To Survive The earth – William STROOCK

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6 nouvelles supplémentaires dans cette série de William Stroock, on y découvre les aspects les plus durs de la vie dans un conflit moderne tout comme les aspects plus légers voire comique lorsque 3 hommes un peu éméchés décident d’abattre un engin Jai.

L’action se déroule sur Terre dans les airs et dans l’espace alors que les différentes nations terriennes tentent de causer un maximum de dommages et de détruire les installations que les Jai ont créés au-dessus de Venus ou sur Cérès.


Encore un recueil plaisant à lire en attendant To liberate Mars.

Voir aussi: To Defend The Earth

Ma note personnelle : 16/20
To Survive The Earth – William STROOCK
Edition Kindle

Site web de l’auteur: http://williamstroock.blogspot.be/

Triplanetary (1948) – E. E. « Doc » SMITH

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Triplanétaire, premier tome de la série des « Fulgurs » ou porteurs du Joyau (Lensmen), nous conte l’évolution d’un conflit entre les Arisians et les Eddoriens s’étendant sur plusieurs milliards d’années et à travers plusieurs galaxies.

Ces deux races très anciennes avaient deux conceptions très différentes de la vie, les Arisians évoluèrent vers une civilisation basée sur l’étude et la coopération tandis que les Eddoriens édifièrent la leur sur la domination du plus fort, n’hésitant pas à tuer leurs rivaux pour s’emparer de leur place. Les deux civilisations évoluèrent dans deux galaxies différentes mais atteignirent toutes deux  un stade de développement psychique qui leur permit de vivre presque en purs esprits pouvant quitter leurs corps physiques avec des durées de vie très longues.

Lorsque qu’un esprit Arisian rencontra l’esprit d’un Eddorien, ce dernier essaya de tuer l’intrus Arisian d’une décharge d’énergie psychique mais ne put le vaincre. Le jeune Arisian appela ses ainés et le contact s’établit entre les deux races. Les Eddoriens essayèrent de tuer les Arisians et échouèrent de leur côté, les Arisians se rendirent compte qu’ils ne pouvaient pas vaincre eux-mêmes les Eddoriens. Les Arisians effacèrent alors toute trace de cette rencontre dans les esprits des Eddoriens et décidèrent de préparer d’autres races à l’affrontement inévitable avec les Eddoriens.

Pendant que les Eddoriens s’efforçaient d’assouvir leur soif de pouvoir et de domination en prenant le contrôle des races plus jeunes qu’ils rencontraient, les Arisians avançaient masqués en protégeant de leur mieux les races de quatre planètes prometteuses: Rigel IV, Palainn VII, Velantia II et Sol III (Bien sur).

Nous suivons donc dans ce récit l’essor de la race humaine vers les étoiles et ses premières rencontres avec d’autres races, l’alliance des trois planètes: La Terre, Vénus et Mars puis la rencontre avec Gharlane d’Eddore (un Eddorien qui était déjà intervenu par le passé pour freiner le progrès technologique sur Sol III) qui lorsqu’il veut intervenir directement contre les terriens découvre l’existence des Arisians. Avec cet avancée pour les Terriens, les Arisians ont en effet visualisé qu’ils pouvaient désormais se rendre visibles aux Eddoriens. Désormais le conflit va se jouer au travers des races soutenues par les deux espèces et d’après la visualisation globale des Arisiens, la victoire finale sur Eddore ne fait plus de doute.

Triplanétaire voit donc les vaisseaux de la ligue solarienne affronter la flotte pirate de Gharlane sous les traits d’un humain nommé « Roger » et une race mystérieuse qui vient s’emparer de tout le fer dont elle peut s’emparer (ce métal étant extrêmement rare sur leur planète) avec un rayon qui fait fondre le fer et l’aspire vers leur vaisseau).


D’abord publié par épisodes dans Amazing Stories en 1934, ce roman a été retravaillé et réédité en 1948. S’il est bien un roman que je pensais connaître, c’est bien ce « Triplanétaire » que j’ai eu l’occasion de lire à plusieurs reprises (ce roman est paru en français chez Albin Michel en 1972) et pourtant en lisant la version anglaise, j’ai découvert que quatre chapitres entiers avaient été coupés  à la traduction, chapitres non-essentiels certes mais qui nous montrent les ancêtres des héros aux prises avec les situations catastrophiques créées par Gharlane.

Evidemment, de nos jours beaucoup de choses décrites dans la série des « Fulgurs » sont techniquement et scientifiquement dépassées (On n’a évidemment pas trouvé d’E.T. sur Mars, Vénus ou l’une des lunes de Jupiter par exemple )mais cela reste à mon avis encore fort lisible et si vous êtes capables de vous projeter à l’époque, vous réaliserez facilement le nombre de théories intéressantes pour l’époque que doc Smith a introduit dans sa série.
Le plus grand défaut de cette série est sans doute l’utilisation abusive de superlatifs (on peut y lire par exemple que des torrents d’énergie irrépressibles se retrouvent bloqués par des écrans d’une puissance incommensurable et puis quelques chapitres plus loin, on a développé de nouveaux vaisseaux qui font encore mieux que les précédents…

Pour le côté positif, la série s’étend sur des milliards d’années et sur des galaxies nombreuses, c’est l’un des ancêtres du Space Opéra qui a influencé bien des auteurs par la suite et notamment David Weber.

Le conflit entre Arisians et Eddoriens a peut-être aussi influencé Michael J. Straczynski  pour le conflit entre les Vorlons et les Ombres dans Babylon 5.

Ma note personnelle : 16/20
Triplanetary –Edward Elmer « doc » SMITH
Edition Kindle

Warship – Joshua DALZELLE

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Au 25ème siècle, après les guerres des 21ème et 22ème siècles, l’humanité a essaimé vers les étoiles, établissant des colonies sur des centaines de mondes. Si l’évolution technologique a permis cette colonisation, elle n’a pas pour autant été accompagnée d’une évolution philosophique. Les humains sont toujours politiquement divisés et pétris de préjugés (par exemple contre les habitants de la planète mère parce que tout le monde sait que les plus doués des humains sont partis vers les étoiles ne laissant sur terre que les incapables). Ils ont construit des flottes de vaisseaux de commerce et de guerre (surtout pour se protéger des autres humains) mais ceux-ci ne sont plus vraiment à la pointe du progrès parce que les conflits se sont apaisés et que l’humanité n’a, jusqu’ici, rencontré aucune civilisation extra-terrestre.

 

Le capitaine Jackson Wolfe commande le Blue Jacket, un destroyer obsolète et destiné à la casse, mal entretenu faute de moyen et avec un équipage peu motivé. Son supérieur direct l’amiral Winter a décidé que cet incapable de Terrien devait terminer sa carrière, mais avant de le mettre à la pension définitive et d’envoyer le Blue Jacket, il devra accomplir une dernière mission, convoyer un politicien et son secrétaire. Et pour que ce voyage ne soit pas totalement inutile, l’amiral a chargé Wolfe de former son nouveau second Celesta Wright afin que celle-ci puisse prendre le commandement d’un nouveau vaisseau à la fin du voyage ; l’amiral a également chargée celle-ci d’espionner Wolfe et de faire un dossier sur Wolfe pour faciliter sa mise à la retraite rapide.

 

Pendant sa mission, le Blue Jacket découvre une planète dont la population humaine semble avoir complètement disparu. Accompagnant une équipe sur la planète, Wolfe découvre que la planète semble avoir été victime d’une sorte d’organisme amiboïde qui aurait dévoré tout organisme vivant (un peu comme le blob voir image ci-dessous :

 

Après avoir perdu deux hommes absorbés par la créature, Wolfe et son équipe parviennent à rejoindre le vaisseau avec un échantillon de la créature. Peu de temps après, ils repèrent ce qui semble être un vaisseau spatial vivant qui les attaques. Le Blue Jacket parvient à mettre l’ennemi en fuite malgré de lourde dégâts mais celui-ci les suit jusqu’à l’étape suivante de leur voyage. Le Blue Jacket doit à nouveau affronter cette créature qui semble avoir régénéré les dégâts infliges par le Blue Jacket alors que ce dernier est déjà diminué. Wolfe n’a pas le choix, son vaisseau est le seul en mesure d’affronter a créature et fuir condamnerait plusieurs millions d’humains mais certains dans son équipage ne sont pas décidés à accepter un combat qui s’apparente à un suicide.


Que dire sur ce roman, on ne peut pas vraiment parler d’une grande originalité, le coup du capitaine alcoolique parce que mis sur le côté à bord du plus vieux vaisseau de la flotte et qui se révèle un officier de premier plan n’est pas nouveau. Pas plus que l’idée que ce vieux vaisseau et son équipage de rebuts se révèle pugnace et à même de relever le défi qui leur fait face, ni le plan de l’amiral qui tente de se débarrasser d’un officier qui n’est pas dans ses bonnes grâces.

 

Les seuls éléments que j’ai trouvé originaux, c’est que jusqu’ici, j’ai plutôt lu des romans où ce vieux vaisseau était le dernier espoir de la flotte (alors qu’ici c’est le premier vaisseau attaqué) et le fait que l’ennemi ait l’air d’être plutôt un organisme biologique plutôt qu’une race d’E.T. sanguinaires.

 

Les personnages sont plutôt caricaturaux et peu développé en dehors de deux ou trois personnages principaux.

 

Sinon le style est agréable et même si on devine une partie de l’intrigue, l’action est présente et maintient l’intérêt du lecteur.

 

Ma note personnelle: 14/20
Warship (Tome de la trilogie « Black Fleet ») – Joshua DALZELLE
Edition Kindle

Gust Front – John RINGO

Gust Front John RINGO

Gust Front est le deuxième volume de la série “Legacy of the Aldenata”. Le conflit commencé sur des planètes lointaines (en tout cas d’un point de vue terrien) débarque sur Terre. Dans les quelques années qui précédaient l’arrivée des Posleens, les terriens n’avaient pas le temps de développer une flotte capable d’arrêter les envahisseurs Posleens, ils ont donc décidé de les affronter sur Terre.

Il a été décidé de retrancher les défenseurs sur des positions fortifiées et de garder les unités d’infanterie mobile équipées d’armures de technologie avancée pour les contre-attaques. En attirant les Posleens dans des endroits piégés, on devrait pouvoir leur causer un maximum de pertes en limitant les pertes humaines. La théorie c’est bien beau, mais lorsque une partie de l’armada Posleen débarque à Fredericksburg en Virginie, le président des Etats-Unis décide de passer outre aux recommandations des militaires et de ne pas abandonner Washington sans combat. Il donne l’ordre au 9ème corps d’armée défendant Washington de se porter au devant des envahisseurs.

Les Posleens ont divisé la force débarquée à Fredericksburg  en deux, la force sud tombe dans un piège à Richmond et se fait largement massacrer. La force nord, se retrouve elle dans une situation qui l’avantage. Elle repousse les américains qui subissent de lourdes pertes. Le 9ème corps reflue en désordre et provoque la confusion la plus complète au sein du 10ème corps qui suivait. Seules l’arrivée du capitaine O’Neal et de l’infanterie mobile empêchera une défaite totale.


Ce deuxième tome est rempli de bruit et de fureur, on y trouve beaucoup d’actions et l’auteur nous laisse filtrer quelques informations supplémentaires. Dans le premier tome, nous avions découvert que les Darhels sabotaient l’effort de guerre sans doute pour garder la mainmise sur la fédération. S’ils souhaitent que la Fédération triomphe, il faut que les humains en sortent notablement affaibli. Nous découvrons dans Gust Front qu’il y un groupe dont on ne connaît pas encore la composition, qui lutte secrètement contre les Darhels. Ce groupe viendra au secours de Cally, la fille de Michael O’Neal et le père de Michael. On peut déjà voir que Cally a huit ans deviendra une guerrière accomplie.

Au cours de ce tome, on voit aussi que certaines transformations commencent à s’opérer chez les Posleens, certains de leurs leaders commencent à comprendre qu’ils devront adapter leurs tactiques (ce qui est déjà une petite révolution pour les Posleens qui prônent plutôt l’affrontement direct et considèrent les tactiques de dérobade comme une lâcheté) s’ils veulent battre ces humains.

Ma note personnelle : 16/20
A Hymn Before Battle – John RINGO
Edition Kindle

Voir le 1er tome: A Hymn before battle

Premier sang sur les Malouines – AMATEUR D’AEROPLANE

Ce court texte uchronique sur la guerre des Malouines s’inscrit dans la ligne temporelle developpée par l’équipe de « 1940 la France continue » (voir ma chronique du 1er volume publié: 1940 et si la France avait continué la Guerre).

Vous trouverez ce texte  sur le site de Soreyawari & Co Traductions

 

Stalin’s War – Jack STRAIN

Stalin's War Jack Strain

Stalin’s War” est le premier volume de la trilogie “World in Flames”. Dans cette uchronie, on trouve deux points de divergence principaux .

Le premier point de divergence se produit lorsque le général SS Karl Wolff, commandant en chef des troupes allemandes en Italie décide de faciliter la victoire des alliés à l’Ouest pour leur permettre d’arriver les premiers à Berlin. Ce plan échoue notamment parce qu’Eisenhower ne veut pas provoquer les soviets en se précipitant vers Berlin.

D’autre part, après la victoire, les polonais (avec la bénédiction et l’aide logistique de Churchill) montent un attentat contre Staline lorsque ce dernier vient en visite triomphale à Berlin. L’attentat manque partiellement sa cible principale, Staline est néanmoins grièvement blessé et Koniev et Molotov sont parmi les victimes.

Pendant que Staline est dans le coma, Joukov prend les rênes de l’état en main. Lorsque Staline se réveille, il ordonne l’exécution Beria qui n’a pas pu le protéger et confirme Joukov comme chef des armées, ce dernier fait remplacer les hommes du NKVD qui protégeaient Staline par des troupes qui lui sont fidèles. L’enquête ayant vite démontré la culpabilité des polonais, la répression qui s’abat sur la Pologne est féroce.

De leur côté, une unité de SS encore en liberté essaie de provoquer un affrontement entre soviets et américains en attaquant  une unité soviétique située près du front américain. Le plan fonctionne et en réaction à l’attaque des SS, une unité soviétique déclenche un assaut limité sur une unité américaine qui riposte. Les états-majors des deux camps parviennent à calmer la situation mais la méfiance règne désormais entre les alliés et les soviets.

L’attentat de Berlin ayant aggravé la paranoïa de Staline, ce dernier est maintenant convaincu que les occidentaux vont attaquer l’Union Soviétique. Il ordonne à Joukov de préparer une attaque de grande envergure. Alors qu’Eisenhower est persuadé que Staline n’attaquera jamais, Patton décide de faire fortifier son secteur du front en utilisant l’expertise des officiers allemands capturés et la main-d’œuvre des milliers de soldats allemands capturés par son armée.


Une mise en place intéressante,  qui pourrait livrer une suite tout aussi intéressante. Par contre ce e-book est bourré de fautes de grammaire, il y a des mots manquant les personnes changent de nom comme Donovan, le chef de l’OSS qui devient DONAVON puis à nouveau DONOVAN avant de redevenir DONAVON.

Ma note personnelle: 12/20 (14/20 s’il n’y avait pas de fautes)
Stalin’s War – Jack STRAIN
Edition Kindle

We Are Death, come for you – Doug DANDRIDGE

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L’humanité est en pleine expansion, elle vit en paix depuis plusieurs dizaine d’années et a développé une douzaine de colonies interstellaires lorsque soudain cinq vaisseaux gigantesques apparaissent près d’une des colonies humaines. Sans tentative de communication, ces vaisseaux commencent à détruire tous les vaisseaux, satellites et habitats du système avant de s’en prendre à la planète elle-même qu’ils rasent complètement, éliminant toute trace de vie, même microbienne.

Les extra-terrestres envoient alors un message directement vers la terre pour annoncer leur arrivée en annonçant clairement leur intention de tuer les humains. Les extraterrestres qui se font appeler Hsszat, ont en effet développé un culte de la mort. Selon la croyance des Hsszat, toute forme de vie est une infestation qui doit être détruite. Lorsqu’ils auront réussi à détruire toute vie, ils mettront fin à leur propre existence.

Les vaisseaux des Hsszat ne semblent pas équipés de technologies particulièrement en avance sur celles des humains en dehors d’un rayon de conversion totale qui lui est particulièrement destructeur, même si ce n’est pas l’arme qui a le plus long rayon d’action. Reste la taille gigantesque des vaisseaux ennemis qui rend ceux-ci particulièrement difficile à détruire.

Les différents gouvernements du système solaire mobilisent leurs ressources pour tenter de créer une flotte suffisante pour détruire l’ennemi, disposant de plusieurs années, ils parviennent à construire plusieurs milliers de vaisseaux de tailles bien plus modeste que les vaisseaux des envahisseurs, tout en misant sur le développement de nouvelles technologies pour tenter de trouver l’arme fatale.


Un roman plaisant à lire, on se doute bien qu’à la fin, les humains vont trouver le moyen de vaincre les Hsszat, l’originalité venant peut-être ici qu’il y a plusieurs éléments qui participent à la victoire. Les personnages ne sont, à une ou  deux exceptions, pas fort développés mais les scènes d’actions sont très bonnes. Un bon essai dans le genre premier contact hostile.

Ma note personnelle: 16/20
We Are Death, Come For You – Doug DANDRIDGE
Edition Kindle

Le site de l’auteur: https://dougdandridge.com/

A Hymn Before Battle – John RINGO

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 L’humanité a été recrutée par la Fédération Galactique pour combattre les Posleens, une race extra-terrestres particulièrement agressive. Toute l’humanité? Ben oui, il faut dire qu’il n’y a pas trop le choix, la Terre est une des prochaines cibles des Posleens et une de leurs énormes flottes est déjà en route. Devant l’énormité de la menace, les terriens vont devoir mobiliser l’ensemble de leurs ressources, voire plus encore puisque les technologies apportées par la Fédération Galactique comprennent notamment la réjuvénation, permettant ainsi de rajeunir des vétérans de guerres passées.

Pour en revenir à la Fédération, les quatre races qui nous sont présentées sont très différentes:

Les Darhel, dirigeants de la Fédération Galactiques, ce sont plutôt des gestionnaires, hommes d’affaires ou banquiers,ils n’ont fait appels aux humains que parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix et craignent de se fait supplanter par les humains.

Les Himmit, une races très craintive, spécialisée dans le camouflage style caméléon puissance X (l’un d’entre eux est par exemple présent, déguisé en poster, dans le bureau d’un officier terrien alors que ce dernier recrute des candidats pour une mission de reconnaissance.

Les Indowy, les ingénieurs de la Fédération, chaque individu se spécialise dans un type de matériel et le construit du début à la fin. Ils ne connaissent pas l’industrialisation ou la production à la chaîne.

Les Tchpth: Les philosophes et scientifiques de la Fédération (ils apparaissent très peu dans ce premier tome).

Comme on peut le voir aucune de ces quatre races n’est portée sur la violence et la guerre d’où la nécessité de faire appel à de la chair à canon: les humains. Car si des combats se déroulent dans l’espace, les Posleens semblent préférer occuper les planètes de leurs ennemis et une bonne partie des combats se déroulent donc sur le sol des planètes.

Voila nos humains équipés d’armures de combats dotées d’intelligences artificielles qui se retrouvent en première ligne sur une planète Indowy pour arrêter l’invasion Posleen en cours (et oui, il faut payer tous ces cadeaux technologiques en œuvrant pour le bien de la Fédération…


Autant le dire tout de suite, on n’est pas ici dans un ouvrage philosophique. Il s’agit ici clairement d’un ouvrage de SF militaire, identifié et assumé comme tel.

Ce n’est pas le meilleur ouvrage du genre et il y a certainement des choses à critiquer, notamment au niveau de la psychologie des personnages ou  de l’aspect moral des événements (à un moment, le héro de ce premier tome fait sauter un bloc d’immeubles et est perturbé par la mort de quelques uns de ses hommes mais pas du tout par les milliers de victimes Indowy qu’il vient de faire en dommages collatéraux par exemple), on a aussi quelques éléments « classiques » comme la confrontation entre notre héro et un supérieur incompétent et obtus.

Sans être totalement innovant, le fait que les Darhels ne sont pas totalement innocent et manipulent les humains permet d’échapper à un manichéisme trop évident, même si les Posleens de par leur apparence de Centaures reptiliens sont assez effrayants pour en faire des « Monstres » (sans compter qu’ils mangent leurs prisonniers).

Bref un roman distrayant qui échappe à certains poncifs du genre.

Ma note personnelle : 16/20
A Hymn Before Battle – John RINGO
Edition Kindle

Voir le deuxième tome: Gust Front

Exodus – Empires at War – Book One – Doug DANDRIDGE

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L’Humanité après avoir réussi a coloniser quelques planètes a rencontré les Ca’cadassans ou plutôt, ceux-ci ont découvert les humains et, profitant de leur technologie supérieure ont anéanti l’une après l’autre, les colonies et les flottes humaines. Au bord de l’extinction, la race humaine a réussi à envoyer un vaisseau dans l’hyperespace. Voyageant pendant mille ans avec 50.000 survivants en hibernation, ce vaisseau a découvert à plusieurs milliers d’’années lumière de nouvelles planètes où s’établir.

Les survivants avaient prévu que l’équipage du vaisseau réveillerait des administrateurs civils qui établiraient dès lors un nouveau gouvernement démocratique mais l’équipage du vaisseau a, pendant ce très long voyage, évolué vers une hiérarchie très stricte et c’est le descendant du capitaine du vaisseau qui établit les fondations d’un nouvel empire.

Mille ans plus tard, le Nouvel Empire Terrien s’est largement étendu, il a vaincu toutes les espèces extra-terrestres rencontrées, se créant des alliances mais aussi des inimitiés profondes. L’empereur règne sur 950 milliards d’individus dont 700 milliards d’humains. A force de s’étendre, les terriens risquent de retomber sur l’ancien ennemi mais la plupart des habitants de l’Empire pensent que cet ennemi  a disparu ou qu’il s’agit d’un mythe.

Et puis différentes factions commencent à se manifester au sein de l’Empire tandis qu’aux frontières de la sphère d’influence humaine, des vaisseaux commencent à disparaître.


Le premier tome de cette série apparaît comme une longue mise en place du décor où l’auteur va situer ce conflit entre les descendants des humains et un ennemi implacable qui les a forcés à évacuer leur planète. Ceci n’est pas sans rappeler la série « sanctuaire » de  David WEBER mais dans la série de Weber, les colons repartaient de zéro pour éviter que des manifestations technologiques ne viennent trahir l’emplacement de leur refuge alors que dans la série de Dandridge, les colons poursuivent leur évolution avec les technologies terrestres du moment de leur fuite.

J’ai trouvé ce premier tome un peu confus, on passe rapidement d’une personne à une autre et de nombreux protagonistes trouvent la mort ce qui rend difficile de s’attacher à un personnage. De plus, cette technique de changement de point de vue rapide, utilisée dans un Empire aux vastes dimensions, donne vraiment un sentiment de dispersion et rend difficile une vision globale.

D’après ce que j’ai lu sur le net, le deuxième tome serait meilleur et je vais donc essayer celui-ci avant de décider si je poursuis cette série ou pas.

Ma note personnelle : 13/20
Doug DANDRIDGE – Exodus Empires at War Book One
Edition Kindle

Le site web de Doug DANDRIDGE

Battle Earth – Nick S. THOMAS

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2134, les humains ont établi une colonie sur la lune et ont entamé la colonisation de Mars.  Alors qu’une patrouille de reconnaissance part à la recherche d’une autre patrouille qui ne répond plus, les membres de la deuxième patrouille arrivent juste à temps pour voir les membres de la première patrouille se faire abattre par des créatures non-humaines.

Peu de temps après, la base lunaire reçoit un message de détresse et les communications avec Mars sont coupées. Nous suivons alors l’invasion de la lune par des créatures qui se déplacent dans des sortes de Battlemechs. La technologie des aliens est plus avancée mais ils ne sont pas non plus invulnérables. Leurs véhicules sont fortement blindés mais de construction plut tôt rudimentaire. L’avantage du nombre et le manque d’arme des humains fait que les aliens s’emparent de la base lunaire, les humains se réfugiant dans des installations souterraines.

Ensuite, les aliens amerrissent dans l’Atlantique un énorme vaisseau dont sortent des vaisseaux aériens et des vaisseaux de transport qui partent à l’assaut des côtes européennes. Les humains sont au départ pris au dépourvus, n’ayant plus eu de véritable guerre depuis des dizaines d’années, ils sont obligés de récupérer des armes stockées depuis longtemps dans la naphtaline. Après une défense héroïques des côtes européennes, les humains se replient et se regroupent pour défendre Paris où l’adversaire sera, pour la première fois, mis en échec.

 


 

Si l’idée n’est pas originale en soi, on pouvait en espérer un traitement décent et intéressant, hélas le récit est rempli d’approximations et d’erreurs, les personnages (peu nombreux) sont creux et sans grand intérêt, la trame du récit et les dialogues sont pauvres. On sent que l’auteur a voulu créer un roman racontant des combats terrestres entre des humains et des aliens, adaptant le reste pour se retrouver dans ce concept. Les tactiques utilisées sont simplistes et on se demande s’il y a quelqu’un qui dirige les aliens tellement ils semblent se focaliser sur l’idée d’avancer droit devant eux.

En résumé: a éviter, on préféra dans le genre « To defend the Earth » de William STROOCK

Ma note personnelle : 10/20
Battle Earth – Nick S. THOMAS
Edition Kindle

 

 

 

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