Armageddon’s song volume 4: The Longest Night – Andy FARMAN

Armageddon's song vol4

Alors qu’une mission secrète pour éliminer le premier ministre russe est en cours (la position du premier ministre a été communiquée par le chef du KGB, Elena Torneski  en échange du versement d’une somme rondelette sur un compte numéroté)), les combats atteignent leur point culminant sur le Vormundberg où au cours d’une nuit décisive (d’où le titre), les restants des divisions anglaises, américaines, françaises, belges hollandaises… vont parvenir à freiner et à infliger suffisament de pertes aux troupes russes et à leur alliés pour permettre l’arrivée des renforts américains et canadiens.

Lorsque la confirmation de l’échec de l’attaque russe est avérée, le nouveau premier ministre russe, Elena Torneski décide de la cessation des hostilités. L’alliance sino-russe est rompue.

Au Royaume-Uni, la ministre  de la défense Danyella Foxten-Billings tente de se faire mousser en dénonçant un »crime de guerre » commis par un des régiments de sa Majesté et en voulant faire arrêter le régiment entier en public mais sa tentative tourne court et abouti à sa chute suivie par celle de son amant par ailleurs Premier ministre de sa Majesté qui s’apprêtait à retirer son pays de l’alliance pour laisser les autres pays poursuivre la guerre contre la Chine..

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Un volume un peu court, qui voit la fin des hostilités entre les russes et les occidentaux, si les combats sont toujours très réalistes, on voit cependant se répéter certaines idées sur la corruption des politiciens par opposition et l’honnêté et à l’honneur des soldats (certains militaires belges, hollandais ou danois refusant d’obéir aux ordres de retrait de leurs troupes des combats).

Il n’est pas question du front asiatique dans ce volume si ce n’est pour parler de l’explosion nucléaire sur Sydney.

On peut aussi se demander où sont passés les avions furtifs russes évoqués dans les premiers volumes.

Ma note personnelle: 14/20
Armageddon’s Song volume 4: The Longest Night – Andy FARMAN
Edition Kindle

Pour le volume 1: Armageddon’s Song: Stand To
Pour le volume 2: Armageddon’s Song: Advance to Contact
Pour le volume 3: Armageddon’s Song: Fight Through
Pour le volume 5: Armageddon’s Song: Crossing The Rubicon

Le site web de la série: http://andyfarmansnovels.blogspot.fr/

Red Gambit Tome 5: Sacrifice – Colin GEE

Impasse

Ce cinquième tome de la série de Colin Gee, voit les alliés lancer leur première contre-offensive. Afin de préparer le terrain, les alliés lancent l’opération Heracles à la fin mars 1946, au sortir d’un hiver particulièrement long et rude.

Cette opération vise à décapiter les têtes de l’Hydre en bombardant les quartiers généraux soviétiques au moyen de bombes Tallboy et Grand Slam. Heracles est subdivisée en dix sous-attaques et pendant cette opération, la moitié du stock des Tallboy et les deux tiers du stock de Grand Slam sont utilisées sur les quartiers généraux suivants (je garde les dénominations en anglais, n’étant pas certain de la traduction de certains noms) avec les résultats qui suivent:

Heracles I: « HQ Red Banner Armies of Soviet Europe »: Ecrasé, rendu inopérant, lourds pertes parmi le personnel d’état- major de première ligne, Koniev tué. L’état major devra être complètement reconstitué, Zhukov reprendra le commandement à distance dans l’interim.

Heracles II: « HQ 1St Polar Front » Lourdement endommagé, Alexandrovitch tué, le commandement sera restauré après trois jours.

Heracles III: « HQ 1 St Karelian Front » écrasé, rendu inopérant avec de lourdes pertes parmi l’état-major, Govorov blessé grièvement.

Heracles IV:  « HQ 1st Baltic Front »: Objectif complètement loupé, l’espionnage allié s’est complètement trompé et a bombardé une poste de commandement de secours à la place. Ce sera sans doute le plus gros échec d’Héraclès.

Heracles V: « HQ 1st Red Banner Central European Front ». Poste de commandement complètement détruit avec de lourdes pertes parmi l’état-major de première ligne mais grâce à l’organisation de Malinovsky et à des déploiements de rechange, la chaîne de commandement que ne sera que légèrement perturbée.

Heracles VI: « HQ 2nd Red Banner Central European Front » Gros dégâts et rendu inopérant pendant quatre jours, de lourdes pertes parmi l’état-major. Petrov, commandant temporaire figure parmi les victimes.

Heracles VII: « HQ 3rd Red Banner Central European Front » Dégâts mineurs en général mais dégâts sévères aux infrastructures de communication.Capacité de combat normale restaurée en quatre jours.

Heracles VIII: « HQ 1st Southern European Front » écrasé et rendu totalement, inopérant. Ce front disposait cependant d’un poste miroir qui servait à l’entrainement du personnel de remplacement. Rapidement organisé, il reprit le contrôle en moins de 24 heures. Yeremenko fut légèrement blessé et put continuer ses activités sans interruption.

Heracles IX: « HQ 1st Alpine Front »  Sévèrement endommagé et rendu inopérant, de lourdes pertes parmi l’état-major de première ligne. Chuikov fut légèrement blessé et resta au commandement.

Heracles X:  » HQ 1st Balkan Front » dégâts et pertes légers, incluant Tolbukhin légèrement blessé.

Précédés par ce bombardement et profitant de l’effet de disruption créé parmi les troupes soviétiques, les alliés lancent une grande contre-offensive sur le tout le front et un débarquement en Pologne où les alliés doivent être rejoints par une partie de l’armée polonaise.

Si les armées allées avancent partout pendant un certain temps, les soviétiques se ressaisissent et bloquent les unités alliées l’une après l’autre, notamment grâce à l’intervention de chars T54 en plus grand nombre et à la fin avril, les unités alliées doivent s’arrêter pour se reconstituer. La situation des soviétiques n’est pas brillante, ils ont réussi à stabiliser le front et à empêcher les troupes en Allemagne de rejoindre celles débarquées en Pologne mais ils ont perdu beaucoup de troupes. Où trouver de nouvelles troupes alors qu’ils doivent encore combattre une rébellion en Ukraine.

Bombe Grand Slam:

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Bombe Tallboy

 Tallboy bomb

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Un très bon tome qui n’est pas le dernier comme je le pensais de prime abord. On peut penser en commençant le récit que l’on va voir le rouleau compresseur allié à l’oeuvre mais il n’en est rien et l’on s’aperçoit que si les soviets ont sous-estimé les capacités industrielles alliées, les alliés en revanche ont sous-estimé la capacité de résistance des soviets.

Les soviets parviendront-ils à développer la bombe avant les américains? Qui des alliés ou des soviets parviendra à faire pencher la balance de son côté, nous le saurons sans doute dans le(s) tome(s) suivant(s).

La seule chose que je sais pour l’instant, c’est le titre du tome 6: Initiative.

Ma note personnelle: 16/20
Red Gambit tome 5 – Sacrifice de Colin GEE
Edition Kindle

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Red Gambit tome 4 : Impasse – Colin GEE

Impasse

Novembre 1945, alors que les alliés pensaient avoir stabilisé le front en vue de leur contre-offensive, les soviétiques lancent une nouvelle attaque en Italie où ils s’attendent à une percée rapide puisque la majorité des unités qui leur sont opposées sont des troupes espagnoles de second ordre où des troupes sud-américaines. Contrairement à leurs espoirs et malgré l’implication de la Yougoslavie (suite à une attaque de troupes soviétiques revêtues d’uniformes britanniques), l’attaque soviétique s’enlise avant d’être paralysée par les conditions hivernales.

Les alliés lancent en réaction la première phase de leur offensive « Spectrum », « Spectrum Black » le 2 décembre en Alsace, avec à la pointe de l’attaque les anciens SS regroupés dans la légion étrangère. Cette attaque attire de nombreuses troupes soviétiques et dégarnit le front Nord ce qui permet aux alliés de lancer la deuxième partie de Spectrum, Spectrum Blue avec une attaque en tenaille destinée à reprendre Cologne. Les deux pinces de la tenaille sont commandées respectivement par Guderian et Patton. Cette deuxième attaque sera également bloquée par les soviétiques, prévenus quelques heures avant le déclenchement de Spectrum Black de l’attaque en Alsace et de la deuxième attaque vers Cologne. Les combats sont cependant d’une férocité intense et sont marqués par une aggravation du nombre et de la gravité des crimes de guerres (exécutions de prisonniers mises en scènes de façon de plus en plus cruelle) avant d’être stoppé par un hiver d’une rigueur terrible, la température descendant jusqu’à – 50° dans de nombreuses régions d’Europe.

Les deux côtés déploient de nouvelles armes, même des modèles expérimentaux comme le T54 ou le M4 Sherman type T34 Calliope.

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Seule la troisième partie de l’offensive alliée, « Spectrum Red », est un succès. Spectrum Red consiste à faire croire aux soviétiques que les alliés vont débarquer dans le Nord de l’Allemagne. Les soviétiques dépêchent alors la quasi totalité de leurs forces aériennes et maritimes pour stopper cette invasion. Il s’agit en fait d’une fausse flotte d’invasion dont les plus gros navires sont des destroyers et qui consiste principalement en colonne de barques que les Anglais font passer dans la nuit pour une flottille de barges de débarquement. Avec l’aide des suédois qui font semblant de s’opposer au passage de cette flotte dans leurs eaux territoriales en créant de fortes explosions à terre et en acceptant que les anglais bombardent des cibles choisies à l’avance (vieux avions qui seront remplacés par de nouveaux avions britanniques, bâtiments de l’ambassade soviétique…). Les navires et avions soviétiques sont attirés dans un piège et massacrés par des centaines de chasseurs alliés et par des vedettes et destroyers alliés. A la fin de l’opération, la flotte soviétique de la Baltique n’est plus qu’un souvenir tandis que les forces aériennes soviétiques sont une nouvelle fois lourdement touchées.

Pendant ce temps, Beria jaloux des succès de Tatiana Nazarbayeva, chef du GRU (C’est Tatiana qui a réussi à empêcher Spectrum Black et Spectrum Blue de réussir), la fait tomber dans un piège au cours d’une réception en l’honneur de l’anniversaire de Staline. Ayant fait droguer Tatiana par ses sbires, il la viole alors qu’elle est dans un état semi-comateux avant de la donner à deux de ses colonels du NKVD puis de filmer son viol par un sergent du NKVD tout ceci afin de pouvoir la faire chanter par la suite.

Sur le front asiatique, les Japonais après des succès initiaux, commencent à s’épuiser par manque de pièces de rechanges pour leurs chars allemands et par manque de ravitaillement, l’aviation américaine détruisant comme en Europe, les ponts, les dépôts et les lignes de ravitaillement, les soviétiques ne consacrant que le strict nécessaire de ressources humaines et matérielles pour maintenir l’élan japonais tant que celui-ci durera.

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Encore un roman de transition ce qui affaiblit sans doute l’intérêt pour le texte. De plus, l’auteur non content de nous livrer de nouvelles scènes « fortes » au niveau des blessures rencontrées, scènes qui ont tendance à se répéter pas dans la nature des blessures mais dans le détail de l’intensité des douleurs ressenties par les individus, nous inflige en plus une scène assez longue de viol (voir plus haut). Je peux comprendre que Colin Gee désire nous montrer que les combats augmentent encore en intensité et en férocité mais à ce point du récit, il me semble qu’il devrait plutôt se concentrer sur les opérations et le déroulement tant tactique que stratégique de la guerre.

Ma note personnelle: 15/20
Red Gambit tome 4 – Impasse de Colin GEE
Edition Kindle

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Red Gambit tome 3 : Stalemate – Colin GEE

Stalemate

 

Alors que les Américains et leurs alliés pensaient avoir réussi à stabiliser le front, les soviétiques lancent la troisième partie de leur offensive, trois attaques menées par les première, deuxième et troisième « Banner » sous les commandements respectifs de Bagramyan (1st Baltic Front), Koniev (2nd red banner army of soviet europe)-et Rokossovsky (3rd Red Banner Central European Front).

Les soviétiques ont un atout en main. Ils ont capturé la famille du Colonel Knocke et exercent un chantage sur lui au travers d’un faux officier polonais (en fait un espion communiste infiltré). Ce que les soviétiques ignorent c’est que Knocke a prévenu les alliés de la tentative de chantage et que la photo que les soviétiques ont fourni à Knocke pour prouver qu’ils avaient sa famille a permis l’identification du lieu où sont emprisonnés la femme et les filles de Knocke. Une opération a été montée par un commando SS déposé en hélicoptères Focke Achgelis pour libérer les otages avec l’appui logistique de la Suède (obtenu après que l’OSS ait fourni au chef du contre-espionnage suédois le nom d’un amiral suédois qui fournissait des renseignements aux communistes).

Focke Achgelis:

Focke Achelis

Les attaques soviétiques suivent à peu près le même schéma, des succès soviétiques initiaux contrés par les alliés.

Dans le Nord, à Barnstorf, c’est la destruction d’un pont de chemin fer qui empêche les troupes de Bagramyan de franchir la rivière Hunte.

A Sittard et à Gelen, les parachutistes américains et allemands résistent jusqu’à la contre-attaque nocturne menée par une unité de Panthers accompagnés par des transports de troupes Sd.Kfz. 251/20 équipés de projecteurs infrarouge. Les Panthers étant spécialement équipés pour la vision des rayons infrarouges, la précision permise par ces équipements de nuit provoque des pertes importantes aux soviétiques sans que ceux-ci puissent repérer leurs assaillants.

Sd Fkz 251/20:

251_20

Dans le Sud, les allemands s’enfoncent en Alsace, le plan fourni par Knocke aux soviétiques semblant parfaitement exact jusqu’à une contre-attaque à Ebersheim par les unités de la Légion formées d’ex SS et équipées de chars allemands et par la 16ème brigade blindée américaine.

La dernière partie de l’offensive soviétique, une offensive via le Nord de l’Italie n’a pas encore été déclenchée, en partie parce que ce front a dû céder des ressources et du ravitaillement aux autres armées pour leur permettre de rester opérationnelles et en partie parce que Joukov sent que ce n’est pas encore le moment d’attaquer sur ce front. Les divisions que les alliés ont retiré d’Italie ont été remplacées par des divisions espagnoles. Franco ne s’est pas laissé duper par le faux attentat monté par Beria, du coup si les Italiens ont décidé de se déclarer neutres et de laisser passer les soviétiques, les Espagnols sont eux décidés à se battre au côté des alliés.

A la fin de ce tome Staline remplace Joukov par Koniev en tant que commandant en chef. On ignore encore à ce moment-là le sort de Joukov mais comme il est emmené par des officiers du NKVD, cela ne présage rien de bon pour lui.

Ce troisième tome reste intéressant, malgré l’enlisement vers lequel on se dirige, les deux côtés commencent à accuser de lourdes pertes et les unités se retrouvent mélangées au fur et à mesures que les pertes s’élèvent.

Un des points forts de la série, c’est que les combats sont (à mon humble avis), très bien décrits et assez réalistes. Il n’y a pas de manichéisme, on se prend à soutenir les combattants d’un camp puis de l’autre. Aucun des deux camps ne semble à l’abri d’erreurs, de chefs incompétents ou des dégâts collatéraux provoqués par son propre camp.

Dans ce troisième tome, comme dans les précédents, Colin Gee nous montre aussi en action des véhicules ou des armements qui ont eu peu d’occasions d’être mis en vedette dans notre réalité comme les chars britanniques Comet, les PAK 128mm allemands, les Sd.Kfz. 251/20 ; l’hélicoptère Focke Angelis…

Char Comet:

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PAK 128MM:

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Ma note personnelle: 16/20
Red Gambit tome 3 – Breakthrough de Colin GEE
Edition Kindle

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Red Gambit tome 2 : Breakthrough – Colin GEE

Breakthrough

Alors que les occidentaux pensaient avoir réussi à stabiliser le front suite à l’attaque déclenchée le 6 août, les soviétiques déclenchent la seconde partie de leur offensive le 13 août. Le front allié est percé en 5 endroits, des unités entières disparaissant ou  étant dispersées par la puissance de l’assaut soviétique.

Les alliés parviennent  à rétablir le front en cédant du terrain, les combats sont très violents (notamment sur le front Nord où les britanniques s’accrochent à Hambourg) et les pertes sont élevées de part et d’autres. Alors qu’ils avaient rapidement acquis la maîtrise du ciel de nuit, les alliés parviennent également à prendre la maîtrise du ciel pendant la journée. Les soviétiques sont contraints à limiter leurs vols au-dessus de leurs propres lignes.

Les bombardements aériens stratégiques par des formations de bombardiers moyens et lourds provoquent d’importantes destructions sur les arrières des soviétiques et l’un des effets les plus marquants en est la destruction d’une grande partie du matériel de pontage soviétique et du personnel qualifié pour utiliser ce matériel. Les soviétiques sont obligé de récupérer du matériel sur d’autres fronts, ou de les réquisitionner aux polonais mais ce matériel est de moindre qualité voire défectueux (ce qui amène le NKVD à soupçonner des sabotages).
Pour contrer ces attaques de bombardiers stratégiques, les soviétiques montent une opération de désinformation et parviennent à attirer une formation massive de bombardiers anglais dans un piège. Non seulement la zone ciblée ne contient  aucune cible de valeur mais en plus, les soviétiques ont massé dans la région l’artillerie antiaérienne de 8 divisions. Sur les 900 bombardiers participant au raid, environ un tiers sont détruits ou tellement endommagés qu’ils sont .

Effrayés par l’importance des pertes tant terrestres qu’aérienne, le premier ministre britannique Attlee entreprend de son propre chef des négociations secrètes pour une paix séparée avec les soviétiques. Il envoie un représentant en Suède pour discuter d’une reddition. Voyant dans cette prise de contact un fléchissement de la volonté des anglais, les Soviétiques accentuent leurs efforts dans le Nord, causant de nouvelles pertes aux troupes britanniques déjà fort éprouvées.

Dans l’Atlantique, les sous-marins soviétiques rencontrent quelques succès mais sont trop peu nombreux pour endiguer le flot de renforts américains. Le nombre de sous-marins soviétiques diminue d’ailleurs rapidement.

Sur le front sud, une offensive soviétique a réussi à encercler totalement la 3ème division d’infanterie algérienne. Les Français sortent alors leur arme secrète, ils envoient leur 1ère brigade de chars de combats « Camerone » de la légion étrangère, principalement formée d’ex soldats de la SS (ceux contre lesquels on n’a pu prouver aucun crime de guerre). Les Français ont en effet pris en charge tous les prisonniers issus de la SS et ils leur ont offert de s’engager dans la légion étrangère, réussissant ainsi à former trois divisions de combattants chevronnés. La contre-attaque de la brigade « Camerone » parvient à dégager les algériens.

En Espagne le NKVD monte une opération pour impliquer l’Allemagné dans un attentat contre Franco. Des agents russes sont dénoncés et piégés par le NKVD (qui les faits passer pour des agents allemands) lors d’une tentative d’assassinat du Generalissimo.

Au parlement britannique, des parlementaires britanniques piègent le premier ministre Attlee et le prennent en flagrant délit de mensonge. Ne pouvant plus nier ses agissements, Attlee entend monter des tribunes un nom qui se répète de plus en plus fort au fur et à mesure que de nouveaux parlementaires se joignent au chœur pour devenir un cri : « Winston », « Winston », « Winston ».

A la fin de ce deuxième tome, les alliés ploient sous les attaques soviétiques mais tiennent le choc en reculant vers le Rhin pendant que les soviétiques subissent de plus en plus de pertes dans leurs unités de soutien logistique.

Char Joseph Staline II

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Ma note personnelle: 16/20
Red Gambit tome 2 – Breakthrough de Colin GEE
Edition Kindle

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Red Gambit tome 1 : Opening Moves – Colin GEE

The Red Gambit Series 1

Après la capitulation de l’Allemagne, Staline décide de profiter du désengagement des anglo-saxons en Allemagne pour attaquer ceux-ci tant que son armée est mobilisée, ce qui lui assure une supériorité numérique.

Pour ce faire, et en vue d’un assaut début août 1945, plusieurs opérations sont mises en route:

1°) Sabotage du Projet Manhattan (la bombe test n’explose pas et le site d’essai est contaminé).

2°) Alliance avec le Japon, des trains apporteront le matériel de guerre allemand (chars, y compris Tigres et Panthers, canons anti-char, armes de poing, avions…)aux Japonais pour leur permettre de vaincre les chinois et les américains en Chine. L’URSS récupérant un certain nombre de divisions qui auraient dû attaquer le Japon pour les transférer à l’Ouest.

3°) Élimination des prisonniers allemands (cet acte permettant notamment de libérer les troupes chargées de surveiller les prisonniers. Les trains emmenant les corps des allemands massacrés ramenant des troupes vers la frontière.

4°) Organisation d’opérations de sabotage de grande envergure pour mettre le désordre derrière les lignes alliées et pour tenter d’éliminer les généraux alliés.

5°) Les unités de pointes de l’attaque soviétiques seront équipées de matériel américain fourni par le lend-lease afin de semer le doute et la confusion parmi les troupes alliées.

6°) L’Attaque soviétique se déroulera sur l’ensemble du front et non à certains endroits. Une deuxième attaque sera lancée plus tard afin de percer les endroits les plus faibles du dispositif allié.

7°) L’union soviétique utilisera la demi-douzaine de sous-marins allemands type XXI qui est tombée entre ses mains pour perturber les convois de renforts alliés dans l’Atlantique.

8°) Des navires russes, sous couvert de visite amicales, déposeront des mines à l’embouchure de certains ports alliés.

9°) L’aviation alliée devra être neutralisée dès le 1er jour par des attaques aériennes et terrestres massives.

L’ordre d’attaque est fixé pour le 6 août 1945 contre l’avis des officiers supérieurs soviétiques (qui préféreraient avoir un délai de six mois pour renforcer et ré-équiper leurs unités qui ont beaucoup souffert contre les allemands).

De leur côté, les alliés se méfiant des soviétiques ont organisé quatre symposiums où des officiers allemands ayant fait preuve d’une efficacité particulière contre les soviets vont donner des cours sur la façon de battre les rouges. Ces cours seront donnés à des officiers alliés pour le cas où une nouvelle guerre éclaterait.

Ayant appris l’existence des symposiums, Staline décide d’employer une division de parachutistes pour éliminer les participants qu’ils soient alliés ou allemands. Ces attaques auront lieu dès le début de l’offensive soviétique. Certains avions russes devant emprunter l’itinéraire prévu pour une visite d’officiels russes en Angleterre.

Le 6 août, l’attaque soviétique est une surprise quasi complète, les alliés n’ont été prévenu que pendant la nuit précédant l’attaque par des officiers allemands échappés des camps de prisonniers bulgares et une bonne partie des officiers alliés n’y a pas cru. Tout le front allié est enfoncé, plus lentement aux endroits où l’alerte a été prise au sérieux. L’aviation alliée subit de lourdes pertes et les sabotages ont semé le désordre. Parmi les officiers supérieurs, seul le Maréchal Montgomery a été sérieusement blessé.

Les symposiums ont été fortement touchés et de nombreux officiers alliés et allemands ont été tués mais la division aéroportée russe a été quasiment anéantie, seuls quelques soldats ayant pu s’échapper.

Dans le pacifique, les Japonais ont repris l’initiative contre les forces américaines et chinoises, renforcés par des troupes russes que les communistes chinois ont laissé passé pour leur permettre d’attaquer les nationalistes. De plus, des navires russes ont transporté des soldats japonais sur des îles prises par les américains, provoquant la confusion la plus complète, des sous-marin de poche Kaiten ont également réussi à couler plusieurs gros navires américains dont un cuirassé et deux porte-avions.

Kaiten:

Kaiten Type 4 rear view at USS Bowfin Museum- Pearl harbor

Les alliés parviennent à reformer un front mais ils doivent concéder du terrain. Ils rapatrient au plus vite les unités qu’ils avaient renvoyé dans leurs pays d’origine ou dans le pacifique. Ceci ne va pas sans mal à cause de la présence d’une demi-douzaine de sous-marins type XXI allemands sous équipages soviétiques (les soviets ont notamment installé une base de ravitaillement secrète en Irlande avec le concours de l’IRA).

Devant la supériorité numérique des soviétiques, les alliés décident de former un nouveau gouvernement allemand autour de personnalités allemands de tous bords avec Von Papen, Adolf Schärf, Karl Renner, Wilhelm Hoegner, Heinrich von Vietinghoff, Karl Dönitz, Albert Speer, Heinz Guderian, Johann Ludwig… Ce gouvernement allemand sera chargé notamment de reconstruire une armée allemande avec les prisonniers de guerre de la Wehrmacht et le matériel de guerre saisi par les alliés.

Une autre note positive vient d’Espagne, où les espagnols, devant le danger communiste décident de se ranger au côté des alliés, proposant de mettre à disposition des alliés la division bleue (qui a déjà combattu les soviétiques aux côtés des alliés, ainsi que dans un second temps, un corps expéditionnaire de 4 divisions).

Après des combats très durs, les alliés semblent avoir réussi à consolider un front, entre le 11 août et le 13 août, qui s’accroche à plusieurs grandes villes comme Hambourg, Göttingen, Munich.

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Cette uchronie sur la 3ème GM ou sur la continuation de la 2ème, chacun jugera m’a semblé assez plausible en tout cas dans la partie stratégique. Personne je pense ne donnerais aux alliés une chance de repousser rapidement une attaque russe en 1945 sans la bombe atomique.

Le déroulement de ce premier tome n’est donc pas du tout illogique en tout cas sur le front occidental. L’alliance avec le Japon, si elle n’est pas évidente de prime abord, peut cependant paraître également logique même si à mon sens, les Japonais n’auraient pas assez de temps pour s’entraîner avec le matériel allemand et si l’efficacité des raids sur les îles reprises par les américains ou les attaques de kaiten m’ont eu l’air un peu surestimées.

Un élément qui manque à mon avis, c’est l’intervention des partis communistes européens. Béria utilise bien ses espions pour déclencher des actions ciblées mais l’auteur par contre ne parle pas d’intervention de partisans communistes alors qu’on sait qu’à la fin de la 2ème GM, de nombreux résistants communistes auraient pu être tentés par un coup de force.

Un bon début donc pour une série en 5 volumes dont 4 sont déjà parus.

Ma note personnelle: 16/20
Red Gambit tome 1 – Opening Moves de Colin GEE
Edition Kindle

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The Blue Effect de Harvey BLACK

The blue effect

Alors que l’Offensive soviétique continue lentement mais régulièrement, les troupes de l’Otan se déploient petit à petit. L’objectif des soviétiques est de franchir la Weser et de foncer vers l’Océan afin de couper les troupes de l’Otan en deux et d’éliminer les britanniques qui défendent le front Nord. Pour parvenir à leurs fins, les soviétiques ont à nouveau recours à l’armes chimiques, créant de nouvelles pertes militaires et civiles chez les occidentaux.

Cette fois-ci, c’en est trop. L’Otan déclenche une frappe nucléaire tactique sur 6 cibles militaires soviétiques. Ceux-ci sont mis en garde, la riposte est limitée à 6 frappes pour autant que les soviétiques arrêtent d’utiliser les gaz de combat.

Les frappes nucléaires, combinées à des attaques aériennes et à des bombardements simultanés sur les cibles soviétiques repérées par les drones et les avions de reconnaissance.

Pendant ce temps, dans l’Atlantiques Nord, une énorme flotte russe se rassemble autour du Porte hélicoptère Kiev et du croiseur lance-missile Kirov. L’Otan se prépare à attaquer cette formation avec ses sous-marins.

 

 

Si l’histoire reste réaliste, on se lasse un eu des détails. L’auteur s’étend un peu trop sur le fait que les soldats A,B et C sont décédés et ont été remplacés par les soldats X,Y et Z ou sur les plans d’attaque de toutes les unités d’une brigade (on assiste alors à des briefings successifs et légèrement répétitif.  Il n’y a pas de manichéisme dans cette série, les soviétiques comme les britanniques font des erreurs et meurent.

On peut déplorer que la vision stratégique de la guerre ait été sacrifiée aux dépends d’une vision tactique. On a parfois un aperçu de ce qui se passe dans l’Atlantique ou sur les autres fronts mais beaucoup trop bref et parfois sans suite. On suit un sous-marin britannique qui torpille le Kiev et qui lance des torpilles sur le Kirov mais on n’en apprendra pas plus au sujet de cette attaque ni de la suite des événements sur ce front.

Je reste toujours aussi sceptique sur l’utilisation d’armes chimiques et nucléaires (tactique) par les deux belligérants, c’est un peu comme si la dissuasion n’existait plus.

La fin de ce troisième tome est un peu décevante, on s’attend presque à voir le récit continuer dans un quatrième tome quand les événements se précipitent et la fin du récit arrive en quelques pages.

Dommage, c’est sans doute le moins bon livre de cette trilogie

Ma note personnelle: 12/20
Black Effect de Harvey Black
Edition Kindle

1er tome: The Red Effect
2ème tome: The Black Effect

Vous trouverez d’autres infos sur le site de l’auteur:  http://harveyblackauthor.org/

 

The Black Effect de Harvey BLACK

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L’offensive débutée dans Red Effect se poursuit. Les soviétiques continuent leur percée. Si au début l’avance est conforme aux prévisions de l’État-major soviétique, les pertes commencent cependant à s’amonceler au fur et à mesure que les troupes de l’Otan se ressaisissent.  Bloquées par les troupes britanniques, les unités des 7ème  et 10ème  divisions soviétiques reçoivent la permission d’utiliser l’arme chimique.

L’utilisation des gaz de combat combinée à des assauts héliportés sur les arrières des premières lignes britanniques permettent enfin aux troupes soviétiques à percer le front et à envoyer le corps de bataille mobile à l’assaut des troupes britanniques qui viennent d’arriver d’Angleterre et qui ne sont pas encore complètement déployées.

Qui pourra effectuer ses mouvements stratégiques à temps? Vous le saurez sans doute dans le troisième tome de la série: « Blue Effect ».

Un deuxième tome beaucoup plus percutant que le premier, moins de répétitions également ce qui rend donc la lecture également beaucoup plus agréable. On peut cependant se poser la question de l’utilisation de l’arme chimique, est-il possible pour un camp d’utiliser l’arme chimique sans entraîner de réaction de l’autre camp?

Le point de vue principal reste fixé sur le front nord défendu par les britanniques  mais dans ce deuxième tome, nous avons aussi droit à un peu plus de nouvelles du front centre ainsi que des combats dans les airs ainsi que sur ou sous la mer. Nous n’avons cependant que peu de nouvelles des événements dans l’océan pacifique.

Aucun des deux camps n’a encore pu s’imposer dans les cieux ce qui explique que les soviétiques sont encore en mesure de débarquer des troupes héliportées sur les arrières de l’Otan où d’y effectuer des parachutages.

Ma note personnelle: 16/20
Black Effect de Harvey Black
Edition Kindle

1er tome: The Red Effect
3ème tome: The Blue Effect

Vous trouverez d’autres infos sur le site de l’auteur:  http://harveyblackauthor.org/

 

The Red Effect de Harvey BLACK

red-effect

Lorsque les soviétiques comprennent en 1983 que l’écart technologique avec l’occident ne fait que croître et qu’ils sont en train de perdre la guerre  économique, ils décident de lancer une attaque contre l’Otan en 1984. Pour parvenir à leurs fins, ils décident de masquer leurs préparatifs sous couvert de manœuvres afin de surprendre l ‘Otan.

Les espions alliés détectent cependant des signes de l’attaque imminente: les manœuvres de 1984 sont les plus importantes jamais menées par le Pacte de Varsovie, elles engagent plus de troupes que jamais, comportent plus de zones d’exclusions (interdites aux observateurs de l’Otan) et celles-ci sont plus larges que jamais. De plus les observateurs et les agents occidentaux qui s’introduisent dans les zones interdites y constatent la présence de troupes qui n’ont pas été annoncées comme participant à la grande manœuvre.

C’est pourquoi les alliés commencent 5 jours avant l’attaque du Pacte de Varsovie à mobiliser chacun à son rythme et à déployer des troupes supplémentaires en Allemagne de l’Ouest, les britanniques en premier , les belges et hollandais en derniers .

Lorsque les soviétiques attaquent, on assiste à la confrontation entre les deux plans: les soviétiques doivent avancer le plus rapidement possible pour détruire les troupes alliées chargées de freiner leur percée et permettre au deuxième échelon soviétique de s’attaquer aux armées de l’Otan avant qu’elles ne soient totalement déployées tandis que les alliés tentent de freiner le premier échelon au maximum en perdant le moins de troupes possible.

Le point de vue adopté par l’auteur est celui des troupes britanniques, nous suivons donc les préparatifs du front Nord, celui sur lequel les soviétiques ont décidé de lancer leur meilleure armée, la  troisième armée de Choc. Les soviétiques espèrent parvenir à percer le front dans le Nord afin de couper en deux les troupes alliés et d’obtenir rapidement la capitulation d’une partie des troupes de l’Otan.

L’auteur de Red Effect et de ses suites a fait partie des troupes britanniques à Berlin qui étaient chargées de récolter un maximum de renseignements sur les déploiements et les mouvements des troupes soviétiques à Berlin-Est . Il développe donc cet aspect en long et en large dans ce premier tome puisque nous y suivons à plusieurs reprises une patrouille britannique en inspection dans Berlin-Est et ses tentatives pour obtenir des renseignements au né des gardes soviétiques tout en échappant à la surveillance des agents du KGB et de la Stasi. Nous assistons aussi à la mise en place des différents éléments de l’attaque soviétique et de la défense de l’Otan.

Il y a plusieurs problèmes à mon humble avis dans ce premier tome (il y a au moins deux suites dont une déjà parue: Black Effect): tout d’abord ce premier tome est une (trop) longue mise en place. Quant on évoque un sujet aussi vaste, il y a intérêt à ne pas rentrer dans trop de détails, même si ceux-ci font partie de votre expérience personnelle  (l’auteur a fait partie de ces agents de surveillance britannique à Berlin-Est et cette partie est biographique). Un des paragraphes nous raconte par exemple dans  le détail une tentative de franchissement du Mur de Berlin par un jeune couple d’allemands de l’Est et est beaucoup trop long.

Le découpage est aussi critiquable à mon avis, après avoir établi l situation pendant la plus grande partie du récit, l’auteur passe enfin à l’attaque soviétique qui ne commence donc que vers le dernier cinquième de ce tome.  A sa place, soit j’aurais fait intervenir l’attaque plus tôt, soit j’aurais gardé l’offensive pour le deuxième tome.

Enfin, il y a les répétitions: l’auteur se croit obligé de nous répéter les caractéristiques techniques de tel équipement ou les blagues que font les  commandants de tanks lorsqu’ils se retrouvent avec un officier d’infanterie parmi eux ou le fait qu’une unité est une unité d’élite. On a parfois l’impression que ce roman a été écrit en feuilleton et que l’auteur a peur que ses lecteurs n’aient oublié cet élément d’information entretemps.

Enfin, l’aspect aérien semble un peu délaissé, tout ce qu’on apprend, c’est qu’il y a un duel pour la suprématie aérienne et que ce duel est équilibré ce qui permet aux soviétiques d’amener des brigades entières de troupes aéroportées (soit par parachutage, soit par hélicoptères) sur les arrières des troupes britanniques sans rencontrer trop de problèmes.

Ma note personnelle: 14/20
Red Effect de Harvey Black
Edition Kindle

2ème tome: The Black Effect
3ème tome: The Blue Effect

Vous trouverez d’autres infos sur le site de l’auteur:  http://harveyblackauthor.org/

Himmler’s War – ROBERT CONROY

Himmler's War

 

Peu de temps après le jour J, un B17 égaré repère une cible en Prusse orientale et décide de larguer ses bombes sur une série de cabanes isolées au milieu des arbres, l’équipage de cet avion est loin de se douter qu’il va d’éliminer le führer et son état-major. C’est sur le décès d’Hitler et ses conséquences que Robert Conroy a basé son dernier roman uchronique en date.

Après le décès d’Hitler, C’est Himmler comme le laissait prévoir le titre qui reprend les rênes du pouvoir. Après avoir éliminé ses rivaux les plus directs Goering et Martin Borman, il décide de laisser la direction des opérations militaires au Maréchal Von Runstedt. Celui-ci décide de rapatrier un maximum de troupes en Allemagne qu’elles viennent de Norvège, de Roumanie, de Yougoslavie ou des pays baltes. Les généraux allemands décident aussi de ne pas s’accrocher jusqu’à la mort sur le terrain mais d’organiser une retraite pied à pied.

Von Runstedt et Himmler parviennent également à négocier une trêve avec Staline et le front est se stabilise, permettant ainsi aux allemands de rapatrier le gros de leurs troupes vers le Rhin. Ils encouragent aussi le professeur Heisenberg à accélérer la production de la bombe atomique allemande en production.

Suite à la résistance renforcée des allemands, l’avance des alliés est freinée sur le front Ouest et les pertes sont lourdes. Les troupes allemandes se battent pied à pied sur des positions retranchées et se replient sur la position suivante dès que la pression alliée se fait plus forte.
Qui plus est, Staline a donné l’ordre aux communistes français de se soulever, ce qui entraîne un début de guerre civile entre les communistes et les troupes de De Gaulle.

Les russes ont déplacés une grande partie de leurs troupes sur le front asiatique et attaquent les Japonais afin de conquérir la Mandchourie.

Les allemands parviennent donc à retrancher un maximum de troupes derrière le Rhin qu’ils ont fortifié à tel point que la ligne Maginot paraîtrait un obstacle ridicule en comparaison.

Face à ce Westwall, les alliés amassent les troupes et le ravitaillement. L’assaut sera épique c’est certain.

Pendant ce temps, le professeur Heisenberg a fini ses travaux en hâte. Himmler charge Otto Skorzeny de convoyer le professeur et ses assistants avec la Bombe jusqu’à Moscou pour faire sauter celle-ci le plus près possible du Kremlin. Au printemps 45, quelques jours avant l’assaut américain sur la forteresse allemande, Skorzeny réussit sa mission et fait exploser la Bombe, tuant Staline, Beria et les principaux ministres de Staline.

Plus je lis de livres de Robert Conroy, plus les défauts deviennent apparent et s’aggravent à mon humble avis. On sent bien que l’auteur a une certaine considération pour la valeur des troupes et des généraux allemands et aussi des préjugés sur les français au point de décrire la saleté des villes et villages français où les gens urinent dans les rues par contraste avec les villes et villages allemands à la propreté méticuleuse. L’auteur ne semble pas plus apprécier les anglais qui, sous la direction de Monty et de Churchill ne font qu’accumuler les erreurs et sont fatigués de la guerre au point que seuls les américains semblent capables de vaincre les allemands. Car une fois encore, les américains grâce à leur intelligence et à leurs énormes capacités de production doivent s’ériger en garants de la civilisation face à la barbarie nazie.

Si l’on attend avec impatience l’assaut américain, celui-ci sera rapidement bâclé alors qu’il aurait dû présenter un chapitre majeur du livre. Apparemment, rien de ce qu’on fait les généraux allemands n’a altéré le cours de l’Histoire. Au contraire, l’auteur donne l’impression que malgré le fait de se battre sur un seul front, en ayant récupéré l’essentiel de leurs troupes et en ayant consacré les ME 262 uniquement à la chasse; les allemands s’écroulent encore plus vite que dans la réalité.

Comme à son habitude, l’auteur nous place aussi une histoire d’amour qui nous permet de rencontrer de nouveaux personnages mais qui n’apporte pas grand-chose au récit, contrairement à celle qui figurait dans North Reich.

Dans le même genre, on préférera Fox on the Rhine et Fox at the front : https://daidin.wordpress.com/tag/wwii/page/3/

Ma note personnelle : 12/20
Himmler’s War – Robert CONROY
Kindle Edition

Site web consacré à l’auteur: http://www.robertconroybooks.com/

Page wikipedia traduite en français et mise-à-jour par Frédéric Goudon: https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Conroy

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