La voie des Rois – Brandon SANDERSON

The Way of Kings La voie des rois

Roshar est un monde balayé par des tempêtes étranges qui ont bouleversé l’équilibre écologique de la planète au point que certains animaux et certaines plantent ont créé des mécanismes qui leur permettent de s’enfoncer dans le sol ou de rétracter les parties exposées de leurs individus. Les hommes n’ont pas cette chance et ils ont tout intérêt à s’abriter pendant les tempêtes s’ils ne veulent pas perdre la vie. Ces tempêtes transportent aussi une forme d’énergie qui est absorbée dans des gemmes. L’énergie contenue dans ces gemmes peut alors être utilisée pour façonner des objets voire des bâtiments, soigner des personnes, infuser de la puissance dans une épée ou une armure…

Jadis, il y avait sur ce monde des ordres de chevaliers qui combattaient des ennemi terribles dont on ne se souvient plus maintenant que comme des créatures mythiques. Ces chevaliers ont laissé en héritage leurs armes et leurs armures « magiques » qui sont portées par des nobles. Ces nobles ont notamment comme caractéristique d’avoir les yeux clairs.

A l’époque où se situe le récit, dix princes d’Alekhtar dirigent des armées qui combattent les Parshendi sur la plaine brisée. Ces princes sont là pour venger l’assassinat du roi des Alethi, Gavilar, par un assassin à la solde des Parshendi. Depuis 10 ans, ces princes dirigent chacun leur armée séparément sur la plaine brisée pour s’emparer des précieuses gemmes géantes qui y abondent, pour cela, ils doivent amener leur armées de plus en plus loin sur une plaine qui est creusée de nombreux fossés. Pour franchir ces fossés, ils ont créé des ponts mobiles que des esclaves portent jusqu’au lieu de combat, déposant les ponts puis les reprenant jusqu’au fossé suivant.

Depuis quelques temps, Dalinar Kholin, frère du roi assassiné Gavilar et commandant d’une des dix armées est assailli par des visions lors des tempêtes qui assaillent la plaine brisée. Ces visions lui montrent des images du passé et lui parlent d’un ennemi oublié qui pourrait revenir bientôt, les vois qu’entend Dalinar lui enjoignent d’unir les princes.

D’autres personnages apparaissent dans ce roman dont Kaladin, apprenti chirurgien auprès de son père, devenu soldat pour protéger son jeune frère mobilisé de force. Kaladin avait démontré de grande prouesses en tant que soldat, parvenant même à tuer un noble ennemi vêtu d’une armure magique mais il a été trahi par un noble Alethi qui en a fait un esclave pour s’emparer de l’armure. Passant de maître en maître, Kaladin est finalement vendu à l’un des princes Alethi qui en fait un porteur de pont.


Ce premier roman d’une série prévue en dix tomes (le 3ème est prévu en anglais pour la fin 2017) montre déjà les prémices d’une oeuvre immense, ce premier tome faisant à lui seul 1250 pages. L’univers créé par Sanderson est encore une fois fouillé et cohérent avec un système de magie novateur et très riche. On comprend dès lors qu’il lui faudra un très long développement pour en fouiller toute la diversité. Bien entendu ce premier tome est une longue introduction, il souffre donc un peu de longueurs par moment mais il y a énormément de choses à découvrir et il peut donc être normal d’avancer à petits pas pour ne pas noyer le lecteur.

Pour ce qui est du système de magie ou des Chevaliers Radieux, il sont en grande partie oubliés sauf par les érudits qui étudient dans les grandes bibliothèques ce qui fait que le lecteur apprend en même temps que les personnages redécouvrent certaines pratiques.

Un très bon début pour une oeuvre qui promet d’être épique.

Ma note personnelle: 17/20
La Voie des Rois (The way of Kings) – Brandon SANDERSON
Version Kindle

Reaper’s Gale – Steven ERIKSON

Reaper's gale2

 

L’empire de Lether a assimilé ses conquérants. Certes l’empereur Tiste Edur Rhulad Sengar règne mais il est fou et tous ses conseillers Tiste Edur ont été éloignés. Les Letherii ont isolé efficacement l’empereur et gouvernent en son nom. Ils utilisent les Tiste Edur comme troupes de choc et ils en ont certes besoin parce que l’empire craque de toutes parts : des révoltes internes (certaines tribus battues et assimilées par l’empire de Lether se rebellent), des tribus voisines attaquent les frontières de l’empire) et une crise monétaire (Tehol Beddict et son acolyte Bugg font disparaître la monnaie de l’empire et ont créé une telle dette que lorsqu’ils se déclareront en faillite c’est tout le système économique qui risque de s’écrouler)

Pendant ce temps, les champions ramenés à Letheras attendent leur tour d’affronter l’empereur fou, chaque mort semble renforcer celui-ci mais il y a parmi les champions Karsa Orlong et Icarium. Si la confrontation avec Karsa s’annonce épique, celle qui devrait amener Icarium face à Rhulad pourrait détruire Lether.

Une autre intrigue concerne la vengeance de Silchas Ruin, qui réussit à emprisonner l’âme de Scabandari dans un nouvel Azath, Menandore, Sheltatha Lore et Sukhul Ankhadu.

Et pendant ce temps, l’adjointe Tavore a débarqué ses marines pour semer le désordre, la confusion et  tuer autant de Tiste Edur que possible afin de provoquer une révolte chez les Letherii (Tavore ignire que ce sont les Letherii qui gouvernent et non les Tiste Edur), les marines parviennent à se frayer un chemin jusqu’à la capitale malgré des pertes sérieuses. Leur utilisation des munitions moranth et leurs mages leur permettant de survivre en dépit de leur infériorité numérique. Alors que les marines affrontent une armée Letherii, le restant des forces de Tavore débarquent à proximité et affronte une deuxième armée Letherii.


Un bon volume qui rajoute beaucoup d’infos à la série, notamment en ce qui concerne les dragons, les anciens dieux, Karsa et Icarium notamment.

On y retrouve avec plaisir le duo Tehol Beddict et Bugg qui rajoute toujours une note humoristique dans une saga au demeurant fort sombre. Sinon la recette est toujours la même, l’auteur fait monter la tension jusqu’à une scène épique que j’ai cette fois trouvé un peu moins réussie, n’ayant pas pu créer d’empathie avec le personnage au centre de cette scène.

Ma note personnelle: 17/20
Reaper’s Gale – Steven Erikson
1260 pages.

 

 

Return of the Crimson Guard – Ian Cameron ESSLEMONT

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Et oui, la fameuse “Crimson Guard” est de retour. Répondant à un mystérieux appel, ils surgissent des quatre coins du monde, se libérant parfois de siècles d’emprisonnement… de siècles  me direz-vous. C’est qu’en lisant ce livre on apprend qu’un groupe d’environ 600 membre de la « Crimson Guard a prêté le serment de combattre l’empire malazéen jusqu’à la destruction de celui-ci. Apparemment, ce serment a été fait dans des circonstances particulières parce que ces 600 avowed (en français on devrait sans doute traduire cela par une périphrase du genre, ceux qui ont prêté le serment) sont devenus quasiment immortels. D’une part, ils vieillissent très lentement et d’autre part, il est quasiment impossible de les tuer physiquement (pour ceux qui ont lu la compagnie noire, c’est à peu près aussi difficile que de tuer « Le Boîteux » et là, ils sont 600…).

Pour donner une meilleure idée des possibilités des avoués, voici un exemple : Un groupe d’environ 70 avoués et quelques centaines de membres de la Crimson Guard pénètrent dans le port d’Unta (capitale de l’empire malazéen) et se dirige vers le palais de l’impératrice sans rencontrer d’opposition, il faut dire que l’empire est fortement affaibli par les rebellions et qu’il reste peu de troupes à Unta.  Les décisions de l’impératrice sont ouvertement critiquées, Mallick Rell et Korbolo Dom, hier ennemis de l’empire, sont aujourd’hui des personnages haut-placés de l’entourage de l’impératrice ce qui a netraîné une révolte d’une partie de l’armée. Le Haut-Mage Tayschrenn s’est enfermé dans sa tour et refuse de prendre position dans ce conflit.

Si l’entrée au palais était facile, la sortie est beaucoup plus ardue : les membres de la Crimson Guard sont assaillis par les milliers de membres des milices populaires d’Unta qui les criblent de carreaux d’arbalète et par les assassins de l’impératrice. On apprendra plus tard que seule une poignée d’avowed a été tuée alors que la moitié de la ville a été soufflée lors de l’explosion des munitions contenues dans l’arsenal pillé par la populace.

Après avoir écrasé la rébellion de la province de Quon Tali dont la plupart des généraux étaient d’anciens compagnons de Kellanved (l’empereur précédent), l’impératrice Laseen affronte la Crimson Guard. Cette confrontation dégénère de part l’ampleur des forces invoquées et il faudra l’intervention du Haut-Mage Tayschrenn pour éviter une catastrophe majeure.

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Un Roman capital dans la série parce qu’il nous apprend énormément d’information sur la Crimson Guard et sur les anciens compagnons de Kellanved mais qui est un ton en-dessous des romans d’Erikson. La plupart des romans de cette saga sont construits de la même façon : nous suivons différents petits groupes d’individus qui finissent par converger les uns vers les autres pour aboutir à une confrontation impressionnante. Si la confrontation finale est ici aussi épique, elle n’est cependant pas aussi marquante que la scène finale de Memories of Ice par exemple.

Ma note personnelle : 16/20
Return of The Crimson Guard – Ian Cameron ESSLEMONT
Bantam Books – 1050 pages

The Bonehunters – Steven ERIKSON

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Léoman des Fléaux s’était échappé à la fin de « House of Chains ». Poursuivi par l’Adjointe Tavore Paran et la quatorzième armée Malazéenne, il s’est réfugié dans Y’Ghatan, une ville que les Malazéens connaissent bien puisque sa conquête leur avait coûté très cher. Et cette fois encore, la prise d’Y’Ghatan va être très coûteuse en vies humaines. Alors que la crème de la quatorzième armée (les Marines et quelques unes des meilleures unités) est entrée dans la ville, Léoman y met le feu. Or, les entrepots de la ville étaient remplis d’huile que Léoman et ses fidèles avaient dissimulé dans les murs-mêmes des habitations. Toute la ville s’embrase et un tourbillon de feu se crée qui va donner naissance à un élémentaire de feu qui va consumer la cité.

Léoman des Fléaux réussit encore une fois à s’enfuir en laissant quasi-totalité de ses fidèles périr dans l’incendie. La quatorzième armée se retire vers la côte pour revenir à Unta, la capitale de l’empire, armée défaite malgré la victoire parce qu’elle a perdu l’épine dorsale de son armée, la grande majorité des vétérans. Ce que tous ignorent, c’est que ces vétérans ont pu deviner ce qui allait se produire et ont réussi à pénétrer dans les profondeurs d’Y’Ghatan, les anciennes villes qui avaient été recouvertes l’une après l’autre par les nouvelles versions d’Y’Ghatan. Ils ont réussi à trouver un chemin souterrain qui leur a permis de sortir à l’extérieur des murailles.

Sortis de l’enfer d’Yghatan, l’un des vétérans ramasse des ossements et les porte sur lui comme Talisman, il est bientôt imité par les autres vétérans de telle sorte que lorsque les survivants rejoignent l’armée, celle-ci voit arriver un groupe d’hommes portant des tas de talismans en os et ceci leur vaudra leur nom de Bonehunters (chasseurs d’os).

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Difficile de résumer les nombreuses intrigues qui jalonnent ce tome, tellement il y en a. L’intrigue résumée ci-dessus ne couvre que le début du roman. La quatorzième armée reprendra la mer pour Unta mais l’adjointe refusera de débarquer ses troupes parce que la capitale est au bord de l’explosion, des rumeurs circulent sur  la « trahison de Coltaine » et la populace demande la tête de tous les wickans à bord des navires. De plus Mallick Rel et Korbolo Dom que la quatorzième armée avaie combattu dans les sept cités sont maintenant de proches conseillers de l’impératrice Laseen. La guerre civile est inévitable.

De nombreux personnages (Dieux, ascendants, rois, mages, prêtres, assassins, guerriers, maître du deck… ) de toutes races, croisés dans les tomes précédents réapparaissent, se rencontrent, discutent ou se combattent… Certains restent sur le carreau, d’autres font preuve de pouvoirs jusqu’ici inconnus ou se révèlent sous leur véritable forme.

D’habitude, les romans de cette série mènent tous vers une scène culminante. Ici on a plusieurs scènes époustouflantes et c’est encore un tome exceptionnel qui s’offre à nous.

Ma note personnelle: 19/20
The Bonehunters – Steven Erikson
1230 pages.

Quoi de neuf pour 2015

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Après une année 2014 qui a vu une augmentation de près de 30% des visites (merci à tous ceux qui sont venus consulter ce blog et qui ont laissé des commentaires). Un remerciement particulier à Frédéric qui m’aide souvent en me signalant les fautes d’orthographes ou autres et qui ne manque pas de signaler les romans que je chronique.

Pour 2015, j’ai prévu, de l’Uchronie (et on va commencer par cela avec le 4ème tome de la série « Red Gambit », de la Fantasy, du steampunk, du baskervillien ,du Harry Dickson, du David Weber, la chronique de l’ouvrage dédié à Jack Vance et qui tarde toujours, de la BD uchroniques (Hauteville House, Wunderwaffen, WWII.2…), plus de messages qu’en 2014 et l’amélioration de la table des matières, sans compter le nouveau projet sur les auteurs méconnus, pas assez connus, inconnus, oubliés, connus des seuls initiés… (bon ce sera plus clair quand le projet sera lancé même si pour l’instant le comité rédactionnel se limite à une personne: moi, avec une promesse de l’ami Jean-Pierre Dionnet de rajouter son grain de sel).

Du côté des auteurs que je compte lire/relire en 2015, On trouvera surement et dans le désordre David WEBER, Steven ERIKSON, Nicolas LEBRETON, Clifford D. SIMAK, Philip K. DICK, Colin GEE, Henry Beam PIPER, Steven M. STIRLING, Andy FARMAN, Simon R. GREEN…

Bref rien que du bon.

Les Nains (L’intégrale) – Markus HEITZ

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Fin de l’été du 5199ème cycle solaire.

Le pays sûr est le seul endroit du monde qui n’a pas été conquis par les créatures de Tion, il est entouré par le pays mort. Si le pays sûr a pu résister aux forces de Tion, c’est parce qu’il est ceint de montagnes et que dans ces montagnes vivent les Nains, féroces guerriers, sans pareils pour ce qui concerne le combat en terrain montagneux qui ont été chargés par leur dieu Vraccas de la protection du pays sûr et qui ont réussi pendant de nombreux cycles à empêcher les gobelins, orcs et autres ogres aux ordres de Tion de franchir les portes défendant l’accès au pays sûr. Ces portes taillées dans la pierre et dont seul un Nain peut commander l’ouverture. Mais en ce 5199ème cycle solaire, après avoir subi beaucoup de pertes la tribu des Cinquièmes est minée par une maladie mortelle et à nouveau attaquée par les troupes de Tion. Cependant, cette fois les Orcs et les Ogres sont accompagnés par des créatures qui ressemblent à des elfes et qui utilisent la magie nécromantique. Ces créatures vont utiliser leur magie pour faire se relever un des nains morts et lui faire prononcer les mots qui déclenchent l’ouverture du portail de pierre qui bloquait le passage entre le pays mort et le pays sûr.

Printemps du 6234èmecycle solaire

Après avoir exterminé la tribu des Cinquièmes, les créatures de Tion se sont installées depuis plus de 1.000 cycles dans le pays sûr chassant les elfes de la plus grande partie de leur royaume mais se sont ensuite arrêtées jusqu’à ce jour, bloquées par la barrière magique que les mages humains ont mis en place pour protéger ce qui restait du pays sûr.

Mais à présent, la barrière magique s’affaiblit et les créatures de Tion reprennent leur avance.

Alors que le Grand Roi Nain Grundabar de la tribu des Seconds, sent sa fin proche, il décide de préparer sa succession. La coutume veut que le prochain Grand Roi vienne d’une autre tribu, or le choix est limité, le contact est rompu avec la tribu des Premiers, la tribu des Troisièmes est rejetée par les autres tribus (pour des raisons qui ne sont pas vraiment expliquées à ce moment, si ce n’est qu’on les qualifie de tueurs de nains) et la tribu des Cinquièmes a été exterminée. Le prochain Grand Roi doit donc provenir de la tribu des Quatrièmes. Quand Gundrabar voit débarquer Gandogar, le prétendant au trône que les clans des Quatrièmes soutiennent, il s’aperçoit que Gandogar est aveuglé par sa haine des Elfes. Il est prêt à emmener les Nains en guerre contre les elfes alors même que la menace du pays mort se précise. Gundrabar ne peut s’empêcher de craindre pour l’avenir de la race naine et décide de rechercher un autre membre de la tribu des quatrièmes qui pourrait se présenter contre Gandogar pour prendre sa succession.

Ayant appris que le mage Liot Ionan avait recueilli il y de nombreux cycles, un bébé nain que des kobolds avaient trouvé et a élevé ce jeune nain, maintenant âgé de 63 ans parmi ses étudiants, Gundrabar décide d’envoyer deux de ses meilleurs guerriers, les jumeaux Boëndal et Boïndil chercher ce Tungdil afin d’essayer de le persuader de se présenter face à Gandrogar.

Malgré de bonnes dispositions pour l’apprentissage et la lecture, n’’ayant aucune disposition pour la magie, Tungdil est devenu forgeron et a procédé à de multiples travaux de forge pour Lot-Ionan. Lorsque Lot-Ionan l’envoie porter des documents à un de ses anciens élèves, il ne se doute pas qu’en fait le mage l’envoie à la rencontre des envoyés du Grand Roi des Nains afin de lui faire endosser le titre de prétendant au trône.

Pendant le voyage de Tungdil, de terribles événements se déroulent : Lios-Nudin, a été petit à petit corrompu par Tion et est désormais devenu une créature possédée par un démon. Sous le nom de Nôd’onn, il dirige en fait l’attaque contre le pays sûr tout en minant les défenses de celui-ci de l’intérieur.
Sous prétexte de renforcer la barrière magique, il convoque les cinq autres mages et leurs principaux disciples chez lui pour une cérémonie où il servira de catalyseur vivant pour rassembler la puissance des magiciens avant de jeter un sort de renforcement de la barrière. Hélas, pendant la cérémonie, Nôd’onn, renforcé par la puissance des autres mages attaque ceux-ci et les tue tous (du moins le croit-il parce que l’une des mages, Andôkai, parvient à survivre).

La nouvelle de la trahison des mages se transmet dans les royaumes humains et ceux-ci apprêtent leurs armées pour tenter de résister au démon Nôd’onn et à ses troupes.

Le seul espoir des habitants du pays sûr semble résider dans la fabrication d’une arme légendaire, la Lame de feu. La lame de Feu. Il s’agit d’une hache dont La lame est faite de l’acier le plus pur, les crochets opposés sont en pierre, le manche en bois de sigurdacia, les incrustations et les runes sont faites de tous les métaux précieux que l’on peut trouver dans les montagnes, le tranchant étant pour sa part garni de diamants. Cette arme passe pour avoir été forgée dans le brasier le plus brûlant qu’un fourneau puisse allumer.

C’est avec elle qu’il faut tuer le possédé. Le tranchant de la Lame de Feu traverse chair et os de l’humain pour frapper au cœur le Démon qui l’habite et le détruire. Tout le mal qu’il a causé est alors annulé.

Escorté par Boëndal et Boïndil, Tungdil parvient au Royaume des Seconds où Gundrabar lui explique la situation. Tungdil accepte de se présenter contre Gandogar mais la majorité des chefs de tribus soutiennent Gandogar. Seul le veto de Gundrabar s’oppose à l’élection directe de ce dernier. Il est alors décidé que les candidats devront se soumettre à cinq épreuves et que le vainqueur sera désigné Grand Roi. Chaque candidat proposera une épreuve à tour de rôle.

Après les quatre premières épreuves, les candidats sont à égalité. La dernière épreuve est tirée au sort et il s’agit d’une épreuve proposée par Tungdil : les deux candidats partiront pour fabriquer une Lame de Feu et celui qui reviendra avec cette arme sera proclamé Grand Roi.

Une épreuve des plus faciles, comme on peut le voir, d’autant plus que le sigurdacia est un arbre qui a disparu depuis de nombreux cycles, que la Lame de Feu doit être forgée dans la seule forge capable de cet exploit: Dragonhaleine, forge située sur le territoire des Cinquièmes qui comme on l’a vu plus haut est sous le contrôle des créatures de Tion et que pour tuer le démon qui a pris possession de Lios Nudin, elle doit être manipulée par un ennemi des Nains. Enfin, elle nécessite la collaboration des trois tribus restantes alors qu’on n’a plus entendu parler des Premiers depuis très longtemps.

C’est ainsi que Tungdil et Gandogar partiront, chacun escorté de quelques nains pour accomplir la quête de Lame de feu Tungdil étant accompagné pour sa part des jumeaux Boëndal et Boïndil ainsi que de Bavaragor un forgeron ivrogne de la tribu des deuxième et de Goïmgar, un tailleur de pierres précieuses de la tribu des Quatrièmes, fidèle de Gandogar et lâche.

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En commençant cet ouvrage, j’ai eu l’impression de lire un mélange du Hobbit et du Seigneur des anneaux, puis l’auteur déroulant son récit et son univers, j’ai pu apprécier l’univers particulier de Markus Heitz. J’ai trouvé le roman plaisant même si le premier tome de cette quadrilogie n’est pas exempt de défauts comme une certaine naïveté dans les caractères et réaction des personnages qui font de la première moitié un livre plus destinés à des adolescents avant de prendre un ton plus sombre et de prendre une identité propre.

L’auteur a su s’écarter des stéréotypes classiques. On retrouve certes des Nains courageux et batailleurs jusqu’à la témérité mais on y trouve aussi des lâches, des traitres ou des ivrognes. Si certains sont des guerriers redoutables comme Boïndil qui peut devenir Berserk et combattre des dizaines d’Orcs, tous ne sont pas aussi bons ou aussi inconscients et pressés de mourir.

Ce qui m’a le plus intéressé dans l’ouvrage de Markus Heitz, ce sont les descriptions des royaumes des nains, la description de la cité des Deuxièmes ou les voyages souterrains à travers les galeries creusées par les Nains. C’est un roman qui sera utile à tout maître de jeu qui désirerait faire voyager ses joueurs dans un royaume nain ou pour tout joueur qui désire en incarner un.

Certes, ceux qui me connaissent bien savent que j’adore le peuple des nains et on pourrait penser que je suis partial mais c’est aussi une arme à double tranchant, il vous suffira de lire ma chronique du Doigt d’Uthar pour comprendre que je n’aime pas que l’on traite mal le sujet.

Ma note personnelle: 16/20

Les Nains – Markus HEITZ
Editions Bragelonne
566 pages

Published in: on 24 décembre 2014 at 17 h 23 min  Comments (1)  
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Night of Knives – Ian C. ESSLEMONT

K,ight Of Knives1   K,ight Of Knives2

Night Of Knives nous entraîne sur l’île de Malaz, île qui a donné son nom a l’empire Malazéen mais qui depuis a décliné. au point de ne plus abriter qu’une petite garnison sous le commandement d’un officier de second rang. Seule la position de l’île attire encore des navires qui se rendent vers d’autres destinations.

Aussi lorsque un vaisseau de guerre de l’empire arrive au port de Malaz, c’est déjà un événement en soi mais lorsqu’il apparaît qu’un officiel de l’empire a débarqué du navire, certaines personnes cherchent à en savoir plus.

Au fur et à mesure que la journée avance, nous apprenons que nous nous rapprochons d’une nuit très particulière: la nuit de « la lune d’ombre » (Shadow Moon). Il est dit que lors de cette nuit qui ne se produit que très rarement, les barrières entre les royaumes s’affaiblissent et les créatures peuvent passer d’un « Warren » dans la réalité de Malaz.

Certains pensent aussi que c’est lors de cette nuit que l’empereur Kellanved et son fidèle compagnon « Dancer » reviendront pour reprendre le trône de l’empire. Si les fidèles de l’empereur sont prêts à l’aider à récupérer son trône, Surly la régente actuelle (anciennement maîtresse des assassins de l’empereur) ne tient pas à céder celui-ci.

Alors que Surly a débarqué en force à Malaz accompagnée de nombreux membres de son organisation de tueurs « la Griffe », les fidèles de l’empereur sont prêt à aider celui-ci à atteindre son but avec l’aide des membres du culte de l’ombre qui regroupe aussi de nombreux assassins formés par Dancer dans l’organisation des « Serres » qui a précédé l’organisation de Surly.

D’autres individus vont se retrouver mêlés à ces règlements de comptes tel Temper, un des gardes du corps de Dassem Ultor, champion et porteur du titre de première épée « First Sword » de l’empire. Dassem Ultor avait affronté et tué les champions des sept cités, l’un après l’autre. Temper et Ferrule, les deux derniers gardes du corps de Dassem Ultor avaient empêché l’assassinat de ce dernier par les membres de la « Griffe ». Dassem Ultor, Temper et Ferrule avaient alors disparu de la circulation. Autant dire que Temper n’est pas ravi de voir Surly et ses séides débarquer sur lîle de Malaz.

Alors que de vieux comptes vont se régler, d’autres personnages vont s’inviter à la fête et des alliances de circonstances vont devoir se nouer afin d’empêcher certains d’entre eux de profiter de l’occasion pour arriver à leurs fins.

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J’étais curieux de voir comment Ian C. ESSLEMONT(co-créateur de l’univers de jeu dont se sont inspiré Steven Erikson et Ian C. ESSLEMONT pour écrire le cycle malazéen) s’en sortirait avec son premier roman dans l’univers malazéen alors que Steven Erikson nous avait déjà pondu cinq romans de haut niveau et je dois dire qu’il s’en sort très bien.

Comme les autres romans situés dans cet univers, Knight of Knives nous fait découvrir de nouveaux personnages et des organisations comme Temper et les membres de l’épée. Il nous entraîne aussi à travers plusieurs intrigues dont les fils se nouent pour arriver à une conflagration finale. En ce sens on peut dire que tous les romans de la série se ressemblent, on amène le lecteur vers cette scène finale. La difficulté étant de nous offrir une scène réussie, en partie au moins inattendue et si possible émotionnellement forte.

Dans les romans de Steven Erikson, les scènes finales étaient, à mon humble avis, particulièrement réussies, l’auteur gardant souvent un détail caché telle que l’identité réelle d’un personnage apparemment farfelu (la dimension humoristique étant particulièrement nécessaire pour contrebalancer la noirceur de certaines scènes).
Je n’ai pas eu la même impression dans le final de ce roman. certes la scène finale est épique mais, il n’y a pas ce petit plus qui apparaît dans les scènes finales des romans d’Erikson. ceci étant dit, j’ai été pris par le déroulement des événements.

Le roman nous raconte en près de 500 pages ce qui se produit au cours d’un jour et une nuit (certes avec des flashbacks) et précède les « Jardins de la lune ». Il nous fait découvrir les événements qui ont mené à l’ascension de Kellanved comme roi de la Maison des Ombres et de Dancer comme assassin de la même Maison.

Bref, un roman indispensable à la bonne compréhension de cette saga, difficile à écrire sans doute en gardant un certain suspens parce qu’il nous raconte des événements dont on sait qu’ils se sont produits puisque dans « Les jardins de la lune », l’ascension de Kellanved et Dancer était déjà commentée.

Il vaut sans doute mieux respecter l’ordre de lecture par ordre de parution tel que proposé par le site elbakin.net (http://www.elbakin.net/fantasy/news/Comment-lire-le-cycle-malazeen),à savoir entre le 5ème tome écrit par Erikson: « Midnight Tides » et le 6ème: The Bonehunters, cela aidera à la compréhension du présent ouvrage, de nombreux personnages ayant déjà été évoqués dans les cinq premiers tomes du cycle malazéen.

Ma note personnelle: 17/20
Night of Knives -Ian C. ESSLEMONT
456 pages + appendice et extrait du tome suivant: Return of The Crimson Guard

Midnight Tides – Steven ERIKSON

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Dans Midnight Tides, Steven Erikson nous apprend d’abord comment les Tiste Andi ont été trahis par les Tiste Edur. Alors qu’ils débarquent sur le Monde de Malaz, les Tiste Andii sous la conduite de Silchas Ruin et les Tiste Edur sous la conduite de Scabandari Bloodeye affrontent sur le continent de Lether 4 Matrones K’Chain Che’Malle, des centaines de milliers de K’Chain Che’Malle et 60.000 K’ell Hunters. Les Tiste Andii ne comptent qu’un millier de survivants sur un total de 400.000 guerriers au début de la bataille. Les Tiste Edur comptent encore 18.000 combattants sur les 200.000 engagés, ils ont eu moins de pertes parce qu’ils sont arrivés en retard sur le champs de bataille. Lorsque Scabandari Bloodeye poignarde Silchas Ruin dans le dos, c’est le signal du massacre pour les Tiste Edur qui ne laissent aucune chance aux Tiste Andii.
Mais ces événements ont eu plusieurs spectateurs inattendus par Scabandari Bloodeye: Gothos un Jaghut ainsi que plusieurs dieux anciens: Mael, Kilmandaros, Osserc. Gothos va, à la demande de Mael, figer les lieux sous la glace dans cette partie de Lether.

Des milliers d’années plus tard, nous assistons à la montée en puissance du royaume de Lether qui a conquis ou défait la plupart des tribus barbares et des cités indépendantes. Le prochain objectif des Letherii est la partie contrôlée par les 6 tribus des Tiste Edur. Ceux-ci ont jusqu’à récemment végété, surtout depuis la destruction du labyrinthe de Kurald Emurlhan dont ils tiraient leur magie. Seuls quelques fragments du labyrinthe subsistent et leur puissance n’est pas suffisante pour permettre aux Tiste Edur de conquérir le continent. Mais depuis quelques temps, Hannan Mosag, le roi-sorcier des Hiroth semble avoir trouvé de nouveaux pouvoirs et a uni les Tiste Edur sous sa bannière. Mais d’où proviennent ces pouvoirs? Seront-ils suffisant pour résister aux Letherii et à leurs mages.

La plus grand partie de ce 5ème tome de la saga des glorieux défunts malazéens nous entraîne dans le passé (les événements de ce tome se situant avant ceux de Gardens of the Moon).

Nous assistons à ce qui pourrait faire penser à la guerre des Gaules: des légions de soldats civilisés, appuyés par de nombreux engins de guerres (balistes, catapultes…) face à des armées barbares, la magie en plus. Cependant, nous découvrons assez vite que les Tiste Edur sont manipulés par un personnage que nous avons déjà vu dans les romans précédents. De plus, d’autres personnages sont à l’œuvre pour arriver à la conclusion prévue par une profession Letherii, à la fin d’un certain âge, le roi des Letherii laissera la place à un empereur. Les Letherii ont-ils bien compris la prophétie? Après tout un Tiste Edur vient de se proclamer empereur des Tiste Edur et s’il venait à s’emparer du trône de Lether?

Encore une fois Steven Erikson nous réussit un tour de force, ces Tiste Edur que les romans précédents nous avaient présentés comme de puissants guerriers et sorciers semblent ici à égalité avec les « simples » humains. Un récit épique, des personnages à foison, des manipulations et trahisons, on ne s’ennuie pas dans cette série.

Nous avons des récits dramatiques mais aussi de l’humour. Des personnages nouveaux qui ont une part essentielle dans l’intrigue et d’autres que l’on a déjà vu dans les tomes précédents mais qui ne font parfois que passer et des personnages que l’ont reverra sans doute dans les tomes suivants.

Une mention particulière pour les personnages de Tehol Beddict et Bugg

Un bon bouquin mais on sent qu’il s’agit d’un tome de transition.

Ma note personnelle: 16/20
Midnight Tides -Steven ERIKSON
932 pages + appendice et extrait du tome suivant

In Her Name – First Contact – Michael R. HICKS

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Comme son nom l’indique, ce premier tome de la trilogie « Last War »raconte l’Histoire d’un premier contact entre les humains et une race extra-terrestre, en l’occurrence ici, les Kreelans. Le commandant Owen Mc Claren à bord de l’Aurora (un vaisseau d’exploration un peu dans le style de l’entreprise de Star Trek) arrive dans un système stellaire encore inconnu et les détecteurs du vaisseau repèrent plusieurs mondes habités ainsi que 4 énormes vaisseaux qui se dirigent aussitôt vers l’Aurora.

Alors qu’il tente d’entrer en contact avec les vaisseaux inconnus, l’Aurora est soudainement privé d’énergie et se retrouve abordé par les extra-terrestres. Ceux-ci, les Kreelans, font partie d’une race de guerriers (où plutôt de guerrières) qui honorent leur impératrice en combattant pour elle. Elles ne laisseront qu’un seul survivant, le messager chargé d’annoncer la venue des Kreelans aux humains et de leur laisser le temps de se préparer. Ce messager a reçu un artefact qui représente le monde qui sera attaqué et cet artefact se noircit petit-à-petit permettant de calculer à quel moment il sera complètement noir (moment de l’attaque)

Les Kreelans étendent leur domination sur plus de dix milles mondes. Fruit d’une longue évolution, elles ont des connaissances technologiques en avance de plusieurs millénaires sur les humains et  pourraient les écraser très facilement (comme elles ont éliminés toutes les autres races rencontrées jusqu’ici) s’il n’y avait la prophétie…

Si la série de Michaels R. Hicks n’est sans doute pas la série du siècle, il a cependant trouvé un bon moyen de créer une série à longue durée avec des combats équilibrés.

La chanson du sang est présente en permanence dans la vie des Kreelans. C’est une forme de lien qui permet aux Kreelans de communiquer dans un mélange de télépathie et d’empathie. Les pouvoirs psychiques des Kreelans ne s’arrêtent pas là puisque certaines d’entre-elles sont capables de transformer une matière brute pour en faire à peu près n’importe quoi et les plus puissantes peuvent se transporter d’un bout de l’Empire à un autre.

Mais la première impératrice a maudit la race des Kreelans, les femelles de l’espèce ne peuvent plus se reproduire qu’à intervalle régulier mais espacé. De plus de génération en génération, il y a de moins en moins de mâles (ceux-ci sont réduits au rôle de reproducteurs écervelés et meurent après l’accouplement) qui naissent et de plus en plus de femelles qui naissent stériles.

La race est condamnée à moins que ne s’accomplisse la prophétie. Celle-ci prédit que la malédiction sera retrouvée si les Kreelans parviennent à retrouver le tombeau de la première impératrice et si elles parviennent à trouver une autre race qui pourra chanter la chanson du sang. Comme les guerrières perçoivent la chanson du sang avec beaucoup plus de force pendant les combats au corps à corps (un peu comme un pic d’adrénaline), les Kreelans espèrent qu’en poussant les humains au maximum de leur possibilité, elles déclencheront chez un membre de cette race la chanson du sang et qu’elles pourront alors vaincre la prophétie.

Il ne faut pas chercher une pensée philosophique profonde dans ce bouquin, on sent le prétexte à écrire une série où cela va tirer dans tous les sens mais c’est un dans le genre, c’est un roman de bonne facture et qui pourrait certainement servir de base à une campagne de jeu de rôle (du moins pour un JDR style militaire comme Warhammer 40.000). Et puis cerise sur le gâteau, ce premier tome est GRATUIT.

Ma note personnelle : 15/20
First Contact – In Her Name – Michael R. Hicks
Kindle Edition

L’orage gronde

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“Au suivant”, comme aurait dit Jacques Brel. C’est au tour de l’amiral Filaretta de s’attaquer à la flotte manticorienne. Aveuglé par leur foi en la supériorité de la Ligue Solarienne (mais cet aveuglement est renforcé par les activités de Mesa, tant auprès des militaires que des hommes politiques ou journalistes solariens), ses dirigeants pensent que le moment est idéal pour vaincre les restants de la flotte de manticorienne.

Les dirigeants et les militaires solariens estiment en effet  que les défenses de Manticore ont été détruites au cours de la même attaque qui a détruit les arsenaux de l’empire stellaire de Manticore et qu’envoyer une flotte de 400 supercuirassés devrait suffire pour intimider les restants de la flotte d’Elisabeth et obliger celle-ci à capituler sans conditions.

Mais comme la Ligue est un instrument pesant, Manticore est informée longtemps à l’avance de l’arrivée de la flotte de Filaretta. Ayant réussi à obtenir un cessez-le-feu avec Havre, elle peut se concentrer sur la menace solarienne, faisant appel à ses alliés anciens comme nouveaux.

Pendant ce temps, Manticore a décidé de fermer un maximum de routes au commerce de la ligue. Déjà maîtresse du principal nœud commercial, le nœud de Manticore, la flotte manticorienne créé un blocus commercial en s’emparant de la plupart des autres nœuds.

Et derrière tout cela, les mondes périphériques bougent. Certains sont bientôt près à réclamer leur indépendance ou à se réclamer d’une autre alliance (l’alignement mésan semble s’approcher du moment crucial de dévoiler ses véritables intentions). Ces mouvements n’auraient aucune chance de réussir en temps normal mais avec la guerre entre la ligue et Manticore et les répercussions économiques du blocus manticorien, tout semble possible.

Un nouveau tome meilleur que le précédent, David Weber semble avoir compris qu’il devait faire plus court. Le problème, à mon humble avis, c’est qu’à force de partager les points de vue des différents protagonistes, on n’a plus beaucoup de surprises. Lorsque les forces d’un des protagoniste arrivent à un endroit où l’on sait qu’il va se faire piéger, il n’y a plus de suspense.

Reste que Weber a encore pas mal de choses à raconter, que ce soit dans le secteur de Maïa, sur la planète Congo, sur l’alignement mésan et ses alliés, sur la guerre entre Mésa et Manticore, sur la guerre entre Manticore et la ligue…, je ne le vois pas terminer la série au tome suivant.

Ma note personnelle : 15/20
L’orage gronde – David WEBER
Editeur : L’Atalante, 2 tomes(environ 620  pages)

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