Caissa – Colin GEE

Caissa

Endgame devait être le dernier tome de la série « Red Gambit », mais en l’écrivant, l’auteur s’est rendu compte qu’il aurait encore besoin d’un volume, voici donc Caïssa, déesse du jeu d’échec (tous les autres romans ayant un titre lié aux échecs, il fallait en trouver un qui clôture la série et cela malgré le fait que le précédent s’appelait « fin de partie »).

Dans ce 8ème opus, les hostilités ont repris, les alliés ont repéré le site où les soviétiques préparent leurs armes nucléaires, au bord de la Volga, site camouflé sous un camp de prisonniers. Une opération commando est montée avec l’aide des ukrainiens et de l’équipe d’Howard Hugues.

Ce que les alliés ignorent, c’est que Staline a déjà pu faire produire 8 bomnes nucléaires grâce aux centrifugeuses fournies par les Japonais et aux travaux des scientifiques nippons, ces bombes ont déjà quitté le site de production mais il y reste du matériel, des scientifiques et de nombreux documents.

Le raid est un succès, les alliés emmenant de nombreux scientifiques, des prisonniers de guerre, des documents et une centrifugeuse mais une double explosion nucléaire a lieu sur le site (une des instructions de Staline en cas d’attaque prévoyait de faire sauter le site avec une des bombes fabriquées tandis que les américains ont envoyé une attaque aérienne après l’attaque du commando pour faire sauter le site. L’explosion de la bombe américaine déclenchant l’explosion de la bombe russe qui était censé sauter quelques minutes après de toute façon, le mécanisme ayant été enclenché). Staline aussitôt accuse les alliés d’avoir lancé une attaque atomique sans raison, il déclenche ensuite lui-même trois nouvelles explosions, une en Lithuanie et deux en Ukraine, provinces soviétiques ayant depuis longtemps un passé rebelle, et accuse les alliés d’avoir déclenché ces nouvelles attaques.

Toutes ces attaques nucléaires ont un double but: détourner certains pays des alliés et couvrir les attaques nucléaires chimiques et bactériologiques lancées depuis les sous-marins type XXI pris aux allemands et les sous-marins géants japonais. Ces attaques réussissent partiellement, faisant de nombreuses victimes surtout à Boston et New York.

La réponse alliée est double: une invasion de la sibérie par un débarquement naval dans le sud de la sibérie, débarquement auquel les russes ne peuvent rien opposer et d’autre part, l’annonce à Staline de l’envoi d’une attaque sur deux villes symboles de l’Union Soviétique (Je vous laisse deviner lesquelles). Staline ps du tout perturbé par l’annonce des alliés ordonne à deux escadrilles de décoller, chacune de ces escadrilles emportant une bombe nucléaire avec comme cibles Berlin et Varsovie. Si l’attaque alliée se poursuit, les bombardiers russes ont l’ordre d’atomiser ces deux villes.

Pendant ces événements, les putschistes décident de déclencher leur coup pour empêcher Staline de les entrainer dans un conflit toujours plus violent qui ne peut mener qu’à un bain de sang supplémentaire. Arriveront-ils à temps pour empêcher le monde de glisser vers l’armaggeddon?

Les Français et les Allemands ont aussi quelques comptes à régler, comptes qui seront apurés avant la fin de cette histoire.


A part la peu probable double explosion nucléaire, dont le timing est quasi simultané au point qu’au départ aucun des deux camps n’est conscient qu’il y a eu deux explosions, on retrouve tous les ingrédients qui ont maintenu ‘intérèt de cette série jusqu’à ce 8ème tome.

L’auteur a réussi à mon humble avis cette fin de série en y introduisant quelques scènes émotionnelles puissantes.

Même si certaines actions paraissent peu probables (je pense à l’expédition des sous-marins japonais du Japon jusqu’à la mer noire par exemple), la série est très agréable à suivre et relativement réaliste dans le sens où de nombreux personnages, mêmes importants, connaissent un destin fatal. On n’est pas dans un roman où tous les gentils survivent à la fin.

Ma note personnelle: 16/20
Red Gambit tome 8 – Caïssade Colin GEE
Edition Kindle

Le site de la série: http://www.redgambitseries.com/

Lien facebook sur la série:https://www.facebook.com/groups/RedGambit/

Lien facebook sur le tome 8: https://www.facebook.com/groups/1506563606323223/?fref=ts

 

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World War 1990 – Operation Artic Storm – William STROOCK

World War 1990_ Operation Arctic Storm

Comme le titre l’indique, dans ce roman l’auteur nous parle d’une guerre commencée en 1990. Le point de divergence se situe en fait à la mort de Brejnev. Ce n’est pas Gorbatchev qui succède à Brejnev mais un certain Ligachev. Les principaux changements sont que le mur de Berlin n’est pas tombé et que l’Union soviétique, ne pouvant plus maintenir un budget de la défense assez élevé que pour concurrencer les États-Unis, décide de déclarer la Guerre à l’Otan. Le récit commence véritablement alors que l’offensive soviétique initiale s’est enlisée en Allemagne. Les soviétiques occupent une bonne partie de l’Allemagne et le Nord de la Norvège mais la contre-offensive de l’Otan a repoussé les soviétiques de l’autre coté de la Weser et quasiment piégé leur plus puissante unité, la 3ème armée de choc. Alors que l’Otan avait décidé de laisser cette armée fuir le champ de bataille, Thatcher donne l’ordre de couper la retraite et de détruire la 3ème armée de choc.

Devant l’évolution négative de la situation , le nouveau ministre de la défense soviétique (le précédent s’étant suicidé après cette défaite) décide d’étendre le conflit. Une attaque soviétique sur l’Alsaka et quelques îles des aléoutienne est initialement un succès avant que les citoyens de Nome ne chassent les soviétiques de leur ville avant de prendre le port et l’aéroport de Nome d’assaut. Le président Bush n’est pas le dernier surpris d’apprendre que les parachutistes russes se sont rendus à la population civile de Nomé.

En Norvège, les combats reprennent et les américains envolent une énorme flotte (comprenant le New Jersey, trois porte-avions américains, un porte-avions britanniques et leurs escortes reprendre Bodo puis Tromso. Après de nombreuses attaques d’avions et de sous-marins, les soviétiques se décident enfin à envoyer leur flotte de surface, deux porte-avions ainsi que les croiseurs de bataille Kirov et Fruntze avec leurs escortes. A la fin de l’engagement, l’Illustrious anglais a été coulé ainsi que l’Entreprise mais les russes ont perdu leurs porte-avions et leurs croiseurs de bataille, de nombreux sous-marins et avions. La bataille pour l’Atlantique Nord est une victoire de l’Otan.


Un livre plaisant, premier d’une trilogie et qui nous ramène à Tempête Rouge. S’il n’est sans doute pas au niveau du roman de Clancy, c’est quand même un essai intéressant, ponctué de commentaires des auteurs du jeu Harpoon.

Les passages politiques sont intéressants même si je ne partage pas entèrement l’avis de William Stroock sur Mitterand qui semble dans le livre avoir tenté quelque chose (qui n’est pas explicité, peut-être un accord de paix séparé?) avec les russes. C’est à mon sens une vue typiquement américaine de penser que les français pourraient être un maillon faible de l’alliance et être prêts à se retirer du conflit dès que possible.

Ma note personnelle : 16/20
World War 1990 – Operation Artic Storm – William STROOCK
Edition Kindle

Site web de l’auteur: http://williamstroock.blogspot.be/

Endgame – Colin GEE

endgame

Pour terminer l’année, quoi de mieux qu’une chronique d’un roman intitulé « Endgame »?

Endgame devait être le dernier tome de la série « Red Gambit », mais en l’écrivant, l’auteur s’est rendu compte qu’il aurait encore besoin d’un volume (sans doute à paraître en 2017).

Dans ce 7ème opus, les Alliés et les Soviets profitent de la trêve pour se renforcer. Staline espère que pendant cette trêve, il pourra rattraper une partie du retard des soviétiques en matière d’armement nucléaire. Grâce à l’accueil des savants Japonais et de leurs travaux, les soviétiques ont pu développer une série d’armes nucléaires et bactériologiques. Ils entendent faire des sous-marins japonais des rampes de lancement pour les V2 qu’ils ont capturés afin d’atteindre le territoire des Etats-Unis.

Pendant ce temps, le chancelier Speer entend bien profiter de l’état d’affaiblissement des soviétiques en déclenchant dès que possible une offensive. Ils a donc conspiré avec les Polonais pour réarmer les armées des deux nations au maximum. Des officiers alliés ayant eu vent d’information en ce sens sont éliminés par les services secrets allemand, y compris les généraux De Walle et Strong.

Malheureusement le sabotage de l’avion qui transportait le général Strong a des conséquences inattendues. L’avion qui devait transporter Eisenhower ainsi que les généraux Bradley et Bedell-Smith en Suède connaît une panne et les généraux décident d’emprunter le même avion que le général Strong. Le haut commandement allié en Europe se trouve donc décapité lorsque le sabotage se déclenche.

Le général Patton est nommé provisoirement à la tête des forces alliés en Europe en attendant que le président statue sur le remplacement d’Eisenhower. C’est alors que les allemands déclenchent de fausses attaques sur le front allié. Patton réagit aussitôt et ordonne une contre-attaque. S’ensuit un peu de confusion puisque les deux camps (à l’exception notable des allemands et des polonais qui se livraient justement à des manœuvres) sont surpris par l’attaque et donc pas prêt à passer à l’offensive.

Du côté russe, Nazarbayeva, commandant en chef du GRU (services de renseignement de l’armée) a été approchée par des dirigeants qui fomentent un putsch (en l’occurrence, Khrutschev, Gorbachev et Joukov ainsi que Kaganovitch, le numéro 2 du NKVD). D’abord réticente, elle change d’avis lorsqu’elle découvre que Staline et Beria lui cachent la vérité sur la poursuite du programme d’armes de destruction massive.

L’armée russe elle, surprise dans un premier temps reçoit l’ordre de combattre jusqu’au bout. Le Maréchal Rybalko lance une puissante contre-offensive avec la troisième armée de chars de la garde, une unité d’élite et équipée avec le meilleur matériel que l’Union soviétique puisse fournir. La cible principale de cette offensive est le secteur tenu par les unités de la Légion et notamment les divisions Camerone et Alma.


Un bon tome que celui-ci, l’action est constante et prenante. Le massacre continue et des hommes que nous suivions depuis les premiers tomes tombent à leur tour.

Le principale reproche que je fais à l’auteur, c’est la volonté de Staline d’utiliser les armes de destruction massive sans même penser aux représailles possibles. Il paraît évident que le début de l’utilisation de ces armes mènera à l’escalade…

Ma note personnelle: 16/20
Red Gambit tome 7 – Endgame de Colin GEE
Edition Kindle

 

Le site de la série: http://www.redgambitseries.com/

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Kirov V – 9 Days Falling

Kirov Saga V - 9 Days Falling

 

Kirov Saga: Nine Days Falling, Vol. I

En accord avec l’Amiral Volsky, Fedorov part à la recherche d’Orlov. Il retourne en 1942 en faisant placer dans un réacteur nucléaire fixe la fameuse barre 25 dans un réacteur fixe se trouvant à Vladivostok. Fedorov, accompagné de deux marines, se retrouve donc bien en Union Soviétique en 1942, il ne lui reste « plus » qu’à faire le voyage de Vladivostok vers Baku. Au cours de ce voyage, Fedorov tombe sur un étrange endroit en Russie où en descendant un certain escalier d’une auberge, l’on peut se retrouver en 1908.Les anglais de l’époque sont aussi à la poursuite d’Orlov depuis qu’il leur a faussé compagnie à Gibraltar.

A notre époque, la guerre froide se réchauffe dangereusement et l’Amiral Volsky est obligé d’envoyer le capitaine Karpov en mer pour faire face à la 7ème flotte US. L’explosion d’un volcan va projeter le Kirov, accompagné cette fois-ci par deux navires d’escorte en 1945 au moment de l’invasion des îles Kouriles. Karpov ne manquera pas l’occasion d’aider les troupes russes à conquérir ces iles. Mais une autre opportunité se présente aux russes : une grande partie de la flotte US se trouve regroupée à l’occasion de la capitulation du Japon…

Pendant ce temps, l’Amiral Volsky fait dépêcher la barre 25 vers la mer noire pour être chargée sur un autre bâtiment à propulsion nucléaire qui ira récupérer Fedorov et Orlov. Sur cette même mer noire, une compagnie privée britannique tente de sauver ses pétroliers des attaques des groupes indépendantistes et terroristes qui se sentent pousser des ailes en ce début de troisième guerre mondiale. Les britanniques ont un atout dans la manche puisque la propriétaire de la compagnie a racheté un destroyer britannique et l’a remis à neuf avec des équipements militaires de derniers cris, le tout soigneusement camouflés pour donner à ce vaisseau l’apparence d’un yacht de plaisance.

Volsky se voit aussi confronté à d’autres militaires russes qui mènent une enquête sur la disparition du Kirov et notamment à Kamenski qui a ressorti de vieilles photos de la seconde guerre mondiales où l’on peut voir des débris de projectiles qui pourraient bien avoir été tirés par le Kirov ?!?

 

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Nine days falling est le cinquième tome de la Saga Kirov (27 tomes parus au moment où j’écris ces lignes sans compter des tomes qui regroupent les chapitres parus dans ces 27 tomes par théâtre d’opération).  C’est aussi le premier tome de la deuxième « trilogie », l’auteur expliquant sur son blog que la saga est divisée en trilogies suivies par un tome qui fait le lien avec la trilogie suivante.

Nous suivons donc le lancement de nouveaux fils d’intrigues. C’est un tome qui ne manque cependant pas d’action puisqu’on y voit le début d’un affrontement entre russes et américains jusqu’à l’explosion du volcan.

En résumé une nouvelle mise en place où la tension monte et les premiers projectiles sont lancés.

Ce roman est disponible sur Amazon

Un site web est aussi consacré à la série :

http://writingshop.ws/

ainsi qu’un blog: http://kirovseries.wordpress.com/2013/03/16/the-kirov-series-by-john-schettler/

Ma note personnelle : 15/20
Kirov V – 9 Days Falling – John SCHETTLER
Edition Kindle

Voir mon article sur le tome I: https://daidin.wordpress.com/2013/10/21/kirov-john-schettler/

Voir aussi le tome II:https://daidin.wordpress.com/2014/06/29/kirov-ii-cauldron-of-fire-john-schettler/

Le tome III: https://daidin.wordpress.com/2014/11/14/kirov-iii-pacific-storm-de-john-schettler/

et le tome IV: https://daidin.wordpress.com/2015/05/14/kirov-iv-men-of-war/

Stalin’s War – Jack STRAIN

Stalin's War Jack Strain

Stalin’s War” est le premier volume de la trilogie “World in Flames”. Dans cette uchronie, on trouve deux points de divergence principaux .

Le premier point de divergence se produit lorsque le général SS Karl Wolff, commandant en chef des troupes allemandes en Italie décide de faciliter la victoire des alliés à l’Ouest pour leur permettre d’arriver les premiers à Berlin. Ce plan échoue notamment parce qu’Eisenhower ne veut pas provoquer les soviets en se précipitant vers Berlin.

D’autre part, après la victoire, les polonais (avec la bénédiction et l’aide logistique de Churchill) montent un attentat contre Staline lorsque ce dernier vient en visite triomphale à Berlin. L’attentat manque partiellement sa cible principale, Staline est néanmoins grièvement blessé et Koniev et Molotov sont parmi les victimes.

Pendant que Staline est dans le coma, Joukov prend les rênes de l’état en main. Lorsque Staline se réveille, il ordonne l’exécution Beria qui n’a pas pu le protéger et confirme Joukov comme chef des armées, ce dernier fait remplacer les hommes du NKVD qui protégeaient Staline par des troupes qui lui sont fidèles. L’enquête ayant vite démontré la culpabilité des polonais, la répression qui s’abat sur la Pologne est féroce.

De leur côté, une unité de SS encore en liberté essaie de provoquer un affrontement entre soviets et américains en attaquant  une unité soviétique située près du front américain. Le plan fonctionne et en réaction à l’attaque des SS, une unité soviétique déclenche un assaut limité sur une unité américaine qui riposte. Les états-majors des deux camps parviennent à calmer la situation mais la méfiance règne désormais entre les alliés et les soviets.

L’attentat de Berlin ayant aggravé la paranoïa de Staline, ce dernier est maintenant convaincu que les occidentaux vont attaquer l’Union Soviétique. Il ordonne à Joukov de préparer une attaque de grande envergure. Alors qu’Eisenhower est persuadé que Staline n’attaquera jamais, Patton décide de faire fortifier son secteur du front en utilisant l’expertise des officiers allemands capturés et la main-d’œuvre des milliers de soldats allemands capturés par son armée.


Une mise en place intéressante,  qui pourrait livrer une suite tout aussi intéressante. Par contre ce e-book est bourré de fautes de grammaire, il y a des mots manquant les personnes changent de nom comme Donovan, le chef de l’OSS qui devient DONAVON puis à nouveau DONOVAN avant de redevenir DONAVON.

Ma note personnelle: 12/20 (14/20 s’il n’y avait pas de fautes)
Stalin’s War – Jack STRAIN
Edition Kindle

Red Gambit Tome 6: Initiative – Colin GEE

Initiative

Alors que le terrible hiver 1945-1946 se termine, les combattants essaient de rester debout. Les soviétiques sont physiquement épuisés, ils manquent de ravitaillement et tentent par tous les moyens de rattraper leur retard sur le développement de l’arme atomique. Les Japonais sont vraiment au bout du rouleau en Chine, ils ont perdu quasiment tous les chars allemands que les soviétiques leurs avaient donné. Les Alliés quant à eux sont confrontés à leur opinion publique qui a de plus en plus de mal à accepter les pertes élevées.

Dès lors, chaque camp essaie de porter des coups décisifs à l’autre. Les américains font exploser trois bombes atomiques successives sur le Japon détruisant Kokura, Hiroshima et Yokosuka. Le Japon capitule mais les militaires japonais les plus extrémistes embarquent la plus grande partie des scientifiques travaillant sur la bombe atomique japonaise ainsi que leur matériel et le résultat à bord de deux sous-marins « Sen Toku » à destination de l’URSS.

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Les soviétiques quant à eux concentrent leurs moyens sur les américains, espérant pousser les USA hors de la guerre.

De leur côté, les allemands montent en puissance et proposent à leurs alliés de reprendre une plus grande partie du front à leur charge. Les officiers de la légion étrangère constatent que de plus en plus de soldats qui s’étaient engagés sous le drapeau français semblent rejoindre les rangs de la nouvelle armée allemande.

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Cet avant-dernier tome? (Le suivant portant le titre: « Endgame »),  nous montre des combattants épuisés, un peu comme des boxeurs qui n’attendraient plus que leur adversaire s’effondre avant eux.

Si l’auteur a fait des progrès dans la psychologie des personnages, j’ai trouvé dans ce sixième tome qu’il semblait chercher comment prolonger encore un peu cette guerre qui arrivé à sa conclusion. Le fait par exemple d’avoir accéléré les recherches soviétiques en matière de recherche atomiques me semble un effort en ce sens et l’envoi des savants atomistes japonais m’a semblé pousser le bouchon un peu loin.

La grande difficulté d’une uchronie, c’est que plus on s’éloigne du point de divergence, plus la difficulté d’imaginer la suite des événements en fonction d’un grand nombre de paramètres augmente.

Un sixième tome qui se lit facilement mais qui sent déjà la fin de la série.

Ma note personnelle: 15/20
Red Gambit tome 6 – Initiative de Colin GEE
Edition Kindle

Le site de la série: http://www.redgambitseries.com/

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World War Three 1946 – Book One – The Red Tide – Stalin Strikes First – Harry Kellog III

The Red Tide

Et si Staline avait attaqué l’occident au printemps 1946, à l’époque où la plupart des militaires occidentaux ont été démobilisés alors qu’un certain Sergei Peshkov, esprit méthodique passionné d’aviation, a été remarqué par Staline a et a obtenu des pouvoirs étendus. Il travaille depuis des années à la modernisation de l’aviation soviétique sur plusieurs points : Les Jets, les missiles sol-airs, les bombardiers à réactions, les radars, la production en série, l’entrainement des pilotes…

Le résultat, c’est que Sergei, remarqué par Staline, a obtenu de pouvoir recruter les savants les plus prometteurs et les ouvriers les plus habiles quel que soit leur sexe, origine ou qualification, cette information a l’air peu importante en soi mais pour être menée à grande échelle, cela signifie qu’il faut abandonner le collectivisme au profit de l’individualisme afin de repérer les personnes les plus talentueuses. Cela demande aussi une réorganisation de l’enseignement pour détecter les élèves les plus prometteurs récupérant les enfants (seuls capables d’accomplir certains travaux demandant de petites mains) dès leur plus jeune âge, les femmes, les hommes des pays conquis (y compris des savants allemands) et en intégrant les travaux des allemands sur les Wunderwaffen, ainsi que les travaux des scientifiques alliés (dont les secrets ont été volés par les espions soviétiques , Sergei a été capable d’accélérer le développement des avions à réaction soviétiques (Mig 9 et Yak 15 notamment) ainsi que des missiles (que ce soit les missiles X4 sur les avions ou les missiles sol-air Wasserfall).

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Le seul élément qui pourrait freiner Staline, c’est la bombe atomique. Mais sur ce plan, les espions au service de Beria ont saboté à deux reprises les efforts des américains. La première fois en tuant 15 des 16 spécialistes de l’assemblage des bombes atomiques et la deuxième en faisant exploser la quasi totalité du stock de Polonium des américains sur les deux sites de production, tuant pat la même, directement ou par contamination, plusieurs dizaines de milliers de travailleurs, de chercheurs ou de simples civils.

Au début mai 1946, les soviétiques lancent donc des assauts aéroportés sur les dépôts de matériel américains et parviennent avec l’aide des communistes des pays occidentaux, à s’emparer de la plupart de ceux-ci intacts (cela leur permettra de récupérer du ravitaillement dont ils manquent cruellement et de s’emparer de certains technologies cruciales (radars, obus à détonateurs de proximité…). Les divisions soviétiques ne font dès lors qu’une bouchée des quelques divisions qui gardent la frontière allemande. Malgré une résistance désespérée dans le Nord-Est, les troupes françaises dirigées par le Général de Gaulle (qui trouve la mort dans les combats) succombent sous le nombre et les soviétiques s’avancent jusqu’aux Pyrénées où les troupes américaines ont décidé de les forcer à un combat difficile pour s’emparer de l’Espagne.


Ce roman qui nous présente les faits sous forme de récits après événements émanant de multiples sources souffre d’un grand nombre de défauts et en premier lieu, le nombre élevé d’hypothèses au départ de cette uchronie: l’existence d’une sorte de génie de la logistique dédié à l’amélioration de tout ce qui a trait a l’aéronautique, les multiples sabotages des espions soviétiques dont le succès est quasi total, le succès d’opération aéroportées loin derrière les lignes alliées avec la collaboration de communistes occidentaux (qui bien entendu sont tout prêt à trahir leur pays au nom de l’idéal communiste – ce qui ressort selon moi d’une exagération bien américaine de l’étendue du zèle communiste), le succès quasi total des opérations communistes lorsqu’il s’agit de neutraliser les bombardiers anglais et américains.

Est-ce qu’il était nécessaire de modifier à ce point l’histoire pour rendre une percée soviétique en 1946 possible?

On pourrait encore parler des personnages caricaturaux de part et d’autre, du peu de plausabilité de certaines scènes (Je pense notamment à la seule victoire alliée de ce roman lorsque les soviétiques ont rassemblé leur force pour empêcher un second Dunkerke et que leurs forces massées sur un front étroit se font pilloner par une vingtaine de cuirassés alliés pendant une demi-heure, ce qui entraine la perte de 700 chars lourds, 3.700 canons et plus de 200.000 hommes!

En résumé ce premier tome dans la série World War Three n’est pas à la hauteur de l’excellente série « Red Gambit »

Ma note personnelle : 10/20
World War Three 1946 – Book One – The Red Tide – Stalin Strikes First – Harry Kellog III
Edition Kindle

Germanica – Robert CONROY

Germanica

Janvier 1945, sentant la fin approcher, de hauts dignitaires nazis imaginent de créer une forteresse dans les Alpes bavaroises. Hitler refusant de quitter Berlin, la défense du réduit bavarois sera confiée au généraux Schörner et Warlimont placés sous l’autorité de Goebbels. Alors qu’Albert Speer, chargé du renforcement des défenses découvre que rien n’avait encore été entrepris pour créer ce réduit alpin et doit se débrouiller avec ce qui reste de main d’oeuvre disponible pour créer en quelques mois ce qui aurait du être préparé depuis longtemps, les généraux allemands essaient de regrouper des troupes pour la défense de la dernière forteresse nazie. Après le décès d’Hitler à Berlin, Goebbels décide de renommer le réduit alpin en Germanica, espérant que les alliés renonceront à attaquer la forteresse après toutes les pertes déjà essuyées et que son état finira par être reconnu en tant que nouvelle entité politique sans lien avecc l’Allemagne nazie. Si les Anglais et Français, épuisés par la guerre semblent enclins à laisser Goebbels et ses séides tranquilles, le président Truman n’est pour sa part pas près de laisser ces tortionnaires et meurtriers de masse s’en tirer comme cela.

La tâche pour les américains n’est cependant pas facile. Leur plus grand atout, l’aviation est quasiment paralysé, la proximité de la Suisse empêche les bombardements de haute altitude sous peine de risquer de toucher la Suisse et les montagnes et la Flak particulièrement dense rendent les attaques en piqué quasi suicidaires.

Une course contre la montre s’engage, si les alliés ne parviennent pas à vaincre les défenses des allemands, ceux-ci auront peut-être le temps de terminer la bombe atomique que l’équipe du professeur Heisenberg achève de finaliser.


 

Comme dans North Reich, ce roman m’a laissé l’impression d’avoir été développé dans le seul but de réfuter une hypothèse. Pourquoi Robert Conroy n’a t’il pas pris un point de départ antérieur, permettant une défense plus efficace? Les troupes que les généraux allemands parviennent à rassembler dans le réduit alpin sont le reflet de l’armée allemande de l’époque, à côté des vétérans et des fanatiques, on retrouve des gamins et des vieillards. Si Conroy avait placé son idée avant la bataille des Ardennes par exemple, il aurait pu rassembler dans ce réduit des unités aguerries et rendre cette hypothèse plus crédible.

Ici, à aucun moment on n’a l’impression que Goebbels et ses troupes aient une chance, si ce n’est dans l’effondrement de la volonté de se battre des soldats américains, idée qui est finalement balayée alors que c’est sans doute le point le plus intéressant de ce roman.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé que ce roman était sans doute le moins intéressant des romans de Conroy que j’aie lu jusqu’ici.

Ma note personnelle: 12/20
Germanica de Robert CONROY
Edition Kindle

 

Dragon Storm: China Invades Taïwan – T.J. McFADDEN

Dragon Storm - China Invades taiwan

Et si la Chine profitait de l’élection d’un président américain hésitant pour tenter de réunir la province rebelle à la république populaire. En menaçant d’ouvrir une guerre sur deux fronts (la Corée et Taïwan), la république populaire de Chine parvient à maintenir les Etats-Unis hors du conflit.

Si les communistes peuvent lever une énorme armée, les Taïwanais ont un léger avantage qualitatif mais celui-ci sera t’il suffisant pour contenir les hordes de l’armée populaire. Les deux camps découvrent les problèmes logistiques causés par la corruption (défenses absentes sur les plages de Taïwan et matériel absent du côté communiste). Qu’importe, la milice populaire envoyée en première ligne est endoctrinée et prête à mourir par milliers (et les dirigeants chinois sont prêt à sacrifier cette milice si cela peut leur permettre de conserver leurs meilleures unités pour la percée décisive).

Si les Taïwanais se battent comme des lions et parviennent à freiner l’avance des communistes (avec notamment l’appui d’un groupe de « Tigres volants », mercenaires occidentaux volant sur toutes sortes d’appareils dont certains fortement bricolés) en détruisant une bonne partie de la flotte rouge, la chute de l’île semble inéluctable. L’opinion publique occidentale émue par la résistance héroïque de l’île fera-t’elle pencher la balance? C’est ce que vous découvrirez en lisant ce roman!

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Quelques très bonnes trouvailles au niveau tactique rendent la lecture de ce roman intéressante même si on peut s’étonner de voir le peu d’ampleur des attaques de cellules communistes infiltrées ou comme dans « The Fourth Crisis« , une attaque aéroportée se dérouler quasiment sans perte. Un autre reproche que l’on pourrait faire se situe au niveau de l’essoufflement de l’attaque chinoise. Même si la flotte n’est plus capable d’amener suffisamment de troupe, l’aviation chinoise devrait être à même d’amener des renforts terrestres. Lorsqu’on connaît le montant des dépenses militaires chinoises de ces dernières années, l’on ne peut que s’étonner de voir les « communistes » peiner autant à maintenir leur offensive.

Le contexte politique peut aussi poser question; comment imaginer les Etats Unis laisser un de leurs alliés se faire conquérir sans réagir? Ce serait créer un dangereux précédent et pousser d’autres pays dans les bras de l’ennemi.

En résumé, un roman bien écrit mais basé sur des hypothèses discutables.

Ma note personnelle : 14/20
Dragon Storm: China Invades Taïwan de T.J. McFADDEN
Edition Kindle

1940 et si la France avait continué la guerre – Jacques SAPIR – Frank STORA & Loïc MAHE

1940   1940-2

Le titre indique assez clairement l’objet de cet ouvrage. Donc, pas d’armistice, pas de maréchal sauveur de la France…
Si je parle d’ouvrage, c’est qu’il ne s’agit pas ici d’un roman uchronique mais plutôt d’un essai avec toute la rigueur que cela suppose. Ce livre aborde les questions politiques, économiques, logistiques et militaires notamment. Il est particulièrement complet et assez épais alors que ce premier tome ne couvre que la période de mai 1940 à la fin de l’année 1940.

Les pistes suivies par les auteurs semblent de prime abord assez logiques: les troupes françaises se replient sur l’Afrique du Nord, la Flotte française regroupée en Afrique du Nord permet aux alliés de dominer complètement le transport maritime en Méditerranée, les troupes franco-britanniques viennent assez facilement à bout des troupes italiennes en Lybie et un peu plus difficilement à bout de celles-ci en Somalie et en Ethiopie.

Cependant toute la difficulté dans une uchronie vient de ce qu’à chaque choix, les possibilités de divergences augmentent. Ainsi, on peut se poser la question du choix d’entamer la bataille d’Angleterre alors que la flotte et l’aviation françaises  sont encore en excellent état et causent de grands problèmes à l’allié Italien, permettant par exemple la prise par les alliés de la Sardaigne, de Rhode et des îles du Dodécanèse.

Un autre point qui me pose problème, c’est que non seulement la France continue la guerre mais qu’en plus, cela s’accompagne d’un sursaut moral, les troupes alliées comme la population reprennant espoir et luttant de leur mieux pour permettre l’évacuation la plus complète possible vers l’Afrique du Nord. Dès lors, les ponts sautent presque toujours lorsque les premières troupes allemandes s’en approchent, les troupes alliées se battent quasiment à chaque fois comme des lions et on parvient dès lors à évacuer la quasi totalité des appareils militaires et du personnel civil et militaire clé. Les allemands, tout à la réorganisation de leurs troupes après leur avance rapide ne semblent pas en mesure de gêner beaucoup l’exode vers l’Afrique du Nord.

Enfin, comme je l’ai dit plus haut, ce n’est pas un roman et le luxe de détails (Par exemple, on peut trouver la mention que tel avion a transporté deux moteurs de tel type d’avion d’un aéroport à un autre…)pourrait lasser plus d’un lecteur qui chercherait plutôt un récit militaire qu’une étude détaillée.

Ma note personnelle: 14/20 (18/20 si l’on s’en tient à la qualité des recherches et des détails de la simulation).
1940 et si la France avait continué la guerre – Jacques SAPIR – Frank STORA & Loïc MAHE

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