Dorrington, Détective Marron – Arthur MORRISON

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Un Avocat marron, tout le monde sait ce que c’est mais Dorrington n’est pas avocat, il est détective et pas un mauvais détective qui plus est. Ce qui fait de Dorrington un détective marron, c’est qu’il ne travaille en définitive que pour lui. Bien entendu, il parvient à résoudre des enquêtes pour ses clients mais s’il détecte au cours de cette enquête une possibilité d’enrichissement personnel, il n’hésite pas une seule seconde même s’il doit éliminer son client pour arriver à ses fins. Charmant personnage me direz-vous? C’est que Dorrington a en plus un don pour charmer ses futures victimes, et les frapper au moment où elles ont baissé leur garde!


J’ai trouvé ce recueil de nouvelles relativement original : d’abord le changement de perspective; dans la première nouvelle, le récit est raconté par la première victime alors que les nouvelles suivantes sont contées à partir des documents retrouvés dans les bureaux de l’agence Dorrington et Hicks par la première victime qui a reconstitué les événements.

Le deuxième point qui m’a intéressé, c’est la personnalité de ce détective, intelligent, pugnace mais totalement égoïste et dénoué de scrupules.

Enfin, il y a dans une de ces nouvelles (La mort étrange de M. Loftus Deacon) un petit côté « Harry Dickson » qui n’était pas pour me déplaire.

En résumé: Une excellente addition à la collection Baskerville

Ma note personnelle: 17/20
Dorrington, Détective Marron – Arthur MORRISON
Traduction Albert Savine, révisée par Jean-Daniel Brèque
Edition Kindle

Disponible sur Amazon ou en version epub chez les moutons électriques

ou en version papier chez Rivière Blanche

Et n’oubliez pas d’aller visiter le Blog de la collection Baskerville, oeuvre de Fabrice Mundzik.

Les mensonges de Locke Lamora – Scott LYNCH

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Locke Lamora orphelin de 6 ans est vendu au « Faiseur de Voleurs », un chef de bande vivant sous le cimetière de Camorr qui a réuni autour de lui des gamins de tout âge qui pratiquent toutes formes de vols sous couvert notamment de mendicité. Hélas, sur le trajet pour se rendre chez le Faiseur de Voleurs, Locke a déjà volé un « Veste Jaune » (nom donné aux membres de la police de Camorr), par la suite ? Locke se distingue par des idées brillantes mais dont il ne pèse pas les conséquences, par exemple lorsqu’il crie à la peste dans une taverne et que tous les clients s’enfuient, il récupère les biens oubliés mais n’a pas compris que les vestes jaunes seraient poussées à mettre le feu à la taverne. Le Faiseur de Voleurs décide donc de revendre Locke au prêtre aveugle du temple de Perelandro, le père Chains.

Locke ne tarde pas à découvrir que le père Chains est en fait un faux prêtre et un vrai voleur et chef de la bande des Salauds Gentilshommes. Cette bande est beaucoup plus petite que celle du Faiseur de Voleurs, ne comprenant que le père Chains,  Locke et les frères Calo et Galdo Sanza mais cette une bande qui travaille à un autre niveau. Auprès du père Chains, Locke apprend l’art du déguisement et du subterfuge, il apprend à devenir toute sorte de personnages notamment en apprenant la cuisine, les bonnes manières et toute sorte de talents très divers, il fait aussi comme les autres membres de la bande un passage en tant qu’apprenti dans un des 12 autres cultes de Camorr.

Les années ont passé, le père Chains est décédé et Locke est devenu chef de la bande, celle-ci s’est agrandie de deux membre, Jean Tannen qui a rejoint la bande peu après Locke et Moucheron, un jeune apprenti. Locke, c’est le cerveau et l’acteur de la bande, Jean son meilleur ami est le costaud de service (le père Chains ayant pris soin de faire entrer Jean chez le meilleur maître d’armes de Camorr alors que Jean était encore gamin), les frères Calo et Galdo jouent les seconds rôles tandis que Moucheron fait le guet, espionne et rend toutes sortes de petits services. La bande rend officiellement compte au Capa Barsavi, le parrain de la ville qui a la main mise sur toutes les bandes de voleurs de Camorr. En réalité, Les Salauds Gentilshommes ne déclarent qu’une toute petite partie de leurs activités et bafouent allègrement la « Paix Secrète » établie entre Barsavi et le duc de Camorr(cet accord prévoit que les voleurs ne s’en prendront ni aux nobles, ni aux vestes jaunes). Pour camoufler ses activités, Locke a inventé un personnage fictif : La Ronce de Camorr, personnage mystérieux, capable de toutes les audaces et dotés de toutes les qualités.

Alors que les Salauds Gentilshommes sont en train de mettre en œuvre leur dernier plan, l’enfumage d’une des familles nobles les plus riches de Camorr, ils se retrouvent mêlés à un conflit entre le capa Barsavi et un nouveau venu à Camorr : le Roi Gris. Ce dernier semble mener une guerre à Barsavi en éliminant les chefs de bandes affiliés à  Barsavi les uns après les autres. Et voilà que le Roi Gris a décidé de mêler les Salauds Gentilshommes à sa petite guerre. Les Salauds Gentilshommes Sauront-ils s’en sortir vivants?

 


J’ai lu ce roman avec beaucoup de retard puisqu’il y a déjà 3 tomes traduits en français (l’auteur en prévoit déjà 7) et donc bien au courant que cette série avait une excellente réputation.

Et effectivement, j’ai trouvé ce premier tome excellent, même s’il n’est pas sans défaut. L’ambiance est prenante, on est au cœur de l’action et il n’y  a pas beaucoup de temps morts. Bien sûr, il faut supporter les retours en arrière parce que l’on revient constamment sur l’enfance de nos gentilshommes ce qui peut perturber certains lecteurs mais c’est indispensable pour savoir ce qui distingue ces salauds des autres voleurs et comment s’est formée la bande et la force des liens qui unissent ses membres

Ce roman met surtout, à mon humble avis, en valeur la ville de Camorr avec son histoire qui se perd dans un passé lointain (on y trouve par exemple des bâtiments en Verre d’Antan laissés par une race mystérieuse, ce matériau ayant résisté au temps est apparemment indestructible), ses coutumes, ses religions et son folklore. Camorr est une ville portuaire composée de nombreux îlots reliés par des ponts, l’ambiance y est donc quelque peu vénitienne ce qui entraîne inévitablement l’imagination..

C’est un roman qui fonctionne très bien comme je l’ai dit, notamment grâce à une foule de détails comme une sorte de combats de gladiateurs sur l’eau  où les combattants sont sur des passerelles et affrontent des créatures marines, il y a aussi un établissement de crédit  très intéressant et certaines professions dont le développement a été assez fouillé comme les alchimistes par exemple.

Le seul reproche que je ferais, c’est qu’à force de « vivre » au milieu d’autant de voleurs, on a un peu l’impression qu’ils représentent une part trop importante de la population.

Pour les amateurs de Jeu de Rôle, il y a de nombreuses idées à reprendre pour jour à « Thieves World » par exemple ou Jouer dans la ville de Marienburg dans Warhammer JDR.

Ma Note personnelle: 17/20
Les Mensonges de Locke Lamora (Les Salauds Gentilshommes T1) – Scott LYNCH
Edition Kindle

A noter, un résumé très complet du roman sur Wikipedia et n’oubliez pas d’aller visiter le site consacré à la série

Si vous voulez d’autres avis, en voici quelques uns: Le Bibliocosme; Albédo; Le Culte d’Apophis; Herbefol

 

 

La paille dans l’oeil de Dieu – Larry NIVEN & Jerry POURNELLE

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Alors que l’empire humain a connu de nombreux soubresauts, les flottes impériales terminent de mettre les colonies rebelles au pas. Dans le système de la Néo Ecosse, un vaisseau spatial d’origine inconnue est repéré. Ce vaisseau ne répondant pas aux messages est bientôt arraisonné. A bord de ce vaisseau d’origine visiblement extraterrestre, les humains découvrent le corps d’un alien décédé depuis longtemps.

 En retraçant l’origine du vaisseau, les humains concluent que ce vaisseau a voyagé pendant des années en provenance de d’une étoile de type G qui a été nommée « La Paille dans l’Œil de Dieu ». Ce nom vient du fait que cette étoile apparaît en surimpression sur fonds d’une étoile super géante rouge, l’Oeil de Murcheson, située au delà de la Nébuleuse du Sac à Charbon. Vue de la Néo-Ecosse, cet ensemble ressemble à un visage d’homme encapuchonné qui aurait une paille dans l’œil.

Le capitaine Rod Blaine est chargé de diriger une expédition scientifique vers La Paille afin de prendre contact avec cette espèce extra-terrestre et de déterminer ses intentions.  A bord du croiseur Mac Arthur embarqueront une équipe de scientifiques pluridisciplinaire: linguistes, psychologues, anthropologues, physiciens…. Le Mac Arthur sera accompagné du Cuirassé Lénine commandé par l’Amiral Kutuzov. Le Lénine devra éviter tout contact avec les extraterrestres et détruire le Mac Arthur si celui-ci devait être contaminé ou pris par les extra-terrestres… L’Amiral Kutuzov doit aussi veiller à ce que les E.T. en apprennent le moins possible sur les humains.


Je ne vais pas résumer l’intrigue, cela serait trop long, qu’il me suffise de dire que nous avons ici un récit intelligent de premier contact (Surtout si l’on compare avec les autres récits de premier contact que j’ai lu auparavant où l’on a généralement affire à une race extra-terrestre qui veut anéantir tout ce qu’elle rencontre). Certes, le roman n’est pas sans défaut et, datant de 1974, légèrement dépassé au point de vue scientifique ou sociologique (les femmes y occupent une place quasi inexistante, à part la future épouse du héros, scientifique embarquée sur le Mac Arthur). Il s’agit aussi d’un roman américano centré, la plupart des personnages sont anglo-saxons, ce qui se voit aussi dans le nom des planètes comme la Néo-Ecosse. Nous sommes dans un Empire, avec une classe dirigeante noble ce qui pourrait paraître très peu probable de nos jours.

Le point fort de ce roman et c’est quand même le plus important dans un roman sur un « premier contact », c’est l’originalité de la culture E.T.. Les Pailleux comme viennent à les appeler les humains sont très différents de nous, à la fois physiquement(ils ont des membres asymétriques et sont répartis en plusieurs sous-espèces avec parfois de grandes différences de taille) et psychologiquement et j’ai trouvé cet aspect très réussi.

Lorsque le contact s’établit, il faut un certain temps pour arriver à ce que l’une des deux espèces parvienne à saisir le langage de l’autre et à ce jeu, ce sont les pailleux qui sont les plus forts. Commence alors  la phase de dialogue qui amène petit à petit à une compréhension au moins partielle de ce que les espèces veulent bien révéler. Car si l’on sait dès le début que les humains ne veulent pas révéler trop de leur passé belliqueux, on ne sait pas grand chose des pailleux. Ceux-ci semblent amicaux et très avancés sur certains points ce qui pourrait apporter de grands bénéfices pour l’espèce humaine(Une des sous-espèce de pailleux par exemple semble même être douée de génie pour la mécanique, ils sont capable de démonter un objet et de le modifier en augmentant son efficacité). Le débat s’engage alors entre les humains: les pailleux sont ils juste ce qu’ils ont l’air ou cachent-ils quelque chose.  La seule chose qui semble manquer aux pailleux, c’est la technologie qui permet d’avancer d’une planète à une autre en procédant par bonds. Cette technologie dont les humains disposent mais qui manque cruellement aux pailleux qui sont, dès lors, prisonniers de leur système stellaire.

Enfin, il faut venir au point qui fait débat sur ce roman qualifié de militariste, non point parce qu’il est rempli de personnages génocidaires voulant à tout pris exterminer une civilisation non-humaine ou qu’il y ait une suite de combats spatiaux ou planétaires mais bien parce que les scientifiques y  apparaissent comme de doux naïfs prêts à ouvrir les portes de l’empire à une espèce dont on ignore quasi tout alors que les militaires sont là pour veiller au grain et empêcher les catastrophes. C’est certes un point de vue présent et sans doute voulu par les auteurs dans le déroulement du récit mais de mon point de vue, un roman militariste est un roman qui met vraiment en valeur l’esprit militaire tellement supérieur au simple mortel (voir le roman de John Ringo commenté sur ce blog), je n’ai pas ressenti cet aspect là ici. On se trouve dans une histoire sur fonds militaire et il semble dès lors logique que les militaires y occupent une place prépondérante (un peu comme dans la série Honor Harrington).

Ma note personnelle: 17/20
La paille dans l’oeil de Dieu – Larry NIVEN & Jerry POURNELLE
Pocket

 

Légende – David GEMMELL

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Pour la première fois, les guerriers barbares Nadir ont été unifié. Le seigneur de guerre Ulric a réussi a soumettre toutes les tribus sous son autorité. Il a rassemblé une armée de 500.000 hommes et s’apprête à envahir le territoire de Drenaï.

Face à lui, une forteresse :  Dros Delnoch qui barre le seul passage à travers les montagnes. Dros Delnoch une citadelle et ses six murs externes qui suffisamment défendus sont infranchissables. Dros Delnoch la citadelle des contes de Bronze.  Seulement voilà, le comte de Bronze est mourant, le dirigeant actuel de Drenaï, Abalayn n’a laissé pour défendre la passe que 10.000 hommes, pour la plupart des paysans conscrits sans expérience du combat, sous le commandement de son neveu Orrin lui aussi inexpérimenté dans les matières militaires.

Alors que la horde Nadir se rapproche avec ses milliers de cavaliers, ses chamans pratiquants une magie démoniaque et les engins de siège qui ont été fabriqués par l’ingénieur d’Ulric, un homme arrive à Dros Delnoch. Un homme ? Non une légende vivante : Druss. Druss a atteint de statut en réalisant des exploits incroyables. Selon certains, il aurait tenu seul une passe face aux Vagrians, les repoussants à chaque assaut avant de les mettre en déroute. Bien sûr, il y a de l’exagération dans les récits mais il n’en reste pas moins que c’est un Guerrier exceptionnel, un géant qui équipé de sa redoutable hache à deux mains Snaga est véritablement mortel. Personne n’a réussi à le vaincre en combat singulier. De plus Druss n’est pas venu seul, il a réussi à convaincre Flécheur, le chef des brigands qui hantent les forêts de Drenaï ainsi que 600 de ses hommes de venir aider à la défense de Dros Delnoch.

Druss se met aussitôt au travail, il organise la défense et l’entraînement de la garnison afin de la préparer à l’attaque. Pendant ce temps, Virae, la fille du Comte de Bronze a été envoyée chercher l’aide des « trente » des moines-guerriers qui combattent pour défendre la Source de toute vie. Elle reviendra à temps, avec « les trente » et Regnak, un guerrier berserk qui lui a sauvé la vie, pour assister à l’arrivée des Nadir.

Lorsque les Nadir arrivent, Drus, les trente, Rek, les paysans et les hommes de la légion (une unité de cavalerie, seule troupe entraînée) se battent comme des lions ils repoussent assaut après assaut, mais sont bientôt forcés d’abandonner le premier mur beaucoup trop long à défendre, puis le second. Le désespoir commence à s’emparer des défenseurs. Drus a une soixantaine d’années, tous les soirs il a besoin de repos et de massages pour pouvoir récupérer de sa fatigue. Son organisme est usé et ne récupère plus aussi bien. Les archers de Flécheur ont promis de rester jusqu’au mur 3 avant de s’en aller. Les trente sont des guerriers redoutables qui communiquent par l’esprit, ils ont tué de nombreux Nadirs mais les premiers prêtres ont commencé à tomber. La horde Nadir est innombrable. Malgré la mort de milliers d’entre eux, il y en a toujours d’autres qui arrivent.


 

Pendant plusieurs années, j’avais arrêté de lire de la Fantasy, deux auteurs m’y ont ramené à l’époque : Glen Cook avec la Compagnie Noire et David Gemmell avec Legend.

L’auteur avoue s’être basé sur Alamo pour écrire son roman et on peut certes y voir quelques similitudes : des hommes qui se battent à 1 contre 50, des petites troupes disparates mais solides qui rejoignent la forteresse : (Pour Alamo : Jim Bowie et ses hommes, Davy Crocket et ses compagnons, quelques défenseurs du Texas qui amenèrent un canon de gros calibres – Pour Dros Delnoch : Regnak, « Les Trente », Druss, la Légion).

Il y a néanmoins quelques différences, notamment le fait que la forteresse n’est pas encerclée, les défenseurs pourraient partir à n’importe quel moment ou l’utilisation de la magie sous différentes formes.

Et puis finalement, il y a cette forteresse qui quelque part est le véritable héros de ce roman ? Une forteresse dont chacun des murs porte un nom :

Le premier mur : Eldibar, le mur de l’exultation : on y affronte l’ennemi pour la première fois, et on s’aperçoit qu’il n’est qu’un homme.

Le deuxième mur : Musif, le mur de l’angoisse : si on n’a pas réussi à tenir le premier mur, pourquoi réussirait-on à tenir le second ?

Le troisième mur : Kania, le mur du nouvel espoir : il est tenu par les survivants des deux premiers et est moins grand à défendre.

Le quatrième mur : Sumitos, le mur du désespoir : on est fatigué, on se bat par instinct, mécaniquement.

Le cinquième mur : le mur de la sérénité : on y admet l’inévitabilité de sa mort, et on se serre les coudes pour faire face à l’ennemi

Le sixième mur : Geddon : le mur de la mort

Cette forteresse où certains révèleront leur courage ou leur qualités de commandement, une forteresse entre les murs de laquelle certains mourront ou vivront héros ou des inconnus, nobles ou inconnus.

Légende est un excellent roman de divertissement. La grande originalité du cycle de Drenaï vient du fait que le premier roman clôture le cycle. Certains des éléments qui seront développés par la suite n’apparaissent donc ici qu’assez faiblement (Je pense notamment aux « trente » dont les pouvoirs seront bien mieux décrits par la suite ainsi que leurs combats contre les forces démoniaques ou à la relation très spéciale entre Druss et Snaga).

Les personnages sont très marquants, qu’il s’agisse de personnages avec un charisme puissant comme Druss ou de personnages qui évoluent au cours du récit. On a des personnages qui appartiennent à toutes les classes sociales, ce qui permet de voir plus d’aspects de la société Drenaï. L’auteur ne fait pas non plus abstraction du côté sombre des combats, il ne nous épargne pas les aspects les plus sanglants du combat et cela renforce le réalisme.

En résumé, un excellent roman qui s’il n’est pas exempt de défauts, en attirera plus d’un vers ce cycle des Drenaïs. Je ne saurais que conseiller de commencer la lecture de Gemmell par Légende.

Ma note personnelle: 17/20
Légende – David GEMMELL
Edition Kindle

 

 

 

Published in: on 23 décembre 2016 at 17 h 40 min  Comments (1)  
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La 25ème heure – Feldrik RIVAT

La 25eme heure - Feldrik RIVAT   25-eme-heure_0002

Ce roman débute par l’arrivée du « Biographe » en gare de Leysin (Suisse), cet homme a en fait rédigé les mémoires de Louis Bertillon, le fameux policier depuis ses débuts à la Sureté dirigée par Marie-François Goron et c’est par l’artifice de la lecture des mémoires de Bertillon que nous entrons dans cet ouvrage.

Nous découvrons ainsi un jeune inspecteur débutant, un peu gauche et tout juste intégré qui se voit rattaché dès sa première enquête au fameux Eudes Lacassagne, surnommé « Le Khan ». Lacassagne, habitué à travailler seul, est peu enthousiaste à l’idée de travailler avec ce jeune homme qui a encore tout à apprendre. Bertillon quant à lui est impressionné de travailler avec ce célèbre inspecteur mais est très vite étonné par les diverses particularités de Lacassagne: Le Khan se déplace toujours à pied, il ne semble connaître ni le froid, ni la faim, ni la douleur; il remonte régulièrement sa montre, verse un liquide étrange sur un sucre à intervalles réguliers et appelle un moineau qui vient lui manger dans la main. Mis à part ces étrangetés, le Khan est doué d’un esprit de déduction remarquable et va toujours droit au but.

Bientôt Lacassagne et Bertillon se retrouvent au cœur d’une sombre affaire de morts qui sont amputés d’un doigt et qui ont subi des rituels d’embaumement particulièrement exotiques, morts qui disparaissent puis réapparaissent. Cette aventure complexe entrainera nos deux détectives à travers le Paris mondain, le Paris scientifique, le Paris Occulte dans et sous les rues de la capitale, dans les dédales et jusqu’au sommet de la tour Eiffel en construction.


J’ai découvert ce roman grâce à une offre de lecture gratuite du premier chapitre et cette lecture m’a donné envie d’acheter ce roman, achat que je n’ai pas regretté.

C’est un excellent roman aux frontières du policier, du fantastique, de l’ésotérisme et du Steampunk, trop riche pour pouvoir le résumer. On y retrouve un grand nombre de noms illustres tels que Charcot, Bertillon, Méliès, Pinkerton…, à tel point que l’on pourrait craindre qu’ils ne soient que prétexte à partager l’érudition de l’auteur mais il y a une raison à la présence de la plupart de ceux-ci et l’ont ne peut qu’admirer le brio avec lequel l’auteur a su façonner un récit qui nous permette de retrouver tous ces grands esprits.

J’ai hâte de retrouver la suite dans le tome 2.

Ma note personnelle: 17/20
La 25ème heure – Feldrik RIVAT
Les éditions de l’homme sans nom
446 pages

La voie des Rois – Brandon SANDERSON

The Way of Kings La voie des rois

Roshar est un monde balayé par des tempêtes étranges qui ont bouleversé l’équilibre écologique de la planète au point que certains animaux et certaines plantent ont créé des mécanismes qui leur permettent de s’enfoncer dans le sol ou de rétracter les parties exposées de leurs individus. Les hommes n’ont pas cette chance et ils ont tout intérêt à s’abriter pendant les tempêtes s’ils ne veulent pas perdre la vie. Ces tempêtes transportent aussi une forme d’énergie qui est absorbée dans des gemmes. L’énergie contenue dans ces gemmes peut alors être utilisée pour façonner des objets voire des bâtiments, soigner des personnes, infuser de la puissance dans une épée ou une armure…

Jadis, il y avait sur ce monde des ordres de chevaliers qui combattaient des ennemi terribles dont on ne se souvient plus maintenant que comme des créatures mythiques. Ces chevaliers ont laissé en héritage leurs armes et leurs armures « magiques » qui sont portées par des nobles. Ces nobles ont notamment comme caractéristique d’avoir les yeux clairs.

A l’époque où se situe le récit, dix princes d’Alekhtar dirigent des armées qui combattent les Parshendi sur la plaine brisée. Ces princes sont là pour venger l’assassinat du roi des Alethi, Gavilar, par un assassin à la solde des Parshendi. Depuis 10 ans, ces princes dirigent chacun leur armée séparément sur la plaine brisée pour s’emparer des précieuses gemmes géantes qui y abondent, pour cela, ils doivent amener leur armées de plus en plus loin sur une plaine qui est creusée de nombreux fossés. Pour franchir ces fossés, ils ont créé des ponts mobiles que des esclaves portent jusqu’au lieu de combat, déposant les ponts puis les reprenant jusqu’au fossé suivant.

Depuis quelques temps, Dalinar Kholin, frère du roi assassiné Gavilar et commandant d’une des dix armées est assailli par des visions lors des tempêtes qui assaillent la plaine brisée. Ces visions lui montrent des images du passé et lui parlent d’un ennemi oublié qui pourrait revenir bientôt, les vois qu’entend Dalinar lui enjoignent d’unir les princes.

D’autres personnages apparaissent dans ce roman dont Kaladin, apprenti chirurgien auprès de son père, devenu soldat pour protéger son jeune frère mobilisé de force. Kaladin avait démontré de grande prouesses en tant que soldat, parvenant même à tuer un noble ennemi vêtu d’une armure magique mais il a été trahi par un noble Alethi qui en a fait un esclave pour s’emparer de l’armure. Passant de maître en maître, Kaladin est finalement vendu à l’un des princes Alethi qui en fait un porteur de pont.


Ce premier roman d’une série prévue en dix tomes (le 3ème est prévu en anglais pour la fin 2017) montre déjà les prémices d’une oeuvre immense, ce premier tome faisant à lui seul 1250 pages. L’univers créé par Sanderson est encore une fois fouillé et cohérent avec un système de magie novateur et très riche. On comprend dès lors qu’il lui faudra un très long développement pour en fouiller toute la diversité. Bien entendu ce premier tome est une longue introduction, il souffre donc un peu de longueurs par moment mais il y a énormément de choses à découvrir et il peut donc être normal d’avancer à petits pas pour ne pas noyer le lecteur.

Pour ce qui est du système de magie ou des Chevaliers Radieux, il sont en grande partie oubliés sauf par les érudits qui étudient dans les grandes bibliothèques ce qui fait que le lecteur apprend en même temps que les personnages redécouvrent certaines pratiques.

Un très bon début pour une oeuvre qui promet d’être épique.

Ma note personnelle: 17/20
La Voie des Rois (The way of Kings) – Brandon SANDERSON
Version Kindle

Ralliement – William R. FORSTCHEN

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Ralliement est le 1er tome de la série « Le Régiment Perdu » qui nous conte les aventures du 35ème Régiment du Maine et de la 44ème batterie d’artillerie légère de New York (cette dernière essentiellement composée d’Irlandais) lorsque le bateau à vapeur qui les transporte de Virginie en Caroline du Nord après la bataille de Gettysburg est pris dans une étrange tempête et transporté ailleurs…

Lorsque le colonel Keane, commandant du 35th du Maine se réveille, le bateau est échoué sur une plage, relativement intact,  mais le rivage lui est inconnu comme à tous ses hommes. Ce n’est que le soir qu’ils se rendent compte qu’ils ne se trouvent plus sur Terre lorsque deux lunes se lèvent à l’horizon.

Le colonel Keane se retrouve confronté à d’autres humains, qui s’avèrent rapidement être des russes qui vivent encore comme à l’époque moyenâgeuse, les serfs étant exploités par les boyards qui gouvernent avec l’assentiment de l’église orthodoxe locale.

Les quelques 600 Yankee parviennent à effrayer suffisamment les « Rous » grâce à leurs armes à feu pour que ceux-ci, malgré leur supériorité numérique, acceptent de parlementer. Le Boyard des Rous de Souzdal accepte que les Yankees installent leur « Fort Lincoln » à proximité de Souzdal, espérant se servir d’eux contre les Boyars des autres villes: Novrod, Vizama…

Et Fort Lincoln se développe à côté de Souzdal. Ayant repéré une rivière descendant à flanc de montagne, les Yankees installent plusieurs roues à Aube, leur permettant d’alimenter en énergie, un moulin, une forge, une scierie… Une véritable petite base industrielle se développe.

Tout semble se dérouler pour le mieux jusqu’à ce qu’un groupe de nomades barbares humanoïdes gigantesques (entre 2m50 et 3m) s’approchent de Souzdal pour demander aux citoyens de cette ville de préparer le tribut parce que la Horde des Tugars s’approche plus vite que prévu et a besoin de ravitaillement. Le colonel Keane et ses hommes apprennent alors que le monde de Valdennia est parcouru par des hordes de ces créatures qui prélèvent un humain sur cinq pour les manger avant de continuer leur route vers la ville suivante. La horde met 20 ans à faire son tour.

Bien entendu, le colonel Keane refuse de se plier à cette exigence mais la horde Tugar comporte près de deux cent milles combattants. Même avec leur armement plus moderne (les Tugars se battent encore à l’arc et à l’épée, les yankees non aucune chance. Le colonel Keane demande alors au régiment de voter pour décider s’ils restent pour se battre ou s’ils vont prendre le bateau et chercher un refuge jusqu’à ce que la horde soit passée. Mais les américains ont fait naître beaucoup de rêves de liberté chez les Rous et ceux-ci se révoltent contre leurs boyards. Keane va-t-il laisser le peuple Rous se faire massacrer par les boyards et puis par les Tugars?


William Forstchen est un historien spécialiste de la guerre de sécession, il n’est donc pas surprenant qu’il ait décider d’écrire une série de romans sur un régiment de l’époque de la guerre de sécession. Le 35th du Maine apporte sur Valdennia, non seulement une évolution technologique mais aussi une révolution politique, les américains sont libres et égaux, ce qui va créer beaucoup de problèmes dans le système politique en place sur Valdennia. Les nobles boyards décidant avec l’appui de l’église qui va être sacrifié et qui va être sauvé.

Bien entendu, on retrouve des élans très américains, plutôt libres que mort et les Rous sont sauvés par des Yankees mais il n’y a pas que cela dans ce roman. Les personnages complexes et parfois ambigus. Il y a de très belles réflexions sur le coût de la liberté. Si les combats sont nombreux et très bien décrits, les horreurs de la guerre marquent cependant les hommes du régiment pour les transformer et les marquer dans leur chair et dans leur âme.

Ma note personnelle: 17/20
Le Régiment perdu – William FORSTCHEN
Traduction: Emmanuel Chastelliere
Version Kindle

Ce qu’ils en pensent:

Wagoo
Gilossen (Sur Elbakin.net)
Le traducteur: Emmanuel Chastelliere

Le complot contre l’Amérique – Philip ROTH

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Profitant de la popularité qu’il a acquise par ses exploits d’aviateur, Charles Lindbergh, membre éminent de l’organisation « America First » et admirateur des nazis, décide de se présenter en 1940 comme candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 1941. Élu par les républicains, il se présente face à Franklin Delano Roosevelt et remporte l’élection haut la main fondant sa campagne sur la non-intervention en Europe afin d’éviter de faire couler du sang américain.

Aussitôt en poste, Lindbergh proclame la neutralité des Etats-Unis. S’il ne va pas jusqu’à s’allier à Hitler et ses alliés, l’isolationnisme de l’Amérique profite aux Puissances de l’Axe, rendant les combats plus difficiles pour les alliés. Lindbergh façonne un gouvernement à son image, regroupant d’autres antisémites notoires tel Henry Ford, le célèbre constructeur automobile ou des non-interventionnistes comme Burton K. Wheeler.

Au travers des yeux d’un enfant juif, l’auteur nous présente une Amérique qui se retrouve face à ses démons, une Amérique de tous les contrastes, telles que nous la connaissons encore aujourd’hui, avec ses actes de générosité incroyables venant d’individus auxquels on ne s’attend pas et ses actes d’égoïsmes venant de personnes que l’on adulait, cette Amérique capable d’exploits fantastiques et de lâcheté incroyable, d’amour et de haine, de beauté et de laideur.

Alors que Lindbergh fait promulguer des lois qui obligent les juifs à se disperser à travers le pays et à accepter du travail dans des régions très éloignées de leur lieu de résidence, mettant en œuvre des programmes pour enseigner aux enfants juifs « l’American Way of life », nous assistons aux réactions de cette communauté juive, d’abord incrédule puis terrifiée de voir se développer une politique de type national-socialiste aux Etats-Unis. Lindbergh va jusqu’à recevoir Von Ribbentrop à la Maison Blanche.

Certains juifs décident de partir combattre les nazis en transitant par le Canada, d’autres comme le journaliste s’opposent ouvertement au nouveau régime alors que d’autres encore se rallient à celui-ci, choisissant d’ignorer le mépris affiché de ce gouvernement et prônant aux autres juifs d’accepter une forme d’assimilation. La grande majorité des juifs reste cependant plutôt passive devant les événements, subissant leur sort en silence.

La culpabilisation des juifs continue de s’accentuer, lorsqu’un beau jour, le président Lindbergh disparaît aux commandes de son avion personnel sans laisser de traces. Le vice-président tente de faire enfermer les leaders démocrates mais la femme de Linbergh y est opposé et parvient à émettre un message radiophonique dénonçant une tentative de coup d’état. Le vice-président est démis de ses fonctions, de nouvelles élections ont lieu et finalement, quand les Japonais attaquent Pearl Harbour, l’Histoire reprend son cours.


Ce roman est très réussi, le fait de suivre l’évolution des événements au travers des yeux d’un enfant (l’auteur lui-même) accentue l’atmosphère de crise, au fur et à mesure que la paranoïa s’installe chez l’enfant. L’évolution graduelle que l’auteur fait subir à la société américaine renforce la crédibilité de cette uchronie. L’Amérique ne bascule pas d’un coup vers un régime nazi déclaré, elle glisse petit à petit vers un régime plus autoritaire où certaines composantes de la population sont priées de s’intégrer plus, d’adopter les mœurs des «véritables américains». Cette dernière démarche peut être comparée avec ce qui se passe de nos jours en Europe occidentale, jusqu’à quel point doit-on/peut-on demander à  des immigrants de s’intégrer. A quel moment des demandes légitimes (telles que le respect des lois) basculent-elles vers des demandes moins légitimes, vers une tendance à l’intégration forcée.

Mon seul regret est, comme pour « autant en emporte le temps« , que l’auteur finalement retourne vers la trame historique comme s’il n’assumait pas juqu’au bout son uchronie.

Ma note personnelle: 17/20 – 15/20(pour l’uchronie coupable)
Philippe Roth – Le complot contre l’Amérique
Folio

L’Oeil Vert de Goona – Arthur MORRISON

L'oeil vert de Goona

 

Fin 1902, l’œil du Deccan, un fabuleux diamant vert a été volé au Rajah de Goona. Mehta Singh, le premier ministre du Rajah a tué le voleur mais on n’a pas retrouvé le bijoux.

Quelques moins plus tard, alors que Harvey Crook, un aventurier qui vit en dilettante de transactions commerciales diverses (sa dernière transaction en date portait sur des orchidées par exemple), s’apprête à quitter l’Inde pour rejoindre l’Angleterre, il est contacté par un autre aventurier, monsieur Hahn, qui lui demande de convoyer pour lui un colis de douze grandes bouteilles de Tokay impérial qu’il espère revendre une centaine de livres en Angleterre.

Pendant la traversée, Harvey Crook fait la connaissance de Lyman W. Merrick, un riche américain, qui à force de le fréquenter finit par apprendre la mission de Monsieur Crook. Intrigué et désireux de gouter ce vin rare, l’américain fait des offres de plus en plus élevées à Harvey, jusqu’à offrir le double de la valeur espérée par Monsieur Hahn. Devant la somme offerte par Merrick, Harvey finit par accepter fier du gain réalisé au profit de M. Hahn.

Pour fêter son acquisition, M. Merrick décide d’ouvrir une des bouteilles pour en goûter le contenu avec sa fille et Harvey Crook. Ne trouvant pas ce vin très bon, Monsieur Merrick décide de vendre les onze bouteilles restantes aux enchères dès son arrivée à Southampton.

Lorsque Monsieur Hahn arrive à Londres et prend contact avec Harvey Crook, il est fort courroucé d’apprendre que celui-ci a vendu les bouteilles, même au double du prix qu’il en espérait. D’abord étonné de cette réaction, Harvey Crook réalise que les bouteilles devaient contenir autre chose que du vin et bon sang mais c’est bien sûr, l’une de ces bouteilles devait certainement renfermer l’œil vert de Goona.

Harvey Crook et Monsieur Hahn se lancent donc à la poursuite des onze bouteilles restantes, le problème étant qu’elles ont été achetées par plusieurs personnes dont certaines n’ont pas laissé d’adresse!

S’en suit une course poursuite à laquelle se mêlent, outre Crook et Hahn, Monsieur Merrick et Mehta Singh.


On le voit dans ce court résumé, la dispersion des bouteilles nous permet de suivre plusieurs pistes, des mini-enquêtes en quelque sorte et le fait d’avoir plusieurs individus permet à l’auteur d’utiliser les caractères de ses personnages pour faire varier les situations et les interactions entre personnages. Crook est par exemple plus souple dans ses approches tandis que Hahn est brutal et direct. Il y a aussi quelques scènes assez amusantes.

Un très bon roman dans l’ensemble dont le seul défaut est peut-être que l’on découvre trop tôt le diamant!

Ma note personnelle : 17/20
L’oeil Vert de Goona – Arthur MORRISON
Collection e-baskerville
Traduction anonyme, revue par Jean-Daniel Brèque
Edition Kindle

Ce roman peut être acheté en version papier chez « Rivière Blanche » et en version électronique au format mobi sur le site d’amazon  ou au format epub sur le site des moutons électriques  , le site de kobobooks de  ou sur celui de la FNAC 

Et n’oubliez pas de visiter le site consacré à la collecion baskerville

Le Restaurant Napolitain – – une enquête de Judith Lee par Richard MARSH

Judith Lee - Moutons

Une fois de plus, l’affaire commence par une conversation surprise par Judith. C’est lors d’un bal donné par des restaurateurs et serveurs d’une certaine région d’Italie qu’elle surprend un échange verbal ou un petit homme corpulent et chauve menace un jeune homme, ce dernier tournant visiblement un peu trop près d’une jeune fille. Lorsque Judith sort du bal, elle tombe quelques mètres plus loin sur le cadavre du jeune homme. S’étant renseigné sur l’homme corpulent pendant le bal, elle se rend directement au restaurant que ce dernier tient pour le confronter.

Après s’être attaqué à une organisation de type mafieux dans la nouvelle précédente, Judith est cette fois-ci confrontée à la véritable mafia. Elle n’en sortira pas indemne.

Une excellente nouvelle qui clôture ce premier recueil de nouvelles autour du personnage de Judith Lee. L’illustration du recueil fait écho à cette nouvelle.

Ma note personnelle: 17/20
Le Restaurant Napolitain , une aventure de Judith Lee – Richard MARSH
Traduction Jean-Daniel Brèque
Edition Kindle

Disponible sur Amazon ou en version epub chez les moutons électriques ou en version papier chez Rivière Blanche.

Et n’oubliez pas d’aller visiter le Blog de la collection Baskerville, oeuvre de Fabrice Mundzik.

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