L’Oeil Vert de Goona – Arthur MORRISON

L'oeil vert de Goona

 

Fin 1902, l’œil du Deccan, un fabuleux diamant vert a été volé au Rajah de Goona. Mehta Singh, le premier ministre du Rajah a tué le voleur mais on n’a pas retrouvé le bijoux.

Quelques moins plus tard, alors que Harvey Crook, un aventurier qui vit en dilettante de transactions commerciales diverses (sa dernière transaction en date portait sur des orchidées par exemple), s’apprête à quitter l’Inde pour rejoindre l’Angleterre, il est contacté par un autre aventurier, monsieur Hahn, qui lui demande de convoyer pour lui un colis de douze grandes bouteilles de Tokay impérial qu’il espère revendre une centaine de livres en Angleterre.

Pendant la traversée, Harvey Crook fait la connaissance de Lyman W. Merrick, un riche américain, qui à force de le fréquenter finit par apprendre la mission de Monsieur Crook. Intrigué et désireux de gouter ce vin rare, l’américain fait des offres de plus en plus élevées à Harvey, jusqu’à offrir le double de la valeur espérée par Monsieur Hahn. Devant la somme offerte par Merrick, Harvey finit par accepter fier du gain réalisé au profit de M. Hahn.

Pour fêter son acquisition, M. Merrick décide d’ouvrir une des bouteilles pour en goûter le contenu avec sa fille et Harvey Crook. Ne trouvant pas ce vin très bon, Monsieur Merrick décide de vendre les onze bouteilles restantes aux enchères dès son arrivée à Southampton.

Lorsque Monsieur Hahn arrive à Londres et prend contact avec Harvey Crook, il est fort courroucé d’apprendre que celui-ci a vendu les bouteilles, même au double du prix qu’il en espérait. D’abord étonné de cette réaction, Harvey Crook réalise que les bouteilles devaient contenir autre chose que du vin et bon sang mais c’est bien sûr, l’une de ces bouteilles devait certainement renfermer l’œil vert de Goona.

Harvey Crook et Monsieur Hahn se lancent donc à la poursuite des onze bouteilles restantes, le problème étant qu’elles ont été achetées par plusieurs personnes dont certaines n’ont pas laissé d’adresse!

S’en suit une course poursuite à laquelle se mêlent, outre Crook et Hahn, Monsieur Merrick et Mehta Singh.


On le voit dans ce court résumé, la dispersion des bouteilles nous permet de suivre plusieurs pistes, des mini-enquêtes en quelque sorte et le fait d’avoir plusieurs individus permet à l’auteur d’utiliser les caractères de ses personnages pour faire varier les situations et les interactions entre personnages. Crook est par exemple plus souple dans ses approches tandis que Hahn est brutal et direct. Il y a aussi quelques scènes assez amusantes.

Un très bon roman dans l’ensemble dont le seul défaut est peut-être que l’on découvre trop tôt le diamant!

Ma note personnelle : 17/20
L’oeil Vert de Goona – Arthur MORRISON
Collection e-baskerville
Traduction anonyme, revue par Jean-Daniel Brèque
Edition Kindle

Ce roman peut être acheté en version papier chez « Rivière Blanche » et en version électronique au format mobi sur le site d’amazon  ou au format epub sur le site des moutons électriques  , le site de kobobooks de  ou sur celui de la FNAC 

Et n’oubliez pas de visiter le site consacré à la collecion baskerville

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Sleeping Planet(1964) – William R. BURKETT JR.

Sleeping Planet

 

Nous sommes au 25ème siècle, hier, la petite fédération humaine était en guerre avec le puissant empire Llralan, résistant à la force du nombre grâce à sa supériorité technologique. Aujourd’hui, les habitants des trois planètes du système mère dorment pendant que l’ennemi débarque en force. Un Llaran, Martak Sarno, a eu l’idée de faire répandre à la surface de la Terre, de Mars et de Vénus des poussières somnifères dérivées d’une plante qui se trouve sur une des planètes des Llralans. Alors que la quasi-totalité des humains de ces trois planètes d’origine de l’humanité sont plongés dans une sorte d’hibernation qui ne peut être contrée que pas un antidote que possèdent les Llarans, une poignée d’humains semble insensible aux effets de la poussière.

Et ces quelques humains vont causer bien des soucis à Sarno et aux forces d’occupation des Llaralns (surnommés Larrys par les terriens). Bradford Donovan, l’un des dix humains résistant à la poussière a en effet prévenu les Larrys que son grand-père n’allait pas du tout apprécier cette invasion. Lorsque les Llarans essayent d’en apprendre un peu plus sur ce « Gremper », Donovan leur avoue que son grand-père est mort mais que le fantôme de celui-ci lui a assuré qu’il allait venir les hanter. Lancé d’abord comme une plaisanterie, Donovan s’aperçoit que certains de ses gardes semblent prendre son histoire de revenants très au sérieux. C’est qu’une partie des Llarans révèrent les esprits de leurs ancêtres et qu’ils ne sont dès lors pas du tout surpris de l’existence des fantômes terrestres(l’auteur nous laisse bien comprendre à plusieurs reprises que le Llaran moyen n’est pas une lumière et que si les Llarans sont si puissant, c’est qu’ils ont jusqu’ici absorbé d’autres races en les subjuguant par la force avant que celles-ci ne puissent développer des contre-mesures).

Et puis soudain voilà que les Llarans commencent à subir des pertes et qu’un message leur est envoyé depuis un véhicule Llaran volé, message de Gremper annonçant sa vengeance.

S’engage alors une course contre la montre où Sarno essaie de faire plier la fédération en menaçant d’exécuter les habitants des trois planètes tandis que les résistants essaient de trouver l’antidote qui leur permettra de réveiller leurs compatriotes et de libérer leurs planètes.


Un excellent roman très amusant même si un peu daté maintenant, certains romans de SF vieillissant assez mal quant au contenu scientifique (Mars et Vénus sont notamment considérées comme des planètes aisément colonisées, certains appareils font totalement dépassés de nos jours alors que l’auteur les voit encore en action au 25ème siècle…).

Un bon divertissement à mi-chemin entre « Guêpe » d’Erik Frank Russel et « La planète de Pandore » de Christopher Anvil.

Ma note personnelle: 16/20
Sleeping Planet –  William R. BURKETT JR.
Edition Kindle

 

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