Terms of Enlistment – Marko KLOOS

Terms of Enlistment

En 2108, le Commonwealth Nord Américain connaît de grande difficulté économique, la grande majorité de la population vit d’allocations de nourriture comptées en calories, elle vit dans de grandes agglomérations appelées Metroplex dont les quartiers les plus pauvres, les Public Residence Clusters ou PRC sont gangrenées par le crime. Il n’y a que deux moyens pour les pauvres de sortir de cette situation: gagner à la loterie en obtenant un billet pour l’une des colonies spatiales ou s’engager dans l’armée.

Andrew Grayson survit dans un PRC de Boston, il a décidé de s’engager dans l’armée. Avec un peu de chance, il pourrait même obtenir une affectation dans les forces spatiales à savoir la Navy ou les Marines. Malheureusement, à la fin de son instruction, Andrew se voit intégrer dans l’armée. Il restera sur terre a exercer principalement des missions de maintien de la paix.

Dans l’univers développé l’auteur, de grands blocs se sont formés, principalement sur une base territoriale, les principaux étant le North American Commonwealth ou NAC (qui recouvre le Canada, les USA et le Mexique) et l’Alliance sino-russe (SRA). Ces deux blocs ont développé de nombreuses colonies dans l’espace (Il en existe environ 500 sans qu’on ait une répartition précise et qu’on sache si un autre blocs que le NAC ou le SRA dispose de colonies). Ces colonies sont  situées au maximum à 60 années lumières et accessibles grâce à un moteur à propulsion Alcubierre.

Après sa deuxième mission sur Terre (ces missions semblent avoir principalement pour but de nous montrer la vie peu enviable de la majorité des habitants de la planète), Andrew parvient à se faire muter dans la Navy suite à un succès un peu gênant (Il s’agissait d’une mission de maintien de l’ordre dans un PRC, mission qui a un peu dégénéré et où Andrew a joué un rôle prépondérant, devenant à la fois un héro et le responsable de nombreuses morts.

Transféré dans la Navy comme contrôleur de réseau neuronal, Andrew est désormais  spécialiste des ordinateurs. Manque de chance, dès son premier déploiement, son vaisseau est la victime d’une attaque et l’équipage est forcé de s’éjecter à proximité de la planète Willoughby dans le système stellaire de Capella. Alors que cette planète est sensée avoir été quasi-terraformée, Andrew et les survivants de son vaisseau découvrent qu’une autre forme de vie est en train de coloniser la planète et de la modeler à ses besoins.


Ce roman fait infailliblement penser à « Etoiles garde à vous » (Starship Troopers) de Robert Heinlein pour toute la partie entrainement des troupes. L’ami Apophis y a aussi détecté d’autres sources d’inspiration (notamment la chute du Faucon Noir que je n’ai pas vu).

C’est un roman agréable à lire même s’il n’est pas particulèrement original et si la fin laisse le lecteur sur sa faim puisqu’on ne connaît pas encore grand chose sur les Aliens à part le fait qu’ils semblent fort en avance dans le domaine des sciences biologiques.

Ma note personnelle : 16/20
Marko KLOOS – Terms of Enlistment
Edition Kindle

Voir aussi l’excellente chronique d’Apophis

 

 

 

 

 

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La paille dans l’oeil de Dieu – Larry NIVEN & Jerry POURNELLE

La paille dans l'oeil de dieu_0001

Alors que l’empire humain a connu de nombreux soubresauts, les flottes impériales terminent de mettre les colonies rebelles au pas. Dans le système de la Néo Ecosse, un vaisseau spatial d’origine inconnue est repéré. Ce vaisseau ne répondant pas aux messages est bientôt arraisonné. A bord de ce vaisseau d’origine visiblement extraterrestre, les humains découvrent le corps d’un alien décédé depuis longtemps.

 En retraçant l’origine du vaisseau, les humains concluent que ce vaisseau a voyagé pendant des années en provenance de d’une étoile de type G qui a été nommée « La Paille dans l’Œil de Dieu ». Ce nom vient du fait que cette étoile apparaît en surimpression sur fonds d’une étoile super géante rouge, l’Oeil de Murcheson, située au delà de la Nébuleuse du Sac à Charbon. Vue de la Néo-Ecosse, cet ensemble ressemble à un visage d’homme encapuchonné qui aurait une paille dans l’œil.

Le capitaine Rod Blaine est chargé de diriger une expédition scientifique vers La Paille afin de prendre contact avec cette espèce extra-terrestre et de déterminer ses intentions.  A bord du croiseur Mac Arthur embarqueront une équipe de scientifiques pluridisciplinaire: linguistes, psychologues, anthropologues, physiciens…. Le Mac Arthur sera accompagné du Cuirassé Lénine commandé par l’Amiral Kutuzov. Le Lénine devra éviter tout contact avec les extraterrestres et détruire le Mac Arthur si celui-ci devait être contaminé ou pris par les extra-terrestres… L’Amiral Kutuzov doit aussi veiller à ce que les E.T. en apprennent le moins possible sur les humains.


Je ne vais pas résumer l’intrigue, cela serait trop long, qu’il me suffise de dire que nous avons ici un récit intelligent de premier contact (Surtout si l’on compare avec les autres récits de premier contact que j’ai lu auparavant où l’on a généralement affire à une race extra-terrestre qui veut anéantir tout ce qu’elle rencontre). Certes, le roman n’est pas sans défaut et, datant de 1974, légèrement dépassé au point de vue scientifique ou sociologique (les femmes y occupent une place quasi inexistante, à part la future épouse du héros, scientifique embarquée sur le Mac Arthur). Il s’agit aussi d’un roman américano centré, la plupart des personnages sont anglo-saxons, ce qui se voit aussi dans le nom des planètes comme la Néo-Ecosse. Nous sommes dans un Empire, avec une classe dirigeante noble ce qui pourrait paraître très peu probable de nos jours.

Le point fort de ce roman et c’est quand même le plus important dans un roman sur un « premier contact », c’est l’originalité de la culture E.T.. Les Pailleux comme viennent à les appeler les humains sont très différents de nous, à la fois physiquement(ils ont des membres asymétriques et sont répartis en plusieurs sous-espèces avec parfois de grandes différences de taille) et psychologiquement et j’ai trouvé cet aspect très réussi.

Lorsque le contact s’établit, il faut un certain temps pour arriver à ce que l’une des deux espèces parvienne à saisir le langage de l’autre et à ce jeu, ce sont les pailleux qui sont les plus forts. Commence alors  la phase de dialogue qui amène petit à petit à une compréhension au moins partielle de ce que les espèces veulent bien révéler. Car si l’on sait dès le début que les humains ne veulent pas révéler trop de leur passé belliqueux, on ne sait pas grand chose des pailleux. Ceux-ci semblent amicaux et très avancés sur certains points ce qui pourrait apporter de grands bénéfices pour l’espèce humaine(Une des sous-espèce de pailleux par exemple semble même être douée de génie pour la mécanique, ils sont capable de démonter un objet et de le modifier en augmentant son efficacité). Le débat s’engage alors entre les humains: les pailleux sont ils juste ce qu’ils ont l’air ou cachent-ils quelque chose.  La seule chose qui semble manquer aux pailleux, c’est la technologie qui permet d’avancer d’une planète à une autre en procédant par bonds. Cette technologie dont les humains disposent mais qui manque cruellement aux pailleux qui sont, dès lors, prisonniers de leur système stellaire.

Enfin, il faut venir au point qui fait débat sur ce roman qualifié de militariste, non point parce qu’il est rempli de personnages génocidaires voulant à tout pris exterminer une civilisation non-humaine ou qu’il y ait une suite de combats spatiaux ou planétaires mais bien parce que les scientifiques y  apparaissent comme de doux naïfs prêts à ouvrir les portes de l’empire à une espèce dont on ignore quasi tout alors que les militaires sont là pour veiller au grain et empêcher les catastrophes. C’est certes un point de vue présent et sans doute voulu par les auteurs dans le déroulement du récit mais de mon point de vue, un roman militariste est un roman qui met vraiment en valeur l’esprit militaire tellement supérieur au simple mortel (voir le roman de John Ringo commenté sur ce blog), je n’ai pas ressenti cet aspect là ici. On se trouve dans une histoire sur fonds militaire et il semble dès lors logique que les militaires y occupent une place prépondérante (un peu comme dans la série Honor Harrington).

Ma note personnelle: 17/20
La paille dans l’oeil de Dieu – Larry NIVEN & Jerry POURNELLE
Edition Pocket

Voir aussi cet article d’Apophis où il est question de ce roman

 

 

To Survive The earth – William STROOCK

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6 nouvelles supplémentaires dans cette série de William Stroock, on y découvre les aspects les plus durs de la vie dans un conflit moderne tout comme les aspects plus légers voire comique lorsque 3 hommes un peu éméchés décident d’abattre un engin Jai.

L’action se déroule sur Terre dans les airs et dans l’espace alors que les différentes nations terriennes tentent de causer un maximum de dommages et de détruire les installations que les Jai ont créés au-dessus de Venus ou sur Cérès.


Encore un recueil plaisant à lire en attendant To liberate Mars.

Voir aussi: To Defend The Earth

Ma note personnelle : 16/20
To Survive The Earth – William STROOCK
Edition Kindle

Site web de l’auteur: http://williamstroock.blogspot.be/

We Are Death, come for you – Doug DANDRIDGE

We are death

 

L’humanité est en pleine expansion, elle vit en paix depuis plusieurs dizaine d’années et a développé une douzaine de colonies interstellaires lorsque soudain cinq vaisseaux gigantesques apparaissent près d’une des colonies humaines. Sans tentative de communication, ces vaisseaux commencent à détruire tous les vaisseaux, satellites et habitats du système avant de s’en prendre à la planète elle-même qu’ils rasent complètement, éliminant toute trace de vie, même microbienne.

Les extra-terrestres envoient alors un message directement vers la terre pour annoncer leur arrivée en annonçant clairement leur intention de tuer les humains. Les extraterrestres qui se font appeler Hsszat, ont en effet développé un culte de la mort. Selon la croyance des Hsszat, toute forme de vie est une infestation qui doit être détruite. Lorsqu’ils auront réussi à détruire toute vie, ils mettront fin à leur propre existence.

Les vaisseaux des Hsszat ne semblent pas équipés de technologies particulièrement en avance sur celles des humains en dehors d’un rayon de conversion totale qui lui est particulièrement destructeur, même si ce n’est pas l’arme qui a le plus long rayon d’action. Reste la taille gigantesque des vaisseaux ennemis qui rend ceux-ci particulièrement difficile à détruire.

Les différents gouvernements du système solaire mobilisent leurs ressources pour tenter de créer une flotte suffisante pour détruire l’ennemi, disposant de plusieurs années, ils parviennent à construire plusieurs milliers de vaisseaux de tailles bien plus modeste que les vaisseaux des envahisseurs, tout en misant sur le développement de nouvelles technologies pour tenter de trouver l’arme fatale.


Un roman plaisant à lire, on se doute bien qu’à la fin, les humains vont trouver le moyen de vaincre les Hsszat, l’originalité venant peut-être ici qu’il y a plusieurs éléments qui participent à la victoire. Les personnages ne sont, à une ou  deux exceptions, pas fort développés mais les scènes d’actions sont très bonnes. Un bon essai dans le genre premier contact hostile.

Ma note personnelle: 16/20
We Are Death, Come For You – Doug DANDRIDGE
Edition Kindle

Le site de l’auteur: https://dougdandridge.com/

To Defend The Earth – William STROOCK

To Defend the earth

Deux vaisseaux spatiaux de plusieurs kilomètres de long ont été repérés se dirigeant vers la Terre alors qu’ils en étaient encore éloignés de 11 ans. Le temps passant, on a détecté accrochés aux flans de ces vaisseaux, 16 vaisseaux plus petits (environ 400m chacun) sur chaque côté de chaque vaisseaux  (donc 64 vaisseaux en tout). Le doute n’est plus permis, ce n’est pas une visite amicale.

Alors que les nations de la Terre s’unissent pour faire face à la menace, la Corée du Nord envoie des messages aux envahisseurs pour proposer une alliance contre les odieux capitalistes. Une Guerre rapide neutralise rapidement la Corée du Nord.

Même si la technologie des Aliens est certainement supérieure à la technologie terrestre, les nations de la Terre se préparent, construisant des abris et un maximum d’armes les plus récentes.

Lorsque les Jai débarquent, les vaisseaux-mère se positionnent au-dessus des pôles avant de lancer les plus petits vaisseaux à l’assaut de la planète. Ils connaissent effectivement des succès facile en tout cas dans les airs. Sur terre les combats sont beaucoup plus disputés et les Jai font bientôt appel à des terriens prêt à se battre à leur côtés comme les pakistanais, victime d’une guerre avec l’Inde quelques années auparavant. Au cours des combats, on découvre que les Jai sont des humanoïdes.

Grâce à des prisonniers Jai, les terriens apprennent que les Jai qui les attaquent sont au service d’un Seigneur et d’un général qui ont décidé de s’associer pour lancer un raid sur la planète et s’en emparer. Si à la fin, les terriens parviennent à neutraliser les envahisseurs, on peut supposer que les Jai disposent d’une puissance considérable et qu’ils pourraient envoyer une nouvelle flotte pour écraser toute résistance.


Une bonne histoire, assez réaliste. Le style du récit est proche de celui de World War Z, on suit une trame après l’autre. Si cela rend la chronologie des événements difficile à suivre, c’est plus facile pour suivre chacune des trames différentes.

La porte reste ouverte pour une ou plusieurs suites expliquant comment la terre pourrait résister à une deuxième flotte plus puissante et puis développant le conflit dans l’espace.

Ma note personnelle : 16/20
To Defend The Earth – William STROOCK
Edition Kindle

Voir aussi: To Survive The Earth

Site web de l’auteur: http://williamstroock.blogspot.be/

In Her Name – First Contact – Michael R. HICKS

In her Name_First contact

Comme son nom l’indique, ce premier tome de la trilogie « Last War »raconte l’Histoire d’un premier contact entre les humains et une race extra-terrestre, en l’occurrence ici, les Kreelans. Le commandant Owen Mc Claren à bord de l’Aurora (un vaisseau d’exploration un peu dans le style de l’entreprise de Star Trek) arrive dans un système stellaire encore inconnu et les détecteurs du vaisseau repèrent plusieurs mondes habités ainsi que 4 énormes vaisseaux qui se dirigent aussitôt vers l’Aurora.

Alors qu’il tente d’entrer en contact avec les vaisseaux inconnus, l’Aurora est soudainement privé d’énergie et se retrouve abordé par les extra-terrestres. Ceux-ci, les Kreelans, font partie d’une race de guerriers (où plutôt de guerrières) qui honorent leur impératrice en combattant pour elle. Elles ne laisseront qu’un seul survivant, le messager chargé d’annoncer la venue des Kreelans aux humains et de leur laisser le temps de se préparer. Ce messager a reçu un artefact qui représente le monde qui sera attaqué et cet artefact se noircit petit-à-petit permettant de calculer à quel moment il sera complètement noir (moment de l’attaque)

Les Kreelans étendent leur domination sur plus de dix milles mondes. Fruit d’une longue évolution, elles ont des connaissances technologiques en avance de plusieurs millénaires sur les humains et  pourraient les écraser très facilement (comme elles ont éliminés toutes les autres races rencontrées jusqu’ici) s’il n’y avait la prophétie…

Si la série de Michaels R. Hicks n’est sans doute pas la série du siècle, il a cependant trouvé un bon moyen de créer une série à longue durée avec des combats équilibrés.

La chanson du sang est présente en permanence dans la vie des Kreelans. C’est une forme de lien qui permet aux Kreelans de communiquer dans un mélange de télépathie et d’empathie. Les pouvoirs psychiques des Kreelans ne s’arrêtent pas là puisque certaines d’entre-elles sont capables de transformer une matière brute pour en faire à peu près n’importe quoi et les plus puissantes peuvent se transporter d’un bout de l’Empire à un autre.

Mais la première impératrice a maudit la race des Kreelans, les femelles de l’espèce ne peuvent plus se reproduire qu’à intervalle régulier mais espacé. De plus de génération en génération, il y a de moins en moins de mâles (ceux-ci sont réduits au rôle de reproducteurs écervelés et meurent après l’accouplement) qui naissent et de plus en plus de femelles qui naissent stériles.

La race est condamnée à moins que ne s’accomplisse la prophétie. Celle-ci prédit que la malédiction sera retrouvée si les Kreelans parviennent à retrouver le tombeau de la première impératrice et si elles parviennent à trouver une autre race qui pourra chanter la chanson du sang. Comme les guerrières perçoivent la chanson du sang avec beaucoup plus de force pendant les combats au corps à corps (un peu comme un pic d’adrénaline), les Kreelans espèrent qu’en poussant les humains au maximum de leur possibilité, elles déclencheront chez un membre de cette race la chanson du sang et qu’elles pourront alors vaincre la prophétie.

Il ne faut pas chercher une pensée philosophique profonde dans ce bouquin, on sent le prétexte à écrire une série où cela va tirer dans tous les sens mais c’est un dans le genre, c’est un roman de bonne facture et qui pourrait certainement servir de base à une campagne de jeu de rôle (du moins pour un JDR style militaire comme Warhammer 40.000). Et puis cerise sur le gâteau, ce premier tome est GRATUIT.

Ma note personnelle : 15/20
First Contact – In Her Name – Michael R. Hicks
Kindle Edition

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