action sur des planètes exotiques, je vous recommande plutôt les bouquins de Jack Vance et si vous désirez lire de meilleurs ouvrages de P.J. Herault, dirigez vous plutôt vers la série Millecrabe.

Ma note personnelle : 13/20
Cal de Ter – L’intégrale tome 1
Editions Bragelonne
594 pages

Published in: on 23 septembre 2012 at 19 h 11 min  Comments (1)  
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