Cal de Ter – L’intégrale Tome 1 – P.-J. HERAULT

  

Ce tome 1 de l’intégrale reprend les trois premiers romans de la série :

Le rescapé de la Terre

Lorsque Cal se réveille, il est à bord d’une capsule spatiale, son ami Giuse ayant profité de la confusion qui régnait sur Terre pour déposer le corps en hibernation de Cal à bord d’une fusée. Cal se souvient que son corps avait été mis en hibernation suite à une opération chirurgicale. Giuse lui a laissé un enregistrement où il explique à Cal ce qui s’est passé sur Terre pendant les derniers jours, comment la situation politique entre la Terre et Mars a dégénéré au point qu’un politicien terrien a décidé de lancer une attaque contre Mars et comment Mars a décidé de répliquer ce qui entrainera l’annihilation mutuelle et la destruction de l’espèce humaine.

La capsule spatiale dans laquelle Giuse a introduit son ami est une capsule destinée à envoyer des criminels en exil dans l’espace. Elle est sensée se poser sur une planète où les conditions propres à la vie humaine seraient réunies et redécoller dès que le passager aura débarqué et vidé le contenu de la capsule. Giuse a réussi à rajouter quelques caisses à la dotation normale d’un condamné.

Après quelques jours d’exploration, Cal rencontre un humanoïde amical, il découvre que cette planète est habité par plusieurs peuplades humaines dont celle qu’il vient de rencontrer, qu’il appelle : « Vahussi ».

Cal apprécie directement les Vahussis, un peuple fier et courageux. Bien sur, les mœurs des Vahussi sont assez différents, ils sont très individualistes et n’ont pas vraiment de structure sociale fixe, les Vahussis ne connaissent pas le mariage, ils vivent avec ceux avec qui ils s’entendent bien. Quand ils ne s’entendent plus, l’un des deux déménage.

Adopté par les Vahussis, Cal leur apprendra notamment le football afin de leur apprendre que former une équipe peut aussi avoir ses avantages, le tir à l’arc pour leur permettre de se défendre contre les peuples plus agressifs et la navigation à la voile pour leur permettre de commercer et de se déplacer plus facilement.

Cependant, Cal reste rongé par la destruction de la Terre. Il voudrait bien sauver les Vahussis de l’extinction. C’est alors qu’il découvre une base spatiale appartenant à une race éteinte, les Loys. Après avoir réussi à prendre le contrôle de l’ordinateur principal de la base, il se trouve désormais en mesure de réaliser son rêve.

Les loys possèdent, entre autres des techniques d’hibernation. En se mettant en hibernation, il pourra intervenir à des moments clés avant de se remettre en hibernation à nouveau.

Cal demande à l’ordinateur principal de la base de lancer la production de robots humanoïdes à l’image des Vahussis afin de l’aider dans la mission qu’il s’est assigné.

Les bâtisseurs du monde

L’ordinateur de la base Loys a réveillé Cal, les Vahussis sont en train d’être assimilés par une autre peuplade : les Porsages. Les Porsages se sont d’abord installés pacifiquement parmi les Loys, ils leur ont appris de nouvelles techniques et se sont petit à petit imposés. Ils ont non seulement imposé leurs techniques mais aussi et surtout leur religion. Tout le monde doit obéir à Frahal et ceux qui désobéissent sont sacrifiés à Frahal.

Cal parviendra, avec l’aide de ses robots à rendre leur liberté aux Vahussis. Il créera aussi l’ordre des « bâtisseurs de Monde », un ordre secret dont les membres doivent œuvrer au progrès des hommes.

La planète folle

Cal est à nouveau réveillé par l’ordinateur de la base. Trois vaisseaux robots Loys se dirigent vers la planète et d’après l’ordinateur, leur programmation devrait les amener à détruire la planète.

Cal parviendra à sauver la planète avec l’aide des robots qu’il avait fait construire.

Après cette première attaque, Cal devra carrément faire dévier une planète folle de sa route (route qui l’amène droit sur la planète Vaha) mais cette fois Cal pourra compter sur l’aide de son ami Giuse dont la capsule a fini par le rejoindre. Ensemble, ils affronteront les obstacles et les conséquences de l’approche de la planète folle sur le climat de Vaha.

Cette première trilogie de la série Cal de Terre a beaucoup vielli, sans doute assez typique des romans du fleuve noir à l’époque de leur parution, elle semble maintenant assez désuète (voyage spatiaux simplifiés notamment). Qualifié de « classique du Space Opera » par l’éditeur (sur la 4ème de couv.), il faut quand même signaler que 95% de l’action se déroule sur la planète Vaha.

A 10 euros pour 594 pages, on ne peut pas parler de vol mais si ces romans se laissent lire facilement, on a pu lire plus original depuis.

Si vous aimez l’action sur des planètes exotiques, je vous recommande plutôt les bouquins de Jack Vance et si vous désirez lire de meilleurs ouvrages de P.J. Herault, dirigez vous plutôt vers la série Millecrabe.

Ma note personnelle : 13/20
Cal de Ter – L’intégrale tome 1
Editions Bragelonne
594 pages

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Published in: on 23 septembre 2012 at 19 h 11 min  Comments (1)  
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Le Grand Bluff (Millecrabe Tome 3) – P.J. HERAULT

Millecrabe Tome 3 Grand bluff   Millecrabe Tome 3 Le grand bluff

Dans ce troisième tome, nous continuons à suivre la guerre entre la Chine et l’Europe au travers des yeux de Mykola, Antoine, Piotr et les autres membres de la famille Clermont.

Alors qu’une offensive chinoise de grande envergure se développe sur le front Nord. Moscou et Kiev se retrouvent menacées. Une contre-offensive européenne sur le front Sud ne parvient pas à ralentir l’offensive chinoise au Nord.
Qui des chinois ou des européens gagnera la course? Les européens parviendront-ils en Chine avant que le gigantesque IVème groupe d’armées chinois ne perce leur front?

On retrouve ici les mêmes recettes que dans les tomes précédents, le récit est émaillés de nombreux combats terrestres et aériens, l’auteur y rajoute les fusées européennes dont les premiers modèles bombardent la Chine. Les scènes sont toujours séparées et la ligne de temps est toujours aussi floue. On passe d’un champ de bataille à l’autre et on apprend au cours du récit ce qui s’est passé sur les autres champs de bataille (sans grande précision toutefois).

J’ai un peu moins aimé ce tome même s’il reste de bonne facture. Peut-être la lassitude après 1400 pages ou l’excès de détail des batailles aériennes (l’auteur est certainement un spécialiste mais je dois avouer que parfois la précision dans la description des manœuvres était un peu lourde pour moi) qui a fait que finalement, je préférais sa description des batailles terrestres.

La guerre se termine une centaine de pages avant la fin du roman, ce qui est un peu déroutant et laisse peut-être un trop long épilogue.

A noter un passage très réussi et émouvant sur la souffrance des soldats après la guerre et leurs difficultés de réinsertion dans la vie civile.

Ma note personnelle : 16/20

Pour le tome 1: Millecrabe

Pour le tome 2: Le Terrible Hiver 1947

Le Terrible Hiver 1947 (Millecrabe Tome 2) – P. J. HERAULT

Millecrabe Tome 2  

Ce deuxième tome commence pendant « le terrible hiver 1947 » (C’est à dire de fin 1946 à début 1947). L’auteur utilise toujours le même procédé narratif, à savoir : passer d’un trimestre à l’autre en nous présentant certains événements vécus par quelques uns des membres de la famille Clermont.

Alors qu’Andreï est envoyé en mission secrète derrière les lignes chinoises pour enquêter sur la disparition de trains de prisonniers, Antoine et Bodescu tentent de s’évader. Lorsque les preuves des atrocités chinois commencent à filtrer, une offensive improvisée se déclenche sur le front sud. Des soldats européens quittent leurs positions pour se lancer au secours de certains des leurs qui viennent d’être capturée. Débordés, les officiers ne peuvent que suivre le mouvement et bientôt c’est toute l’armée Sud qui est en mouvement et qui perce les lignes chinoises.

Dans le centre, les européens, après avoir, dans un premier temps, arrêté les chinois, lancent une grande offensive blindée qui voit s’affronter les T34 européens aux PZIV et Panther chinois.  Après avoir repoussé les chinois sur plusieurs dizaines de kilomètres, l’offensive s’enlise.

Dans le ciel, les affrontements opposent les MiJ2 et Ki84 chinois au TA152 et FW190 européens. Mykola devenu as de la chasse, est contraint à de plus en plus de sorties jusqu’à l’épuisement complet.

Le roman se termine sur une contre-offensive chinoise sur le front nord. Lancée avec notamment les troupes d’élites chinoises, cette offensive prend les troupes européennes complètement au dépourvu.

Ce deuxième tome est assez agréable à lire (surtout la première moitié et la fin; j’ai trouvé un peu moins d’intérêt pour certaines digressions politiques. On ressent cependant très bien la fatigue des combattants souvent épuisés par des mois de lutte.

Le seul bémol que j’aie trouvé c’est au niveau politique. Je ne sais pas si les idées politiques défendues par le président Meerxel reflètent les idées politiques de l’auteur mais j’ai trouvé que les idées politiques qui font appel au « bon sens » relevaient un peu trop du populisme (genre tous les politiciens de quelque bord qu’ils soient ne pensent qu’à leur réélection). On peut aussi s’étonner que l’auteur dépeigne les anglo-saxons comme uniquement préoccupés par les gains. Autant on peut accepter que certains leaders puissent avoir ce genre d’idées, autant on peut s’étonner que l’auteur ne parle pas de mouvement d’opinion à l’intérieur de ces pays, comme si tous les américains et les anglais partageaient les vues de leurs dirigeants et ne se sentaient pas concernés par les atrocités chinoises.

Ma note personnelle: 17/20

Pour le tome 1: Millecrabe

Pour le tome 3: Le Grand Bluff

Millecrabe – P. J. HERAULT

Millecrabe Tome 1

1945 : La fédération européenne s’étend de Vladivostok à Brest. Une Europe pacifiée qui se remet des deux guerres continentales contre la Chine. La Chine raciste du chancelier Xian Lo Chu (Leader du P.U.R.P. – Pour une race pure) qui justement manifeste de nouvelles tendances belliqueuses.

P.J. HERAULT nous invite dans un monde où Napoléon n’a pas poursuivi l’Armée Russe jusqu’à Moscou en 1812. Au lieu de cela, l’empereur a obliqué vers l’Ukraine où son armée s’est reposée. L’Année suivante, l’empereur a écrasé l’armée du Tsar avec l’aide de troupes ukrainiennes nouvellement recrutées.

Un autre changement majeur dans cette uchronie, c’est que Napoléon a abandonné l’idée d’unifier l’Europe sous la bannière de l’Empire. Au lieu de cela, il a proposé à l’Europe une fédération de républiques et les européens ont adopté en masse cette idée.

L’Europe va être prise complètement au dépourvu par l’attaque surprise et massive de la Chine. Alors que de nombreuses divisions mécanisées et blindées déferlent sur les divisions européennes sous-équipées et mal entraînées au combat moderne. Mais c’est dans les temps difficiles que des personnalités se révèlent. Élu un petit peu par surprise, le nouveau président
européen Edouard Meerxel entreprend de secouer les européens pour qu’ils se reprennent et tentent d’arrêter les hordes chinoises.

Le style du roman est un peu surprenant, on passe d’une saison à une autre ; printemps 1945, été 1945… en suivant quelques personnages via le fil rouge d’une famille étendue : les Clermont. Cette famille s’est étendue à travers toute l’Europe et les différentes branches de la famille ont rajouté Clermont à leur patronyme originel, ce qui donne par exemple : Kalemnov-Clermont, Kurski-Clermont…

Il s’agit clairement d’une transposition de la 2ème guerre mondiale où le chancelier chinois a repris le rôle du chancelier Hitler et les chinois celui des troupes de l’axe, d’ailleurs au côté des zéros, les chinois utilisent aussi des Ju 87, Ju 88, Do 17, Ju 52… même si le nom complet ne doit pas être Junker ou Dornier. L’Europe de son côté oppose des Dewatine, des Miacchi, des Yaks ainsi que des Spitfire ou P38 dont les brevets ont été rachetés aux anglais et aux américains. Dans ce monde, les anglais sont réduits à un rôle secondaire, véritable jouet des américains depuis qu’ils ont perdus leur emprise sur l’Inde, le Canada et l’Australie. Les Américains semblent surtout dominés par des considérations mercantiles tandis que l’Argentine et le Brésil sont plus développés que dans notre réalité grâce à des échanges accrus avec l’Europe.

C’est un roman qui ne plaira sans doute pas à tout le monde parce que P.J. Herault nous livre son récit par petite touches, un peu comme un tableau impressionniste. On suit l’évolution du conflit principalement au travers des conversations entre les personnages ou par l’entremise de courriers entre les personnages ce qui fait que nous n’avons aucune vue d’ensemble. Entre
ces conversations, on trouve également des scènes d’action où l’auteur nous fait partager sa science aéronautique.

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé mais j’aurais apprécié plus de détails sur le côté chinois (quelles nations la Chine a-t-elle envahies par exemple ? On peut supposer par exemple que le Japon a été annexé par la Chine puisqu’il n’y est fait aucune allusion dans le roman mais ce n’est dit clairement nulle part). Des cartes nous permettant de suivre l’évolution du conflit auraient aussi pu être utiles mais je suppose que la volonté de l’auteur était justement de nous laisser dans un flou artistique.

Ma note personnelle: 16/20

Pour le tome 2: Le Terrible Hiver 1947

Pour le tome 3: Le Grand Bluff

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