Storm Front (Twilight of The Gods Book 1) – Christopher NUTTALL

Storm Front

Ci-dessous j’ai essayé de résumer l’appendice qui se trouve à la fin du roman et qui explique la situation dans laquelle les « héros » du roman se débattent en 1985, des phrases entières sont directement ou quasi directement traduites de cet appendice. Cet exercice nécessaire m’a paru utile parce que la série comporte 3 tomes (à ce jour?), je ne le répèterai pas pour les tomes suivants.

Dans Storm Front, une contre-attaque américaine a réussi à couler un porte-avion japonais en 1941 à Pearl Harbour. Ce simple événement a fait réfléchir Hitler et celui-ci, au lieu de déclarer la guerre aux USA, l’a déclarée aux Japonais. Dès lors, les USA ne sont pas entrés en guerre au côté des anglais et des russes et les allemands ont conquis l’URSS, l’Afrique du Nord et de larges parties du Moyen-Orient. Les Etats-Unis ont envahi le Japon en 1944. Le successeur de Churchill a conclu un accord de paix raisonnable avec l’Allemagne mettant fin à la seconde Guerre Mondiale. Hitler est décédé en 1950 remplacé par Martin Bormann, lui-même remplacé par son fils Adolf Bormann.

En 1985:

Le pouvoir politique en Allemagne est sensé être exercé par le Führer mais est divisé en réalité en trois factions: la SS, l’armée et les conglomérats économiques, chacune de ses trois factions étant elle-même fractionnée en plusieurs éléments (l’armée par exemple est divisée entre armée de Terre, Kriegsmarine et Luftwaffe). Ces factions sont représentées au Reich Council par le Reichführer SS, le chef de l’OKW et le ministre des finances.

La SS et la Gestapo  imposent une main de fer sur le pays.

L’Allemagne est une puissance militaire (elle dispose par exemple de cinq porte-avions nucléaires, sept cuirassés et 137 navires de surfaces de moindre importance mais aussi de 97 sous-marins nucléaires; elle dispose aussi de plusieurs milliers de têtes nucléaires) et politique majeure divisée en cinq sections:

1°) Germany Prime est le cœur du Grand Reich allemand, s’étendant des côtes de France à la Pologne. Des états comme la Belgique, les Pays-Bas et la Pologne ont complètement disparu de la carte. Les populations qui n’ont pas été jugées suffisamment germaniques ont été déportées, réduites en esclavage ou exterminées et des colons allemands se sont installés à leur place. Germany Prime est la meilleure partie où vivre du grand Reich ce qui ne veut pas dire grand chose. La vie dans cette partie du Reich ressemble beaucoup à ce qu’elle était avant la seconde guerre mondiale: Les garçons et les filles sont enrôlés dès le plus jeunes âge dans les mouvements de jeunesse où ils sont endoctrinés. Les garçons sont encouragés à devenir militaire et les filles à avoir des enfants (à partir de 4 enfants, les femmes allemandes jouissent de nombreux avantages) et à s’occuper du ménage. Seule une petite partie des jeunes entre à l’université encore que des efforts soient en cours pour augmenter le nombre d’étudiants. Très peu de gens sont encore capables de reconnaître un Juif, tellement les caricatures qui sont présentées dans les écoles sont loins de la réalité.

2°) Germany North se compose du Danemark et de la Norvège. Ces deux états ont été déclarés germaniques après l’élimination de tous ceux jugés indésirables. Le Reich y maintient de nombreuses bases navales et aériennes. Sans le soutien britannique, la propagande a fini par miner la résistance et de nombreux norvégiens se sont portés volontaires pour entrer dans la SS ou s’établir en Germany East.

3°) Germany East est sans doute le pire endroits où des colons peuvent s’établir. S’étendant de la Pologne au Kamchatka, la région n’est toujours pas totalement pacifiée et en proie à  de nombreuses attaques. La plupart des villes russes originales ont été détruites. A leur place, les allemands ont installé d’immenses plantations et camps de travail. La population slave est déclarée sous-humaine et maltraitée. La plupart des colonies allemandes sont de vraies forteresses et c’est la seule région où les SS sont relativement populaires.

4°) Germany Arabia est constituée de tout ce qui se trouve entre le canal de Suez et l’Iran. Hitler a vite oublié ses promesses et après avoir aidé les nazis à éliminer les juifs, les Arabes se sont retrouvés avec des maîtres bien plus durs que les britanniques. Une révolte a été écrasée en 1950 et de nombreux colons allemands ont remplacés la population locale.

5°) Germany South consiste en l’ancien Congo Belge et Le Sud-ouest de l’Afrique (Namibie). C’est sans doute l’un des endroits les plus affreux où vivre pour les populations indigènes. Les Allemands y sont moins regardant sur l’origine des colons du moment qu’ils sont blancs afin de les aider à contrôler les esclaves et à maintenir les natifs sous contrôle.

La Suisse est toujours indépendante et disposerait de l’arme nucléaire.

La Suède et la Finlande sont indépendantes mais leurs économies sont totalement dépendantes de celle du Reich.

La France de Vichy contrôle le restant de la France ainsi que l’Afrique du Nord française. Elle dispose de très peu d’autonomie et de nombreux français ont émigré en Afrique du Nord pour essayer de construire une vie qui ne soit pas à l’ombre des nazis.

L’Italie contrôle l’Ethiopie, la Lybie, Egypte (sauf la région du canal), la Grèce et de larges parties des Balkans.

L’Espagne a tenté sans grand enthousiasme de s’emparer de Gibraltar mais n’y est pas parvenue au grand dam d’Hitler.

Le Portugal a déclaré la guerre en 1944 aux britanniques pour la forme sans aucune intervention.

Face à l’Allemagne et à ses alliés, se dresse l’Alliance Nord Atlantique, une association de l’Amérique, la Grande Bretagne, l’Australie, le Canada, la Nouvelle Zélande, l’Inde, l’Iran, l’Islande et le Brésil. Tous ces états, à l’exception de l’Iran sont des démocraties et la plupart d’entre eux disposent de marines puissantes.

L’Angleterre et l’Iran servent de bases avancées à l’Alliance et habitent tous deux de nombreuses bases aériennes américaines en plus de leurs propres forces. La menace du Reich suffit à maintenir la cohésion de l’alliance au delà des inévitables frictions.

L’empire britannique a laissé place au Commonwealth britannique en 1951 quand l’Inde s’est vu reconnaître son indépendance vis-à-vis de la couronne britannique. Les états du Commonwealth (l’Australie, le Canada, la Nouvelle Zélande, l’Inde et Afrique du Sud) se sont mis d’accord pour mettre leurs ressources en commun pour empêcher les Etats-Unis de dominer complètement l’Alliance.

L’Afrique du Sud cependant s’est retirée du Commonwealth en 1965 après que des frictions soient apparues entre le régime de l’Apartheid et les états plus libéraux. Bien qu’alliée à l’Allemagne nazie, le régime est resté relativement libéral vis-à-vis par exemple de la population juive. L’Afrique du Sud est la proie d’une guerre civile avec la majorité autochtone de sa population qui dispose du soutien militaire de l’Alliance. Malgré les 200.000 hommes envoyés en renfort par Berlin, le régime de Prétoria semble en forte difficultés et les Nazis sont tentés de remplacer les dirigeants par des hommes plus proches de leur doctrine.

Le Japon a été envahi par les Américains en 1944. La combinaison d’une résistance fanatique (certains japonais ont résisté jusqu’en 1955) et de la famine de masse a conduit à une diminution de 60% de la population. L’émigration des noirs américains a été encouragée et de nombreuses unions entre soldats noirs et japonaises. La quasi destruction du Japon a eu des conséquences sur sa culture. La culture japonaise a laissé la place à une étrange combinaison des cultures américaines et japonaises. Le Japon est formellement un territoire américain même s’il n’a pas encore été reconnu comme Etat à part entière.

Une guerre économique est en cours entre les deux supers puissances et les allemands sont un peu dans la même position que les soviétiques dans notre ligne temporelle, la course à l’espace et aux armements nucléaires a usé une grande partie des ressources du Reich.  Les Américains ayant une économie beaucoup plus développé peuvent se permettre de dépenser beaucoup alors que les allemands doivent dépenser une part très importante de leur budget pour se maintenir au même niveau. De plus, les allemands souffrent des différentes politiques voulues par les factions au pouvoir:

1°) Les SS veulent une natalité forte pour permettre à la race allemande de se développer, dès lors ils ont instauré des allocations très importantes pour les familles nombreuses. Ceci a un coût énorme pour le Reich.

2°) Le développement militaire contrebalancer la puissance américaine sont soutenus par l’armée et la SS.

3°) La Guerre en Afrique du Sud a un coût très élevé mais le Führer Adolph Hitler avait décrété que les allemands ne pouvaient se retirer d’aucun territoire où ils auraient débarqué. Sans compter la perte de prestige (et la chute prévisible d’un allié) qu’engendrerait ce retrait.

4°) Les conglomérats financiers ont obtenu des avantages en matières d’impôts qui font que la charge sur la population est de plus en plus lourde, les prix ont commencé à augmenter et le rationnement est envisagé. Bien entendu, les financiers arrosent suffisamment d’officiel pour maintenir les impôts à leur avantage. De plus, l’économie allemande n’est pas très efficace et la libre-pensée n’étant pas encouragée, beaucoup de jeunes cerveaux ont fui vers les pays de l’alliance. Ce n’est que récemment que les autorités du Reich ont commencé à investir dans les universités. Il y a bien un réseau informatique mais il est limité et l’informatique allemande est fort en retard par rapport à ce qui se fait aux USA.

C’est dans cette Allemagne en difficulté que Gudrun, une jeune étudiante de l’Université de Berlin découvre que son fiancé qui est parti se battre en Afrique du Sud, serait soigné à l’hôpital Josef Mengele à Berlin. Elle parvient à  pénétrer en secret dans cet hôpital après avoir emprunté une tenue d’infirmière et découvre effectivement son fiancé en état de mort clinique comme de nombreux autres soldats. Gudrun parvient à faire prendre conscience à Volker Schulze, père de son fiancé que le gouvernement a menti et qu’au lieu de rendre hommages aux blessés et aux morts de la guerre en Afrique du Sud, ce même gouvernement cache l’ampleur des pertes.

Gudrun répand la nouvelle à l’université pendant que Volker organise les ouvriers en syndicat et déclenche des grèves. Le mouvement prend de l’ampleur avec une manifestation de femmes, mères et soeur de combattants désirant avoir des nouvelles des leurs. La révolte s’intensifie avec de nouvelles demandes: hausses de salaires, droit de vote, plus de libertés.

Le Reichsfürher SS déclenche des provocations, les SS tirent sur la foule désarmée, l’armée tire sur les SS. La guerre civile est enclenchée. Le Reichführer SS se réfugie à Germanica (nouveau nom de Moscou) et prend le contrôle de Germany East pendant que Gudrun et Volker prennent la tête d’un gouvernement civil avec l’appui de l’armée et du ministre des finances.


Un roman intéressant pour ses hypothèses, mais qui pêche à mon humble avis par une certaine naïveté de ton et certaines incohérences (J’ai en effet du mal à croire qu’une Allemagne aussi puissante soit mise à mal par une guerre en Afrique du Sud (même si cela représente un problème logistique vu la distance et ait aussi du mal à rassembler des troupes pour maintenir l’ordre à Berlin.

Parmi les points positifs, je retiendrai certains personnages comme Horst, un jeune SS qui a infiltré l’université mais qui choisit de rejoindre la rébellion lorsqu’il découvre que les maîtres du Reich ont trahis leurs devoirs envers leurs propres soldats. C’est en grande partie grâce à Horst que la rébellion pourra s’étendre.

Un autre point que j’ai apprécié, c’est que l’auteur n’a pas fait de ses personnages des héros sans défauts. Ils ont gardé les préjugés de leur endoctrinement, ils considèrent toujours que les autres peuples sont des sous-hommes mais on sent qu’il y a un début de questionnement sur les valeurs et les enseignements du Reich. Nous verrons comment cela évoluera par la suite.

En résumé, un début intéressant mais qui ne parvient pas à captiver le lecteur sans doute parce qu’on a du mal à créer un lien avec les personnages.

Christopher Nuttall est un écrivain prolifique mais il me manque pour l’instant quelque chose qui me ferait vraiment accrocher à ses séries.

Pour l’anecdote que les amateurs d’uchronie reconnaîtront, l’ambassadeur des Etats-Unis à Berlin se nomme Turtledove.

Ma note personnelle: 13/20
Storm Front (Twilight of the Gods Book I) – Christopher G. NUTTALL
Edition Kindle

Le site officiel de l’auteur: http://www.chrishanger.net/

 

 

 

 

 

 

 

 

North Reich – Robert CONROY

North Reich

Décembre 1941, alors que le Japon vient d’attaquer Pearl Harbour, Hitler décide de ne pas déclarer la guerre aux Etats-Unis. Roosevelt  ayant les mains liées par son congrès qui ne veut pas d’une guerre sur deux fronts, ne peut donc pas déclarer la guerre à l’Allemagne et ne peut voler au secours de l’Angleterre et de la Russie.

En Angleterre, Churchill est renversé par le parlement et Lord Halifax devient premier ministre. L’Angleterre capitule et accepte de lourdes concessions, avec notamment l’occupation de la partie est du Canada. Seul point positifs, Churchill s’est réfugié aux Etats-Unis et la plus grande partie de la flotte britannique s’y est réfugiée également.

Pour l’union soviétique, le coup est encore plus rude, Moscou est tombé, Staline s’est ou a été suicidé, Stalingrad est tombé et les allemands ont avancé jusqu’à l’Oural. Les militaires soviétiques continuent cependant la lutte à partir de la Sibérie.

Hitler pense que la guerre à l’est est gagnée et que le général Von Paulus balayera bientôt les derniers îlots de résistance soviétique. Si tous les généraux d’Hitler ne sont pas nécessairement d’accord avec cette vision des choses, seul Guderian a le front d’exposer son désaccord avec le führer. En remerciement, Guderian est envoyé en mission d’inspection au Canada. Il pourra ainsi superviser l’attaque des Etats-Unis par les troupes allemandes sous les ordres du général Von Arnim.

Von Arnim est en effet chargé de lancer avec son armée de 250.000 hommes une attaque brève sur les infrastructures économiques des Etats-Unis. Le führer est persuadé que les troupes américaines ne valent rien et que les pertes seront minimes du côté allemand. Qui pus est les amiraux Donitz et Raeder sont persuadés qu’ils pourront assurer le ravitaillement des troupes au Canada et couler la flotte américaine de l’Atlantique (puisque la plus grande partie de la flotte US est occupée dans le Pacifique).

Les américains sont cependant au courant des préparatifs et allemand et ils ont massés leur troupes un peu en retrait de la frontière sous les ordres des généraux Fredendall et Patton.

Dès les premiers jours de combats, le général Von Arnim est grièvement blessé et Guderian prend sa place. Si l’assaut initial des allemands semble facile, ils sont cependant repoussé d’un côté par les troupes de Patton alors que les troupes du général Fredendall elles sont retranchées à tel point que le QG de Fredendall est surnommé « Fort Fredendall ». Confronté au manque de réactivité de Fredendall, Ike le remplace par le général Truscott…

Je ne dévoilerai pas la fin, mais on comprendra assez vite qu’un tel assaut avait peu de chance de réussir. En 1944, la machine de guerre américaine tourne à plein régime et la Luftwaffe se retrouve balayée du ciel en quelques semaines.

On peut se demander si Robert Conroy ne développe pas des hypothèses pour mieux les réfuter. On peut aussi s’agacer de la toute puissance dont font preuve les américains une fois en route (d’accord ils commettent aussi des erreurs telle la nomination de Fredendall, général dont je n’ai appris l’existence qu’au travers de ce roman mais il suffit de voir l’efficacité dont font preuve les américains dans leur chasse aux sous-marins allemands qui subissent de lourdes pertes sans infliger de dégâts aux américains).

Sinon j’ai trouvé que c’était un roman agréable à lire même si Robert Conroy ne m’a pas l’air très à l’aise dans les parties « histoires d’amour » de ses ouvrages. On peut se demander si ceux-ci n’y gagneraient en se bornant aux actions et réactions des principaux intervenants.

Ce roman est disponible sur Amazon à l’adresse suivante :

http://www.amazon.fr/North-Reich-Robert-Conroy-ebook/dp/B008BVXZXO/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1384516693&sr=1-1&keywords=North+reich

Site web consacré à l’auteur: http://www.robertconroybooks.com/

Page wikipedia traduite en français et mise-à-jour par Frédéric Goudon: https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Conroy

Ma note personnelle : 15/20
North Reich – Robert CONROY
Edition Kindle

Kirov – John SCHETTLER

Kirov

Le Kirov, un croiseur de bataille qui a été créé à partir de l’ossature des 4 croiseurs de batailles de l’ancienne classe du même nom, est le navire le plus moderne de la flotte russe en cette année 2021. C’est que la Russie n’a plus les moyens financiers de lancer de nouvelles coques, c’est pourquoi elle a utilisé les ressources à sa disposition et a créé un vaisseau particulièrement puissant, équipé de près de 40 missiles de croisières, 64 missiles antiaériens à longue portée et 128 à moyenne portée, 4 systèmes antiaériens de type Gatlings pour la défense antiaérienne de proximité, 1 canon de 100 mm et trois de 152 mm, 3 hélicoptères dont deux pour la lutte anti-sous-marine et pour couronner le tout, il emporte 3 ogives nucléaires…

Engagé dans des manœuvres de tir sur cibles mouvantes tractées par le croiseur Slava et en coordination avec le sous-marin Orel (L’Amiral Volsky dirige l’ensemble de la manœuvre depuis le Kirov qui est lui commandé par le capitaine Karpov), le Kirov est victime d’une étrange explosion sous-marine. Suite à l’explosion, les instruments de bord semblent perturbés et ne détectent plus ni le Slava, ni les cibles qui celui-ci tractait, ni l’Orel.

Immédiatement, le capitaine Karpov est persuadé qu’il s’agit d’’une attaque de l’Otan et que le Kirov a été la cible d’une torpille équipée de tête nucléaire. L’Amiral Volsky est cependant troublé par plusieurs éléments : d’une part, l’attaque n’est pas poursuivie, cette explosion reste unique et aucune autre attaque n’est lancée sur le Kirov alors qu’il s’agissait de la cible la plus puissante et donc celle à éliminer en premier, d’autre part on ne trouve aucune trace des autres navires, pas même d’épave sur le lieu de leur dernière localisation ; enfin, le Kirov ne parvient pas à joindre sa base navale de Severomorsk.

Lorsque l’opérateur radio rapporte que toutes les émissions qu’il parvient à capter semble être de vieilles retransmissions historique, le capitaine Karpov pense qu’il s’agit d’un montage psychologique de l’Otan pour les désorienter. Il faudra une vérification sur un îlot où est basée une station météo norvégienne et le survol du Kirov par un Fulmar pour que les officiers acceptent la réalité : le Kirov a été ramené en 1941…

N’ayant aucun moyen de revenir à leur époque, les officiers russes sont tous d’accord pour utiliser la puissance à leur disposition afin de changer les événements de la seconde guerre mondiale. En appliquant des changements ici et là, ils pensent pouvoir amener l’Union soviétique en meilleure position à la fin de la guerre (peut-être même en annexant toute l’Allemagne et pas seulement la partie orientale).

S’ils semblent d’accords sur les objectifs, les officiers russes n’ont pas tous la même idée sur ce qu’il convient de faire et le capitaine Karpov a notamment quelques idées personnelles sur ce qu’il convient de faire. Après tout si l’Amiral Volsky venait à être indisponible, ce serait lui Karpov qui devrait prendre des décisions et quand  Karpov apprend qu’une réunion entre Roosevelt et Churchill doit avoir lieu au milieu de l’Atlantique, il décide de s’y faire inviter. Cependant pour que Karpov puisse apparaître à la table de négociation avec une garde d’honneur, il faut qu’il impressionne ses interlocuteurs en leur prouvant qu’il dispose d’une grande puissance à sa disposition. Une démonstration des effets d’un missile nucléaire s’impose donc dans son esprit…

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Après une flotte alliée dans la série Axis of Time de John Birmingham et un navire allemand dans Wolf Hunt de Sebastian P. Breit, c’est au tour d’un navire russe de se retrouver plongé en pleine seconde guerre mondiale.

L’idée commune aux trois auteurs de prendre un ou plusieurs navire(s) des années 2020, est sans doute mue par la facilité, la période future à imaginer n’est pas trop longue et on peut facilement combler ces quelques années. De plus, il suffit d’améliorer légèrement des navires existant. On n’a pas à inventer de nouvelles technologies.

Si le changement de point de vue peut être intéressant,  je ferais cependant les mêmes reproches à ce roman que celui que j’avais fait à Wolf Hunt : les intéressés ne semblent pas ressentir de remords et justifient un peu facilement leurs actes. De plus, en soutenant leur pays à l’époque, ils risquent de maintenir en place des régimes dictatoriaux qui sont à l’opposé de leurs convictions. Dans Wolf Hunt, les « héros » voulaient éliminer Hitler pour éviter à l’Allemagne d’être complètement détruite par les alliés. Dans Kirov, les marins russes projettent de placer la Russie soviétique en meilleure position à la fin de la seconde guerre mondiale, au risque de prolonger l’expérience communiste.

La fin de ce 1er tome semble cependant nous montrer qu’on ne joue pas à l’apprenti sorcier impunément et le Kirov, après une nouvelle tempête temporelle (ce n’est pas décrit comme cela dans le roman mais je trouve que cela correspond assez bien à  ce qu’ils vivent) se retrouvé à nouveau déplacé dans le temps et découvre des rivages américains apparemment dévastés par des explosions nucléaires…

A noter que la série Kirov en est au 18ème volume. (14 Mai 2015)

Ce roman est disponible sur Amazon à l’adresse suivante :

http://www.amazon.fr/Kirov-ebook/dp/B007JKPEW8/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1380383153&sr=1-1&keywords=kirov

Un site web est aussi consacré à la série :  http://writingshop.ws/

ainsi qu’un blog: http://kirovseries.wordpress.com/2013/03/16/the-kirov-series-by-john-schettler/

Ma note personnelle : 15/20
Kirov – John Schettler
Edition Kindle

Voir aussi le tome II: https://daidin.wordpress.com/2014/06/29/kirov-ii-cauldron-of-fire-john-schettler/

Le tome III: https://daidin.wordpress.com/2014/11/14/kirov-iii-pacific-storm-de-john-schettler/

Le tome IV: https://daidin.wordpress.com/2015/05/14/kirov-iv-men-of-war/

Et le tome V: https://daidin.wordpress.com/2016/12/09/kirov-v-9-days-falling/

Pearl Harbor – Newt GINGRICH and William R. FORSTCHEN

  

Ce roman débute en 1934 et nous invite à suivre les événements qui ont aboutis à l’attaque de Pearl Harbor en 1941.

Nous vivons ces événements à travers les récits de  plusieurs personnages alliés et japonais :

 Un Officier anglais parti enseigner l’anglais aux pilotes japonais de l’académie navale japonaise d’Etajima, un officier de la marine américaine en visite dans la même école, un célèbre (du moins l’est-il devenu par la suite) pilote Japonais : Mitsuo Fuchida et le non moins célèbre stratège de l’attaque sur Pearl Harbor : Minoru Genda.

Basé au moins partiellement sur des événements historiques (au moins pour les massacres de Nankin et l’attaque japonaise sur une canonnière américaine, le « Panay » en Chine alors que les américains étaient neutres), ce roman nous permet de suivre l’évolution de la pensée de Fuchida et Genda, évolution qui les poussera à demander à l’Amiral Yamamoto de prendre personnellement le commandement de l’attaque sur Pearl Harbor à la place de l’amiral Nagumo.

C’est ici que se situe la divergence dans cette Uchronie. En effet l’Amiral Nagumo ayant appris que les Porte-avions américains n’étaient pas présents à Pearl Harbor, avait décidé de faire demi-tour après la première vague d’assaut.

Les auteurs partent de l’idée que si Yamamoto avait été aux commandes, il aurait lancé une deuxième vague d’assaut sur Pearl Harbor.

Dans quel but puisque les Porte-avions n’étaient pas présents ?

D’une part, il restait des objectifs stratégiques à détruire : outre les quelques navires encore plus ou moins intacts (quelques croiseurs et destroyers mais surtout plusieurs sous-marins), il y avait aussi les énormes réserves de carburant stockées sur l’île et la cale sèche (qui permit notamment de réparer le Yorktown à temps pour lui permettre de participer à la bataille de Midway).

D’autre part, l’Amiral Yamamoto, devant le demi-succès, décide de durcir la guerre en détruisant les ressources de Pearl Harbor et en portant la guerre jusque sur les côtes des Etats Unis afin de forcer ceux-ci à accepter une paix qui serait en faveur du Japon.

Ce premier tome se termine sur cette décision.

J’ai trouvé ce roman intéressant mais un peu lent par moment, ceci dit, Forstchen sait écrire et surtout les combats.

Ma note personnelle : 15/20

Pearl Harbor
Newt GINGRICH and William R. FORSTCHEN
St Martin’s Paperbacks
376 pages

The Moscow Option – David DOWNING

  

Dans ce livre très bien écrit, l’auteur prend comme point de divergence la bataille de Moscou. Que se serait-il passé si un avion transportant Adolf Hitler s’était écrasé le 4 août, blessant Hitler et le plongeant dans le coma?

L’auteur part du principe que les généraux allemands auraient poursuivi l’offensive vers Moscou avec tous les moyens possibles au lieu de divertir une partie des troupes vers le Sud.

Les allemands, ainsi renforcés parviennent à s’emparer de Moscou et le front soviétique s’effondre.

Dès lors, les généraux montent un plan pour envoyer des troupes vers le Sud. Ils espèrent rejoindre les troupes de Rommel en passant par l’Iran et l’Irak pour ne pas enfreindre la neutralité turque.

Comme les soviétiques sont très affaiblis, les allemands parviennent à envoyer des renforts à Rommel qui repousse les britanniques et parvient à s’emparer de l’Egypte. Rommel remonte alors vers la Palestine et la Syrie.

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Comme je l’ai dit plus haut, c’est très bien écrit au point que l’on pourrait se croire dans un livre d’histoire. Le récit, même s’il est principalement axé sur les combats au Moyen-Orient et dans le Caucase, couvre également les événements qui se déroulent dans le pacifique. L’auteur connaît bien son sujet et rend crédible cette uchronie.

Ma note personnelle: 16/20

 

Plus de renseignements sur l’auteur: David DOWNING

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