Le maître du Haut Château – Philip K. DICK

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Le maître du Haut Château nous apparaît tout d’abord comme une uchronie où le point de divergence se situe en 1933 lors de l’assassinat de Roosevelt par Giuseppe Zangara (tentative qui échoua dans notre réalité). Suite au décès de Roosevelt, les Etats-Unis sont restés neutres et n’ont entrepris aucune démarche de réarmement. Dès lors, l’attaque de Pearl Harbour est encore plus dévastatrice et les soviétiques sans l’appui des américains perdent la bataille de Stalingrad. Rommel s’empare de l’Egypte et les pays alliés sont battus. Et capitulent en 1947. (Pour un résumé complet, je vous renvoie à l’excellent article de Wikipedia).

Le roman commence en 1962 dans une Amérique qui a été divisée entre les Nazis et les Japonais (comme le reste du monde d’ailleurs, les allemands s’étant taillé la part du lion). Et le récit se situe exclusivement du côté japonais et dans la partie centrale des Etats-Unis (partie tampon neutre mais très appauvrie) avec quelques nouvelles qui nous sont fournies sur les événements en Europe (où la succession du Führer Martin Bormann est ouverte).


Je sens que je vais me faire quelques ennemis, Philip K. Dick étant un auteur généralement apprécie en France et le maître du Haut Château a obtenu le prestigieux prix Hugo mais je n’ai pas aimé ce roman.

Certes, c’est un récit très riche en idées, un univers relativement cohérent (j’y reviendrai plus loin) et qui aborde un grand nombre de thématique.

Ce qui nous apparaissait de prime abord comme une uchronie finit par se révéler être plutôt un monde parallèle (le roman en révèle au moins trois).

Dick nous amène au travers de ses personnages à mettre en doute la réalité lorsque l’un de ses personnages semble se retrouver dans notre monde (monde également évoqué dans un ouvrage que les allemands ont étudié et que certains d’entre eux ont visité) alors qu’il contemple un objet artisanal authentique (jusqu’ici, il avait été confronté à des faux fabriqués pour les touristes japonais)  , ou lorsque l’Oracle du Yi-King révèle à l’auteur du « Poids de la sauterelle » que le véritable monde est celui décrit dans cet ouvrage écrit à l’aide du Yi-King puisqu’à chaque question que l’auteur se posait sur la suite, il a interrogé l’Oracle.

L’atmosphère est assez réussie, nous pouvons suivre l’évolution des personnages dans cette partie de l’Amérique dominée par les Japonais. La vie y est difficile certes mais l’occupation y est relativement douce (par opposition à la partie du monde sous le joug nazi où la vie est très dure pour les non-aryens). En fait une grande partie du roman nous met en présence de cette opposition entre les sociétés japonaise et allemande. Outre le côté culturel, on peut aussi mettre en évidence le côté traditionnel japonais opposé au modernisme allemand (les allemands voyagent à bord de fusées au lieu d’avions à réaction, ils ont développé un programme spatial qui leur a permis d’envoyer des vaisseaux sur Mars.

Il y a plusieurs éléments qui m’ont rendu cette lecture difficile :

D’une part, il y a l’irruption du Yi-King qui semble dominer la vie des japonais comme des américains situés en territoire occupé par les japonais. Pourquoi et comment ce livre serait devenu indispensable à une partie aussi importante de la population au point qu’elle n’ose plus prendre de décision sans consulter l’oracle.

D’autre part, et je trouve cet élément assez perturbant, Dick nous montre en 1962 un régime nazi fort en avance sur le plan scientifique par rapport à notre réalité puisque en 1962, les Américains étaient encore loin de poser le pied sur la lune alors que dans le roman, les nazis ont atteint Mars avec des vols habités, sans compter les fusées qu’ils utilisent comme les Américains utilisaient les avions.

Enfin, ce qui m’a le plus rebuté, ce sont les personnages torturés, indécis et le rythme du récit qui est fort lent.  C’est dommage parce que certains pourraient arrêter avant la fin et manquer ainsi les révélations finales sur les mondes parallèles.

Ma note personnelle : 14/20
Le Maître du Haut Château – Philip K. DICK
Edition J’ai Lu – Collection Nouveaux Millénaires

Storm Front (Twilight of The Gods Book 1) – Christopher NUTTALL

Storm Front

Ci-dessous j’ai essayé de résumer l’appendice qui se trouve à la fin du roman et qui explique la situation dans laquelle les « héros » du roman se débattent en 1985, des phrases entières sont directement ou quasi directement traduites de cet appendice. Cet exercice nécessaire m’a paru utile parce que la série comporte 3 tomes (à ce jour?), je ne le répèterai pas pour les tomes suivants.

Dans Storm Front, une contre-attaque américaine a réussi à couler un porte-avion japonais en 1941 à Pearl Harbour. Ce simple événement a fait réfléchir Hitler et celui-ci, au lieu de déclarer la guerre aux USA, l’a déclarée aux Japonais. Dès lors, les USA ne sont pas entrés en guerre au côté des anglais et des russes et les allemands ont conquis l’URSS, l’Afrique du Nord et de larges parties du Moyen-Orient. Les Etats-Unis ont envahi le Japon en 1944. Le successeur de Churchill a conclu un accord de paix raisonnable avec l’Allemagne mettant fin à la seconde Guerre Mondiale. Hitler est décédé en 1950 remplacé par Martin Bormann, lui-même remplacé par son fils Adolf Bormann.

En 1985:

Le pouvoir politique en Allemagne est sensé être exercé par le Führer mais est divisé en réalité en trois factions: la SS, l’armée et les conglomérats économiques, chacune de ses trois factions étant elle-même fractionnée en plusieurs éléments (l’armée par exemple est divisée entre armée de Terre, Kriegsmarine et Luftwaffe). Ces factions sont représentées au Reich Council par le Reichführer SS, le chef de l’OKW et le ministre des finances.

La SS et la Gestapo  imposent une main de fer sur le pays.

L’Allemagne est une puissance militaire (elle dispose par exemple de cinq porte-avions nucléaires, sept cuirassés et 137 navires de surfaces de moindre importance mais aussi de 97 sous-marins nucléaires; elle dispose aussi de plusieurs milliers de têtes nucléaires) et politique majeure divisée en cinq sections:

1°) Germany Prime est le cœur du Grand Reich allemand, s’étendant des côtes de France à la Pologne. Des états comme la Belgique, les Pays-Bas et la Pologne ont complètement disparu de la carte. Les populations qui n’ont pas été jugées suffisamment germaniques ont été déportées, réduites en esclavage ou exterminées et des colons allemands se sont installés à leur place. Germany Prime est la meilleure partie où vivre du grand Reich ce qui ne veut pas dire grand chose. La vie dans cette partie du Reich ressemble beaucoup à ce qu’elle était avant la seconde guerre mondiale: Les garçons et les filles sont enrôlés dès le plus jeunes âge dans les mouvements de jeunesse où ils sont endoctrinés. Les garçons sont encouragés à devenir militaire et les filles à avoir des enfants (à partir de 4 enfants, les femmes allemandes jouissent de nombreux avantages) et à s’occuper du ménage. Seule une petite partie des jeunes entre à l’université encore que des efforts soient en cours pour augmenter le nombre d’étudiants. Très peu de gens sont encore capables de reconnaître un Juif, tellement les caricatures qui sont présentées dans les écoles sont loins de la réalité.

2°) Germany North se compose du Danemark et de la Norvège. Ces deux états ont été déclarés germaniques après l’élimination de tous ceux jugés indésirables. Le Reich y maintient de nombreuses bases navales et aériennes. Sans le soutien britannique, la propagande a fini par miner la résistance et de nombreux norvégiens se sont portés volontaires pour entrer dans la SS ou s’établir en Germany East.

3°) Germany East est sans doute le pire endroits où des colons peuvent s’établir. S’étendant de la Pologne au Kamchatka, la région n’est toujours pas totalement pacifiée et en proie à  de nombreuses attaques. La plupart des villes russes originales ont été détruites. A leur place, les allemands ont installé d’immenses plantations et camps de travail. La population slave est déclarée sous-humaine et maltraitée. La plupart des colonies allemandes sont de vraies forteresses et c’est la seule région où les SS sont relativement populaires.

4°) Germany Arabia est constituée de tout ce qui se trouve entre le canal de Suez et l’Iran. Hitler a vite oublié ses promesses et après avoir aidé les nazis à éliminer les juifs, les Arabes se sont retrouvés avec des maîtres bien plus durs que les britanniques. Une révolte a été écrasée en 1950 et de nombreux colons allemands ont remplacés la population locale.

5°) Germany South consiste en l’ancien Congo Belge et Le Sud-ouest de l’Afrique (Namibie). C’est sans doute l’un des endroits les plus affreux où vivre pour les populations indigènes. Les Allemands y sont moins regardant sur l’origine des colons du moment qu’ils sont blancs afin de les aider à contrôler les esclaves et à maintenir les natifs sous contrôle.

La Suisse est toujours indépendante et disposerait de l’arme nucléaire.

La Suède et la Finlande sont indépendantes mais leurs économies sont totalement dépendantes de celle du Reich.

La France de Vichy contrôle le restant de la France ainsi que l’Afrique du Nord française. Elle dispose de très peu d’autonomie et de nombreux français ont émigré en Afrique du Nord pour essayer de construire une vie qui ne soit pas à l’ombre des nazis.

L’Italie contrôle l’Ethiopie, la Lybie, Egypte (sauf la région du canal), la Grèce et de larges parties des Balkans.

L’Espagne a tenté sans grand enthousiasme de s’emparer de Gibraltar mais n’y est pas parvenue au grand dam d’Hitler.

Le Portugal a déclaré la guerre en 1944 aux britanniques pour la forme sans aucune intervention.

Face à l’Allemagne et à ses alliés, se dresse l’Alliance Nord Atlantique, une association de l’Amérique, la Grande Bretagne, l’Australie, le Canada, la Nouvelle Zélande, l’Inde, l’Iran, l’Islande et le Brésil. Tous ces états, à l’exception de l’Iran sont des démocraties et la plupart d’entre eux disposent de marines puissantes.

L’Angleterre et l’Iran servent de bases avancées à l’Alliance et habitent tous deux de nombreuses bases aériennes américaines en plus de leurs propres forces. La menace du Reich suffit à maintenir la cohésion de l’alliance au delà des inévitables frictions.

L’empire britannique a laissé place au Commonwealth britannique en 1951 quand l’Inde s’est vu reconnaître son indépendance vis-à-vis de la couronne britannique. Les états du Commonwealth (l’Australie, le Canada, la Nouvelle Zélande, l’Inde et Afrique du Sud) se sont mis d’accord pour mettre leurs ressources en commun pour empêcher les Etats-Unis de dominer complètement l’Alliance.

L’Afrique du Sud cependant s’est retirée du Commonwealth en 1965 après que des frictions soient apparues entre le régime de l’Apartheid et les états plus libéraux. Bien qu’alliée à l’Allemagne nazie, le régime est resté relativement libéral vis-à-vis par exemple de la population juive. L’Afrique du Sud est la proie d’une guerre civile avec la majorité autochtone de sa population qui dispose du soutien militaire de l’Alliance. Malgré les 200.000 hommes envoyés en renfort par Berlin, le régime de Prétoria semble en forte difficultés et les Nazis sont tentés de remplacer les dirigeants par des hommes plus proches de leur doctrine.

Le Japon a été envahi par les Américains en 1944. La combinaison d’une résistance fanatique (certains japonais ont résisté jusqu’en 1955) et de la famine de masse a conduit à une diminution de 60% de la population. L’émigration des noirs américains a été encouragée et de nombreuses unions entre soldats noirs et japonaises. La quasi destruction du Japon a eu des conséquences sur sa culture. La culture japonaise a laissé la place à une étrange combinaison des cultures américaines et japonaises. Le Japon est formellement un territoire américain même s’il n’a pas encore été reconnu comme Etat à part entière.

Une guerre économique est en cours entre les deux supers puissances et les allemands sont un peu dans la même position que les soviétiques dans notre ligne temporelle, la course à l’espace et aux armements nucléaires a usé une grande partie des ressources du Reich.  Les Américains ayant une économie beaucoup plus développé peuvent se permettre de dépenser beaucoup alors que les allemands doivent dépenser une part très importante de leur budget pour se maintenir au même niveau. De plus, les allemands souffrent des différentes politiques voulues par les factions au pouvoir:

1°) Les SS veulent une natalité forte pour permettre à la race allemande de se développer, dès lors ils ont instauré des allocations très importantes pour les familles nombreuses. Ceci a un coût énorme pour le Reich.

2°) Le développement militaire contrebalancer la puissance américaine sont soutenus par l’armée et la SS.

3°) La Guerre en Afrique du Sud a un coût très élevé mais le Führer Adolph Hitler avait décrété que les allemands ne pouvaient se retirer d’aucun territoire où ils auraient débarqué. Sans compter la perte de prestige (et la chute prévisible d’un allié) qu’engendrerait ce retrait.

4°) Les conglomérats financiers ont obtenu des avantages en matières d’impôts qui font que la charge sur la population est de plus en plus lourde, les prix ont commencé à augmenter et le rationnement est envisagé. Bien entendu, les financiers arrosent suffisamment d’officiel pour maintenir les impôts à leur avantage. De plus, l’économie allemande n’est pas très efficace et la libre-pensée n’étant pas encouragée, beaucoup de jeunes cerveaux ont fui vers les pays de l’alliance. Ce n’est que récemment que les autorités du Reich ont commencé à investir dans les universités. Il y a bien un réseau informatique mais il est limité et l’informatique allemande est fort en retard par rapport à ce qui se fait aux USA.

C’est dans cette Allemagne en difficulté que Gudrun, une jeune étudiante de l’Université de Berlin découvre que son fiancé qui est parti se battre en Afrique du Sud, serait soigné à l’hôpital Josef Mengele à Berlin. Elle parvient à  pénétrer en secret dans cet hôpital après avoir emprunté une tenue d’infirmière et découvre effectivement son fiancé en état de mort clinique comme de nombreux autres soldats. Gudrun parvient à faire prendre conscience à Volker Schulze, père de son fiancé que le gouvernement a menti et qu’au lieu de rendre hommages aux blessés et aux morts de la guerre en Afrique du Sud, ce même gouvernement cache l’ampleur des pertes.

Gudrun répand la nouvelle à l’université pendant que Volker organise les ouvriers en syndicat et déclenche des grèves. Le mouvement prend de l’ampleur avec une manifestation de femmes, mères et soeur de combattants désirant avoir des nouvelles des leurs. La révolte s’intensifie avec de nouvelles demandes: hausses de salaires, droit de vote, plus de libertés.

Le Reichsfürher SS déclenche des provocations, les SS tirent sur la foule désarmée, l’armée tire sur les SS. La guerre civile est enclenchée. Le Reichführer SS se réfugie à Germanica (nouveau nom de Moscou) et prend le contrôle de Germany East pendant que Gudrun et Volker prennent la tête d’un gouvernement civil avec l’appui de l’armée et du ministre des finances.


Un roman intéressant pour ses hypothèses, mais qui pêche à mon humble avis par une certaine naïveté de ton et certaines incohérences (J’ai en effet du mal à croire qu’une Allemagne aussi puissante soit mise à mal par une guerre en Afrique du Sud (même si cela représente un problème logistique vu la distance et ait aussi du mal à rassembler des troupes pour maintenir l’ordre à Berlin.

Parmi les points positifs, je retiendrai certains personnages comme Horst, un jeune SS qui a infiltré l’université mais qui choisit de rejoindre la rébellion lorsqu’il découvre que les maîtres du Reich ont trahis leurs devoirs envers leurs propres soldats. C’est en grande partie grâce à Horst que la rébellion pourra s’étendre.

Un autre point que j’ai apprécié, c’est que l’auteur n’a pas fait de ses personnages des héros sans défauts. Ils ont gardé les préjugés de leur endoctrinement, ils considèrent toujours que les autres peuples sont des sous-hommes mais on sent qu’il y a un début de questionnement sur les valeurs et les enseignements du Reich. Nous verrons comment cela évoluera par la suite.

En résumé, un début intéressant mais qui ne parvient pas à captiver le lecteur sans doute parce qu’on a du mal à créer un lien avec les personnages.

Christopher Nuttall est un écrivain prolifique mais il me manque pour l’instant quelque chose qui me ferait vraiment accrocher à ses séries.

Pour l’anecdote que les amateurs d’uchronie reconnaîtront, l’ambassadeur des Etats-Unis à Berlin se nomme Turtledove.

Ma note personnelle: 13/20
Storm Front (Twilight of the Gods Book I) – Christopher G. NUTTALL
Edition Kindle

Le site officiel de l’auteur: http://www.chrishanger.net/

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle page sur le blog

Suite aux suggestions de l’amateur d’aéroplanes en matière d’uchronie, j’ai décidé de créer une nouvelle page dédiée aux suggestions des visiteurs de ce blog.

Donc, si vous voulez contribuer, n’hésitez pas à me communiquer vos trouvailles (de préférences celles qui ne sont pas encore commentées sur le blog.

Et comme l’amateur d’aéroplanes a été à la base de cette idée, j’ai inscrit sur cette page deux de ses suggestions pour commencer:

Les Oranges de YaltaLes Biplans de D'Annunzio

 

Published in: on 8 avril 2017 at 12 h 24 min  Comments (8)  
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Guerre aux Grands- Pierre LEAUTE

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Devenu empereur, Augustin Petit est toujours ravagé par ses mêmes obsessions, libérer les petits de l’oppression des Grands et quoi de mieux pour cela que de faire la guerre au pays qui est peuplé de grands: l’Allemagne. Avec ses alliés Italiens, la France envahit donc l’Allemagne ce qui provoque l’entrée en guerre des anglais.

L’Histoire se poursuit un peu comme dans notre ligne temporelle en échangeant les rôles de l’Allemagne et de la France, l’Allemagne est vaincue et scindée en deux puis l’Italie se fait envahir et Augustin Petit doit libérer son allié italien (il se fait lui même parachuter et participe activement à la libération).

A la fin, la France est vaincue. Augustin Petit retranché dans son refuge savoyard choisit l’exil en Amérique du Sud.


Je ferai un peu les mêmes remarques pour ce deuxième tome que pour le premier , pour moi la sauce n’a pas pris parce que le mélangé de gravité et d’humour est très délicat.surtout quand on arrive à des scènes  délirantes. Et tant qu’à faire, pourquoi revenir à une fin classique, pourquoi ne pas avoir écrit la grande victoire du Petisme, avec un monde à la botte du tyran?

Je retiendrai de ces deux tomes quelques scènes amusantes où l’auteur relie l’actualité plus ou moins récente avec son roman (Augustin Petit écrivant à son épouse qui l’a quitté: si tu reviens j’annule tout) ou la décapitation de la tour Eiffel bien trop grande au goût du dictateur ainsi que l’interview du dictateur par Pierre Bellemarre des années après la fin de la seconde guerre mondiale.

Ma note personnelle: 13/20
Guerre aux Grands ! – Pierre LEAUTE
Edition Kindle

Voir le premier tome: Mort aux Grands!

Si vous voulez avoir plus d’information sur l’auteur, vous en trouverez notamment sur son blog.

Shattered World 1-6: « The Eurasian War  » de Bobby HARDENBROOK

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J’avais déjà donné mon avis sur la première partie, voici ma critique des volumes 1-6(réunis en un seul gros ouvrage).

Je rappelle que « Shattered world » est un essai uchronique, pas un roman.

Contrairement à la plupart des récits uchroniques, dans cet essai, Bobby Hardenbrook modifie plusieurs paramètres:

Il part du principe que les relations entre l’Allemagne et l’Union soviétique se sont détériorées au point que Staline décide de lancer une attaque préventive sur la Pologne avant qu’Hitler ne se décide à attaquer ce pays.

Il décide aussi de plusieurs modifications telles que : pas de purge des officiers de l’armée rouge, accélération de la production des blindés soviétiques (ce qui leur permet d’avoir beaucoup plus de T34 disponibles dès les débuts de la guerre), l’Armée allemande jouit de beaucoup plus de libertés que dans notre ligne de temps parce qu’Hitler ne bénéficie pas de l’aura que lui aurait donné selon l’auteur la victoire de la campagne de France.

Dans cet essai, l’auteur aborde le récit uniquement du point de vue des mouvements stratégiques, il n’y a pas de partie romancée, mais seulement quelques témoignages ponctuels de situations tactiques par des personnages divers, sans doute pour donner un petit côté réaliste.

Pour un résumé plus détaillé du début, je vous renvoie à ma critique du tome I.

Après l’attaque de la Pologne par les soviétiques en 1937, les allemands, hongrois et italiens se sont rangés du côté polonais. Les combats se sont étendus à la Roumanie.

Les Français, Anglais et Américains restent neutres aidant même plutôt l’Allemagne économiquement parce qu’ils considèrent que Staline est plus dangereux qu’Hitler.

Petit à petit, l’Allemagne finit par prendre le dessus. L’Union soviétique est seule pour combattre l’Axe et, étant l’agresseur, ne jouit pas pour cette guerre de l’important soutien psychologique que constituait l’invasion de la Rodina  Lors d’une des offensives allemandes, Joukov se retrouve encerclé par les allemands avec plusieurs dizaines de milliers d’hommes et finit par se suicider. La Guerre s’étend aux Pays Baltes, à la Finlande et même à la Suède qui est envahie par les deux camps.

Alors que l’Axe repousse petit à petit les soviétiques, des parties du territoire soviétique se soulèvent et rejoignent l’Axe comme L’Ukraine, les Pays Baltes ou la Tchétchénie. Certains pays qui, dans la ligne de temps normale étaient restés neutres, rejoignent l’Axe comme l’Irak ou la Turquie (à qui l’Allemagne a promis les champs pétrolifères de Bakou).

Le Japon voyant la frontière est de l’empire soviétique fortement dégarnie attaque et s’empare d’une bonne partie de la Sibérie, postposant son attaque sur les territoires des puissances occidentales.

Les soviétiques sont acculés. Beria fomente un coup d’état et élimine Staline. Ne pouvant rien faire pour faire basculer la situation, Beria finit pas accepter de capituler en Juillet 1942 et la frontière est établie sur base des territoires conquis, la suède étant coupée en deux. L’Union soviétique est amputée de nombreux territoires: l’Ukraine, les Pays Baltes, une partie de la Sibérie et du Caucase.

Pour l’anecdote, Stalingrad est renommée: Beriagrad.

Les Pays occidentaux (France, Angleterre, Belgique, Pays-Bas) ont entre-temps créé l’Alliance pour la démocratie que la Norvège s’est empressée de rejoindre mais qui ne comprend pas les Etats-Unis où le président républicain Dewey a été élu par les partisans d’une politique isolationniste.

Alors que l’Allemagne se prépare à la prochaine guerre contre l’Alliance pour la démocratie en développant de nouveaux chars (Le char Panther amélioré dans cette timeline a été renommé Cougar et débarrassé des nombreux problèmes de maintenance que connaissait le Panther) de type Cougar II avec un canon de 105mm. Les Jets se multiplient ainsi que les fusées V2, V3 et V4 avec toujours plus de puissance et d’explosifs emportés.
Les troupes Italiennes voient leur équipement modernisé et se lancent dans la construction de nouvelles unités navales y compris un porte-avion. Les Allemands et les Anglais se lancent aussi dans la construction de nouvelles unités navales plus puissantes (Les allemands créant notamment un « super-Bismarck » nommé Fatherland et deux porte-avions).

Les hostilités reprennent en mai 1945 et la Wehrmacht se lance à l’assaut des Pays-Bas de la Belgique et de la France. La campagne est plus longue et acharnée mais les allemands finissent par vaincre les troupes alliées et à s’emparer des trois pays envahis. La France n’a pas capitulé parce que De Gaulle a fait un coup d’état. La France continue donc la Guerre depuis ses possessions d’Afrique du Nord.

Dans le désordre et par théâtre d’opération:

En Afrique du Nord, les Italiens tentent de s’emparer de la Tunisie mais même s’ils sont mieux équipés et leur moral meilleur que dans notre ligne temporelle, ils finissent par avoir besoin des Allemands qui envoient d’abord Guderian et puis Rommel en soutien de Guderian pour faire face aux français à l’Ouest et aux Anglais à l’est (Egypte). Les combats seront longtemps indécis, basculant d’un côté puis de l’autre mais les français sont battus et obligés de concéder la Tunisie et une bonne partie de l’Algérie à l’Italie; ils sont aussi forcés de se retirer de l’Alliance pour la démocratie. Les troupes anglaises après avoir été au bord de l’anéantissement sont sauvés par l’explosion d’une bombe atomique sur le nœud de ravitaillement le plus important des allemands, l’explosion liquidant la meilleure unité allemande par la même occasion. L’Egypte et la Syrie sont cependant le théâtre de nombreuses insurrections nationalistes et fondamentalistes et il n’est pas sûr que l’Angleterre pourra encore s’y maintenir longtemps.

L’Espagne ayant rejoint l’Axe, Malte et Gibraltar ont été attaqués. Malte est tombée assez rapidement mais Gibraltar ne cédera qu’après un siège de 1.614 jours et de nombreux bombardements notamment par les canons lourds sur rails.

En Norvège, là aussi les combats sont acharnés mais après plusieurs années de combats, les alliés repoussés au Nord sont obligés de ré-embarquer vers l’Angleterre.

Les Etats-Unis, attaqués par les Japonais en même temps que les Anglais, français et autres puissances occidentales ne sont entrés en Guerre que contre les Japonais. Nous suivons donc pendant plusieurs années les combats dans le Pacifique où la flotte américaine, lourdement touchée à Pearl Harbour où elle a vu trois de ses six porte-avions de Classe Essex coulés et un quatrième endommagé (sur six) doit mener de longs combats contre les Japonais. Le général Patton se distingue en Thaïlande et en Indochine où les Américains se sont alliés à Ho Chi Minh pour chasser les Japonais. Les Etats-Unis ont développé la bombe atomique avec un peu de retard sur notre ligne temporelle et l’utilisent pour faciliter leurs avancées. Après l’explosion de la deuxième bombe, une junte de militaire fanatiques s’empare de l’empereur du Japon et décide de poursuivre le combat jusqu’au bout. On voit donc les explosions nucléaires se multiplier, détruisant les points de résistance, les ports, les infrastructures militaires et les villes. De leur côté, les militaires japonais font un usage intensif d’armes chimiques et bactériologiques ce à quoi les Etats-Unis répondent avec leur propres armes chimiques et l’utilisation du Napalm. Les Japonais sont repoussés un peu partout se cramponnant aux villes portuaires chinoises et défendant leurs îles pied à pied.

Les soviétiques, profitant de ce que les Allemands étaient très occupés à l’Ouest ont lancé une grande offensive pour reprendre du terrain aux allemands. Dans un premier temps, ils parviennent à reprendre les Etats baltes et l’Ukraine mais ils finissent par être repoussé. L’armement allemand leur est très supérieur, surtout dans le domaine de l’aviation. Lorsque ce livre se termine, les soviétiques ont déjà été repoussé sur leurs frontières et leurs troupes sont totalement désorganisée, ayant perdu une majeure partie de leur armement lourd.

En Europe, l’Angleterre est régulièrement bombardée par les missiles allemands, il y a de nombreux affrontement entre l’aviation des deux camps, les jets allemands étant supérieurs aux Meteors anglais mais les anglais reçoivent une aide non-officielle des Etats-Unis qui leur permet de tenir le coup jusqu’à ce que les Etats-Unis décident d’intervenir. La bataille de l’Atlantique bascule tantôt dans un camp, tantôt dans l’autre en fonction des progrès faits par les allemands dans la guerre sous-marine ou par les alliés dans le domaine de la lutte anti sous-marine. Alors que la Bataille des Canaries est très disputée, les Etats-Unis déclarent la Guerre à l’Axe et font pencher le balance dans cette bataille. Les flottes américaines bombardent l’Espagne et les chasseurs américains embarqués sur des porte-avions finissent par emporter la bataille aérienne malgré de nombreuses pertes causées par des missiles téléguidés tirés contre les navires US. L’Espagne subit de nombreux bombardement atomiques mis Franco capitule pas. Le Portugal qui avait rejoint l’axe change de camp et permet un débarquement américain sur ses côtes. Gibraltar est reconquise par les américains après une nouvelle explosion atomique.

Les Anglais ont lâchés plusieurs bombes atomiques sur des bases de la Luftwaffe en France et les allemands ont ripostés par des tirs de missiles chargés de gaz. Le nombre de victimes est très élevé des deux côtés.

Le livre se termine alors que les alliés viennent de lancer des bombes atomiques sur plusieurs villes allemandes avec une estimation de 3 millions de morts.


Cet essai ne m’avait déjà pas convaincu dans sa première partie mais les parties 2 à 6 n’ont fait qu’aggraver ce sentiment.

Si au départ, l’aviation russe m’a paru surestimée, par la suite, elle paraît se modifier très lentement. Quid des nombreux modèles russes qui se sont montrés quand même assez efficaces dans notre ligne temporelle. De plus, l’auteur semble oublier qu’il a autorisé des progrès technologiques à une nation. Il est une seule fois question d’une escadrille de jets Komet chargés de la défense de Moscou mais on n’en entend plus parler ensuite, comme si les russes n’en avaient plus construit, il n’est question que de nombreux avions à hélice. De même, l’auteur a armé l’Union Soviétique de nombreux chars T34 au début de la guerre mais on ne voit que très peu d’améliorations des tanks soviétiques par la suite (quid des t34-85, KVI ou KVII…). Il n’est qu’une seule fois fait mention de chars JS.

Si la résistance des soviétiques au début du récit est étonnante (ils combattent quand même cinq ans tout seuls alors qu’ils doivent affronter en plus des allemands et de leurs alliés de notre ligne temporelle, les Polonais, les Ukrainiens, les Baltes, les Turcs et les Japonais), leur effondrement dans la deuxième partie apparaît tout aussi surprenante. Contrairement aux allemands, ils ne semblent avoir fait aucun progrès matériel. L’auteur nous dit qu’une ligne ferroviaire a été construite en Afghanistan qui permet aux anglais de ravitailler les soviétiques mais ce ravitaillement ne semble rien apporter.

Le côté le plus dérangeant, c’est sans doute la volonté de combat jusqu’au-boutiste de nombreux combattants à l’instar des italiens par exemple qui semblent dans ce récit beaucoup plus décidés à se battre que dans notre ligne temporelle. Et puis, si notre seconde guerre mondiale avait déjà été une effroyable boucherie, l’auteur ici n’hésite pas à faire employer des armes chimiques, bactériologiques et nucléaires par tous les camps à tel point que j’ai perdu le compte du nombre de bombes larguées par les Anglais et les Américains. La facture globales du boucher est donc ici encore beaucoup plus élevée que dans notre ligne temporelle et la guerre n’est visiblement pas finie au bout du volume VI.

Enfin, si l’auteur semble avoir une connaissance des principaux généraux des deux camps, passé quelques noms, il ne semble plus y avoir personne. Où sont passé les Koniev, Rokossovski, Vassilievski, Leclerc, Bradley… pour ne citer que quelques noms. Joukov mort, les soviétiques ne semblent plus avoir un seul général charismatique?

Shattered World Vol.1-6  de Bobby HARDENBROOK
Edition Kindle
Ma note personnelle: 12/20

Mort aux grands ! – Pierre Léauté

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Et si la France avait perdu la guerre 14-19 ? Un Adolf français Hitler aurait-il émergé de l’après guerre ? Voilà le point de départ de cette uchronie loufoque.

Je reviendrai sur le côté loufoque plus loin mais commençons par examiner le côté uchronie.

La première Guerre Mondiale a donc duré jusqu’en 1919 et s’est terminée par la défaite de la France. La France est ruinée par les réparations de guerre et est en partie occupée par les troupes du Kaiser Guillaume II. Un Français, Augustin Petit n’accepte pas la défaite, lui seul a compris que responsables de la défaite, c’étaient les Grands, eux dont la tête dépassait des tranchées et en faisait des cibles idéales. De plus, les Allemands sont tous des grands blonds, c’est bien connu !

Et Augustin va partager ses idées. Au début, il ne rencontre aucun succès, personne ne veut l’écouter mais il rencontre bientôt d’autres hommes aigris, comme lui, par la défaite et notamment « l’auvergnat »un tenancier de Brasserie qui va le loger, le financer et l’inviter à parler à d’autres hommes prêts à se battre pour restaurer la grandeur de la France.

Petit à petit (jeu de mot ! comme aurait dit maître Capelovicci) Augustin se découvre des talents d’orateurs, ses diatribes contre les « Grands blonds » attirent de plus en plus de monde. Bientôt la salle de la brasserie n’est plus assez grande. Un dénommé Joseph Genot met à sa disposition son organisation : les Culottes d’Acier (ou CA) qui deviennent les membres du service d’ordre du PPP (Parti des Plus Petit).

Augustin décide de nommer les adhérents à son parti les poussins puisque ce sont les derniers à se nourrir dans la basse-cour. Battu aux élections, Augustin se lance dans un Tour de France plutôt mouvementé mais qui lui attire de nombreuses sympathies. Arrêté sur base d’une dénonciation d’un de ses lieutenants, Petit est condamné à la prison. Libéré, il se charge de liquider Genot le traître ainsi que les chefs des CA pour les remplacer par sa nouvelle garde prétorienne : les CC (Culottes courtes) il se retire ensuite en Haute-Savoie où il écrit « Mon destin ».

Les gouvernements se succèdent à la tête de la France et aucun ne parvient à redresse le pays. Le PPP ayant considérablement grandi, Clémenceau se voit contraint de traiter avec Augustin Petit et de le nommer à Matignon dans un gouvernement de coalition.

Contrairement aux attentes, Augustin Petit réussit à  redresser les finances du pays et Clémenceau qui lui reprochait sa réussite fait une chute fatale dans les escaliers le lendemain. Augustin Petit n’écoutant que son sens du devoir, se sacrifie pour la patrie en s’arrogeant les pleins pouvoirs. Le PPP gagne les élections et les deux tiers des députés portent l’uniforme jaune poussin.

Désormais le PPP a les pleins pouvoirs, la liberté de la presse est supprimée, les grands sont envoyés dans des granlags, on fait des autodafés de toutes les œuvres produites par des grands avant de franchir un pas supplémentaire en annexant la Wallonie et Bruxelles.

Aux jeux olympiques de Paris en 1934, l’équipe de France bat l’Allemagne par 8 à 0 (sur 8 pénaltys).

Le 1er Octobre 1937, la France envahit la Suisse Romande à la grande fureur du Kaiser Joachim.

Lors de la conférence de Londres, les alliés (Anglais et Allemands) sacrifient une partie de la Suisse pour maintenir la paix. La France se réarme à vitesse accélérée.


Une uchronie très intéressante sur le sujet, j’aurais beaucoup aimé lire une uchronie un peu plus sérieuse sur ce thème avec la montée au pouvoir d’un parti fasciste français.

Certains ont apparemment beaucoup ri avec ce roman, moi j’ai souri mais sans plus. A force de mélanger les scènes dramatiques (on assassine quand même gaiement) et les scènes humoristiques, voire bouffonnes, la sauce n’a pas pris pour moi. On sent que l’auteur a une bonne connaissance de la période et a pris beaucoup de soin sur certaines parties du roman (je pense notamment aux lois promulguées par le PPP) mais d’autres scènes  sortent plutôt du « dictateur  » de Chaplin (Je pense ici à une scène ou Auguste Petit se fait saluer par une salle remplie de « poussins » aux cris de « Piou-piou » – on aurait pu se contenter des uniformes jaune poussin).

Ma note personnelle: 13/20
Mort aux Grands ! – Pierre LEAUTE
Edition Kindle

Si vous voulez avoir plus d’information sur l’auteur, vous en trouverez notamment sur son blog.

Pour un autre avis, vous pouvez consulter le site du Bibliocosme

Pour le deuxième tome: Guerre aux Grands!

Stalin’s Hammer: Cairo – John BIRMINGHAM

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Le prince Harry a été recruté par le MI6, suite à ses aventures précédentes. Sa première mission l’envoie au Caire où il doit empêcher les soviétiques d’enlever un savant allemand. Accompagné de son amie Julia Duffy, Harry a donc toutes les apparences du touriste en vacances qui ne devrait pas attirer l’attention (enfin pas plus que ne peut en attirer un membre de la famille royale d’Angleterre) mais le Caire est comme chacun le sait, un nid d’espion.


Stalin’s Hammer est la deuxième partie du quatrième tome de la série Axis of Time, alors que les trois premiers tomes nous avaient entraînés dans un thriller uchronique, ce quatrième tome lui ressemble plutôt à un James Bond, les gadgets de Q étant remplacés par quelques équipements futuristes. Je dois le dire j’ai été un peu déçu. Le roman est bien écrit mais j’espérais que John Birmingham allait continuer à développer son univers uchronique alors que ce deuxième tiers continue dans l’espionnage qui était déjà le thème principal du premier tome.

J’ai trouvé l’ambiance Caïrote assez réussie et rendant très bien l’image qu’ont pu donner les films d’espionnage qui s’y déroulent.

Une lecture agréable mais qui pourrait décevoir les fans de la série.

Ma note personnelle: 15/20

Stalin’s Hammer: Cairo – – John Birmingham

Edition Kindle

Voir le 1er tiers de ce quatrième tome: Stalin’s Hammer: Rome

Bilan 2016 et planning 2017

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Une année 2016 qui aura vu une diminution du nombre de visites sur mon blog, sans doute due en partie à des périodes où j’ai quelque peu délaissé celui-ci et aux événements terroristes.

Les projets 2016 ont été plus ou moins bien suivi (à l’exception de la suite de 1946 que je remets en projet pour cette année.

Pour 2017, on retrouvera sur ce blog de l’Uchronie bien sûr avec notamment les suites de séries entamées : Red Gambit (tome 8), Armaggedon’s song (prequel), Kirov (au moins le tome 6), WWIII 1946 (tome 2), 1632 (The Bavarian Crisis)  ainsi qu’une ou deux oeuvres « classiques » de l’uchronie (Dick, Sprague de Camp), du Steampunk, de la Fantasy (Mark Lawrence, Sanderson, Erikson, Scott Lynch, Gemmell), du Space Opera (E.EDoc Smith, David Weber), du Pulp (Edmond Hamilton) et bien entendu, du Baskerville!

J’espère aussi avoir plus de temps pour échanger avec mes collègues blogueurs.

Bonne année 2017 à tous!

Endgame – Colin GEE

 

endgame

Pour terminer l’année, quoi de mieux qu’une chronique d’un roman intitulé « Endgame »?

Endgame devait être le dernier tome de la série « Red Gambit », mais en l’écrivant, l’auteur s’est rendu compte qu’il aurait encore besoin d’un volume (sans doute à paraître en 2017).

Dans ce 7ème opus, les Alliés et les Soviets profitent de la trêve pour se renforcer. Staline espère que pendant cette trêve, il pourra rattraper une partie du retard des soviétiques en matière d’armement nucléaire. Grâce à l’accueil des savants Japonais et de leurs travaux, les soviétiques ont pu développer une série d’armes nucléaires et bactériologiques. Ils entendent faire des sous-marins japonais des rampes de lancement pour les V2 qu’ils ont capturés afin d’atteindre le territoire des Etats-Unis.

Pendant ce temps, le chancelier Speer entend bien profiter de l’état d’affaiblissement des soviétiques en déclenchant dès que possible une offensive. Ils a donc conspiré avec les Polonais pour réarmer les armées des deux nations au maximum. Des officiers alliés ayant eu vent d’information en ce sens sont éliminés par les services secrets allemand, y compris les généraux De Walle et Strong.

Malheureusement le sabotage de l’avion qui transportait le général Strong a des conséquences inattendues. L’avion qui devait transporter Eisenhower ainsi que les généraux Bradley et Bedell-Smith en Suède connaît une panne et les généraux décident d’emprunter le même avion que le général Strong. Le haut commandement allié en Europe se trouve donc décapité lorsque le sabotage se déclenche.

Le général Patton est nommé provisoirement à la tête des forces alliés en Europe en attendant que le président statue sur le remplacement d’Eisenhower. C’est alors que les allemands déclenchent de fausses attaques sur le front allié. Patton réagit aussitôt et ordonne une contre-attaque. S’ensuit un peu de confusion puisque les deux camps (à l’exception notable des allemands et des polonais qui se livraient justement à des manœuvres) sont surpris par l’attaque et donc pas prêt à passer à l’offensive.

Du côté russe, Nazarbayeva, commandant en chef du GRU (services de renseignement de l’armée) a été approchée par des dirigeants qui fomentent un putsch (en l’occurrence, Khrutschev, Gorbachev et Joukov ainsi que Kaganovitch, le numéro 2 du NKVD). D’abord réticente, elle change d’avis lorsqu’elle découvre que Staline et Beria lui cachent la vérité sur la poursuite du programme d’armes de destruction massive.

L’armée russe elle, surprise dans un premier temps reçoit l’ordre de combattre jusqu’au bout. Le Maréchal Rybalko lance une puissante contre-offensive avec la troisième armée de chars de la garde, une unité d’élite et équipée avec le meilleur matériel que l’Union soviétique puisse fournir. La cible principale de cette offensive est le secteur tenu par les unités de la Légion et notamment les divisions Camerone et Alma.


Un bon tome que celui-ci, l’action est constante et prenante. Le massacre continue et des hommes que nous suivions depuis les premiers tomes tombent à leur tour.

Le principale reproche que je fais à l’auteur, c’est la volonté de Staline d’utiliser les armes de destruction massive sans même penser aux représailles possibles. Il paraît évident que le début de l’utilisation de ces armes mènera à l’escalade…

Ma note personnelle: 16/20
Red Gambit tome 7 – Endgame de Colin GEE
Edition Kindle

Le site de la série: http://www.redgambitseries.com/

Lien facebook sur la série:https://www.facebook.com/groups/RedGambit/

Lien facebook sur le tome 7: https://www.facebook.com/groups/1506563606323223/?fref=ts

1634: The Baltic War – David WEBBER & Eric FLINT

1634

1634 fait suite aux évenements de 1633 et de « Ring of Fire ». Ce roman nous raconte comment l’Amiral Simpson vient lever le siège de Lubeck (où Gustave-Adolphe était encerclé par les Français et les Danois) avec sa flotte « d’Ironclads ». Ces Ironclads à qui il a fait remonter le cours de l’Elbe en franchissant tous les obstacles et en détruisant au passage la forteresse de la ville libre d’Hamburg qui entendait lui barrer le passage.

Mais pendant ce temps, les Français et les Danois ne restent pas inactifs: Grâce aux emplaires des encyclopédies que les américains possédaient, les français ont développé une carabine de cavalerie et l’ont produite en assez grand nombre pour équiper plusieurs milliers de cavaliers et les danois expérimentent des mines sous-marines et des torpilles montées au bout de galères.

Aussi ingénieux soient-ils, les Danois ne peuvent empêcher la destruction de la flotte qui faisait le siège de Lubeck et la cavalerie française ne peut intervenir à temps pour empêcher l’armée de siège d’être battue par les Suédois et les Américains.

D’autre part, la délégation Américaine qui était enfermée dans la tour de Londres est libérée par un commando dirigé par Harry Lefferts, qui fait également évader Crowmell et Sir Thomas Wentworth (ancien premier ministre renversé par un complot à la cour).


On retrouve dans ce récit l’efficacité dont est capable le duo Weber et Flint, un récit qui donne envie de continuer à lire, c’est fluide et intéressant et les combats sont crédibles.

Si on n’atteint pas le suspense de 1633, le récit avance et plusieurs pistes se développent pour les romans suivants de la série.

Pour le tome 1: 1632
Pour le tome 2: 1633

Voir aussi l’anthologie Ring of Fire ou plusieurs auteurs connus et des fans ont développé des éléments de cet univers dans des nouvelles qui sont parfois le point de départ d’une série de romans liés à l’univers de 1632.

Et la page que j’ai consacré à cette série: 1632-Verse

Ma note personnelle : 16/20
1633 –  Eric Flint et David Weber
Edition Kindle

L’avis d’Eumène de Cardie: 1634 – The Baltic War

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