The Blue Effect de Harvey BLACK

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Alors que l’Offensive soviétique continue lentement mais régulièrement, les troupes de l’Otan se déploient petit à petit. L’objectif des soviétiques est de franchir la Weser et de foncer vers l’Océan afin de couper les troupes de l’Otan en deux et d’éliminer les britanniques qui défendent le front Nord. Pour parvenir à leurs fins, les soviétiques ont à nouveau recours à l’armes chimiques, créant de nouvelles pertes militaires et civiles chez les occidentaux.

Cette fois-ci, c’en est trop. L’Otan déclenche une frappe nucléaire tactique sur 6 cibles militaires soviétiques. Ceux-ci sont mis en garde, la riposte est limitée à 6 frappes pour autant que les soviétiques arrêtent d’utiliser les gaz de combat.

Les frappes nucléaires, combinées à des attaques aériennes et à des bombardements simultanés sur les cibles soviétiques repérées par les drones et les avions de reconnaissance.

Pendant ce temps, dans l’Atlantiques Nord, une énorme flotte russe se rassemble autour du Porte hélicoptère Kiev et du croiseur lance-missile Kirov. L’Otan se prépare à attaquer cette formation avec ses sous-marins.

Si l’histoire reste réaliste, on se lasse un eu des détails. L’auteur s’étend un peu trop sur le fait que les soldats A,B et C sont décédés et ont été remplacés par les soldats X,Y et Z ou sur les plans d’attaque de toutes les unités d’une brigade (on assiste alors à des briefings successifs et légèrement répétitif.  Il n’y a pas de manichéisme dans cette série, les soviétiques comme les britanniques font des erreurs et meurent.

On peut déplorer que la vision stratégique de la guerre ait été sacrifiée aux dépends d’une vision tactique. On a parfois un aperçu de ce qui se passe dans l’Atlantique ou sur les autres fronts mais beaucoup trop bref et parfois sans suite. On suit un sous-marin britannique qui torpille le Kiev et qui lance des torpilles sur le Kirov mais on n’en apprendra pas plus au sujet de cette attaque ni de la suite des événements sur ce front.

Je reste toujours aussi sceptique sur l’utilisation d’armes chimiques et nucléaires (tactique) par les deux belligérants, c’est un peu comme si la dissuasion n’existait plus.

La fin de ce troisième tome est un peu décevante, on s’attend presque à voir le récit continuer dans un quatrième tome quand les événements se précipitent et la fin du récit arrive en quelques pages.

Dommage, c’est sans doute le moins bon livre de cette trilogie

Ma note personnelle: 12/20
Black Effect de Harvey Black
Edition Kindle

1er tome: The Red Effect
2ème tome: The Black Effect

Vous trouverez d’autres infos sur le site de l’auteur:  http://harveyblackauthor.org/

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The Black Effect de Harvey BLACK

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L’offensive débutée dans Red Effect se poursuit. Les soviétiques continuent leur percée. Si au début l’avance est conforme aux prévisions de l’État-major soviétique, les pertes commencent cependant à s’amonceler au fur et à mesure que les troupes de l’Otan se ressaisissent.  Bloquées par les troupes britanniques, les unités des 7ème  et 10ème  divisions soviétiques reçoivent la permission d’utiliser l’arme chimique.

L’utilisation des gaz de combat combinée à des assauts héliportés sur les arrières des premières lignes britanniques permettent enfin aux troupes soviétiques à percer le front et à envoyer le corps de bataille mobile à l’assaut des troupes britanniques qui viennent d’arriver d’Angleterre et qui ne sont pas encore complètement déployées.

Qui pourra effectuer ses mouvements stratégiques à temps? Vous le saurez sans doute dans le troisième tome de la série: « Blue Effect ».

Un deuxième tome beaucoup plus percutant que le premier, moins de répétitions également ce qui rend donc la lecture également beaucoup plus agréable. On peut cependant se poser la question de l’utilisation de l’arme chimique, est-il possible pour un camp d’utiliser l’arme chimique sans entraîner de réaction de l’autre camp?

Le point de vue principal reste fixé sur le front nord défendu par les britanniques  mais dans ce deuxième tome, nous avons aussi droit à un peu plus de nouvelles du front centre ainsi que des combats dans les airs ainsi que sur ou sous la mer. Nous n’avons cependant que peu de nouvelles des événements dans l’océan pacifique.

Aucun des deux camps n’a encore pu s’imposer dans les cieux ce qui explique que les soviétiques sont encore en mesure de débarquer des troupes héliportées sur les arrières de l’Otan où d’y effectuer des parachutages.

Ma note personnelle: 16/20
Black Effect de Harvey Black
Edition Kindle

1er tome: The Red Effect
3ème tome: The Blue Effect

Vous trouverez d’autres infos sur le site de l’auteur:  http://harveyblackauthor.org/

The Red Effect de Harvey BLACK

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Lorsque les soviétiques comprennent en 1983 que l’écart technologique avec l’occident ne fait que croître et qu’ils sont en train de perdre la guerre  économique, ils décident de lancer une attaque contre l’Otan en 1984. Pour parvenir à leurs fins, ils décident de masquer leurs préparatifs sous couvert de manœuvres afin de surprendre l ‘Otan.

Les espions alliés détectent cependant des signes de l’attaque imminente: les manœuvres de 1984 sont les plus importantes jamais menées par le Pacte de Varsovie, elles engagent plus de troupes que jamais, comportent plus de zones d’exclusions (interdites aux observateurs de l’Otan) et celles-ci sont plus larges que jamais. De plus les observateurs et les agents occidentaux qui s’introduisent dans les zones interdites y constatent la présence de troupes qui n’ont pas été annoncées comme participant à la grande manœuvre.

C’est pourquoi les alliés commencent 5 jours avant l’attaque du Pacte de Varsovie à mobiliser chacun à son rythme et à déployer des troupes supplémentaires en Allemagne de l’Ouest, les britanniques en premier , les belges et hollandais en derniers .

Lorsque les soviétiques attaquent, on assiste à la confrontation entre les deux plans: les soviétiques doivent avancer le plus rapidement possible pour détruire les troupes alliées chargées de freiner leur percée et permettre au deuxième échelon soviétique de s’attaquer aux armées de l’Otan avant qu’elles ne soient totalement déployées tandis que les alliés tentent de freiner le premier échelon au maximum en perdant le moins de troupes possible.

Le point de vue adopté par l’auteur est celui des troupes britanniques, nous suivons donc les préparatifs du front Nord, celui sur lequel les soviétiques ont décidé de lancer leur meilleure armée, la  troisième armée de Choc. Les soviétiques espèrent parvenir à percer le front dans le Nord afin de couper en deux les troupes alliés et d’obtenir rapidement la capitulation d’une partie des troupes de l’Otan.

L’auteur de Red Effect et de ses suites a fait partie des troupes britanniques à Berlin qui étaient chargées de récolter un maximum de renseignements sur les déploiements et les mouvements des troupes soviétiques à Berlin-Est . Il développe donc cet aspect en long et en large dans ce premier tome puisque nous y suivons à plusieurs reprises une patrouille britannique en inspection dans Berlin-Est et ses tentatives pour obtenir des renseignements au né des gardes soviétiques tout en échappant à la surveillance des agents du KGB et de la Stasi. Nous assistons aussi à la mise en place des différents éléments de l’attaque soviétique et de la défense de l’Otan.

Il y a plusieurs problèmes à mon humble avis dans ce premier tome (il y a au moins deux suites dont une déjà parue: Black Effect): tout d’abord ce premier tome est une (trop) longue mise en place. Quant on évoque un sujet aussi vaste, il y a intérêt à ne pas rentrer dans trop de détails, même si ceux-ci font partie de votre expérience personnelle  (l’auteur a fait partie de ces agents de surveillance britannique à Berlin-Est et cette partie est biographique). Un des paragraphes nous raconte par exemple dans  le détail une tentative de franchissement du Mur de Berlin par un jeune couple d’allemands de l’Est et est beaucoup trop long.

Le découpage est aussi critiquable à mon avis, après avoir établi l situation pendant la plus grande partie du récit, l’auteur passe enfin à l’attaque soviétique qui ne commence donc que vers le dernier cinquième de ce tome.  A sa place, soit j’aurais fait intervenir l’attaque plus tôt, soit j’aurais gardé l’offensive pour le deuxième tome.

Enfin, il y a les répétitions: l’auteur se croit obligé de nous répéter les caractéristiques techniques de tel équipement ou les blagues que font les  commandants de tanks lorsqu’ils se retrouvent avec un officier d’infanterie parmi eux ou le fait qu’une unité est une unité d’élite. On a parfois l’impression que ce roman a été écrit en feuilleton et que l’auteur a peur que ses lecteurs n’aient oublié cet élément d’information entretemps.

Enfin, l’aspect aérien semble un peu délaissé, tout ce qu’on apprend, c’est qu’il y a un duel pour la suprématie aérienne et que ce duel est équilibré ce qui permet aux soviétiques d’amener des brigades entières de troupes aéroportées (soit par parachutage, soit par hélicoptères) sur les arrières des troupes britanniques sans rencontrer trop de problèmes.

Ma note personnelle: 14/20
Red Effect de Harvey Black
Edition Kindle

2ème tome: The Black Effect
3ème tome: The Blue Effect

Vous trouverez d’autres infos sur le site de l’auteur:  http://harveyblackauthor.org/

1Q84 – Haruki MURAKAMI

  

1Q84 nous invite à suivre les destins de Tengo et d’Aomamé.

Tengo est professeur de mathématiques et romancier amateur, et Aomané est instructrice dans un club de sport (Et à ses heures perdues, tueuse à gage – même si elle ne tue que des hommes qui ont violenté des femmes).

Le récit débute pour nos deux personnages par une transgression des règles :

Tengo accepte une demande de son éditeur de réécrire « la Chrysalide de l’air », le roman d’une jeune auteur pour le présenter à un prix prestigieux. Car si le roman de Fukaeri, est en lui-même fascinant (notamment par la description des « Little People », un peuple mystérieux, sorte de lutins malfaisants et dotés de pouvoirs magiques), le style de la jeune auteure est très mauvais. Komatsu, l’éditeur de Tengo pense que la réécriture du roman par Tengo peut en faire un gagnant du prix Akutagawa.

Aomamé, elle, se voit proposer par un chauffeur de taxi de quitter son taxi bloqué sur l’autoroute urbaine et d’emprunter un escalier de secours qui mène à la nationale passant en dessous. Même si ce geste à l’air anodin pour nous, c’est un mouvement qui est suivi avec ahurissement par tous les automobilistes  entourant le taxi. Une action vraiment inconcevable dans la société japonaise.

Petit à petit, Aomamé s’aperçoit qu’elle n’a aucun souvenir de certains événements du passé. Un soir en observant le ciel, elle s’aperçoit qu’il y a deux lunes et l’idée d’un glissement dans un univers parallèle commence à s’imposer en elle.

Les fils de l’histoire se tissent, on découvre que Tengo et Aomamé se sont croisés lors qu’ils étaient enfant et que les chemins qu’ils suivent les amènent à s’intéresser à la secte des « Précurseurs ». Cette secte, à l’origine fondée par des étudiants déçus de la société capitaliste avait dans un premier temps pour but d’établir une société basée sur valeurs simples comme l’agriculture bio. Cependant, après une scission avec les éléments les plus violents de la secte, les membres restreints ont fermé l’accès de la secte au monde extérieur.

Tengo s’intéresse à la secte parce que le père de Fukaeri était le dirigeant de la secte et que celui-ci n’a plus donné signe de vie depuis que la secte s’est refermée sur elle-même. Aomamé s’intéresse à la secte parce qu’une enfant a été violée par quelqu’un qui se cache dans la secte, cet enfant faisant référence aux « Little People ».

Un roman fascinant, brutal, très asiatique dans le ton, 1Q84 ne s’adresse pas à ceux qui ont le cœur tendre.

C’est un roman qui contient des éléments de fantastique, de science-fiction, de Thriller…, référence bien sûr au 1984 de Georges Orwell dont il est question nommément dans le roman mais plutôt parce que les Little People, êtres invisibles et multiples, sont l’antithèse de Big Brother, personnage unique et omniprésent.

Ce premier tome laisse encore beaucoup (trop ?) d’éléments à découvrir dans les tomes suivants.

La grande force de ce roman, c’est son côté très descriptif. On n’a pas l’impression de lire un roman mais bien de voir un film asiatique (ce qui me porte à supposer que l’adaptation de ce roman au cinéma ne tardera pas).

Par contre, j’ai eu beaucoup de mal à le lire, ne parvenant jamais à lire plus de 30 pages en une seule session de lecture. Ce n’est pas ce que j’appellerais moi un « page turner » et je ne continuerai pas la série.

Ma note personnelle : 14/20
Editeur : Belfond
534 pages.

1Q84 fait référence au deuxième trimestre 1984 (beaucoup de revues trimestrielles américaines notamment utilisent ce système où 1Q84 désigne le trimestre d’Avril 1984 à Juin 1984 et où l’année littéraire se termine au 4Q, ce qui correspond au trimestre de Janvier à Décembre de l’année suivante).

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