World War Three 1946 – Book One – The Red Tide – Stalin Strikes First – Harry Kellog III

The Red Tide

Et si Staline avait attaqué l’occident au printemps 1946, à l’époque où la plupart des militaires occidentaux ont été démobilisés alors qu’un certain Sergei Peshkov, esprit méthodique passionné d’aviation, a été remarqué par Staline a et a obtenu des pouvoirs étendus. Il travaille depuis des années à la modernisation de l’aviation soviétique sur plusieurs points : Les Jets, les missiles sol-airs, les bombardiers à réactions, les radars, la production en série, l’entrainement des pilotes…

Le résultat, c’est que Sergei, remarqué par Staline, a obtenu de pouvoir recruter les savants les plus prometteurs et les ouvriers les plus habiles quel que soit leur sexe, origine ou qualification, cette information a l’air peu importante en soi mais pour être menée à grande échelle, cela signifie qu’il faut abandonner le collectivisme au profit de l’individualisme afin de repérer les personnes les plus talentueuses. Cela demande aussi une réorganisation de l’enseignement pour détecter les élèves les plus prometteurs récupérant les enfants (seuls capables d’accomplir certains travaux demandant de petites mains) dès leur plus jeune âge, les femmes, les hommes des pays conquis (y compris des savants allemands) et en intégrant les travaux des allemands sur les Wunderwaffen, ainsi que les travaux des scientifiques alliés (dont les secrets ont été volés par les espions soviétiques , Sergei a été capable d’accélérer le développement des avions à réaction soviétiques (Mig 9 et Yak 15 notamment) ainsi que des missiles (que ce soit les missiles X4 sur les avions ou les missiles sol-air Wasserfall).

wfall-4

Le seul élément qui pourrait freiner Staline, c’est la bombe atomique. Mais sur ce plan, les espions au service de Beria ont saboté à deux reprises les efforts des américains. La première fois en tuant 15 des 16 spécialistes de l’assemblage des bombes atomiques et la deuxième en faisant exploser la quasi totalité du stock de Polonium des américains sur les deux sites de production, tuant pat la même, directement ou par contamination, plusieurs dizaines de milliers de travailleurs, de chercheurs ou de simples civils.

Au début mai 1946, les soviétiques lancent donc des assauts aéroportés sur les dépôts de matériel américains et parviennent avec l’aide des communistes des pays occidentaux, à s’emparer de la plupart de ceux-ci intacts (cela leur permettra de récupérer du ravitaillement dont ils manquent cruellement et de s’emparer de certains technologies cruciales (radars, obus à détonateurs de proximité…). Les divisions soviétiques ne font dès lors qu’une bouchée des quelques divisions qui gardent la frontière allemande. Malgré une résistance désespérée dans le Nord-Est, les troupes françaises dirigées par le Général de Gaulle (qui trouve la mort dans les combats) succombent sous le nombre et les soviétiques s’avancent jusqu’aux Pyrénées où les troupes américaines ont décidé de les forcer à un combat difficile pour s’emparer de l’Espagne.


Ce roman qui nous présente les faits sous forme de récits après événements émanant de multiples sources souffre d’un grand nombre de défauts et en premier lieu, le nombre élevé d’hypothèses au départ de cette uchronie: l’existence d’une sorte de génie de la logistique dédié à l’amélioration de tout ce qui a trait a l’aéronautique, les multiples sabotages des espions soviétiques dont le succès est quasi total, le succès d’opération aéroportées loin derrière les lignes alliées avec la collaboration de communistes occidentaux (qui bien entendu sont tout prêt à trahir leur pays au nom de l’idéal communiste – ce qui ressort selon moi d’une exagération bien américaine de l’étendue du zèle communiste), le succès quasi total des opérations communistes lorsqu’il s’agit de neutraliser les bombardiers anglais et américains.

Est-ce qu’il était nécessaire de modifier à ce point l’histoire pour rendre une percée soviétique en 1946 possible?

On pourrait encore parler des personnages caricaturaux de part et d’autre, du peu de plausabilité de certaines scènes (Je pense notamment à la seule victoire alliée de ce roman lorsque les soviétiques ont rassemblé leur force pour empêcher un second Dunkerke et que leurs forces massées sur un front étroit se font pilloner par une vingtaine de cuirassés alliés pendant une demi-heure, ce qui entraine la perte de 700 chars lourds, 3.700 canons et plus de 200.000 hommes!

En résumé ce premier tome dans la série World War Three n’est pas à la hauteur de l’excellente série « Red Gambit »

Ma note personnelle : 10/20
World War Three 1946 – Book One – The Red Tide – Stalin Strikes First – Harry Kellog III
Edition Kindle

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1993 – ECHAPPEE ROUGE – Marianne STERN

1993_Echappee_rouge

Dans 1993 – Echappée belle, Gorbatchev a été écarté du pouvoir dès le début, empêchant la chute du rideau de fer. Le nouveau dictateur soviétique décide de faire monter la pression, il amasse des troupes en secret près de la frontière et prépare activement la 3ème Guerre Mondiale .

Anya Ackerman est un des meilleurs pilote chasse dans l’armée de l’air est-allemande; elle doit, avec ses camarades pilotes, faire respecter le blocus aérien décrété par Sergei Filipov Miroslav. Le frère d’Anya travaille lui sur une arme chimique mortelle, invisible et inodore. Tous deux sont, comme la plupart de leurs collègues, sous la surveillance de la police secrète allemande, la STASI qui a des espions partout.

Alors que la tension monte, le danger d’un conflit mondial se précise. Anya et son frère parviendront-ils à empêcher  l’apocalypse?


 

Un roman uchronique distrayant et original par son cadre (l’Allemagne de l’est au début des années 1990). Les scènes de combats aériens sont assez réussies mais le meilleur du roman est sans doute dans l’atmosphère de chape de plomb qui pèse sur les personnages. Même ceux qui n’ont rien à se reprocher vivent sans cesse dans la crainte d’être arrêté et interrogé par la Stasi.

Par contre, deux histoires d’amour compliquées et dissimulées dans le même roman, cela fait peut-être beaucoup et certaines scènes dont la fin du roman m’ont eu l’air d’avoir été écrite trop rapidement, certaines évasions semblent beaucoup trop faciles.

Ma note personnelle : 14/20
1993 – Echappée belle de Marianne STERN
Edition Kindle

Les Âmes envolées – Nicolas LE BRETON

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28 Avril 1912 – Le préfet Lépine est au sommet de sa gloire, il vient d’abattre Bonnot alors que celui-ci tentait de s’échapper en ballon fusée.

Novembre 1916, en pleine guerre mondiale, l’ex-préfet, Lépine, âgé de 70 ans  est rappelé de sa retraite par Clémenceau pour enquêter sur la disparition mystérieuse de plusieurs savants de premier plan. Alors qu’il se sent fatigué et quelque peu relégué au second plan dans un commissariat de quartier, il ne sait pas encore que cette enquête va l’entrainer au bout du monde et lui redonner le goût à la vie et à l’amour. Car les événements vont se précipiter :  la mort de plusieurs enquêteurs, la découverte d’un sous-marin propulsé par une énergie mystérieuse et guidé par un automate qui utilise une bande trouée pour se diriger, un peu à la manière des pianos mécaniques, l’enlèvement de Léontine de Laroche, la première femme pilote d’aérostat (et dont Louis est tombé follement amoureux) par Bonnot (enfin par un Bonnot zombifié) sont quelques uns des événements qui vont entraîner Louis Lépine de France en Inde, au Népal puis de retour vers la Suisse avant de rencontrer un ennemi d’une puissance colossale au-dessus des tranchées d’Ypres.

Et si l’automobile n’avait jamais été inventée? Voilà l’un des thèmes principaux de cette Uchronie où Nicolas Lebreton nous emmène. L’auteur a su créer un monde tout à fait original où la plupart des déplacements et transport se font par la voie des airs. Ce mode de transport a donc façonné les villes de telle sorte que les logements disposent d’embarcadères et de passerelles qui permettent  aux habitants d’embarquer et de parquer les dirigeables. Car les rues des cités sont remplies d’aérostats de toutes tailles qui circulent au-dessus des rues ou plus haut dans le ciel, cela va de l’aérostats d’une personne aux ballons de transport. Les passagers des aérostats portent des harnais -, ce qui permet par exemple aux conducteurs d’aéro-taxis de les haler en leur lançant des grappins que les passagers attachent à leurs harnais…

Ceci ne sont que quelques unes des innombrables idées qui se retrouvent dans ce roman. Je pourrais encore citer par exemple, le fait que le préfet Lépine utilise des objets basés sur les inventions qui ont été présentées au fameux concours qui porte son nom…

Si cet ouvrage est remarquable au niveau de ses idées, il ne m’a cependant pas captivé comme j’aurais aimé l’être. Il y a des livres que j’ai du mal à déposer tellement je suis pris par le récit. Ici, il y a certes, énormément d’inventivité et un grand nombre (trop grand ?) de mystères, mais c’est peut-être ce qui nuit à la continuité du récit. A force de multiplier les personnages, les puissances et les forces en présence (allemands, anglais, français, Société de Thulé, Ordre Noir, Shangri-La, le Vril, l’énergie noire, Aleister CROWLEY, Alexandra DAVID NEEL…) , l’auteur doit donner beaucoup d’explications et de descriptions qui prennent peut-être le pas sur le récit .

En conclusion, un début encourageant pour cette série Steampunk qui devrait adopter un nouveau rythme maintenant que l’essentiel du décor est planté.

Une mention spéciale pour l’idée des Œufs Noirs et pour avoir enfin un auteur qui donne une explication plausible à l’existence de morts réanimés.

Ma note personnelle: 15/20
Les Âmes envolées – Nicolas Lebreton
Les moutons électriques – 321 pages.

Pour d’autres avis:

Dionysos (Le Bibliocosme)

Red Gambit Tome 5: Sacrifice – Colin GEE

Impasse

Ce cinquième tome de la série de Colin Gee, voit les alliés lancer leur première contre-offensive. Afin de préparer le terrain, les alliés lancent l’opération Heracles à la fin mars 1946, au sortir d’un hiver particulièrement long et rude.

Cette opération vise à décapiter les têtes de l’Hydre en bombardant les quartiers généraux soviétiques au moyen de bombes Tallboy et Grand Slam. Heracles est subdivisée en dix sous-attaques et pendant cette opération, la moitié du stock des Tallboy et les deux tiers du stock de Grand Slam sont utilisées sur les quartiers généraux suivants (je garde les dénominations en anglais, n’étant pas certain de la traduction de certains noms) avec les résultats qui suivent:

Heracles I: « HQ Red Banner Armies of Soviet Europe »: Ecrasé, rendu inopérant, lourds pertes parmi le personnel d’état- major de première ligne, Koniev tué. L’état major devra être complètement reconstitué, Zhukov reprendra le commandement à distance dans l’interim.

Heracles II: « HQ 1St Polar Front » Lourdement endommagé, Alexandrovitch tué, le commandement sera restauré après trois jours.

Heracles III: « HQ 1 St Karelian Front » écrasé, rendu inopérant avec de lourdes pertes parmi l’état-major, Govorov blessé grièvement.

Heracles IV:  « HQ 1st Baltic Front »: Objectif complètement loupé, l’espionnage allié s’est complètement trompé et a bombardé une poste de commandement de secours à la place. Ce sera sans doute le plus gros échec d’Héraclès.

Heracles V: « HQ 1st Red Banner Central European Front ». Poste de commandement complètement détruit avec de lourdes pertes parmi l’état-major de première ligne mais grâce à l’organisation de Malinovsky et à des déploiements de rechange, la chaîne de commandement que ne sera que légèrement perturbée.

Heracles VI: « HQ 2nd Red Banner Central European Front » Gros dégâts et rendu inopérant pendant quatre jours, de lourdes pertes parmi l’état-major. Petrov, commandant temporaire figure parmi les victimes.

Heracles VII: « HQ 3rd Red Banner Central European Front » Dégâts mineurs en général mais dégâts sévères aux infrastructures de communication.Capacité de combat normale restaurée en quatre jours.

Heracles VIII: « HQ 1st Southern European Front » écrasé et rendu totalement, inopérant. Ce front disposait cependant d’un poste miroir qui servait à l’entrainement du personnel de remplacement. Rapidement organisé, il reprit le contrôle en moins de 24 heures. Yeremenko fut légèrement blessé et put continuer ses activités sans interruption.

Heracles IX: « HQ 1st Alpine Front »  Sévèrement endommagé et rendu inopérant, de lourdes pertes parmi l’état-major de première ligne. Chuikov fut légèrement blessé et resta au commandement.

Heracles X:  » HQ 1st Balkan Front » dégâts et pertes légers, incluant Tolbukhin légèrement blessé.

Précédés par ce bombardement et profitant de l’effet de disruption créé parmi les troupes soviétiques, les alliés lancent une grande contre-offensive sur le tout le front et un débarquement en Pologne où les alliés doivent être rejoints par une partie de l’armée polonaise.

Si les armées allées avancent partout pendant un certain temps, les soviétiques se ressaisissent et bloquent les unités alliées l’une après l’autre, notamment grâce à l’intervention de chars T54 en plus grand nombre et à la fin avril, les unités alliées doivent s’arrêter pour se reconstituer. La situation des soviétiques n’est pas brillante, ils ont réussi à stabiliser le front et à empêcher les troupes en Allemagne de rejoindre celles débarquées en Pologne mais ils ont perdu beaucoup de troupes. Où trouver de nouvelles troupes alors qu’ils doivent encore combattre une rébellion en Ukraine.

Bombe Grand Slam:

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Bombe Tallboy

 Tallboy bomb

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Un très bon tome qui n’est pas le dernier comme je le pensais de prime abord. On peut penser en commençant le récit que l’on va voir le rouleau compresseur allié à l’oeuvre mais il n’en est rien et l’on s’aperçoit que si les soviets ont sous-estimé les capacités industrielles alliées, les alliés en revanche ont sous-estimé la capacité de résistance des soviets.

Les soviets parviendront-ils à développer la bombe avant les américains? Qui des alliés ou des soviets parviendra à faire pencher la balance de son côté, nous le saurons sans doute dans le(s) tome(s) suivant(s).

La seule chose que je sais pour l’instant, c’est le titre du tome 6: Initiative.

Ma note personnelle: 16/20
Red Gambit tome 5 – Sacrifice de Colin GEE
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Le site de la série: http://www.redgambitseries.com/

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Wunderwaffen T1: Le pilote du diable – NOLANE et MAZA

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Ce premier tome de la série Wunderwaffen nous présente le contexte et les personnages en se basant sur les éléments uchroniques suivants:

Avril 1944: Suite à la mort brutale de Joukov et d’une partie de son état-major, l’offensive soviétique se grippe.

6 Juin 1944: Echec total du débarquement allié en Normandie.

25 Juin 1944: Les fronts figés partout, Churchill admet à la BBC que la guerre sera très longue.

8 Mai 1945: Hitler échappe à un nouvel attentat qui lui coûte un bras  et le défigure en partie.

17 Décembre 1945: Fermeture d’Auschwitz-Birkenau et début de la première tranche des travaux de la Zone spéciale d’Auschwitz.

29 Mars 1946: Himmler crée le Sonderbüro 13 pour la gestion secrète des « Programmes Invisibles du Reich ».

Août 1946: début du récit.

Les Allemands restent donc maîtres d’une grande partie de l’Europe et ont réussi à développer un grand nombre de leurs armes secrètes, les fameuses Wunderwaffen. La grande vedette de ce premier tome  est d’ailleurs l’une de ces Wunderwaffen (et c’est volontaire puisque cette série ne porte pas le nom d’un personnage): Le Lippisch P13a

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Cet intercepteur à aile delta supersonique est largement supérieur aux avions à réactions alliés en vitesse et en maniabilité en août 1946 et parvient à infliger de lourdes pertes aux alliés malgré la supériorité numérique des anglo-saxons sans toutefois parvenir à les rayer totalement du ciel. Mais ces avions ne volent pas tout seuls et le personnage principal de cette histoire, le capitaine Walter Murnau, chef de l’escadrille Dora équipée uniquement de Lippisch (décoré par Hitler en personne pour sa bravoure) est un pilote d’exception qui verrait cependant d’un bon oeil un changement de régime politique.

Si Murnau n’aime pas Hitler, celui-ci a bien perçu qu’il y avait quelque chose qui ne lui plaisait pas chez ce pilote (ce qu’il exprime à Goebbels en disant que cet homme doit être un juif). Si en public, le führer a promu Murnau au grade de Major et l’a qualifié du surnom de « pilote du diable », il ordonne en secret qu’on le fasse disparaître en sabotant son appareil alors qu’il est muté sur le front russe, affecté à la défense de la raffinerie roumaine de Ploesti.

Pendant ce temps, les alliés ne restent pas non plus inactifs, outre leurs jets, ils développent des canons antiaériens actionnés par guidage radar, la première attaque contre une escadrille équipée de ces canons coûtera aux allemands 26 Lippisch et 10 pilotes y perdront la vie.

D’autre part, le professeur Jacques Bergier, échappé des camps de concentration allemands est revenu avec des informations très importantes sur les intentions allemandes en matière technologique. Il est aussi persuadé qu’il se trame des choses terribles à Auschwitz (encore plus qu’avant) , on y voit toujours rentrer des trains mais on ne voit plus aucune fumée, quel sort est-il donc réservé aux victimes des nazis?

On apprend aussi que Truman, traumatisé par les conséquences de l’explosion de la bombe de Hiroshima n’est pas décidé à utiliser une nouvelle bombe atomique sur l’Allemagne (sans compter que les alliés ne sont plus sûrs de pouvoir délivrer cette bombe sans être interceptés par la chasse allemand).

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J’ai beaucoup aimé ce premier tome même si la part laissée au scénario m’a paru un peu faible, laissant la part belle aux combats aériens (ceci dit les appareils sont remarquablement dessinés et les combats aériens très réussis et il s’agit après tout du sujet principal de la série). Nous voyons déjà se dessiner quelques portraits intéressants, Richard Nolane ayant entouré son personnage principal fictif Walter Murnau de personnages historiques (qu’ils soient de premier plan comme Churchill, De Gaulle ou les dignitaires nazis ou de second plan comme Jacques Bergier).

L’attentat contre Hitler ne semble pas avoir arrangé le caractère du führer et très logiquement, le scénariste nous montre que la continuation de la guerre ne va pas changer la politique des nazis envers leurs victimes.

A noter pour les amateurs de Wunderwaffen que l’on voit l’avion d’Hitler escorté par deux ailes volantes Horten Ho 229

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que l’on aperçoit Goering voyageant en hélicoptère Focke Achgelis FA223 Drache

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et que l’on aperçoit sur une case un Focke-Wulfe Triebflügel, appareil à décollage vertical.

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Ma note personnelle: 16/20
Wunderwaffen – Tome 1: Le pilote du diable
Nolane et Maza

 

Interview de Richard D. Nolane par Bertrand Campeis sur le site d’actu SF: http://www.actusf.com/spip/Interview-de-Richard-D-Nolane-pour.html

L’avis de Lhisbei sur RSF BLOG: http://rsfblog.fr/2012/08/08/wunderwaffen-t1-le-pilote-du-diable-nolane-et-maza/

Les chroniques d’El’Bib: http://lebibliothecaire.blogspot.be/2013/12/les-chroniques-delbib-wunderwaffen.html

 

 

Red Gambit tome 4 : Impasse – Colin GEE

Impasse

Novembre 1945, alors que les alliés pensaient avoir stabilisé le front en vue de leur contre-offensive, les soviétiques lancent une nouvelle attaque en Italie où ils s’attendent à une percée rapide puisque la majorité des unités qui leur sont opposées sont des troupes espagnoles de second ordre où des troupes sud-américaines. Contrairement à leurs espoirs et malgré l’implication de la Yougoslavie (suite à une attaque de troupes soviétiques revêtues d’uniformes britanniques), l’attaque soviétique s’enlise avant d’être paralysée par les conditions hivernales.

Les alliés lancent en réaction la première phase de leur offensive « Spectrum », « Spectrum Black » le 2 décembre en Alsace, avec à la pointe de l’attaque les anciens SS regroupés dans la légion étrangère. Cette attaque attire de nombreuses troupes soviétiques et dégarnit le front Nord ce qui permet aux alliés de lancer la deuxième partie de Spectrum, Spectrum Blue avec une attaque en tenaille destinée à reprendre Cologne. Les deux pinces de la tenaille sont commandées respectivement par Guderian et Patton. Cette deuxième attaque sera également bloquée par les soviétiques, prévenus quelques heures avant le déclenchement de Spectrum Black de l’attaque en Alsace et de la deuxième attaque vers Cologne. Les combats sont cependant d’une férocité intense et sont marqués par une aggravation du nombre et de la gravité des crimes de guerres (exécutions de prisonniers mises en scènes de façon de plus en plus cruelle) avant d’être stoppé par un hiver d’une rigueur terrible, la température descendant jusqu’à – 50° dans de nombreuses régions d’Europe.

Les deux côtés déploient de nouvelles armes, même des modèles expérimentaux comme le T54 ou le M4 Sherman type T34 Calliope.

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Seule la troisième partie de l’offensive alliée, « Spectrum Red », est un succès. Spectrum Red consiste à faire croire aux soviétiques que les alliés vont débarquer dans le Nord de l’Allemagne. Les soviétiques dépêchent alors la quasi totalité de leurs forces aériennes et maritimes pour stopper cette invasion. Il s’agit en fait d’une fausse flotte d’invasion dont les plus gros navires sont des destroyers et qui consiste principalement en colonne de barques que les Anglais font passer dans la nuit pour une flottille de barges de débarquement. Avec l’aide des suédois qui font semblant de s’opposer au passage de cette flotte dans leurs eaux territoriales en créant de fortes explosions à terre et en acceptant que les anglais bombardent des cibles choisies à l’avance (vieux avions qui seront remplacés par de nouveaux avions britanniques, bâtiments de l’ambassade soviétique…). Les navires et avions soviétiques sont attirés dans un piège et massacrés par des centaines de chasseurs alliés et par des vedettes et destroyers alliés. A la fin de l’opération, la flotte soviétique de la Baltique n’est plus qu’un souvenir tandis que les forces aériennes soviétiques sont une nouvelle fois lourdement touchées.

Pendant ce temps, Beria jaloux des succès de Tatiana Nazarbayeva, chef du GRU (C’est Tatiana qui a réussi à empêcher Spectrum Black et Spectrum Blue de réussir), la fait tomber dans un piège au cours d’une réception en l’honneur de l’anniversaire de Staline. Ayant fait droguer Tatiana par ses sbires, il la viole alors qu’elle est dans un état semi-comateux avant de la donner à deux de ses colonels du NKVD puis de filmer son viol par un sergent du NKVD tout ceci afin de pouvoir la faire chanter par la suite.

Sur le front asiatique, les Japonais après des succès initiaux, commencent à s’épuiser par manque de pièces de rechanges pour leurs chars allemands et par manque de ravitaillement, l’aviation américaine détruisant comme en Europe, les ponts, les dépôts et les lignes de ravitaillement, les soviétiques ne consacrant que le strict nécessaire de ressources humaines et matérielles pour maintenir l’élan japonais tant que celui-ci durera.

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Encore un roman de transition ce qui affaiblit sans doute l’intérêt pour le texte. De plus, l’auteur non content de nous livrer de nouvelles scènes « fortes » au niveau des blessures rencontrées, scènes qui ont tendance à se répéter pas dans la nature des blessures mais dans le détail de l’intensité des douleurs ressenties par les individus, nous inflige en plus une scène assez longue de viol (voir plus haut). Je peux comprendre que Colin Gee désire nous montrer que les combats augmentent encore en intensité et en férocité mais à ce point du récit, il me semble qu’il devrait plutôt se concentrer sur les opérations et le déroulement tant tactique que stratégique de la guerre.

Ma note personnelle: 15/20
Red Gambit tome 4 – Impasse de Colin GEE
Edition Kindle

Le site de la série: http://www.redgambitseries.com/

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Hammerhead – Jason Andrew BOND

Hammerhead

Jeffrey Holt est démolisseur, bon pas juste le gars qui désosse des bagnoles pour en récupérer des pièces détachées ou du métal. Non, lui il réceptionne des vaisseaux spatiaux que l’on fait s’écraser dans une zone précise et qu’il se charge de dépecer ensuite.

Un boulot tranquille somme toute si les calculs sont bien faits et que le vaisseau se crashe bien là où il doit. Mais aujourd’hui, ce n’est pas le jour de Jeffrey, d’abord son avion n’a pas été entretenu par le mécanicien habituel et il a manqué de s’écraser suite à une défaillance du moteur puis une araignée venimeuse a tenté de le piquer et ensuite le vaisseau a failli manquer le terrain prévu, le manquant lui-même de peu et ne se désintégrant pas complètement.

Si on ajoute que l’avion de Jeffrey a été saboté pour que son moteur se coupe, que l’araignée était un minuscule robot téléguidé et qu’il y avait encore des passagers à bord du vaisseau qui s’est écrasé, on se doute que le reste de la journée de Jeffrey promet d’être intéressante.

Alors qu’il soigne une survivante du crash du vaisseau, Jeffrey entend le bruit caractéristique d’un hélicoptère en approche. Avec l’aide de la passagère survivante (qui s’avère être un membre d’une unité de soldats d’élites), Jeffrey parvient à neutraliser le commando de 4 hommes chargés de nettoyer l’épave et à s’emparer du Kiowa qui les a amenés.

Décidant de fuir avec le Kiowa, Jeffrey est pris en chasse par trois autres Kiowas qu’il parvient à détruire, c’est que Jeffrey n’est pas n’importe quel pilote, c’est l’un des rares survivants (et le plus ancien) de l’unité des Hammerheads, une unité de pilote de chasse où la durée de survie moyenne était de six semaines et Jeffrey y a survécu pendant plusieurs années…

L’unité des hammerheads était formée des meilleurs pilotes, exposé à une thérapie génétique approfondie pour améliorer la coordination oculo-manuelle, le temps de réaction et la stabilité vasculaire pour supporter plus de G. L’escadrille des Hammerheads a combattu pendant une guerre contre des extraterrestres , guerre dont on n’apprendra pas grand chose dans ce volume.

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Je ne désire pas dévoiler trop l’histoire de ce roman aussi je vais vous laisser le loisir de découvrir par vous même pourquoi le vaisseau était encore habité par des membres d’équipage et pourquoi on a tenté de faire taire Jeffrey.

En commençant ce roman, je me suis dit, bah encore une de ces histoire où les méchants attaquent un type qui n’a l’air de rien mais qui se révèle être un ancien super-combattant (pas de chance les gars, vous êtes tombés sur John Rambo ou sur le cuisinier, « juste le cuisinier », voire sur Monsieur Myagi) qui va apprendre à ces jeunots trop confiants qu’il faut se méfier des apparences.

Mais l’auteur a su rajouter une touche en introduisant un doute, après quelques temps, on apprend de la bouche des personnes qui cherchent à tuer Jeffrey et la survivante du crash que la guerre avec les extra-terrestres aurait été inventée par les militaires afin d’augmenter le budget militaire et que les soi-disant souvenirs des « survivants » comme Jeffrey auraient été implantés en eux. On se retrouve donc à se demander qui a raison et quel est le bon camp.

Si ce roman n’est pas parfait, il m’a quand même tenu accroché et j’ai hâte de lire la suite: Hammerhead resurrection

Ma note personnelle : 16/20
Hammerhead– Jason Andrew BOND
Edition Kindle

Si vous êtes  intéressés: le site de l’auteur, son nom est BOND, JASON BOND http://www.jasonandrewbond.com/Books.html

Red Gambit tome 2 : Breakthrough – Colin GEE

Breakthrough

Alors que les occidentaux pensaient avoir réussi à stabiliser le front suite à l’attaque déclenchée le 6 août, les soviétiques déclenchent la seconde partie de leur offensive le 13 août. Le front allié est percé en 5 endroits, des unités entières disparaissant ou  étant dispersées par la puissance de l’assaut soviétique.

Les alliés parviennent  à rétablir le front en cédant du terrain, les combats sont très violents (notamment sur le front Nord où les britanniques s’accrochent à Hambourg) et les pertes sont élevées de part et d’autres. Alors qu’ils avaient rapidement acquis la maîtrise du ciel de nuit, les alliés parviennent également à prendre la maîtrise du ciel pendant la journée. Les soviétiques sont contraints à limiter leurs vols au-dessus de leurs propres lignes.

Les bombardements aériens stratégiques par des formations de bombardiers moyens et lourds provoquent d’importantes destructions sur les arrières des soviétiques et l’un des effets les plus marquants en est la destruction d’une grande partie du matériel de pontage soviétique et du personnel qualifié pour utiliser ce matériel. Les soviétiques sont obligé de récupérer du matériel sur d’autres fronts, ou de les réquisitionner aux polonais mais ce matériel est de moindre qualité voire défectueux (ce qui amène le NKVD à soupçonner des sabotages).
Pour contrer ces attaques de bombardiers stratégiques, les soviétiques montent une opération de désinformation et parviennent à attirer une formation massive de bombardiers anglais dans un piège. Non seulement la zone ciblée ne contient  aucune cible de valeur mais en plus, les soviétiques ont massé dans la région l’artillerie antiaérienne de 8 divisions. Sur les 900 bombardiers participant au raid, environ un tiers sont détruits ou tellement endommagés qu’ils sont .

Effrayés par l’importance des pertes tant terrestres qu’aérienne, le premier ministre britannique Attlee entreprend de son propre chef des négociations secrètes pour une paix séparée avec les soviétiques. Il envoie un représentant en Suède pour discuter d’une reddition. Voyant dans cette prise de contact un fléchissement de la volonté des anglais, les Soviétiques accentuent leurs efforts dans le Nord, causant de nouvelles pertes aux troupes britanniques déjà fort éprouvées.

Dans l’Atlantique, les sous-marins soviétiques rencontrent quelques succès mais sont trop peu nombreux pour endiguer le flot de renforts américains. Le nombre de sous-marins soviétiques diminue d’ailleurs rapidement.

Sur le front sud, une offensive soviétique a réussi à encercler totalement la 3ème division d’infanterie algérienne. Les Français sortent alors leur arme secrète, ils envoient leur 1ère brigade de chars de combats « Camerone » de la légion étrangère, principalement formée d’ex soldats de la SS (ceux contre lesquels on n’a pu prouver aucun crime de guerre). Les Français ont en effet pris en charge tous les prisonniers issus de la SS et ils leur ont offert de s’engager dans la légion étrangère, réussissant ainsi à former trois divisions de combattants chevronnés. La contre-attaque de la brigade « Camerone » parvient à dégager les algériens.

En Espagne le NKVD monte une opération pour impliquer l’Allemagné dans un attentat contre Franco. Des agents russes sont dénoncés et piégés par le NKVD (qui les faits passer pour des agents allemands) lors d’une tentative d’assassinat du Generalissimo.

Au parlement britannique, des parlementaires britanniques piègent le premier ministre Attlee et le prennent en flagrant délit de mensonge. Ne pouvant plus nier ses agissements, Attlee entend monter des tribunes un nom qui se répète de plus en plus fort au fur et à mesure que de nouveaux parlementaires se joignent au chœur pour devenir un cri : « Winston », « Winston », « Winston ».

A la fin de ce deuxième tome, les alliés ploient sous les attaques soviétiques mais tiennent le choc en reculant vers le Rhin pendant que les soviétiques subissent de plus en plus de pertes dans leurs unités de soutien logistique.

Char Joseph Staline II

 JSII-2

Ma note personnelle: 16/20
Red Gambit tome 2 – Breakthrough de Colin GEE
Edition Kindle

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Red Gambit tome 1 : Opening Moves – Colin GEE

The Red Gambit Series 1

Après la capitulation de l’Allemagne, Staline décide de profiter du désengagement des anglo-saxons en Allemagne pour attaquer ceux-ci tant que son armée est mobilisée, ce qui lui assure une supériorité numérique.

Pour ce faire, et en vue d’un assaut début août 1945, plusieurs opérations sont mises en route:

1°) Sabotage du Projet Manhattan (la bombe test n’explose pas et le site d’essai est contaminé).

2°) Alliance avec le Japon, des trains apporteront le matériel de guerre allemand (chars, y compris Tigres et Panthers, canons anti-char, armes de poing, avions…)aux Japonais pour leur permettre de vaincre les chinois et les américains en Chine. L’URSS récupérant un certain nombre de divisions qui auraient dû attaquer le Japon pour les transférer à l’Ouest.

3°) Élimination des prisonniers allemands (cet acte permettant notamment de libérer les troupes chargées de surveiller les prisonniers. Les trains emmenant les corps des allemands massacrés ramenant des troupes vers la frontière.

4°) Organisation d’opérations de sabotage de grande envergure pour mettre le désordre derrière les lignes alliées et pour tenter d’éliminer les généraux alliés.

5°) Les unités de pointes de l’attaque soviétiques seront équipées de matériel américain fourni par le lend-lease afin de semer le doute et la confusion parmi les troupes alliées.

6°) L’Attaque soviétique se déroulera sur l’ensemble du front et non à certains endroits. Une deuxième attaque sera lancée plus tard afin de percer les endroits les plus faibles du dispositif allié.

7°) L’union soviétique utilisera la demi-douzaine de sous-marins allemands type XXI qui est tombée entre ses mains pour perturber les convois de renforts alliés dans l’Atlantique.

8°) Des navires russes, sous couvert de visite amicales, déposeront des mines à l’embouchure de certains ports alliés.

9°) L’aviation alliée devra être neutralisée dès le 1er jour par des attaques aériennes et terrestres massives.

L’ordre d’attaque est fixé pour le 6 août 1945 contre l’avis des officiers supérieurs soviétiques (qui préféreraient avoir un délai de six mois pour renforcer et ré-équiper leurs unités qui ont beaucoup souffert contre les allemands).

De leur côté, les alliés se méfiant des soviétiques ont organisé quatre symposiums où des officiers allemands ayant fait preuve d’une efficacité particulière contre les soviets vont donner des cours sur la façon de battre les rouges. Ces cours seront donnés à des officiers alliés pour le cas où une nouvelle guerre éclaterait.

Ayant appris l’existence des symposiums, Staline décide d’employer une division de parachutistes pour éliminer les participants qu’ils soient alliés ou allemands. Ces attaques auront lieu dès le début de l’offensive soviétique. Certains avions russes devant emprunter l’itinéraire prévu pour une visite d’officiels russes en Angleterre.

Le 6 août, l’attaque soviétique est une surprise quasi complète, les alliés n’ont été prévenu que pendant la nuit précédant l’attaque par des officiers allemands échappés des camps de prisonniers bulgares et une bonne partie des officiers alliés n’y a pas cru. Tout le front allié est enfoncé, plus lentement aux endroits où l’alerte a été prise au sérieux. L’aviation alliée subit de lourdes pertes et les sabotages ont semé le désordre. Parmi les officiers supérieurs, seul le Maréchal Montgomery a été sérieusement blessé.

Les symposiums ont été fortement touchés et de nombreux officiers alliés et allemands ont été tués mais la division aéroportée russe a été quasiment anéantie, seuls quelques soldats ayant pu s’échapper.

Dans le pacifique, les Japonais ont repris l’initiative contre les forces américaines et chinoises, renforcés par des troupes russes que les communistes chinois ont laissé passé pour leur permettre d’attaquer les nationalistes. De plus, des navires russes ont transporté des soldats japonais sur des îles prises par les américains, provoquant la confusion la plus complète, des sous-marin de poche Kaiten ont également réussi à couler plusieurs gros navires américains dont un cuirassé et deux porte-avions.

Kaiten:

Kaiten Type 4 rear view at USS Bowfin Museum- Pearl harbor

Les alliés parviennent à reformer un front mais ils doivent concéder du terrain. Ils rapatrient au plus vite les unités qu’ils avaient renvoyé dans leurs pays d’origine ou dans le pacifique. Ceci ne va pas sans mal à cause de la présence d’une demi-douzaine de sous-marins type XXI allemands sous équipages soviétiques (les soviets ont notamment installé une base de ravitaillement secrète en Irlande avec le concours de l’IRA).

Devant la supériorité numérique des soviétiques, les alliés décident de former un nouveau gouvernement allemand autour de personnalités allemands de tous bords avec Von Papen, Adolf Schärf, Karl Renner, Wilhelm Hoegner, Heinrich von Vietinghoff, Karl Dönitz, Albert Speer, Heinz Guderian, Johann Ludwig… Ce gouvernement allemand sera chargé notamment de reconstruire une armée allemande avec les prisonniers de guerre de la Wehrmacht et le matériel de guerre saisi par les alliés.

Une autre note positive vient d’Espagne, où les espagnols, devant le danger communiste décident de se ranger au côté des alliés, proposant de mettre à disposition des alliés la division bleue (qui a déjà combattu les soviétiques aux côtés des alliés, ainsi que dans un second temps, un corps expéditionnaire de 4 divisions).

Après des combats très durs, les alliés semblent avoir réussi à consolider un front, entre le 11 août et le 13 août, qui s’accroche à plusieurs grandes villes comme Hambourg, Göttingen, Munich.

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Cette uchronie sur la 3ème GM ou sur la continuation de la 2ème, chacun jugera m’a semblé assez plausible en tout cas dans la partie stratégique. Personne je pense ne donnerais aux alliés une chance de repousser rapidement une attaque russe en 1945 sans la bombe atomique.

Le déroulement de ce premier tome n’est donc pas du tout illogique en tout cas sur le front occidental. L’alliance avec le Japon, si elle n’est pas évidente de prime abord, peut cependant paraître également logique même si à mon sens, les Japonais n’auraient pas assez de temps pour s’entraîner avec le matériel allemand et si l’efficacité des raids sur les îles reprises par les américains ou les attaques de kaiten m’ont eu l’air un peu surestimées.

Un élément qui manque à mon avis, c’est l’intervention des partis communistes européens. Béria utilise bien ses espions pour déclencher des actions ciblées mais l’auteur par contre ne parle pas d’intervention de partisans communistes alors qu’on sait qu’à la fin de la 2ème GM, de nombreux résistants communistes auraient pu être tentés par un coup de force.

Un bon début donc pour une série en 5 volumes dont 4 sont déjà parus.

Ma note personnelle: 16/20
Red Gambit tome 1 – Opening Moves de Colin GEE
Edition Kindle

Le site de la série: http://www.redgambitseries.com/

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The Blue Effect de Harvey BLACK

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Alors que l’Offensive soviétique continue lentement mais régulièrement, les troupes de l’Otan se déploient petit à petit. L’objectif des soviétiques est de franchir la Weser et de foncer vers l’Océan afin de couper les troupes de l’Otan en deux et d’éliminer les britanniques qui défendent le front Nord. Pour parvenir à leurs fins, les soviétiques ont à nouveau recours à l’armes chimiques, créant de nouvelles pertes militaires et civiles chez les occidentaux.

Cette fois-ci, c’en est trop. L’Otan déclenche une frappe nucléaire tactique sur 6 cibles militaires soviétiques. Ceux-ci sont mis en garde, la riposte est limitée à 6 frappes pour autant que les soviétiques arrêtent d’utiliser les gaz de combat.

Les frappes nucléaires, combinées à des attaques aériennes et à des bombardements simultanés sur les cibles soviétiques repérées par les drones et les avions de reconnaissance.

Pendant ce temps, dans l’Atlantiques Nord, une énorme flotte russe se rassemble autour du Porte hélicoptère Kiev et du croiseur lance-missile Kirov. L’Otan se prépare à attaquer cette formation avec ses sous-marins.

Si l’histoire reste réaliste, on se lasse un eu des détails. L’auteur s’étend un peu trop sur le fait que les soldats A,B et C sont décédés et ont été remplacés par les soldats X,Y et Z ou sur les plans d’attaque de toutes les unités d’une brigade (on assiste alors à des briefings successifs et légèrement répétitif.  Il n’y a pas de manichéisme dans cette série, les soviétiques comme les britanniques font des erreurs et meurent.

On peut déplorer que la vision stratégique de la guerre ait été sacrifiée aux dépends d’une vision tactique. On a parfois un aperçu de ce qui se passe dans l’Atlantique ou sur les autres fronts mais beaucoup trop bref et parfois sans suite. On suit un sous-marin britannique qui torpille le Kiev et qui lance des torpilles sur le Kirov mais on n’en apprendra pas plus au sujet de cette attaque ni de la suite des événements sur ce front.

Je reste toujours aussi sceptique sur l’utilisation d’armes chimiques et nucléaires (tactique) par les deux belligérants, c’est un peu comme si la dissuasion n’existait plus.

La fin de ce troisième tome est un peu décevante, on s’attend presque à voir le récit continuer dans un quatrième tome quand les événements se précipitent et la fin du récit arrive en quelques pages.

Dommage, c’est sans doute le moins bon livre de cette trilogie

Ma note personnelle: 12/20
Black Effect de Harvey Black
Edition Kindle

1er tome: The Red Effect
2ème tome: The Black Effect

Vous trouverez d’autres infos sur le site de l’auteur:  http://harveyblackauthor.org/

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