L’empereur de l’espace (Capitaine Futur 1) – Edmond HAMILTON – 1940

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Un Criminel qui se fait appeler « l’empereur de l’espace » a trouvé le moyen de faire régresser les êtres humains pour les transformer en monstres hirsutes et sauvages ou reptiliens, devant cette menace, le président de la Terre n’a plus qu’une solution, faire appel au Capitaine Futur. Ce dernier, Curt Newton un géant roux dont la formation hors normes en a fait un génie scientifique, est le seul à pouvoir découvrir qui est cet ennemi de l’humanité avec l’aide de ses compagnons: Simon Wright, le cerveau (c’est la seule partie de Simon qui subsiste, conservé dans un bocal), Crag le robot à la force prodigieuse et véritable couteau-suisse et Otho, un androïde capable de modifier sa structure physique (ce qui en fait un espion de premier ordre).


Bienvenue dans la littérature Pulp, ici les héros se promènent dans les jungles vénusiennes ou sur les canaux de Mars, ils déambulent dans les rues des agglomérations de Jupiter… Vous l’aurez compris, ces romans à lépoque déjà n’avaient pour vocation que la distraction et non l’exactitude scientifique. Bien entendu, les écrivains de l’époque (déjà 77 ans que ce roman est paru tout de même) ne disposaient pas des découvertes scientifiques qui rendent la plus grande partie de leurs romans  complètement loufoques de nos jours mais ce n’est pas cela qui est important dans la littérature Pulp, ces romans sont là pour nous distraire et nous faire passer un bon moment en en celà, les Hamilton, Williamson, Doc Smith, Kenneth Robeson… y réussissaient parfaitement à l’époque.

Cette série de romans a donné naissance à une série de dessin animé qui a porté le nom en Français de « Capitaine Flam ». Cette série que j’ai vu il y a très longtemps ne m’avait pas vraiment convaincu à l’époque et je doute qu’elle me convaincrait actuellement.

Si vous pouvez vous abstraire de la réalité scientifique et si pouvez vous laisser entraîner dans ce genre d’histoire, alors n’hésitez pas, attachez votre laser à votre combinaison spatiale et prenez votre vaisseau pour aller ramener la justice dans la Galaxie.

Ma note personnelle : 16/20 (12/20 si on prend en compte l’aspect scientifique)
Edmond HAMILTON – L’empereur de l’Espace
Traduction de Pierre-Paul Durastanti
Edition Le Belial

D’autres avis sur ce roman: Apophis, blog-o-livres

 

 

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Le Premier Fulgur – Edward Elmer « Doc » Smith

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Second tome de la série des « Fulgurs » ou porteurs du Joyau (Lensmen), ce « Premier Fulgur » nous apprend comment la ligue triplanétaire a évolué en patrouille solarienne avant de devenir la Patrouille Galactique.

Alors que Virgil Samms, président du conseil triplanétaire cherchait a établir un conseil galactique, il se trouvait confronté à plusieurs problèmes:

1°) Il fallait que ces représentants puissent être identifiés immédiatement et sans aucun doute

2°) Il fallait qu’ils puissent correspondre entre-eux sans aucun problème, quelques soient les espèces auxquelles ils appartiennent, même des races extraterrestres qui n’utilisaient pas la parole.

3°) Il fallait qu’ils soient incorruptibles.

La réponse vint du jeune savant qui avait créé le super-moteur de la patrouille solarienne, le docteur Bergenholm. Ce dernier conseilla à Virgil Samms de se rendre sur la mystérieuse planète Arisia, planète que tous les spationautes fuyaient pour des raisons qu’ils n’étaient même pas capable d’expliquer, où la réponse lui serait fournie. Bergenholm était incapable d’expliquer comment il le savait mais il était certain que la réponse était là.

Virgil Samms se rendit sur Arisia et en un revint avec le joyau, l’outil indispensable pour distinguer les fulgurs des autres êtres vivants. Le joyau, une pierre chatoyante aux multiples facettes, permettait une communication télépathique instantanée et grâce à celle-ci, les deux individus pouvaient avoir une compréhension et un aperçu mental mutuel, leur permettant de distinguer les qualités et les intentions de leurs interlocuteurs.

De sa rencontre avec l’Arisian qui l’avait reçu, Virgil Samms retint que tous ceux qu’il jugerait, au moyen de son joyau, digne d’être des Fulgurs se verraient remettre un joyau et pourraient ainsi contribuer au développement de la civilisation mais qu’une seule femme serait un jour un Fulgur et qu’elle ne porterait pas de joyau. L’aide apportée par les Arisians se bornerait à fournir des joyaux, le reste étant du ressort des jeunes races.

Alors qu’il pensait pouvoir recruter des centaines de personnes, virgil Samms se rendit compte grâce à son joyau que seul un très petit pourcentage d’humains avaient l’étoffe pour devenir des Fulgurs et que dire des extra-terrestres. Lorsqu’il se rendit sur Palain VII et Rigel IV, Virgil Samms se rendit vite compte que les extra-terrestres pouvaient dépasser les humains dans certains domaines mais avaient aussi parfois des défauts qui rendaient l’accession au grade de Fulgur quasi impossible.

Grâce au Joyau, les Fulgurs parviendront à déjouer plusieurs complots visant à attenter à la vie de Virgil Samms et à développer la Patrouille Galactique en contrant les attaques des forces hostiles manipulées par les Eddoriens.


Ce roman publié en dernier dans le Cycle du Fulgur,  fait le lien entre le premier tome: Triplanétaire et les tomes 3 à 6 (Centrés sur le personnage de Kimball Kinnison), il permet ainsi de relier le futur proche à la sage de Kimball Kinnison (pour plus de détail sur la genèse du cycle, reportez vous à la page wikipedia très bien faite à mon sens.

C’est à mon humble avis un excellent Space Opéra, surtout pour l’époque (1950) qui a influencé de nombreux auteurs. Bien entendu, il souffre des défauts de l’époque (place des femmes dans la sociétés, point de vue très américain et très Wasp, style très héroïque… mais si on sait se replacer dans le contexte, on appréciera certainement cet ouvrage clé dans le cycle.

Ma note personnelle : 16/20
Le Premier Fulgur –Edward Elmer « doc » SMITH
Edition Kindle

La paille dans l’oeil de Dieu – Larry NIVEN & Jerry POURNELLE

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Alors que l’empire humain a connu de nombreux soubresauts, les flottes impériales terminent de mettre les colonies rebelles au pas. Dans le système de la Néo Ecosse, un vaisseau spatial d’origine inconnue est repéré. Ce vaisseau ne répondant pas aux messages est bientôt arraisonné. A bord de ce vaisseau d’origine visiblement extraterrestre, les humains découvrent le corps d’un alien décédé depuis longtemps.

 En retraçant l’origine du vaisseau, les humains concluent que ce vaisseau a voyagé pendant des années en provenance de d’une étoile de type G qui a été nommée « La Paille dans l’Œil de Dieu ». Ce nom vient du fait que cette étoile apparaît en surimpression sur fonds d’une étoile super géante rouge, l’Oeil de Murcheson, située au delà de la Nébuleuse du Sac à Charbon. Vue de la Néo-Ecosse, cet ensemble ressemble à un visage d’homme encapuchonné qui aurait une paille dans l’œil.

Le capitaine Rod Blaine est chargé de diriger une expédition scientifique vers La Paille afin de prendre contact avec cette espèce extra-terrestre et de déterminer ses intentions.  A bord du croiseur Mac Arthur embarqueront une équipe de scientifiques pluridisciplinaire: linguistes, psychologues, anthropologues, physiciens…. Le Mac Arthur sera accompagné du Cuirassé Lénine commandé par l’Amiral Kutuzov. Le Lénine devra éviter tout contact avec les extraterrestres et détruire le Mac Arthur si celui-ci devait être contaminé ou pris par les extra-terrestres… L’Amiral Kutuzov doit aussi veiller à ce que les E.T. en apprennent le moins possible sur les humains.


Je ne vais pas résumer l’intrigue, cela serait trop long, qu’il me suffise de dire que nous avons ici un récit intelligent de premier contact (Surtout si l’on compare avec les autres récits de premier contact que j’ai lu auparavant où l’on a généralement affire à une race extra-terrestre qui veut anéantir tout ce qu’elle rencontre). Certes, le roman n’est pas sans défaut et, datant de 1974, légèrement dépassé au point de vue scientifique ou sociologique (les femmes y occupent une place quasi inexistante, à part la future épouse du héros, scientifique embarquée sur le Mac Arthur). Il s’agit aussi d’un roman américano centré, la plupart des personnages sont anglo-saxons, ce qui se voit aussi dans le nom des planètes comme la Néo-Ecosse. Nous sommes dans un Empire, avec une classe dirigeante noble ce qui pourrait paraître très peu probable de nos jours.

Le point fort de ce roman et c’est quand même le plus important dans un roman sur un « premier contact », c’est l’originalité de la culture E.T.. Les Pailleux comme viennent à les appeler les humains sont très différents de nous, à la fois physiquement(ils ont des membres asymétriques et sont répartis en plusieurs sous-espèces avec parfois de grandes différences de taille) et psychologiquement et j’ai trouvé cet aspect très réussi.

Lorsque le contact s’établit, il faut un certain temps pour arriver à ce que l’une des deux espèces parvienne à saisir le langage de l’autre et à ce jeu, ce sont les pailleux qui sont les plus forts. Commence alors  la phase de dialogue qui amène petit à petit à une compréhension au moins partielle de ce que les espèces veulent bien révéler. Car si l’on sait dès le début que les humains ne veulent pas révéler trop de leur passé belliqueux, on ne sait pas grand chose des pailleux. Ceux-ci semblent amicaux et très avancés sur certains points ce qui pourrait apporter de grands bénéfices pour l’espèce humaine(Une des sous-espèce de pailleux par exemple semble même être douée de génie pour la mécanique, ils sont capable de démonter un objet et de le modifier en augmentant son efficacité). Le débat s’engage alors entre les humains: les pailleux sont ils juste ce qu’ils ont l’air ou cachent-ils quelque chose.  La seule chose qui semble manquer aux pailleux, c’est la technologie qui permet d’avancer d’une planète à une autre en procédant par bonds. Cette technologie dont les humains disposent mais qui manque cruellement aux pailleux qui sont, dès lors, prisonniers de leur système stellaire.

Enfin, il faut venir au point qui fait débat sur ce roman qualifié de militariste, non point parce qu’il est rempli de personnages génocidaires voulant à tout pris exterminer une civilisation non-humaine ou qu’il y ait une suite de combats spatiaux ou planétaires mais bien parce que les scientifiques y  apparaissent comme de doux naïfs prêts à ouvrir les portes de l’empire à une espèce dont on ignore quasi tout alors que les militaires sont là pour veiller au grain et empêcher les catastrophes. C’est certes un point de vue présent et sans doute voulu par les auteurs dans le déroulement du récit mais de mon point de vue, un roman militariste est un roman qui met vraiment en valeur l’esprit militaire tellement supérieur au simple mortel (voir le roman de John Ringo commenté sur ce blog), je n’ai pas ressenti cet aspect là ici. On se trouve dans une histoire sur fonds militaire et il semble dès lors logique que les militaires y occupent une place prépondérante (un peu comme dans la série Honor Harrington).

Ma note personnelle: 17/20
La paille dans l’oeil de Dieu – Larry NIVEN & Jerry POURNELLE
Pocket

 

To Survive The earth – William STROOCK

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6 nouvelles supplémentaires dans cette série de William Stroock, on y découvre les aspects les plus durs de la vie dans un conflit moderne tout comme les aspects plus légers voire comique lorsque 3 hommes un peu éméchés décident d’abattre un engin Jai.

L’action se déroule sur Terre dans les airs et dans l’espace alors que les différentes nations terriennes tentent de causer un maximum de dommages et de détruire les installations que les Jai ont créés au-dessus de Venus ou sur Cérès.


Encore un recueil plaisant à lire en attendant To liberate Mars.

Voir aussi: To Defend The Earth

Ma note personnelle : 16/20
To Survive The Earth – William STROOCK
Edition Kindle

Site web de l’auteur: http://williamstroock.blogspot.be/

Triplanetary (1948) – E. E. « Doc » SMITH

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Triplanétaire, premier tome de la série des « Fulgurs » ou porteurs du Joyau (Lensmen), nous conte l’évolution d’un conflit entre les Arisians et les Eddoriens s’étendant sur plusieurs milliards d’années et à travers plusieurs galaxies.

Ces deux races très anciennes avaient deux conceptions très différentes de la vie, les Arisians évoluèrent vers une civilisation basée sur l’étude et la coopération tandis que les Eddoriens édifièrent la leur sur la domination du plus fort, n’hésitant pas à tuer leurs rivaux pour s’emparer de leur place. Les deux civilisations évoluèrent dans deux galaxies différentes mais atteignirent toutes deux  un stade de développement psychique qui leur permit de vivre presque en purs esprits pouvant quitter leurs corps physiques avec des durées de vie très longues.

Lorsque qu’un esprit Arisian rencontra l’esprit d’un Eddorien, ce dernier essaya de tuer l’intrus Arisian d’une décharge d’énergie psychique mais ne put le vaincre. Le jeune Arisian appela ses ainés et le contact s’établit entre les deux races. Les Eddoriens essayèrent de tuer les Arisians et échouèrent de leur côté, les Arisians se rendirent compte qu’ils ne pouvaient pas vaincre eux-mêmes les Eddoriens. Les Arisians effacèrent alors toute trace de cette rencontre dans les esprits des Eddoriens et décidèrent de préparer d’autres races à l’affrontement inévitable avec les Eddoriens.

Pendant que les Eddoriens s’efforçaient d’assouvir leur soif de pouvoir et de domination en prenant le contrôle des races plus jeunes qu’ils rencontraient, les Arisians avançaient masqués en protégeant de leur mieux les races de quatre planètes prometteuses: Rigel IV, Palainn VII, Velantia II et Sol III (Bien sur).

Nous suivons donc dans ce récit l’essor de la race humaine vers les étoiles et ses premières rencontres avec d’autres races, l’alliance des trois planètes: La Terre, Vénus et Mars puis la rencontre avec Gharlane d’Eddore (un Eddorien qui était déjà intervenu par le passé pour freiner le progrès technologique sur Sol III) qui lorsqu’il veut intervenir directement contre les terriens découvre l’existence des Arisians. Avec cet avancée pour les Terriens, les Arisians ont en effet visualisé qu’ils pouvaient désormais se rendre visibles aux Eddoriens. Désormais le conflit va se jouer au travers des races soutenues par les deux espèces et d’après la visualisation globale des Arisiens, la victoire finale sur Eddore ne fait plus de doute.

Triplanétaire voit donc les vaisseaux de la ligue solarienne affronter la flotte pirate de Gharlane sous les traits d’un humain nommé « Roger » et une race mystérieuse qui vient s’emparer de tout le fer dont elle peut s’emparer (ce métal étant extrêmement rare sur leur planète) avec un rayon qui fait fondre le fer et l’aspire vers leur vaisseau).


D’abord publié par épisodes dans Amazing Stories en 1934, ce roman a été retravaillé et réédité en 1948. S’il est bien un roman que je pensais connaître, c’est bien ce « Triplanétaire » que j’ai eu l’occasion de lire à plusieurs reprises (ce roman est paru en français chez Albin Michel en 1972) et pourtant en lisant la version anglaise, j’ai découvert que quatre chapitres entiers avaient été coupés  à la traduction, chapitres non-essentiels certes mais qui nous montrent les ancêtres des héros aux prises avec les situations catastrophiques créées par Gharlane.

Evidemment, de nos jours beaucoup de choses décrites dans la série des « Fulgurs » sont techniquement et scientifiquement dépassées (On n’a évidemment pas trouvé d’E.T. sur Mars, Vénus ou l’une des lunes de Jupiter par exemple )mais cela reste à mon avis encore fort lisible et si vous êtes capables de vous projeter à l’époque, vous réaliserez facilement le nombre de théories intéressantes pour l’époque que doc Smith a introduit dans sa série.
Le plus grand défaut de cette série est sans doute l’utilisation abusive de superlatifs (on peut y lire par exemple que des torrents d’énergie irrépressibles se retrouvent bloqués par des écrans d’une puissance incommensurable et puis quelques chapitres plus loin, on a développé de nouveaux vaisseaux qui font encore mieux que les précédents…

Pour le côté positif, la série s’étend sur des milliards d’années et sur des galaxies nombreuses, c’est l’un des ancêtres du Space Opéra qui a influencé bien des auteurs par la suite et notamment David Weber.

Le conflit entre Arisians et Eddoriens a peut-être aussi influencé Michael J. Straczynski  pour le conflit entre les Vorlons et les Ombres dans Babylon 5.

Ma note personnelle : 16/20
TriplanetaryEdward Elmer « doc » SMITH
Edition Kindle

Voir: Le Premier Fulgur

Stalin’s Hammer: Cairo – John BIRMINGHAM

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Le prince Harry a été recruté par le MI6, suite à ses aventures précédentes. Sa première mission l’envoie au Caire où il doit empêcher les soviétiques d’enlever un savant allemand. Accompagné de son amie Julia Duffy, Harry a donc toutes les apparences du touriste en vacances qui ne devrait pas attirer l’attention (enfin pas plus que ne peut en attirer un membre de la famille royale d’Angleterre) mais le Caire est comme chacun le sait, un nid d’espion.


Stalin’s Hammer est la deuxième partie du quatrième tome de la série Axis of Time, alors que les trois premiers tomes nous avaient entraînés dans un thriller uchronique, ce quatrième tome lui ressemble plutôt à un James Bond, les gadgets de Q étant remplacés par quelques équipements futuristes. Je dois le dire j’ai été un peu déçu. Le roman est bien écrit mais j’espérais que John Birmingham allait continuer à développer son univers uchronique alors que ce deuxième tiers continue dans l’espionnage qui était déjà le thème principal du premier tome.

J’ai trouvé l’ambiance Caïrote assez réussie et rendant très bien l’image qu’ont pu donner les films d’espionnage qui s’y déroulent.

Une lecture agréable mais qui pourrait décevoir les fans de la série.

Ma note personnelle: 15/20

Stalin’s Hammer: Cairo – – John Birmingham

Edition Kindle

Voir le 1er tiers de ce quatrième tome: Stalin’s Hammer: Rome

Warship – Joshua DALZELLE

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Au 25ème siècle, après les guerres des 21ème et 22ème siècles, l’humanité a essaimé vers les étoiles, établissant des colonies sur des centaines de mondes. Si l’évolution technologique a permis cette colonisation, elle n’a pas pour autant été accompagnée d’une évolution philosophique. Les humains sont toujours politiquement divisés et pétris de préjugés (par exemple contre les habitants de la planète mère parce que tout le monde sait que les plus doués des humains sont partis vers les étoiles ne laissant sur terre que les incapables). Ils ont construit des flottes de vaisseaux de commerce et de guerre (surtout pour se protéger des autres humains) mais ceux-ci ne sont plus vraiment à la pointe du progrès parce que les conflits se sont apaisés et que l’humanité n’a, jusqu’ici, rencontré aucune civilisation extra-terrestre.

 

Le capitaine Jackson Wolfe commande le Blue Jacket, un destroyer obsolète et destiné à la casse, mal entretenu faute de moyen et avec un équipage peu motivé. Son supérieur direct l’amiral Winter a décidé que cet incapable de Terrien devait terminer sa carrière, mais avant de le mettre à la pension définitive et d’envoyer le Blue Jacket, il devra accomplir une dernière mission, convoyer un politicien et son secrétaire. Et pour que ce voyage ne soit pas totalement inutile, l’amiral a chargé Wolfe de former son nouveau second Celesta Wright afin que celle-ci puisse prendre le commandement d’un nouveau vaisseau à la fin du voyage ; l’amiral a également chargée celle-ci d’espionner Wolfe et de faire un dossier sur Wolfe pour faciliter sa mise à la retraite rapide.

 

Pendant sa mission, le Blue Jacket découvre une planète dont la population humaine semble avoir complètement disparu. Accompagnant une équipe sur la planète, Wolfe découvre que la planète semble avoir été victime d’une sorte d’organisme amiboïde qui aurait dévoré tout organisme vivant (un peu comme le blob voir image ci-dessous :

 

Après avoir perdu deux hommes absorbés par la créature, Wolfe et son équipe parviennent à rejoindre le vaisseau avec un échantillon de la créature. Peu de temps après, ils repèrent ce qui semble être un vaisseau spatial vivant qui les attaques. Le Blue Jacket parvient à mettre l’ennemi en fuite malgré de lourde dégâts mais celui-ci les suit jusqu’à l’étape suivante de leur voyage. Le Blue Jacket doit à nouveau affronter cette créature qui semble avoir régénéré les dégâts infliges par le Blue Jacket alors que ce dernier est déjà diminué. Wolfe n’a pas le choix, son vaisseau est le seul en mesure d’affronter a créature et fuir condamnerait plusieurs millions d’humains mais certains dans son équipage ne sont pas décidés à accepter un combat qui s’apparente à un suicide.


Que dire sur ce roman, on ne peut pas vraiment parler d’une grande originalité, le coup du capitaine alcoolique parce que mis sur le côté à bord du plus vieux vaisseau de la flotte et qui se révèle un officier de premier plan n’est pas nouveau. Pas plus que l’idée que ce vieux vaisseau et son équipage de rebuts se révèle pugnace et à même de relever le défi qui leur fait face, ni le plan de l’amiral qui tente de se débarrasser d’un officier qui n’est pas dans ses bonnes grâces.

 

Les seuls éléments que j’ai trouvé originaux, c’est que jusqu’ici, j’ai plutôt lu des romans où ce vieux vaisseau était le dernier espoir de la flotte (alors qu’ici c’est le premier vaisseau attaqué) et le fait que l’ennemi ait l’air d’être plutôt un organisme biologique plutôt qu’une race d’E.T. sanguinaires.

 

Les personnages sont plutôt caricaturaux et peu développé en dehors de deux ou trois personnages principaux.

 

Sinon le style est agréable et même si on devine une partie de l’intrigue, l’action est présente et maintient l’intérêt du lecteur.

 

Ma note personnelle: 14/20
Warship (Tome de la trilogie « Black Fleet ») – Joshua DALZELLE
Edition Kindle

Bilan 2016 et planning 2017

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Une année 2016 qui aura vu une diminution du nombre de visites sur mon blog, sans doute due en partie à des périodes où j’ai quelque peu délaissé celui-ci et aux événements terroristes.

Les projets 2016 ont été plus ou moins bien suivi (à l’exception de la suite de 1946 que je remets en projet pour cette année.

Pour 2017, on retrouvera sur ce blog de l’Uchronie bien sûr avec notamment les suites de séries entamées : Red Gambit (tome 8), Armaggedon’s song (prequel), Kirov (au moins le tome 6), WWIII 1946 (tome 2), 1632 (The Bavarian Crisis)  ainsi qu’une ou deux oeuvres « classiques » de l’uchronie (Dick, Sprague de Camp), du Steampunk, de la Fantasy (Mark Lawrence, Sanderson, Erikson, Scott Lynch, Gemmell), du Space Opera (E.EDoc Smith, David Weber), du Pulp (Edmond Hamilton) et bien entendu, du Baskerville!

J’espère aussi avoir plus de temps pour échanger avec mes collègues blogueurs.

Bonne année 2017 à tous!

Le Pays fantôme – Patrick LEE

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Une nouvelle entité est apparue de la Brèche, les dirigeants de Tangent sont tellement inquiets par les découvertes qu’ils ont fait grâce à cette entité qu’ils se rendent immédiatement chez le président des EU. Alors qu’ils venaient de quitter le président, le convoi des dirigeants est attaqué à l’arme lourde. Tous les membres de l’équipe et de l’escorte sont tués à l’exception de Paige Campbell qui est capturée.

Paige a eu le temps de prévenir Bethany, son assistante surdouée en informatique et de lui demander de trouver le seul homme en qui elle a encore confiance ; Travis Chase. Le même Chase qui avait quitté Tangent de peur de mettre le monde en danger (voir fin du tome 1).

Bethany trouve Travis et ensemble, ils découvrent, grâce à un deuxième exemplaire de l’entité que la mise en marche de l’appareil créé un passage dans le futur au même endroit mais un futur où tout à l’air mort. Les villes sont désertes et en ruine, même les satellites semblent détraqués. Après quelques temps passé dans le futur, ils découvrent quelque chose de bizarre : il n’a aucune carcasse de voiture, comme si quelqu’un les avait toutes enlevées.

En revenant dans le présent, ils ont aussi acquis une information : la catastrophe est proche. Utilisant l’entité pour passer dans le futur, y voyager et revenir dans le présent à l’endroit où Paige est enfermée, ils parviennent à délivrer celle-ci.

En réunissant leurs informations, les agents de Tangent découvrent que quelle que soit la cause de la catastrophe, le président des EU devait être au courant et que c’est lui qui a donné l’ordre de les éliminer.


Un deuxième tome toujours aussi speedé, moins dérangeant que le premier mais qui là aussi nous confronte à l’apocalypse.

Une lecture agréable et divertissante.

Ma note personnelle: 16/20

Le Pays Fantôme – Patrick Lee
Editions l’Atalante
327 Pages

Voir ma critique du Tome 1

Published in: on 25 décembre 2016 at 23 h 13 min  Comments (4)  
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Pavane – Keith ROBERTS

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Suite à la victoire de l’Invincible Armada en 1588, la reine Elisabeth a été assassinée et l’église catholique a pris le contrôle de l’Angleterre et de ses colonies (y compris l’Amérique).

Au travers de plusieurs récits, nous découvrons les caractéristiques de cette Angleterre qui au XXème siècle est toujours féodale. L’Eglise refuse la plupart des évolutions technologiques. Dès lors, la révolution industrielle n’a pas eu lieu. On n’y connaît ni routes goudronnées, ni chemin de fer, encore moins le télégraphe ou le téléphone.

Certes on a des locomotives à vapeur mais elles ne roulent pas sur des rails, elles circulent librement à travers les villes et les campagnes sur leurs roues. On a aussi quelques rares automobiles, privilèges des très riches. Les communications se font à travers un réseau de tours de Sémaphores.

La première histoire de cet ouvrage nous présente une famille de conducteur de train à vapeur. Le premier récit voit Jesse Strange, suite à une déception sentimentale et à la trahison d’un ancien camarade de collège, s’impliquer à fond dans son entreprise et entamer le début de l’ascension de la société Strange et fils aux manettes de sa locomotive préférée, la Lady Margaret.

La deuxième histoire nous présente une autre évolution technologique que l’Eglise a autorisée : la transmission de message par sémaphores. Ces sémaphores sont montés dans des tours de tailles variables en fonction de leur importance dans le réseau des tours (les tours de petites tailles n’étant desservies que par un seul Signaleur tandis que les tours situées à des nœuds importants de communication peuvent en contenir des dizaines. Les signaleurs sont organisés en guilde et constituent une organisation très puissante parce que seuls les membres de la guilde peuvent déchiffrer les signaux. Nous suivons donc l’apprentissage et les débuts d’un signaleur jusqu’à sa mort tragique dans un petit poste isolé où il était le seul à opérer.

La troisième partie nous le Frère Jean, un moine spécialisé dans la lithographie à qui l’on demande de réaliser des dessins sur le travail de l’inquisition. Rendu à moitié fou par les tortures auxquelles il assiste, le frère Jean s’en va prêcher contre l’Eglise à travers les campagnes. Il se retrouve bientôt à la tête d’une rébellion. Excommunié et pourchassé comme hérétique, il est pourtant soutenu par le peuple. Les autorités catholiques envoient alors une véritable armée qui matera la révolte dans le sang.

Dans la partie suivante, nous voyons comment Margaret, la nièce de Jesse Strange est séduite par le seigneur de Purbeck. Abandonnée par son amant, elle retourne chez son oncle Jesse qui a réussi au-delà de toute espérance, sa firme régnant seule sur le transport des marchandises du sud de l’Angleterre mais vieux et amer, il ne sait plus pourquoi il a dépensé tant d’énergie pour atteindre ce but.

La dernière nouvelle conte une nouvelle révolte, cette fois-ci menée par Lady Eleanor, châtelaine de « Corfe Gate », qui est partisane du progrès (on trouve même des ampoules électriques dans certaines pièces du château). Les troupes papales, en l’absence du roi matent la révolte et rasent le château. On sent cependant qu’il s’agit du chant du cygne des conservateurs. La révolution est en marche, plus rien ne l’arrêtera.


« Pavane » est un classique de l’Uchronie, c’est un roman que je n’ai pas trouvé facile au premier abord. Le ton particulièrement sombre de cet ouvrage a failli me faire abandonner à plusieurs reprises. Si le contexte est intéressant au point de vue technique et historique, il m’a fallu persévérer tellement la vie des personnages paraît désespérée.

Néanmoins, je ne saurais que conseiller aux lecteurs de s’accrocher jusqu’au bout. La construction du récit est telle que chacune des parties mène à une conclusion qui change radicalement la donne.

Je n’en dirai pas plus pour ne pas spolier mais si comme moi, vous avez des hésitations, je vous encourage à poursuivre la lecture jusqu’au bout du livre.

Ma note personnelle: 15/20
Pavane – Keith ROBERTS
Le livre de Poche N°7019
315 Pages

 

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