World War 1990 – Operation Artic Storm – William STROOCK

World War 1990_ Operation Arctic Storm

Comme le titre l’indique, dans ce roman l’auteur nous parle d’une guerre commencée en 1990. Le point de divergence se situe en fait à la mort de Brejnev. Ce n’est pas Gorbatchev qui succède à Brejnev mais un certain Ligachev. Les principaux changements sont que le mur de Berlin n’est pas tombé et que l’Union soviétique, ne pouvant plus maintenir un budget de la défense assez élevé que pour concurrencer les États-Unis, décide de déclarer la Guerre à l’Otan. Le récit commence véritablement alors que l’offensive soviétique initiale s’est enlisée en Allemagne. Les soviétiques occupent une bonne partie de l’Allemagne et le Nord de la Norvège mais la contre-offensive de l’Otan a repoussé les soviétiques de l’autre coté de la Weser et quasiment piégé leur plus puissante unité, la 3ème armée de choc. Alors que l’Otan avait décidé de laisser cette armée fuir le champ de bataille, Thatcher donne l’ordre de couper la retraite et de détruire la 3ème armée de choc.

Devant l’évolution négative de la situation , le nouveau ministre de la défense soviétique (le précédent s’étant suicidé après cette défaite) décide d’étendre le conflit. Une attaque soviétique sur l’Alsaka et quelques îles des aléoutienne est initialement un succès avant que les citoyens de Nome ne chassent les soviétiques de leur ville avant de prendre le port et l’aéroport de Nome d’assaut. Le président Bush n’est pas le dernier surpris d’apprendre que les parachutistes russes se sont rendus à la population civile de Nomé.

En Norvège, les combats reprennent et les américains envolent une énorme flotte (comprenant le New Jersey, trois porte-avions américains, un porte-avions britanniques et leurs escortes reprendre Bodo puis Tromso. Après de nombreuses attaques d’avions et de sous-marins, les soviétiques se décident enfin à envoyer leur flotte de surface, deux porte-avions ainsi que les croiseurs de bataille Kirov et Fruntze avec leurs escortes. A la fin de l’engagement, l’Illustrious anglais a été coulé ainsi que l’Entreprise mais les russes ont perdu leurs porte-avions et leurs croiseurs de bataille, de nombreux sous-marins et avions. La bataille pour l’Atlantique Nord est une victoire de l’Otan.


Un livre plaisant, premier d’une trilogie et qui nous ramène à Tempête Rouge. S’il n’est sans doute pas au niveau du roman de Clancy, c’est quand même un essai intéressant, ponctué de commentaires des auteurs du jeu Harpoon.

Les passages politiques sont intéressants même si je ne partage pas entèrement l’avis de William Stroock sur Mitterand qui semble dans le livre avoir tenté quelque chose (qui n’est pas explicité, peut-être un accord de paix séparé?) avec les russes. C’est à mon sens une vue typiquement américaine de penser que les français pourraient être un maillon faible de l’alliance et être prêts à se retirer du conflit dès que possible.

Ma note personnelle : 16/20
World War 1990 – Operation Artic Storm – William STROOCK
Edition Kindle

Site web de l’auteur: http://williamstroock.blogspot.be/

Le Premier Fulgur – Edward Elmer « Doc » Smith

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Second tome de la série des « Fulgurs » ou porteurs du Joyau (Lensmen), ce « Premier Fulgur » nous apprend comment la ligue triplanétaire a évolué en patrouille solarienne avant de devenir la Patrouille Galactique.

Alors que Virgil Samms, président du conseil triplanétaire cherchait a établir un conseil galactique, il se trouvait confronté à plusieurs problèmes:

1°) Il fallait que ces représentants puissent être identifiés immédiatement et sans aucun doute

2°) Il fallait qu’ils puissent correspondre entre-eux sans aucun problème, quelques soient les espèces auxquelles ils appartiennent, même des races extraterrestres qui n’utilisaient pas la parole.

3°) Il fallait qu’ils soient incorruptibles.

La réponse vint du jeune savant qui avait créé le super-moteur de la patrouille solarienne, le docteur Bergenholm. Ce dernier conseilla à Virgil Samms de se rendre sur la mystérieuse planète Arisia, planète que tous les spationautes fuyaient pour des raisons qu’ils n’étaient même pas capable d’expliquer, où la réponse lui serait fournie. Bergenholm était incapable d’expliquer comment il le savait mais il était certain que la réponse était là.

Virgil Samms se rendit sur Arisia et en un revint avec le joyau, l’outil indispensable pour distinguer les fulgurs des autres êtres vivants. Le joyau, une pierre chatoyante aux multiples facettes, permettait une communication télépathique instantanée et grâce à celle-ci, les deux individus pouvaient avoir une compréhension et un aperçu mental mutuel, leur permettant de distinguer les qualités et les intentions de leurs interlocuteurs.

De sa rencontre avec l’Arisian qui l’avait reçu, Virgil Samms retint que tous ceux qu’il jugerait, au moyen de son joyau, digne d’être des Fulgurs se verraient remettre un joyau et pourraient ainsi contribuer au développement de la civilisation mais qu’une seule femme serait un jour un Fulgur et qu’elle ne porterait pas de joyau. L’aide apportée par les Arisians se bornerait à fournir des joyaux, le reste étant du ressort des jeunes races.

Alors qu’il pensait pouvoir recruter des centaines de personnes, virgil Samms se rendit compte grâce à son joyau que seul un très petit pourcentage d’humains avaient l’étoffe pour devenir des Fulgurs et que dire des extra-terrestres. Lorsqu’il se rendit sur Palain VII et Rigel IV, Virgil Samms se rendit vite compte que les extra-terrestres pouvaient dépasser les humains dans certains domaines mais avaient aussi parfois des défauts qui rendaient l’accession au grade de Fulgur quasi impossible.

Grâce au Joyau, les Fulgurs parviendront à déjouer plusieurs complots visant à attenter à la vie de Virgil Samms et à développer la Patrouille Galactique en contrant les attaques des forces hostiles manipulées par les Eddoriens.


Ce roman publié en dernier dans le Cycle du Fulgur,  fait le lien entre le premier tome: Triplanétaire et les tomes 3 à 6 (Centrés sur le personnage de Kimball Kinnison), il permet ainsi de relier le futur proche à la sage de Kimball Kinnison (pour plus de détail sur la genèse du cycle, reportez vous à la page wikipedia très bien faite à mon sens.

C’est à mon humble avis un excellent Space Opéra, surtout pour l’époque (1950) qui a influencé de nombreux auteurs. Bien entendu, il souffre des défauts de l’époque (place des femmes dans la sociétés, point de vue très américain et très Wasp, style très héroïque… mais si on sait se replacer dans le contexte, on appréciera certainement cet ouvrage clé dans le cycle.

Ma note personnelle : 16/20
Le Premier Fulgur –Edward Elmer « doc » SMITH
Edition Kindle

To Survive The earth – William STROOCK

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6 nouvelles supplémentaires dans cette série de William Stroock, on y découvre les aspects les plus durs de la vie dans un conflit moderne tout comme les aspects plus légers voire comique lorsque 3 hommes un peu éméchés décident d’abattre un engin Jai.

L’action se déroule sur Terre dans les airs et dans l’espace alors que les différentes nations terriennes tentent de causer un maximum de dommages et de détruire les installations que les Jai ont créés au-dessus de Venus ou sur Cérès.


Encore un recueil plaisant à lire en attendant To liberate Mars.

Voir aussi: To Defend The Earth

Ma note personnelle : 16/20
To Survive The Earth – William STROOCK
Edition Kindle

Site web de l’auteur: http://williamstroock.blogspot.be/

Triplanetary (1948) – E. E. « Doc » SMITH

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Triplanétaire, premier tome de la série des « Fulgurs » ou porteurs du Joyau (Lensmen), nous conte l’évolution d’un conflit entre les Arisians et les Eddoriens s’étendant sur plusieurs milliards d’années et à travers plusieurs galaxies.

Ces deux races très anciennes avaient deux conceptions très différentes de la vie, les Arisians évoluèrent vers une civilisation basée sur l’étude et la coopération tandis que les Eddoriens édifièrent la leur sur la domination du plus fort, n’hésitant pas à tuer leurs rivaux pour s’emparer de leur place. Les deux civilisations évoluèrent dans deux galaxies différentes mais atteignirent toutes deux  un stade de développement psychique qui leur permit de vivre presque en purs esprits pouvant quitter leurs corps physiques avec des durées de vie très longues.

Lorsque qu’un esprit Arisian rencontra l’esprit d’un Eddorien, ce dernier essaya de tuer l’intrus Arisian d’une décharge d’énergie psychique mais ne put le vaincre. Le jeune Arisian appela ses ainés et le contact s’établit entre les deux races. Les Eddoriens essayèrent de tuer les Arisians et échouèrent de leur côté, les Arisians se rendirent compte qu’ils ne pouvaient pas vaincre eux-mêmes les Eddoriens. Les Arisians effacèrent alors toute trace de cette rencontre dans les esprits des Eddoriens et décidèrent de préparer d’autres races à l’affrontement inévitable avec les Eddoriens.

Pendant que les Eddoriens s’efforçaient d’assouvir leur soif de pouvoir et de domination en prenant le contrôle des races plus jeunes qu’ils rencontraient, les Arisians avançaient masqués en protégeant de leur mieux les races de quatre planètes prometteuses: Rigel IV, Palainn VII, Velantia II et Sol III (Bien sur).

Nous suivons donc dans ce récit l’essor de la race humaine vers les étoiles et ses premières rencontres avec d’autres races, l’alliance des trois planètes: La Terre, Vénus et Mars puis la rencontre avec Gharlane d’Eddore (un Eddorien qui était déjà intervenu par le passé pour freiner le progrès technologique sur Sol III) qui lorsqu’il veut intervenir directement contre les terriens découvre l’existence des Arisians. Avec cet avancée pour les Terriens, les Arisians ont en effet visualisé qu’ils pouvaient désormais se rendre visibles aux Eddoriens. Désormais le conflit va se jouer au travers des races soutenues par les deux espèces et d’après la visualisation globale des Arisiens, la victoire finale sur Eddore ne fait plus de doute.

Triplanétaire voit donc les vaisseaux de la ligue solarienne affronter la flotte pirate de Gharlane sous les traits d’un humain nommé « Roger » et une race mystérieuse qui vient s’emparer de tout le fer dont elle peut s’emparer (ce métal étant extrêmement rare sur leur planète) avec un rayon qui fait fondre le fer et l’aspire vers leur vaisseau).


D’abord publié par épisodes dans Amazing Stories en 1934, ce roman a été retravaillé et réédité en 1948. S’il est bien un roman que je pensais connaître, c’est bien ce « Triplanétaire » que j’ai eu l’occasion de lire à plusieurs reprises (ce roman est paru en français chez Albin Michel en 1972) et pourtant en lisant la version anglaise, j’ai découvert que quatre chapitres entiers avaient été coupés  à la traduction, chapitres non-essentiels certes mais qui nous montrent les ancêtres des héros aux prises avec les situations catastrophiques créées par Gharlane.

Evidemment, de nos jours beaucoup de choses décrites dans la série des « Fulgurs » sont techniquement et scientifiquement dépassées (On n’a évidemment pas trouvé d’E.T. sur Mars, Vénus ou l’une des lunes de Jupiter par exemple )mais cela reste à mon avis encore fort lisible et si vous êtes capables de vous projeter à l’époque, vous réaliserez facilement le nombre de théories intéressantes pour l’époque que doc Smith a introduit dans sa série.
Le plus grand défaut de cette série est sans doute l’utilisation abusive de superlatifs (on peut y lire par exemple que des torrents d’énergie irrépressibles se retrouvent bloqués par des écrans d’une puissance incommensurable et puis quelques chapitres plus loin, on a développé de nouveaux vaisseaux qui font encore mieux que les précédents…

Pour le côté positif, la série s’étend sur des milliards d’années et sur des galaxies nombreuses, c’est l’un des ancêtres du Space Opéra qui a influencé bien des auteurs par la suite et notamment David Weber.

Le conflit entre Arisians et Eddoriens a peut-être aussi influencé Michael J. Straczynski  pour le conflit entre les Vorlons et les Ombres dans Babylon 5.

Ma note personnelle : 16/20
TriplanetaryEdward Elmer « doc » SMITH
Edition Kindle

Voir: Le Premier Fulgur

Warship – Joshua DALZELLE

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Au 25ème siècle, après les guerres des 21ème et 22ème siècles, l’humanité a essaimé vers les étoiles, établissant des colonies sur des centaines de mondes. Si l’évolution technologique a permis cette colonisation, elle n’a pas pour autant été accompagnée d’une évolution philosophique. Les humains sont toujours politiquement divisés et pétris de préjugés (par exemple contre les habitants de la planète mère parce que tout le monde sait que les plus doués des humains sont partis vers les étoiles ne laissant sur terre que les incapables). Ils ont construit des flottes de vaisseaux de commerce et de guerre (surtout pour se protéger des autres humains) mais ceux-ci ne sont plus vraiment à la pointe du progrès parce que les conflits se sont apaisés et que l’humanité n’a, jusqu’ici, rencontré aucune civilisation extra-terrestre.

 

Le capitaine Jackson Wolfe commande le Blue Jacket, un destroyer obsolète et destiné à la casse, mal entretenu faute de moyen et avec un équipage peu motivé. Son supérieur direct l’amiral Winter a décidé que cet incapable de Terrien devait terminer sa carrière, mais avant de le mettre à la pension définitive et d’envoyer le Blue Jacket, il devra accomplir une dernière mission, convoyer un politicien et son secrétaire. Et pour que ce voyage ne soit pas totalement inutile, l’amiral a chargé Wolfe de former son nouveau second Celesta Wright afin que celle-ci puisse prendre le commandement d’un nouveau vaisseau à la fin du voyage ; l’amiral a également chargée celle-ci d’espionner Wolfe et de faire un dossier sur Wolfe pour faciliter sa mise à la retraite rapide.

 

Pendant sa mission, le Blue Jacket découvre une planète dont la population humaine semble avoir complètement disparu. Accompagnant une équipe sur la planète, Wolfe découvre que la planète semble avoir été victime d’une sorte d’organisme amiboïde qui aurait dévoré tout organisme vivant (un peu comme le blob voir image ci-dessous :

 

Après avoir perdu deux hommes absorbés par la créature, Wolfe et son équipe parviennent à rejoindre le vaisseau avec un échantillon de la créature. Peu de temps après, ils repèrent ce qui semble être un vaisseau spatial vivant qui les attaques. Le Blue Jacket parvient à mettre l’ennemi en fuite malgré de lourde dégâts mais celui-ci les suit jusqu’à l’étape suivante de leur voyage. Le Blue Jacket doit à nouveau affronter cette créature qui semble avoir régénéré les dégâts infliges par le Blue Jacket alors que ce dernier est déjà diminué. Wolfe n’a pas le choix, son vaisseau est le seul en mesure d’affronter a créature et fuir condamnerait plusieurs millions d’humains mais certains dans son équipage ne sont pas décidés à accepter un combat qui s’apparente à un suicide.


Que dire sur ce roman, on ne peut pas vraiment parler d’une grande originalité, le coup du capitaine alcoolique parce que mis sur le côté à bord du plus vieux vaisseau de la flotte et qui se révèle un officier de premier plan n’est pas nouveau. Pas plus que l’idée que ce vieux vaisseau et son équipage de rebuts se révèle pugnace et à même de relever le défi qui leur fait face, ni le plan de l’amiral qui tente de se débarrasser d’un officier qui n’est pas dans ses bonnes grâces.

 

Les seuls éléments que j’ai trouvé originaux, c’est que jusqu’ici, j’ai plutôt lu des romans où ce vieux vaisseau était le dernier espoir de la flotte (alors qu’ici c’est le premier vaisseau attaqué) et le fait que l’ennemi ait l’air d’être plutôt un organisme biologique plutôt qu’une race d’E.T. sanguinaires.

 

Les personnages sont plutôt caricaturaux et peu développé en dehors de deux ou trois personnages principaux.

 

Sinon le style est agréable et même si on devine une partie de l’intrigue, l’action est présente et maintient l’intérêt du lecteur.

 

Ma note personnelle: 14/20
Warship (Tome de la trilogie « Black Fleet ») – Joshua DALZELLE
Edition Kindle

Gust Front – John RINGO

Gust Front John RINGO

Gust Front est le deuxième volume de la série “Legacy of the Aldenata”. Le conflit commencé sur des planètes lointaines (en tout cas d’un point de vue terrien) débarque sur Terre. Dans les quelques années qui précédaient l’arrivée des Posleens, les terriens n’avaient pas le temps de développer une flotte capable d’arrêter les envahisseurs Posleens, ils ont donc décidé de les affronter sur Terre.

Il a été décidé de retrancher les défenseurs sur des positions fortifiées et de garder les unités d’infanterie mobile équipées d’armures de technologie avancée pour les contre-attaques. En attirant les Posleens dans des endroits piégés, on devrait pouvoir leur causer un maximum de pertes en limitant les pertes humaines. La théorie c’est bien beau, mais lorsque une partie de l’armada Posleen débarque à Fredericksburg en Virginie, le président des Etats-Unis décide de passer outre aux recommandations des militaires et de ne pas abandonner Washington sans combat. Il donne l’ordre au 9ème corps d’armée défendant Washington de se porter au devant des envahisseurs.

Les Posleens ont divisé la force débarquée à Fredericksburg  en deux, la force sud tombe dans un piège à Richmond et se fait largement massacrer. La force nord, se retrouve elle dans une situation qui l’avantage. Elle repousse les américains qui subissent de lourdes pertes. Le 9ème corps reflue en désordre et provoque la confusion la plus complète au sein du 10ème corps qui suivait. Seules l’arrivée du capitaine O’Neal et de l’infanterie mobile empêchera une défaite totale.


Ce deuxième tome est rempli de bruit et de fureur, on y trouve beaucoup d’actions et l’auteur nous laisse filtrer quelques informations supplémentaires. Dans le premier tome, nous avions découvert que les Darhels sabotaient l’effort de guerre sans doute pour garder la mainmise sur la fédération. S’ils souhaitent que la Fédération triomphe, il faut que les humains en sortent notablement affaibli. Nous découvrons dans Gust Front qu’il y un groupe dont on ne connaît pas encore la composition, qui lutte secrètement contre les Darhels. Ce groupe viendra au secours de Cally, la fille de Michael O’Neal et le père de Michael. On peut déjà voir que Cally a huit ans deviendra une guerrière accomplie.

Au cours de ce tome, on voit aussi que certaines transformations commencent à s’opérer chez les Posleens, certains de leurs leaders commencent à comprendre qu’ils devront adapter leurs tactiques (ce qui est déjà une petite révolution pour les Posleens qui prônent plutôt l’affrontement direct et considèrent les tactiques de dérobade comme une lâcheté) s’ils veulent battre ces humains.

Ma note personnelle : 16/20
A Hymn Before Battle – John RINGO
Edition Kindle

Voir le 1er tome: A Hymn before battle

Premier sang sur les Malouines – AMATEUR D’AEROPLANE

Ce court texte uchronique sur la guerre des Malouines s’inscrit dans la ligne temporelle developpée par l’équipe de « 1940 la France continue » (voir ma chronique du 1er volume publié: 1940 et si la France avait continué la Guerre).

Vous trouverez ce texte  sur le site de Soreyawari & Co Traductions

 

Stalin’s War – Jack STRAIN

Stalin's War Jack Strain

Stalin’s War” est le premier volume de la trilogie “World in Flames”. Dans cette uchronie, on trouve deux points de divergence principaux .

Le premier point de divergence se produit lorsque le général SS Karl Wolff, commandant en chef des troupes allemandes en Italie décide de faciliter la victoire des alliés à l’Ouest pour leur permettre d’arriver les premiers à Berlin. Ce plan échoue notamment parce qu’Eisenhower ne veut pas provoquer les soviets en se précipitant vers Berlin.

D’autre part, après la victoire, les polonais (avec la bénédiction et l’aide logistique de Churchill) montent un attentat contre Staline lorsque ce dernier vient en visite triomphale à Berlin. L’attentat manque partiellement sa cible principale, Staline est néanmoins grièvement blessé et Koniev et Molotov sont parmi les victimes.

Pendant que Staline est dans le coma, Joukov prend les rênes de l’état en main. Lorsque Staline se réveille, il ordonne l’exécution Beria qui n’a pas pu le protéger et confirme Joukov comme chef des armées, ce dernier fait remplacer les hommes du NKVD qui protégeaient Staline par des troupes qui lui sont fidèles. L’enquête ayant vite démontré la culpabilité des polonais, la répression qui s’abat sur la Pologne est féroce.

De leur côté, une unité de SS encore en liberté essaie de provoquer un affrontement entre soviets et américains en attaquant  une unité soviétique située près du front américain. Le plan fonctionne et en réaction à l’attaque des SS, une unité soviétique déclenche un assaut limité sur une unité américaine qui riposte. Les états-majors des deux camps parviennent à calmer la situation mais la méfiance règne désormais entre les alliés et les soviets.

L’attentat de Berlin ayant aggravé la paranoïa de Staline, ce dernier est maintenant convaincu que les occidentaux vont attaquer l’Union Soviétique. Il ordonne à Joukov de préparer une attaque de grande envergure. Alors qu’Eisenhower est persuadé que Staline n’attaquera jamais, Patton décide de faire fortifier son secteur du front en utilisant l’expertise des officiers allemands capturés et la main-d’œuvre des milliers de soldats allemands capturés par son armée.


Une mise en place intéressante,  qui pourrait livrer une suite tout aussi intéressante. Par contre ce e-book est bourré de fautes de grammaire, il y a des mots manquant les personnes changent de nom comme Donovan, le chef de l’OSS qui devient DONAVON puis à nouveau DONOVAN avant de redevenir DONAVON.

Ma note personnelle: 12/20 (14/20 s’il n’y avait pas de fautes)
Stalin’s War – Jack STRAIN
Edition Kindle

We Are Death, come for you – Doug DANDRIDGE

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L’humanité est en pleine expansion, elle vit en paix depuis plusieurs dizaine d’années et a développé une douzaine de colonies interstellaires lorsque soudain cinq vaisseaux gigantesques apparaissent près d’une des colonies humaines. Sans tentative de communication, ces vaisseaux commencent à détruire tous les vaisseaux, satellites et habitats du système avant de s’en prendre à la planète elle-même qu’ils rasent complètement, éliminant toute trace de vie, même microbienne.

Les extra-terrestres envoient alors un message directement vers la terre pour annoncer leur arrivée en annonçant clairement leur intention de tuer les humains. Les extraterrestres qui se font appeler Hsszat, ont en effet développé un culte de la mort. Selon la croyance des Hsszat, toute forme de vie est une infestation qui doit être détruite. Lorsqu’ils auront réussi à détruire toute vie, ils mettront fin à leur propre existence.

Les vaisseaux des Hsszat ne semblent pas équipés de technologies particulièrement en avance sur celles des humains en dehors d’un rayon de conversion totale qui lui est particulièrement destructeur, même si ce n’est pas l’arme qui a le plus long rayon d’action. Reste la taille gigantesque des vaisseaux ennemis qui rend ceux-ci particulièrement difficile à détruire.

Les différents gouvernements du système solaire mobilisent leurs ressources pour tenter de créer une flotte suffisante pour détruire l’ennemi, disposant de plusieurs années, ils parviennent à construire plusieurs milliers de vaisseaux de tailles bien plus modeste que les vaisseaux des envahisseurs, tout en misant sur le développement de nouvelles technologies pour tenter de trouver l’arme fatale.


Un roman plaisant à lire, on se doute bien qu’à la fin, les humains vont trouver le moyen de vaincre les Hsszat, l’originalité venant peut-être ici qu’il y a plusieurs éléments qui participent à la victoire. Les personnages ne sont, à une ou  deux exceptions, pas fort développés mais les scènes d’actions sont très bonnes. Un bon essai dans le genre premier contact hostile.

Ma note personnelle: 16/20
We Are Death, Come For You – Doug DANDRIDGE
Edition Kindle

Le site de l’auteur: https://dougdandridge.com/

A Hymn Before Battle – John RINGO

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 L’humanité a été recrutée par la Fédération Galactique pour combattre les Posleens, une race extra-terrestres particulièrement agressive. Toute l’humanité? Ben oui, il faut dire qu’il n’y a pas trop le choix, la Terre est une des prochaines cibles des Posleens et une de leurs énormes flottes est déjà en route. Devant l’énormité de la menace, les terriens vont devoir mobiliser l’ensemble de leurs ressources, voire plus encore puisque les technologies apportées par la Fédération Galactique comprennent notamment la réjuvénation, permettant ainsi de rajeunir des vétérans de guerres passées.

Pour en revenir à la Fédération, les quatre races qui nous sont présentées sont très différentes:

Les Darhel, dirigeants de la Fédération Galactiques, ce sont plutôt des gestionnaires, hommes d’affaires ou banquiers,ils n’ont fait appels aux humains que parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix et craignent de se fait supplanter par les humains.

Les Himmit, une races très craintive, spécialisée dans le camouflage style caméléon puissance X (l’un d’entre eux est par exemple présent, déguisé en poster, dans le bureau d’un officier terrien alors que ce dernier recrute des candidats pour une mission de reconnaissance.

Les Indowy, les ingénieurs de la Fédération, chaque individu se spécialise dans un type de matériel et le construit du début à la fin. Ils ne connaissent pas l’industrialisation ou la production à la chaîne.

Les Tchpth: Les philosophes et scientifiques de la Fédération (ils apparaissent très peu dans ce premier tome).

Comme on peut le voir aucune de ces quatre races n’est portée sur la violence et la guerre d’où la nécessité de faire appel à de la chair à canon: les humains. Car si des combats se déroulent dans l’espace, les Posleens semblent préférer occuper les planètes de leurs ennemis et une bonne partie des combats se déroulent donc sur le sol des planètes.

Voila nos humains équipés d’armures de combats dotées d’intelligences artificielles qui se retrouvent en première ligne sur une planète Indowy pour arrêter l’invasion Posleen en cours (et oui, il faut payer tous ces cadeaux technologiques en œuvrant pour le bien de la Fédération…


Autant le dire tout de suite, on n’est pas ici dans un ouvrage philosophique. Il s’agit ici clairement d’un ouvrage de SF militaire, identifié et assumé comme tel.

Ce n’est pas le meilleur ouvrage du genre et il y a certainement des choses à critiquer, notamment au niveau de la psychologie des personnages ou  de l’aspect moral des événements (à un moment, le héro de ce premier tome fait sauter un bloc d’immeubles et est perturbé par la mort de quelques uns de ses hommes mais pas du tout par les milliers de victimes Indowy qu’il vient de faire en dommages collatéraux par exemple), on a aussi quelques éléments « classiques » comme la confrontation entre notre héro et un supérieur incompétent et obtus.

Sans être totalement innovant, le fait que les Darhels ne sont pas totalement innocent et manipulent les humains permet d’échapper à un manichéisme trop évident, même si les Posleens de par leur apparence de Centaures reptiliens sont assez effrayants pour en faire des « Monstres » (sans compter qu’ils mangent leurs prisonniers).

Bref un roman distrayant qui échappe à certains poncifs du genre.

Ma note personnelle : 16/20
A Hymn Before Battle – John RINGO
Edition Kindle

Voir le deuxième tome: Gust Front

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