We Are Death, come for you – Doug DANDRIDGE

We are death

 

L’humanité est en pleine expansion, elle vit en paix depuis plusieurs dizaine d’années et a développé une douzaine de colonies interstellaires lorsque soudain cinq vaisseaux gigantesques apparaissent près d’une des colonies humaines. Sans tentative de communication, ces vaisseaux commencent à détruire tous les vaisseaux, satellites et habitats du système avant de s’en prendre à la planète elle-même qu’ils rasent complètement, éliminant toute trace de vie, même microbienne.

Les extra-terrestres envoient alors un message directement vers la terre pour annoncer leur arrivée en annonçant clairement leur intention de tuer les humains. Les extraterrestres qui se font appeler Hsszat, ont en effet développé un culte de la mort. Selon la croyance des Hsszat, toute forme de vie est une infestation qui doit être détruite. Lorsqu’ils auront réussi à détruire toute vie, ils mettront fin à leur propre existence.

Les vaisseaux des Hsszat ne semblent pas équipés de technologies particulièrement en avance sur celles des humains en dehors d’un rayon de conversion totale qui lui est particulièrement destructeur, même si ce n’est pas l’arme qui a le plus long rayon d’action. Reste la taille gigantesque des vaisseaux ennemis qui rend ceux-ci particulièrement difficile à détruire.

Les différents gouvernements du système solaire mobilisent leurs ressources pour tenter de créer une flotte suffisante pour détruire l’ennemi, disposant de plusieurs années, ils parviennent à construire plusieurs milliers de vaisseaux de tailles bien plus modeste que les vaisseaux des envahisseurs, tout en misant sur le développement de nouvelles technologies pour tenter de trouver l’arme fatale.


Un roman plaisant à lire, on se doute bien qu’à la fin, les humains vont trouver le moyen de vaincre les Hsszat, l’originalité venant peut-être ici qu’il y a plusieurs éléments qui participent à la victoire. Les personnages ne sont, à une ou  deux exceptions, pas fort développés mais les scènes d’actions sont très bonnes. Un bon essai dans le genre premier contact hostile.

Ma note personnelle: 16/20
We Are Death, Come For You – Doug DANDRIDGE
Edition Kindle

Le site de l’auteur: https://dougdandridge.com/

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Sleeping Planet(1964) – William R. BURKETT JR.

Sleeping Planet

 

Nous sommes au 25ème siècle, hier, la petite fédération humaine était en guerre avec le puissant empire Llralan, résistant à la force du nombre grâce à sa supériorité technologique. Aujourd’hui, les habitants des trois planètes du système mère dorment pendant que l’ennemi débarque en force. Un Llaran, Martak Sarno, a eu l’idée de faire répandre à la surface de la Terre, de Mars et de Vénus des poussières somnifères dérivées d’une plante qui se trouve sur une des planètes des Llralans. Alors que la quasi-totalité des humains de ces trois planètes d’origine de l’humanité sont plongés dans une sorte d’hibernation qui ne peut être contrée que pas un antidote que possèdent les Llarans, une poignée d’humains semble insensible aux effets de la poussière.

Et ces quelques humains vont causer bien des soucis à Sarno et aux forces d’occupation des Llaralns (surnommés Larrys par les terriens). Bradford Donovan, l’un des dix humains résistant à la poussière a en effet prévenu les Larrys que son grand-père n’allait pas du tout apprécier cette invasion. Lorsque les Llarans essayent d’en apprendre un peu plus sur ce « Gremper », Donovan leur avoue que son grand-père est mort mais que le fantôme de celui-ci lui a assuré qu’il allait venir les hanter. Lancé d’abord comme une plaisanterie, Donovan s’aperçoit que certains de ses gardes semblent prendre son histoire de revenants très au sérieux. C’est qu’une partie des Llarans révèrent les esprits de leurs ancêtres et qu’ils ne sont dès lors pas du tout surpris de l’existence des fantômes terrestres(l’auteur nous laisse bien comprendre à plusieurs reprises que le Llaran moyen n’est pas une lumière et que si les Llarans sont si puissant, c’est qu’ils ont jusqu’ici absorbé d’autres races en les subjuguant par la force avant que celles-ci ne puissent développer des contre-mesures).

Et puis soudain voilà que les Llarans commencent à subir des pertes et qu’un message leur est envoyé depuis un véhicule Llaran volé, message de Gremper annonçant sa vengeance.

S’engage alors une course contre la montre où Sarno essaie de faire plier la fédération en menaçant d’exécuter les habitants des trois planètes tandis que les résistants essaient de trouver l’antidote qui leur permettra de réveiller leurs compatriotes et de libérer leurs planètes.


Un excellent roman très amusant même si un peu daté maintenant, certains romans de SF vieillissant assez mal quant au contenu scientifique (Mars et Vénus sont notamment considérées comme des planètes aisément colonisées, certains appareils font totalement dépassés de nos jours alors que l’auteur les voit encore en action au 25ème siècle…).

Un bon divertissement à mi-chemin entre « Guêpe » d’Erik Frank Russel et « La planète de Pandore » de Christopher Anvil.

Ma note personnelle: 16/20
Sleeping Planet –  William R. BURKETT JR.
Edition Kindle

 

A Hymn Before Battle – John RINGO

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 L’humanité a été recrutée par la Fédération Galactique pour combattre les Posleens, une race extra-terrestres particulièrement agressive. Toute l’humanité? Ben oui, il faut dire qu’il n’y a pas trop le choix, la Terre est une des prochaines cibles des Posleens et une de leurs énormes flottes est déjà en route. Devant l’énormité de la menace, les terriens vont devoir mobiliser l’ensemble de leurs ressources, voire plus encore puisque les technologies apportées par la Fédération Galactique comprennent notamment la réjuvénation, permettant ainsi de rajeunir des vétérans de guerres passées.

Pour en revenir à la Fédération, les quatre races qui nous sont présentées sont très différentes:

Les Darhel, dirigeants de la Fédération Galactiques, ce sont plutôt des gestionnaires, hommes d’affaires ou banquiers,ils n’ont fait appels aux humains que parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix et craignent de se fait supplanter par les humains.

Les Himmit, une races très craintive, spécialisée dans le camouflage style caméléon puissance X (l’un d’entre eux est par exemple présent, déguisé en poster, dans le bureau d’un officier terrien alors que ce dernier recrute des candidats pour une mission de reconnaissance.

Les Indowy, les ingénieurs de la Fédération, chaque individu se spécialise dans un type de matériel et le construit du début à la fin. Ils ne connaissent pas l’industrialisation ou la production à la chaîne.

Les Tchpth: Les philosophes et scientifiques de la Fédération (ils apparaissent très peu dans ce premier tome).

Comme on peut le voir aucune de ces quatre races n’est portée sur la violence et la guerre d’où la nécessité de faire appel à de la chair à canon: les humains. Car si des combats se déroulent dans l’espace, les Posleens semblent préférer occuper les planètes de leurs ennemis et une bonne partie des combats se déroulent donc sur le sol des planètes.

Voila nos humains équipés d’armures de combats dotées d’intelligences artificielles qui se retrouvent en première ligne sur une planète Indowy pour arrêter l’invasion Posleen en cours (et oui, il faut payer tous ces cadeaux technologiques en œuvrant pour le bien de la Fédération…


Autant le dire tout de suite, on n’est pas ici dans un ouvrage philosophique. Il s’agit ici clairement d’un ouvrage de SF militaire, identifié et assumé comme tel.

Ce n’est pas le meilleur ouvrage du genre et il y a certainement des choses à critiquer, notamment au niveau de la psychologie des personnages ou  de l’aspect moral des événements (à un moment, le héro de ce premier tome fait sauter un bloc d’immeubles et est perturbé par la mort de quelques uns de ses hommes mais pas du tout par les milliers de victimes Indowy qu’il vient de faire en dommages collatéraux par exemple), on a aussi quelques éléments « classiques » comme la confrontation entre notre héro et un supérieur incompétent et obtus.

Sans être totalement innovant, le fait que les Darhels ne sont pas totalement innocent et manipulent les humains permet d’échapper à un manichéisme trop évident, même si les Posleens de par leur apparence de Centaures reptiliens sont assez effrayants pour en faire des « Monstres » (sans compter qu’ils mangent leurs prisonniers).

Bref un roman distrayant qui échappe à certains poncifs du genre.

Ma note personnelle : 16/20
A Hymn Before Battle – John RINGO
Edition Kindle

Voir le deuxième tome: Gust Front

Exodus – Empires at War – Book One – Doug DANDRIDGE

Exodus Book One_2

L’Humanité après avoir réussi a coloniser quelques planètes a rencontré les Ca’cadassans ou plutôt, ceux-ci ont découvert les humains et, profitant de leur technologie supérieure ont anéanti l’une après l’autre, les colonies et les flottes humaines. Au bord de l’extinction, la race humaine a réussi à envoyer un vaisseau dans l’hyperespace. Voyageant pendant mille ans avec 50.000 survivants en hibernation, ce vaisseau a découvert à plusieurs milliers d’’années lumière de nouvelles planètes où s’établir.

Les survivants avaient prévu que l’équipage du vaisseau réveillerait des administrateurs civils qui établiraient dès lors un nouveau gouvernement démocratique mais l’équipage du vaisseau a, pendant ce très long voyage, évolué vers une hiérarchie très stricte et c’est le descendant du capitaine du vaisseau qui établit les fondations d’un nouvel empire.

Mille ans plus tard, le Nouvel Empire Terrien s’est largement étendu, il a vaincu toutes les espèces extra-terrestres rencontrées, se créant des alliances mais aussi des inimitiés profondes. L’empereur règne sur 950 milliards d’individus dont 700 milliards d’humains. A force de s’étendre, les terriens risquent de retomber sur l’ancien ennemi mais la plupart des habitants de l’Empire pensent que cet ennemi  a disparu ou qu’il s’agit d’un mythe.

Et puis différentes factions commencent à se manifester au sein de l’Empire tandis qu’aux frontières de la sphère d’influence humaine, des vaisseaux commencent à disparaître.


Le premier tome de cette série apparaît comme une longue mise en place du décor où l’auteur va situer ce conflit entre les descendants des humains et un ennemi implacable qui les a forcés à évacuer leur planète. Ceci n’est pas sans rappeler la série « sanctuaire » de  David WEBER mais dans la série de Weber, les colons repartaient de zéro pour éviter que des manifestations technologiques ne viennent trahir l’emplacement de leur refuge alors que dans la série de Dandridge, les colons poursuivent leur évolution avec les technologies terrestres du moment de leur fuite.

J’ai trouvé ce premier tome un peu confus, on passe rapidement d’une personne à une autre et de nombreux protagonistes trouvent la mort ce qui rend difficile de s’attacher à un personnage. De plus, cette technique de changement de point de vue rapide, utilisée dans un Empire aux vastes dimensions, donne vraiment un sentiment de dispersion et rend difficile une vision globale.

D’après ce que j’ai lu sur le net, le deuxième tome serait meilleur et je vais donc essayer celui-ci avant de décider si je poursuis cette série ou pas.

Ma note personnelle : 13/20
Doug DANDRIDGE – Exodus Empires at War Book One
Edition Kindle

Le site web de Doug DANDRIDGE

To Defend The Earth – William STROOCK

To Defend the earth

Deux vaisseaux spatiaux de plusieurs kilomètres de long ont été repérés se dirigeant vers la Terre alors qu’ils en étaient encore éloignés de 11 ans. Le temps passant, on a détecté accrochés aux flans de ces vaisseaux, 16 vaisseaux plus petits (environ 400m chacun) sur chaque côté de chaque vaisseaux  (donc 64 vaisseaux en tout). Le doute n’est plus permis, ce n’est pas une visite amicale.

Alors que les nations de la Terre s’unissent pour faire face à la menace, la Corée du Nord envoie des messages aux envahisseurs pour proposer une alliance contre les odieux capitalistes. Une Guerre rapide neutralise rapidement la Corée du Nord.

Même si la technologie des Aliens est certainement supérieure à la technologie terrestre, les nations de la Terre se préparent, construisant des abris et un maximum d’armes les plus récentes.

Lorsque les Jai débarquent, les vaisseaux-mère se positionnent au-dessus des pôles avant de lancer les plus petits vaisseaux à l’assaut de la planète. Ils connaissent effectivement des succès facile en tout cas dans les airs. Sur terre les combats sont beaucoup plus disputés et les Jai font bientôt appel à des terriens prêt à se battre à leur côtés comme les pakistanais, victime d’une guerre avec l’Inde quelques années auparavant. Au cours des combats, on découvre que les Jai sont des humanoïdes.

Grâce à des prisonniers Jai, les terriens apprennent que les Jai qui les attaquent sont au service d’un Seigneur et d’un général qui ont décidé de s’associer pour lancer un raid sur la planète et s’en emparer. Si à la fin, les terriens parviennent à neutraliser les envahisseurs, on peut supposer que les Jai disposent d’une puissance considérable et qu’ils pourraient envoyer une nouvelle flotte pour écraser toute résistance.


Une bonne histoire, assez réaliste. Le style du récit est proche de celui de World War Z, on suit une trame après l’autre. Si cela rend la chronologie des événements difficile à suivre, c’est plus facile pour suivre chacune des trames différentes.

La porte reste ouverte pour une ou plusieurs suites expliquant comment la terre pourrait résister à une deuxième flotte plus puissante et puis développant le conflit dans l’espace.

Ma note personnelle : 16/20
To Defend The Earth – William STROOCK
Edition Kindle

Voir aussi: To Survive The Earth

Site web de l’auteur: http://williamstroock.blogspot.be/

Traquemort – Lhéritage de Simon R. GREEN

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Deux siècles ont passé depuis qu’Owen Traquemort et ses compagnons ont vaincu l’impératrice Lionnepierre. Le nouvel empire vit un âge d’or sous la dynastie des Cambell. Le parlement de Logres (anciennement Golgotha) réunit humains, extra-terrestres, espsis, clones et Intelligences artificielles  de Shub (désormais bienveillantes depuis qu’elles ont eu la révélation que toute vie était sacrée).

Pour veiller à la paix et à la sécurité de l’empire, chaque planète désigne un Parangon (et lui verse un salaire), policier d’élite qui incarne la Justice et combat le crime. Les parangons sont célébrés, adulés, représentés sous toutes les formes possibles via un merchandising très agressif étant donné les énormes sommes en jeu, ce sont de véritables héros.

L’excitation est à son comble à la veille du couronnement du nouveau roi Douglas Campbell, qui plus est, on vient d’annoncer les fiançailles de celui-ci avec Jésamine Florale, la diva la plus célèbre et la plus talentueuse de l’empire.

Autre événement de moindre ampleur mais qui va avoir des répercutions énormes, Douglas doit choisir un nouveau champion du roi. Le choix paraît très clair pour tous, ce sera Finn Durendal, le plus célèbre et le plus respecté de tous les Parangons, celui dont le marketing est le plus éclatant et dont les exploits ont inspirés nombre de séries télévisées. Seulement Douglas choisit comme champion Louis Traquemort, lointain descendant d’Owen mais surtout, meilleur ami de Douglas. Ce dernier ne l’a pas choisi par favoritismes mais parce qu’il voit en Louis le plus intègre de tous les Parangons, Finn ayant parfois tendance à tirer dans le tas sans se préoccuper des pertes collatérales.

La désignation de Louis a touchée Finn dans son point le plus sensible, son orgueil. C’était à lui d’être nommé Parangon et pas à  ce type sans panache qui vit dans un taudis parce que son monde (la planète Virimonde quasiment détruite par l’impératrice Lionnepierre) ne lui verse pas de quoi se payer un appartement digne dans la capitale de l’empire. Dès Lors, Finn qui a atteint le sommet de ce qu’il pouvait atteindre et qui ne trouve plus d’intérêt à grand-chose va s’employer à  détruire cet empire qu’il a aidé à maintenir et qui l’a (de son point de vue) si mal récompensé.

Finn Durendal va s’employer à détruire la réputation des Parangons, à isoler Douglas de ses meilleurs amis, y compris Louis. Il va également s’allier à tous les mécontents : Elfes (espsis rebelles qui refusent de se fondre dans la surâme (sorte de conscience collective des espsis), le nouveau pâpe de l’église unifiée du Christ Transcendant, les Hommes Nouveaux (mouvement humain raciste rejetant les extra-terrestres), un lointain descendant de Jack Hasard et même la Rose Sauvage, gladiatrice invaincue (qui ne rencontre plus d’adversaires à sa hauteur et que la proposition de Finn de tuer ses adversaires réellement – la présence de machines régénératrices dans les arènes permettant la plupart du temps de sauver les adversaires vaincus – va attirer).

Comme si cela ne suffisait pas pour semer le chaos, la « Terreur » annoncée par feu Owen Traquemort apparaît aux confins de l’Empire et rien de semble pouvoir l’arrêter.

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Si la mise en place de l’intrigue avec les données qui concerne l’évolution de l’Univers de ce récit est un peu longue, on retrouve avec plaisir l’Univers de Traquemort et le talent de l’auteur pour nous décrire des batailles épiques. Bien entendu, on retrouve le second degré propre à cette série, on y tue, on s’étripe avec des dégâts collatéraux importants mais vite oublié. Si les Parangons tuent deux milles personnes pour tuer les 20 elfes qui créent le chaos dans les arènes, c’est pour éviter que ceux-ci n’en tuent encore plus.

A la fin de tome, on retrouve un nouveau groupe disparate de « héros » qui semblent destinés à leur tour à traverser le fameux labyrinthe de la folie : Louis Traquemort, Jésamine Florale, Brett Hasard, la Rose Sauvage ainsi que Samedi, un reptiloïde de 2,5m.

Ma note personnelle: 15/20
Traquemort – L’héritage / Simon R. GREEN
Editions L’Atalante – 530 pages

 

L’ombre de la liberté – David WEBER

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Cinquième tome de la série parallèle Honorverse qui alterne les aventures du vice-amiral Michelle Henke (Comtesse du Pic d’Or, cousine germaine de l’impératrice Elizabeth commandant de la Xèmeforce…)et celles des supers-espions Victor Cachat et Anton Zilwicki, l’ombre de la liberté nous conte les événements qui se produisent dans l’amas de Talbot après l’opération Baie des huitres.

Profitant de la tyrannie exercée par les corporations de la Ligue Solarienne, soutenue par la flotte de la Sécurité des frontières, Mesa provoque des troubles sur de nombreux mondes de la Ligue en leur faisant croire qu’ils seront soutenus par l’empire stellaire de Manticore. Cette action de Mesa a pour but de créer un maximum de problèmes à la Ligue Solarienne afin de précipiter l’éclatement de celle-ci. L’implication des manticoriens est un bonus puisque les populations révoltées qui auront subi des pertes terribles sans voir venir les renforts manticoriens promis se détourneront de Manticore.

David Weber nous plonge donc au cœur des rebellions sur plusieurs planètes. Si ces rebellions sont normalement condamnées par la disproportion des forces en présence comme sur Loomis, la rébellion de Moebius réussit cependant lorsque des membres de la rébellion parviennent à prendre contact avec les  forces de l’amiral Henke. Celle-ci bien que surprise de découvrir que quelqu’un (et ce quelqu’un apparaît assez rapidement à l’état-major de Henke comme devant être Mesa), tente de mouiller Manticore, décide de réagir en venant au secours des rebelles mais aussi en éliminant les forces de répression dont le centre décisionnel se trouve sur Meyers, base principale de la Sécurité des frontières dans le secteur voisin de Madras. Cette dernière action aura pour résultat principal d’empêcher la Ligue d’écraser les rebellions déclenchées par Mesa dont les Manticoriens n’auraient pas encore connaissance.

Encore un roman de transition, qui nous explique en quelques exemples comment Mesa entend détourner l’attention et les ressources de la Ligue Solarienne pour mieux préparer son éclatement. Si la dispersion de l’action peut entraîner une baisse d’intérêt chez le lecteur parce qu’on nous présente beaucoup de personnages qui ne reviendront plus par la suite, elle est néanmoins indispensable pour nous faire comprendre la nature des événements (rébellions – répressions) en cours dans le cadran de Madras, on en revient néanmoins à un niveau d’action beaucoup plus gérable et intéressant que les flottes géantes que l’on voit débarquer pour se faire massacrer dans les derniers tomes de la série de base.

Ma note personnelle : 15/20
L’ombre de la liberté – David WEBER
Editeur : L’Atalante, 542  pages

Quoi de neuf pour 2015

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Après une année 2014 qui a vu une augmentation de près de 30% des visites (merci à tous ceux qui sont venus consulter ce blog et qui ont laissé des commentaires). Un remerciement particulier à Frédéric qui m’aide souvent en me signalant les fautes d’orthographes ou autres et qui ne manque pas de signaler les romans que je chronique.

Pour 2015, j’ai prévu, de l’Uchronie (et on va commencer par cela avec le 4ème tome de la série « Red Gambit », de la Fantasy, du steampunk, du baskervillien ,du Harry Dickson, du David Weber, la chronique de l’ouvrage dédié à Jack Vance et qui tarde toujours, de la BD uchroniques (Hauteville House, Wunderwaffen, WWII.2…), plus de messages qu’en 2014 et l’amélioration de la table des matières, sans compter le nouveau projet sur les auteurs méconnus, pas assez connus, inconnus, oubliés, connus des seuls initiés… (bon ce sera plus clair quand le projet sera lancé même si pour l’instant le comité rédactionnel se limite à une personne: moi, avec une promesse de l’ami Jean-Pierre Dionnet de rajouter son grain de sel).

Du côté des auteurs que je compte lire/relire en 2015, On trouvera surement et dans le désordre David WEBER, Steven ERIKSON, Nicolas LEBRETON, Clifford D. SIMAK, Philip K. DICK, Colin GEE, Henry Beam PIPER, Steven M. STIRLING, Andy FARMAN, Simon R. GREEN…

Bref rien que du bon.

Aurora: CV01 (Frontier Saga Episode 1) – Ryk BROWN

Aurora2

Lorsque Aurora CV-01 commence, la terre se relève à peine d’une terrible épidémie qui a éliminé 90% de la population mondiale. Alors que la colonisation spatiale débutait et que les humains avaient colonisé des planètes autour d’autres étoiles, un virus biodigital a frappé, terrassant le monde natal de l’humanité pour mille ans. La découverte d’une « arche digitale » contenant toutes les connaissances de l’humanité avant la catastrophe à permis aux terriens de récupérer une bonne partie de leur savoir ancien et de se lancer à nouveau dans l’espace.

Ayant repris contact avec les autres colonies humaines, les terriens ont découvert que les principales colonies terriennes étaient désormais aux mains de la dynastie Jung qui semble viser l’hégémonie spatiale. La terre a donc développé une flotte de défense mais limitée pour ne pas se mettre à dos la dynastie Jung

Nathan Scott, fils d’un politicien très en vue, candidat à la Présidence de l’Union Nord-américaine( la plus grande puissance politique et économique sur Terre qui fournit souvent ensuite le Président de la République terrestre Unifiée) vient de sortir de l’académie spatiale.

A sa grande surprise, Nathan apprend que malgré des notes relativement moyennes à l’académie, il a été sélectionné pour faire partie de l’équipage de l’Aurora, un vaisseau flambant neuf et toujours en phase de test.
Nathan soupçonne son père d’être intervenu pour lui obtenir ce poste à bord de l’Aurora.

En compétition pour le poste de pilote avec Cameron, une jeune femme bien plus calée que lui au point de vue technique, c’est pourtant Nathan qui sera choisi comme pilote pour sa capacité à trouver des solutions certes peu orthodoxes mais efficaces (pour sa capacité à penser « out of the box » comme on dirait de nos jours).

La première mission de l’Aurora consiste à tester un nouveau mode propulsion hyperspatial qui permet de sauter d’un point de l’espace à un autre en un temps record. Alors que l’Aurora effectue son test avec un équipage réduit, mélange de vétérans et de jeunes recrues tout juste sorties de l’académie, il est repéré par deux petits vaisseaux Jung et décide de les attaquer pour ne pas que les Jung découvre les capacités hyperspatiales de la flotter terrienne.

L’Aurora parvient à vaincre les deux vaisseaux Jung mais se voit contraint de tenter un nouveau saut parce que l’un des deux vaisseaux Jung a réussi à amorcer l’autodestruction et que l’Aurora n’aura pas le temps de sortir de la zone dangereuse. Le problème est que ce saut devra être effectué sans avoir eu le temps de vérifier les calculs de coordonnées.
Emergeant de son saut, l’Aurora débarque en pleine bataille en un énorme vaisseau et une flotte de petits vaisseaux (On apprendra par la suite qu’il s’agit d’un vaisseau Takaran aux prises avec une flotte de vaisseau rebelles). En fait l’Aurora fonce sur le vaisseau Takaran et se voit dès lors pris à partie par celui-ci. Si l’Aurora parvient à faire de gros dégâts sur le vaisseau ennemi, il est cependant touché dès le début de l’engagement et ne peut plus dévier de sa course. Il ne reste plus qu’une seule solution, l’éperonnage (rendu plus facile par le gros trou que les armes de l’Aurora ont créé dans la coque du vaisseau ennemi).

Alors que l’Aurora est pris d’assaut par les occupants du vaisseau Takaran, Nathan découvre que tous les officiers supérieurs ont été soit tués soit incapacités de sorte qu’il est désormais l’officier le plus gradé du vaisseau. Nathan organise alors la défense du vaisseau et avec l’aide des rebelles, parvient à vaincre le vaisseau Takaran au prix d’importantes pertes au niveau de l’équipage.

Après les combats, Nathan découvre que l’Aurora se trouve tellement loin de la Terre qu’il faudrait un nombre incroyablement élevé de saut pour pouvoir y revenir. De plus, l’équipage de l’Aurora est maintenant tellement réduit, qu’il faut absolument trouver un endroit pour réparer le vaisseau et compléter son équipage.

Nathan peut-il faire confiance aux rebelles (rebelles qui semblent connaître l’Anglais mais plutôt comme une langue ancienne style le latin pour nous)?

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Aurora est le premier tome de la « frontier saga » de Ryk Brown (11 épisodes parus et 4 autres déjà prévus).

L’intrigue semble calquée sur la saga « Into the Black (Odyssey One) » d’Evan Currie: un vaisseau terrien qui lors de son premier saut tombe sur des adversaires hostiles et des humanoïdes qui auraient des ancêtres communs avec les terriens. Maintenant, tant qu’à copier un roman, pourquoi reprendre ses défauts? La coïncidence énorme du roman d’Evan Currie d’entrer en contact avec une autre espèce dès son premier saut est ici aussi présente mais aggravée par le fait que l’Aurora fait deux rencontres successives. Si les probabilités de la première étaient déjà minces, que dire de deux rencontres successives et encore pire si on calcule les chances pour qu’un vaisseau sorte de l’hyperespace pour se retrouver en train de foncer sur un autre.

Ceci étant dit, on est plutôt ici dans le divertissement et on nous demandera donc d’être indulgent envers les coïncidences de ce genre.

Sur le plan positif, je dirais que les combats spatiaux sont intéressants et assez crédibles.

Par contre, les personnages principaux semblent plutôt une bande d’adolescents lâchés trop tôt de l’académie et représentent chacun une branche de l’équipage: Un commandant, Un navigateur, un ingénieur, un officier de sécurité, un médecin. Cela ne rappelle-t’il pas une série TV?

En résumé, un début distrayant mais peu original et vu la longueur de la saga, je pense que je vais m’abstenir de lire la suite. J’ai préféré le bouquin d’Evan Currie

Ma note personnelle: 12/20
Aurora: CV01 (The frontier saga episode 1) -Ryk Brown
Edition Kindle

Un site est consacré à la saga: http://www.frontierssaga.com/

NEBULAR épisode 1 – La base de Triton – Thomas RABENSTEIN

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2113, l’humanité enfin unie a quasiment éradiqué les guerres, les maladies et la pauvreté.

En quête de place pour les dix milliards d’humains, l’humanité a commencé la colonisation de l’espace. Après la lune et Mars, il y a eu la prospection des astéroïdes et l’établissement d’une base sur Triton, une des lunes de Neptune.

 

Alors que le Ryan un vaisseau spatial appartenant au nouveau projet SETI de recherche de vie extraterrestre est en orbite autour de Triton, Bill Davies, chef des pilotes de la base est envoyé pour examiner ce qui est arrivé à une sonde spatiale qui a soudain cessé d’émettre après s’être posée sur Quaoar un grand planétoïde de la ceinture de Kuiper.

 

Lorsque Bill s’approche de Quaoar, les communications de l’appareil sont brouillées et le vaisseau ne parvient plus à communiquer avec la base de Triton. Il apparaît rapidement que Quaoar est occupé par une créature particulièrement agressive. Cette créature semble être la seule occupante d’une base dissimulée au cœur de l’astéroïde…

 

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Cela commençait mal dès l’intro : « en 2113, l’humanité s’est unie, les guerres sont oubliées… » Si on peut imaginer que la science pourrait avoir éradiqué quelques maladies en un siècle, j’ai cependant plus que des doutes sur le fait que l’humanité arrivera à oublier ses divisions alors que cela fait des millénaires que les hommes s’entretuent pour un territoire, une religion ou de l’argent. Je suppose que Thomas Rabenstein ne suit pas l’actualité mais soit, acceptons son postulat de départ. Que vaut néanmoins ce roman.

 

Maladresse et naïveté. Ce sont les deux mots qui me viennent à l’esprit pour résumer ce 1er tome de la saga NEBULAR. Maladresses de langage (dues partiellement à une traduction très moyenne de l’Allemand en Français), de situations et de dialogues mais aussi un côté naïf dans les situations et les dialogues qui m’ont fait penser aux romans des années 50. Des explications scientifiques approximatives, des répétitions et une tendance à trop expliquer les choses n’améliorent pas le score.

 

Je vais prendre un exemple pour expliquer mon propos: A un moment dans le texte, l’auteur explique l’effet de fronde à ses lecteurs, effet permettant d’utiliser la gravité d’une planète pour économiser le carburant. Quelques pages plus loin, le commandant de la base envoie Bill Davies en mission et lui dit: tu utiliseras l’effet de fronde. Je suppose quand même qu’un pilote chevronné ne doit pas se faire dire comment il doit piloter son astronef?

Si vous cherchez une bonne série de Space Opera, essayez plutôt Honor Harrington et si vous recherchez un roman dans le style de « L’âge d’or de la SF », essayez Jack Williamson, Edmond Hamilton ou Leigh Brackett (Le bélial vient de il y a quelques mois un omnibus intitulé Stark et les rois des étoiles) : http://www.noosfere.com/icarus/Livres/niourf.asp?numlivre=2146586596

 

Pour ma part, c’est une série que je ne poursuivrai pas, ayant encore quelques centaines d’ouvrages mieux écrits à lire.

 

Ma note personnelle: 8/20
NEBULAR – Thomas RABENSTEIN
Edition Kindle

 

Pour ceux qui voudraient se lancer à l’assaut de la série (au moins 49 épisodes prévus, ils veulent sans doute battre Perry Rhodan), le site consacré à NEBULAR: http://www.nebular.fr/

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