Wunderwaffen T1: Le pilote du diable – NOLANE et MAZA

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Ce premier tome de la série Wunderwaffen nous présente le contexte et les personnages en se basant sur les éléments uchroniques suivants:

Avril 1944: Suite à la mort brutale de Joukov et d’une partie de son état-major, l’offensive soviétique se grippe.

6 Juin 1944: Echec total du débarquement allié en Normandie.

25 Juin 1944: Les fronts figés partout, Churchill admet à la BBC que la guerre sera très longue.

8 Mai 1945: Hitler échappe à un nouvel attentat qui lui coûte un bras  et le défigure en partie.

17 Décembre 1945: Fermeture d’Auschwitz-Birkenau et début de la première tranche des travaux de la Zone spéciale d’Auschwitz.

29 Mars 1946: Himmler crée le Sonderbüro 13 pour la gestion secrète des « Programmes Invisibles du Reich ».

Août 1946: début du récit.

Les Allemands restent donc maîtres d’une grande partie de l’Europe et ont réussi à développer un grand nombre de leurs armes secrètes, les fameuses Wunderwaffen. La grande vedette de ce premier tome  est d’ailleurs l’une de ces Wunderwaffen (et c’est volontaire puisque cette série ne porte pas le nom d’un personnage): Le Lippisch P13a

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Cet intercepteur à aile delta supersonique est largement supérieur aux avions à réactions alliés en vitesse et en maniabilité en août 1946 et parvient à infliger de lourdes pertes aux alliés malgré la supériorité numérique des anglo-saxons sans toutefois parvenir à les rayer totalement du ciel. Mais ces avions ne volent pas tout seuls et le personnage principal de cette histoire, le capitaine Walter Murnau, chef de l’escadrille Dora équipée uniquement de Lippisch (décoré par Hitler en personne pour sa bravoure) est un pilote d’exception qui verrait cependant d’un bon oeil un changement de régime politique.

Si Murnau n’aime pas Hitler, celui-ci a bien perçu qu’il y avait quelque chose qui ne lui plaisait pas chez ce pilote (ce qu’il exprime à Goebbels en disant que cet homme doit être un juif). Si en public, le führer a promu Murnau au grade de Major et l’a qualifié du surnom de « pilote du diable », il ordonne en secret qu’on le fasse disparaître en sabotant son appareil alors qu’il est muté sur le front russe, affecté à la défense de la raffinerie roumaine de Ploesti.

Pendant ce temps, les alliés ne restent pas non plus inactifs, outre leurs jets, ils développent des canons antiaériens actionnés par guidage radar, la première attaque contre une escadrille équipée de ces canons coûtera aux allemands 26 Lippisch et 10 pilotes y perdront la vie.

D’autre part, le professeur Jacques Bergier, échappé des camps de concentration allemands est revenu avec des informations très importantes sur les intentions allemandes en matière technologique. Il est aussi persuadé qu’il se trame des choses terribles à Auschwitz (encore plus qu’avant) , on y voit toujours rentrer des trains mais on ne voit plus aucune fumée, quel sort est-il donc réservé aux victimes des nazis?

On apprend aussi que Truman, traumatisé par les conséquences de l’explosion de la bombe de Hiroshima n’est pas décidé à utiliser une nouvelle bombe atomique sur l’Allemagne (sans compter que les alliés ne sont plus sûrs de pouvoir délivrer cette bombe sans être interceptés par la chasse allemand).

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J’ai beaucoup aimé ce premier tome même si la part laissée au scénario m’a paru un peu faible, laissant la part belle aux combats aériens (ceci dit les appareils sont remarquablement dessinés et les combats aériens très réussis et il s’agit après tout du sujet principal de la série). Nous voyons déjà se dessiner quelques portraits intéressants, Richard Nolane ayant entouré son personnage principal fictif Walter Murnau de personnages historiques (qu’ils soient de premier plan comme Churchill, De Gaulle ou les dignitaires nazis ou de second plan comme Jacques Bergier).

L’attentat contre Hitler ne semble pas avoir arrangé le caractère du führer et très logiquement, le scénariste nous montre que la continuation de la guerre ne va pas changer la politique des nazis envers leurs victimes.

A noter pour les amateurs de Wunderwaffen que l’on voit l’avion d’Hitler escorté par deux ailes volantes Horten Ho 229

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que l’on aperçoit Goering voyageant en hélicoptère Focke Achgelis FA223 Drache

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et que l’on aperçoit sur une case un Focke-Wulfe Triebflügel, appareil à décollage vertical.

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Ma note personnelle: 16/20
Wunderwaffen – Tome 1: Le pilote du diable
Nolane et Maza

 

Interview de Richard D. Nolane par Bertrand Campeis sur le site d’actu SF: http://www.actusf.com/spip/Interview-de-Richard-D-Nolane-pour.html

L’avis de Lhisbei sur RSF BLOG: http://rsfblog.fr/2012/08/08/wunderwaffen-t1-le-pilote-du-diable-nolane-et-maza/

Les chroniques d’El’Bib: http://lebibliothecaire.blogspot.be/2013/12/les-chroniques-delbib-wunderwaffen.html

 

 

Quoi de neuf pour 2015

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Après une année 2014 qui a vu une augmentation de près de 30% des visites (merci à tous ceux qui sont venus consulter ce blog et qui ont laissé des commentaires). Un remerciement particulier à Frédéric qui m’aide souvent en me signalant les fautes d’orthographes ou autres et qui ne manque pas de signaler les romans que je chronique.

Pour 2015, j’ai prévu, de l’Uchronie (et on va commencer par cela avec le 4ème tome de la série « Red Gambit », de la Fantasy, du steampunk, du baskervillien ,du Harry Dickson, du David Weber, la chronique de l’ouvrage dédié à Jack Vance et qui tarde toujours, de la BD uchroniques (Hauteville House, Wunderwaffen, WWII.2…), plus de messages qu’en 2014 et l’amélioration de la table des matières, sans compter le nouveau projet sur les auteurs méconnus, pas assez connus, inconnus, oubliés, connus des seuls initiés… (bon ce sera plus clair quand le projet sera lancé même si pour l’instant le comité rédactionnel se limite à une personne: moi, avec une promesse de l’ami Jean-Pierre Dionnet de rajouter son grain de sel).

Du côté des auteurs que je compte lire/relire en 2015, On trouvera surement et dans le désordre David WEBER, Steven ERIKSON, Nicolas LEBRETON, Clifford D. SIMAK, Philip K. DICK, Colin GEE, Henry Beam PIPER, Steven M. STIRLING, Andy FARMAN, Simon R. GREEN…

Bref rien que du bon.

Hauteville House Tome 2: Destination Tulum – Par DUVAL – GIOUX – QUET et BEAU

Gavroche, poursuivi par les hommes de Maximilien, doit déchiffrer le parchemin trouvé dans le palais de Maximilien. Pour cela, il va chercher de l’aide auprès d’un couple d’archéologues de ses amis.

Pendant ce temps, Napoléon III envoie un de ses proches conseillers en Amérique afin de négocier une alliance avec les Sudistes. Ce conseiller devant partir avec sa famille, les républicains parviennent à infiltrer l’agent Eglantine dans l’entourage du conseiller comme garde d’enfants. Les républicains pensent que les nouveaux alliés voudront employer leur nouvelle arme secrète contre les Nordistes.

Après avoir échappé aux hommes de Maximilien, Gavroche et ses amis ont découvert que les français étaient à la recherche d’une arme redoutable laissée par le dieu Quetzalcóatl(La fameuse arme secrète que le Clovis doit trouver) pour aider les humains à se défendre contre leurs ennemis. Le parchemin indique l’emplacement où se trouve cette arme. L’agent Gavroche parvient à convaincre les rebelles mexicains de l’aider à empêcher les français de s’emparer de cette arme. Un général rebelle part donc avec 2.000 hommes pour attaquer les français sur le site de Tulum afin de les tuer avant qu’ils ne mettent la main sur l’arme ou de la leur reprendre. Gavroche accompagne les rebelles comme conseiller.

Arrivés sur le site de Tulum, les rebelles trouvent de nombreux français morts mais aucune trace du Clovis ni de la fameuse arme secrète. Gavroche se désole de ne pouvoir continuer la poursuite. Si seulement, il avait un dirigeable…  Et celui-ci apparaît aux ordres de Zelda. Quand celle-ci propose une nouvelle alliance à  Gavroche en échange d’informations celui-ci ne peut que lui répondre qu’il n’en sait pas plus qu’elle jusqu’au moment où on découvre un survivant parmi les français.

Un deuxième tome encore très riche en inventions diverses, des chenillettes blindées, des dirigeables à deux enveloppes reliées par une armature métallique. On apprend aussi qu’il y a eu dans le passé un « Jour du grand chambardement » qui semble à l’origine de l’évolution uchronique de cette série.

Ma note personnelle : 18/20

Hauteville House Tome 1: Zelda – Par DUVAL – GIOUX – QUET et BEAU

1864: La guerre de sécession fait toujours rage au Etats-Unis.  Alors que l’empereur Napoleon III a envoyé une expédition archéologique au Mexique pour y récupérer un objet mystérieux, Gavroche, un espion républicain essaie de découvrir de quoi il retourne.

Aidé par une espionne Nordiste, Zelda Pickford, l’agent Gavroche devra s’introduire dans le palais de Maximilien pour s’emparer d’un fragment des notes du chroniqueur de Cortès lors de l’expédition de ce dernier au Mexique en 1519. Seule l’étude de ce fragment permettra de comprendre pourquoi Napoléon III veut monter une nouvelle expédition au Mexique.

Pour l’anecdote: on apprend dans ce tome que le général Sherman dirige une unité de blindés.

Ma note personnelle: 17/20

Dr GRORDBORT présente Victoire (Violence et aventures pour jeunes hommes et femmes éduquées) – Greg BROADMORE

Voici un Ovni littéraire,  je ne chercherai pas à en faire le résumé, disons qu’il s’agit d’un catalogue des inventions (toutes dans le domaine des armes) du Docteur Grordbort, de toutes les créatures que ces armes permettent de combattre et de ceux qui les utilisent (Tel Lord Cockswain héros de deux courtes BD dans l’ouvrage.

Surtout, n’allez pas croire qu’il s’agit d’un ouvrage sérieux, je me permettrai de quelques citations pour vous faire comprendre la teneur de l’ouvrage:

« C’est toujours un plaisir de tirer sur des extraterrestres même s’il s’agit de dessins » (Cette phrase est illustrée d’un dessin de Lord Cockswain avec l’air complètement allumé).

« Heureusement, pour nous aider dans notre lutte contre ces traîtres arriérés de l’espace, le Seigneur nous a pourvu de gros cerveaux et de canons encore plus gros. »

« Assurez-vous de réparer régulièrement votre robot et rappelez-lui souvent l’une des lois de la robotique comme: « un robot ne doit en aucun cas en agissant ou en omettant d’agir, découper un être humain comme un fettucine puis l’enterrer dans le jardin. » »

« La carabine à rayons appelée « la sélection non-naturelle » génèrera un trou de quatre-vingt-onze centimètres dans une girafe se tenant à dix-huit mètres de distance, et donnera à une baleine bleue une vilaine irritation au travers de deux cent mètres d’eau salée. »

Cet ouvrage peut également servir d’inspiration en utilisant l’une ou l’autre invention dans une partir de jeu de rôle (je pense plus particulièrement à SPACE 1889 ou à Hollow Earth voire Ctuhlu(pourquoi ne pas dégommer du profond à coup de carabine à rayons?)

Ma note personnelle: 16/20

Apparemment, Lord Cockswain a débarqué à Nantes: http://www.utopiales.org/index.php/fr/

Royal Space Force – Warren ELLIS, Chris WESTON & Laura MARTIN

  

Une première: une BD

J’ai eu l’œil attiré par la couverture mais aussi par le nom de Warren ELLIS dont j’avais beaucoup apprécié le travail sur The Authority.

Dans Royal Space Force, ce sont les anglais qui ont récupéré Von Braun et les autres savants allemands qui travaillaient sur le programme de fusées allemandes. De plus, les anglais ont détruit les installations de Peenemunde
avant que les Russes et les Américains ne s’en emparent.

Grâce à un financement colossal et mystérieux, les anglais parviennent à développer leur programme spatial à une vitesse impressionnante.

Je ne qualifierais pas cette œuvre de véritable uchronie mais plutôt d’un exercice de « rétro-futur ».

En lisant cette BD, on a vraiment l’impression de lire une BD de Science-Fiction des années 70. Le look des véhicules et des vaisseaux spatiaux a exactement le feeling de ce qu’on pouvait lire à l’époque. On imaginait un futur radieux où l’homme utiliserait des voitures volantes avec des moteurs fonctionnant à l’eau… Ceci explique que l’Angleterre décrite dans Royal Space Force est nettement en avance par rapport à notre réalité (1ère station spatiale en 1956 de même que les premiers pas de l’homme sur la lune), colonisation de Mars en 1969.) quoique cette évolution technologique a l’air de s’être faite au détriment de certains progrès sociaux comme le laisse penser le dernier dessin.

Au final, une très bonne BD qui sous des dehors légers nous amène à nous poser à nouveau la question: « la fin justifie-t’elle les moyens »?

Le dessin de Chris WESTON est excellent et le coloriage de Laura MARTIN rajoute à l’effet « rétro-futur ».

Ma note personnelle: 17/20

L’avis de mon ami Marc:

http://marcfvb.wordpress.com/2011/03/30/royal-space-force-warren-ellis-chris-weston-laura-martin/

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