La 25ème heure – Feldrik RIVAT

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Ce roman débute par l’arrivée du « Biographe » en gare de Leysin (Suisse), cet homme a en fait rédigé les mémoires de Louis Bertillon, le fameux policier depuis ses débuts à la Sureté dirigée par Marie-François Goron et c’est par l’artifice de la lecture des mémoires de Bertillon que nous entrons dans cet ouvrage.

Nous découvrons ainsi un jeune inspecteur débutant, un peu gauche et tout juste intégré qui se voit rattaché dès sa première enquête au fameux Eudes Lacassagne, surnommé « Le Khan ». Lacassagne, habitué à travailler seul, est peu enthousiaste à l’idée de travailler avec ce jeune homme qui a encore tout à apprendre. Bertillon quant à lui est impressionné de travailler avec ce célèbre inspecteur mais est très vite étonné par les diverses particularités de Lacassagne: Le Khan se déplace toujours à pied, il ne semble connaître ni le froid, ni la faim, ni la douleur; il remonte régulièrement sa montre, verse un liquide étrange sur un sucre à intervalles réguliers et appelle un moineau qui vient lui manger dans la main. Mis à part ces étrangetés, le Khan est doué d’un esprit de déduction remarquable et va toujours droit au but.

Bientôt Lacassagne et Bertillon se retrouvent au cœur d’une sombre affaire de morts qui sont amputés d’un doigt et qui ont subi des rituels d’embaumement particulièrement exotiques, morts qui disparaissent puis réapparaissent. Cette aventure complexe entrainera nos deux détectives à travers le Paris mondain, le Paris scientifique, le Paris Occulte dans et sous les rues de la capitale, dans les dédales et jusqu’au sommet de la tour Eiffel en construction.


J’ai découvert ce roman grâce à une offre de lecture gratuite du premier chapitre et cette lecture m’a donné envie d’acheter ce roman, achat que je n’ai pas regretté.

C’est un excellent roman aux frontières du policier, du fantastique, de l’ésotérisme et du Steampunk, trop riche pour pouvoir le résumer. On y retrouve un grand nombre de noms illustres tels que Charcot, Bertillon, Méliès, Pinkerton…, à tel point que l’on pourrait craindre qu’ils ne soient que prétexte à partager l’érudition de l’auteur mais il y a une raison à la présence de la plupart de ceux-ci et l’ont ne peut qu’admirer le brio avec lequel l’auteur a su façonner un récit qui nous permette de retrouver tous ces grands esprits.

J’ai hâte de retrouver la suite dans le tome 2.

Ma note personnelle: 17/20
La 25ème heure – Feldrik RIVAT
Les éditions de l’homme sans nom
446 pages

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Les Âmes envolées – Nicolas LE BRETON

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28 Avril 1912 – Le préfet Lépine est au sommet de sa gloire, il vient d’abattre Bonnot alors que celui-ci tentait de s’échapper en ballon fusée.

Novembre 1916, en pleine guerre mondiale, l’ex-préfet, Lépine, âgé de 70 ans  est rappelé de sa retraite par Clémenceau pour enquêter sur la disparition mystérieuse de plusieurs savants de premier plan. Alors qu’il se sent fatigué et quelque peu relégué au second plan dans un commissariat de quartier, il ne sait pas encore que cette enquête va l’entrainer au bout du monde et lui redonner le goût à la vie et à l’amour. Car les événements vont se précipiter :  la mort de plusieurs enquêteurs, la découverte d’un sous-marin propulsé par une énergie mystérieuse et guidé par un automate qui utilise une bande trouée pour se diriger, un peu à la manière des pianos mécaniques, l’enlèvement de Léontine de Laroche, la première femme pilote d’aérostat (et dont Louis est tombé follement amoureux) par Bonnot (enfin par un Bonnot zombifié) sont quelques uns des événements qui vont entraîner Louis Lépine de France en Inde, au Népal puis de retour vers la Suisse avant de rencontrer un ennemi d’une puissance colossale au-dessus des tranchées d’Ypres.

Et si l’automobile n’avait jamais été inventée? Voilà l’un des thèmes principaux de cette Uchronie où Nicolas Lebreton nous emmène. L’auteur a su créer un monde tout à fait original où la plupart des déplacements et transport se font par la voie des airs. Ce mode de transport a donc façonné les villes de telle sorte que les logements disposent d’embarcadères et de passerelles qui permettent  aux habitants d’embarquer et de parquer les dirigeables. Car les rues des cités sont remplies d’aérostats de toutes tailles qui circulent au-dessus des rues ou plus haut dans le ciel, cela va de l’aérostats d’une personne aux ballons de transport. Les passagers des aérostats portent des harnais -, ce qui permet par exemple aux conducteurs d’aéro-taxis de les haler en leur lançant des grappins que les passagers attachent à leurs harnais…

Ceci ne sont que quelques unes des innombrables idées qui se retrouvent dans ce roman. Je pourrais encore citer par exemple, le fait que le préfet Lépine utilise des objets basés sur les inventions qui ont été présentées au fameux concours qui porte son nom…

Si cet ouvrage est remarquable au niveau de ses idées, il ne m’a cependant pas captivé comme j’aurais aimé l’être. Il y a des livres que j’ai du mal à déposer tellement je suis pris par le récit. Ici, il y a certes, énormément d’inventivité et un grand nombre (trop grand ?) de mystères, mais c’est peut-être ce qui nuit à la continuité du récit. A force de multiplier les personnages, les puissances et les forces en présence (allemands, anglais, français, Société de Thulé, Ordre Noir, Shangri-La, le Vril, l’énergie noire, Aleister CROWLEY, Alexandra DAVID NEEL…) , l’auteur doit donner beaucoup d’explications et de descriptions qui prennent peut-être le pas sur le récit .

En conclusion, un début encourageant pour cette série Steampunk qui devrait adopter un nouveau rythme maintenant que l’essentiel du décor est planté.

Une mention spéciale pour l’idée des Œufs Noirs et pour avoir enfin un auteur qui donne une explication plausible à l’existence de morts réanimés.

Ma note personnelle: 15/20
Les Âmes envolées – Nicolas Lebreton
Les moutons électriques – 321 pages.

Pour d’autres avis:

Dionysos (Le Bibliocosme)

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