Les mensonges de Locke Lamora – Scott LYNCH

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Locke Lamora orphelin de 6 ans est vendu au « Faiseur de Voleurs », un chef de bande vivant sous le cimetière de Camorr qui a réuni autour de lui des gamins de tout âge qui pratiquent toutes formes de vols sous couvert notamment de mendicité. Hélas, sur le trajet pour se rendre chez le Faiseur de Voleurs, Locke a déjà volé un « Veste Jaune » (nom donné aux membres de la police de Camorr), par la suite ? Locke se distingue par des idées brillantes mais dont il ne pèse pas les conséquences, par exemple lorsqu’il crie à la peste dans une taverne et que tous les clients s’enfuient, il récupère les biens oubliés mais n’a pas compris que les vestes jaunes seraient poussées à mettre le feu à la taverne. Le Faiseur de Voleurs décide donc de revendre Locke au prêtre aveugle du temple de Perelandro, le père Chains.

Locke ne tarde pas à découvrir que le père Chains est en fait un faux prêtre et un vrai voleur et chef de la bande des Salauds Gentilshommes. Cette bande est beaucoup plus petite que celle du Faiseur de Voleurs, ne comprenant que le père Chains,  Locke et les frères Calo et Galdo Sanza mais cette une bande qui travaille à un autre niveau. Auprès du père Chains, Locke apprend l’art du déguisement et du subterfuge, il apprend à devenir toute sorte de personnages notamment en apprenant la cuisine, les bonnes manières et toute sorte de talents très divers, il fait aussi comme les autres membres de la bande un passage en tant qu’apprenti dans un des 12 autres cultes de Camorr.

Les années ont passé, le père Chains est décédé et Locke est devenu chef de la bande, celle-ci s’est agrandie de deux membre, Jean Tannen qui a rejoint la bande peu après Locke et Moucheron, un jeune apprenti. Locke, c’est le cerveau et l’acteur de la bande, Jean son meilleur ami est le costaud de service (le père Chains ayant pris soin de faire entrer Jean chez le meilleur maître d’armes de Camorr alors que Jean était encore gamin), les frères Calo et Galdo jouent les seconds rôles tandis que Moucheron fait le guet, espionne et rend toutes sortes de petits services. La bande rend officiellement compte au Capa Barsavi, le parrain de la ville qui a la main mise sur toutes les bandes de voleurs de Camorr. En réalité, Les Salauds Gentilshommes ne déclarent qu’une toute petite partie de leurs activités et bafouent allègrement la « Paix Secrète » établie entre Barsavi et le duc de Camorr(cet accord prévoit que les voleurs ne s’en prendront ni aux nobles, ni aux vestes jaunes). Pour camoufler ses activités, Locke a inventé un personnage fictif : La Ronce de Camorr, personnage mystérieux, capable de toutes les audaces et dotés de toutes les qualités.

Alors que les Salauds Gentilshommes sont en train de mettre en œuvre leur dernier plan, l’enfumage d’une des familles nobles les plus riches de Camorr, ils se retrouvent mêlés à un conflit entre le capa Barsavi et un nouveau venu à Camorr : le Roi Gris. Ce dernier semble mener une guerre à Barsavi en éliminant les chefs de bandes affiliés à  Barsavi les uns après les autres. Et voilà que le Roi Gris a décidé de mêler les Salauds Gentilshommes à sa petite guerre. Les Salauds Gentilshommes Sauront-ils s’en sortir vivants?

 


J’ai lu ce roman avec beaucoup de retard puisqu’il y a déjà 3 tomes traduits en français (l’auteur en prévoit déjà 7) et donc bien au courant que cette série avait une excellente réputation.

Et effectivement, j’ai trouvé ce premier tome excellent, même s’il n’est pas sans défaut. L’ambiance est prenante, on est au cœur de l’action et il n’y  a pas beaucoup de temps morts. Bien sûr, il faut supporter les retours en arrière parce que l’on revient constamment sur l’enfance de nos gentilshommes ce qui peut perturber certains lecteurs mais c’est indispensable pour savoir ce qui distingue ces salauds des autres voleurs et comment s’est formée la bande et la force des liens qui unissent ses membres

Ce roman met surtout, à mon humble avis, en valeur la ville de Camorr avec son histoire qui se perd dans un passé lointain (on y trouve par exemple des bâtiments en Verre d’Antan laissés par une race mystérieuse, ce matériau ayant résisté au temps est apparemment indestructible), ses coutumes, ses religions et son folklore. Camorr est une ville portuaire composée de nombreux îlots reliés par des ponts, l’ambiance y est donc quelque peu vénitienne ce qui entraîne inévitablement l’imagination..

C’est un roman qui fonctionne très bien comme je l’ai dit, notamment grâce à une foule de détails comme une sorte de combats de gladiateurs sur l’eau  où les combattants sont sur des passerelles et affrontent des créatures marines, il y a aussi un établissement de crédit  très intéressant et certaines professions dont le développement a été assez fouillé comme les alchimistes par exemple.

Le seul reproche que je ferais, c’est qu’à force de « vivre » au milieu d’autant de voleurs, on a un peu l’impression qu’ils représentent une part trop importante de la population.

Pour les amateurs de Jeu de Rôle, il y a de nombreuses idées à reprendre pour jour à « Thieves World » par exemple ou Jouer dans la ville de Marienburg dans Warhammer JDR.

Ma Note personnelle: 17/20
Les Mensonges de Locke Lamora (Les Salauds Gentilshommes T1) – Scott LYNCH
Edition Kindle

A noter, un résumé très complet du roman sur Wikipedia et n’oubliez pas d’aller visiter le site consacré à la série

Si vous voulez d’autres avis, en voici quelques uns: Le Bibliocosme; Albédo; Le Culte d’Apophis; Herbefol

 

 

Le prince écorche – Mark LAWRENCE

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A 13 ans, Jorg est le chef d’une bande d’une quarantaine de soudards qui pillent violent et tuent sans aucune retenue, lorsque ce récit commence, nous le retrouvons au milieu de sa dernière œuvre, le pillage du village de Mabberbourg, petit village de quelques centaines d’habitants, mais Jorg ne compte pas en rester là, il a décidé qu’à quinze ans, il serait Roi.

Il faut dire qu’il ne manque pas d’atouts ce Jorg. A 13 ans, il mesure 1m80, il parle 6 langues et en comprend plusieurs autres, il connaît les auteurs classiques tel que Shakespeare, n’a peur de rien et surtout, il est Jorg Ancrath Prince et héritier direct du roi. Certes le royaume de son père n’est que l’un des nombreux royaumes qui sont apparus sur les ruines de l’empire brisé mais c’est néanmoins un royaume avec ses nobles, ses paysans, ses soldats…

Mais alors me direz-vous, que fait un prince en pleine cambrousse à la tête d’une bande d’égorgeurs.

À neuf ans, le prince Jorg fut le seul survivant d’une attaque d’un royaume voisin, sa mère et son frère furent tués dans l’embuscade tendue par les ennemis d’Ancrath. Jorg tombé dans un massif de bruyère-aiguillon faillit perdre la vie et en garda la trace des ronces.

Alors qu’il brûlait d’un désir ardent de vengeance, Jorg apprit que son père avait conclu une transaction avec les agresseurs. Un dédommagement pour ne pas s’en prendre à ceux-ci.

Jorg ne supporta pas ce qu’il vécut comme une trahison, il aida des bandits à s’échapper du château familial et partit avec eux pour accomplir son destin


Brutal! C’est le premier mot qui  m’est venu à l’esprit en refermant ce livre.

J’ai déjà lu un certain nombre d’ouvrages où la mort est présente, ou les troupes se conduisent de façon violente mais ici l’auteur nous let dès le début au milieu de scènes de meurtres et de viols digne d’un récit de pillage moyenâgeux. Et Jorg qui fait preuve dès les premières pages de sa violence contrôlée en plantant un de ses soudards pour réaffirmer son autorité.

Mais on se rend vite compte que l’on n’est pas dans un roman historique, on se retrouve très vite confronté à des morts vivants et plus tard à des leucrotas, puis on découvre des éléments qui nous font apparaître le côté post-apocalyptique: référence à des auteurs anciens faisant partie de notre patrimoine culturel, références géographiques (Roma) et religieuses : Jesu (sans S à la fin) , la papesse régnant à Roma… Il est aussi fait allusions à des séquelles biologiques, chimiques voire nucléaires…

Et là dessus, on découvre qu’en plus des différents rois princes et autres nobles, il semble y avoir des « joueurs » personnages qui peuvent communiquer entre eux par l’esprit et qui ont le pouvoir de manipuler les autres humains (mais les joueurs eux-mêmes sont-ils humains?)? Jorg a jadis échappé à l’un de ces joueurs à deux reprises, est-il lui même un joueur ou est-il manipulé par l’un d’entre-eux?

Un roman riche, qui démarre un peu dans la confusion mais qui gagne en puissance au fur et à mesure que l’on avance dans sa lecture.

Une bonne découverte

Ma note personnelle: 15/20
Le prince écorché (L’empire brisé tome 1) – MARK LAWRENCE
Edition Kindle

Published in: on 17 février 2017 at 23 h 54 min  Comments (4)  
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Légende – David GEMMELL

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Pour la première fois, les guerriers barbares Nadir ont été unifié. Le seigneur de guerre Ulric a réussi a soumettre toutes les tribus sous son autorité. Il a rassemblé une armée de 500.000 hommes et s’apprête à envahir le territoire de Drenaï.

Face à lui, une forteresse :  Dros Delnoch qui barre le seul passage à travers les montagnes. Dros Delnoch une citadelle et ses six murs externes qui suffisamment défendus sont infranchissables. Dros Delnoch la citadelle des contes de Bronze.  Seulement voilà, le comte de Bronze est mourant, le dirigeant actuel de Drenaï, Abalayn n’a laissé pour défendre la passe que 10.000 hommes, pour la plupart des paysans conscrits sans expérience du combat, sous le commandement de son neveu Orrin lui aussi inexpérimenté dans les matières militaires.

Alors que la horde Nadir se rapproche avec ses milliers de cavaliers, ses chamans pratiquants une magie démoniaque et les engins de siège qui ont été fabriqués par l’ingénieur d’Ulric, un homme arrive à Dros Delnoch. Un homme ? Non une légende vivante : Druss. Druss a atteint de statut en réalisant des exploits incroyables. Selon certains, il aurait tenu seul une passe face aux Vagrians, les repoussants à chaque assaut avant de les mettre en déroute. Bien sûr, il y a de l’exagération dans les récits mais il n’en reste pas moins que c’est un Guerrier exceptionnel, un géant qui équipé de sa redoutable hache à deux mains Snaga est véritablement mortel. Personne n’a réussi à le vaincre en combat singulier. De plus Druss n’est pas venu seul, il a réussi à convaincre Flécheur, le chef des brigands qui hantent les forêts de Drenaï ainsi que 600 de ses hommes de venir aider à la défense de Dros Delnoch.

Druss se met aussitôt au travail, il organise la défense et l’entraînement de la garnison afin de la préparer à l’attaque. Pendant ce temps, Virae, la fille du Comte de Bronze a été envoyée chercher l’aide des « trente » des moines-guerriers qui combattent pour défendre la Source de toute vie. Elle reviendra à temps, avec « les trente » et Regnak, un guerrier berserk qui lui a sauvé la vie, pour assister à l’arrivée des Nadir.

Lorsque les Nadir arrivent, Drus, les trente, Rek, les paysans et les hommes de la légion (une unité de cavalerie, seule troupe entraînée) se battent comme des lions ils repoussent assaut après assaut, mais sont bientôt forcés d’abandonner le premier mur beaucoup trop long à défendre, puis le second. Le désespoir commence à s’emparer des défenseurs. Drus a une soixantaine d’années, tous les soirs il a besoin de repos et de massages pour pouvoir récupérer de sa fatigue. Son organisme est usé et ne récupère plus aussi bien. Les archers de Flécheur ont promis de rester jusqu’au mur 3 avant de s’en aller. Les trente sont des guerriers redoutables qui communiquent par l’esprit, ils ont tué de nombreux Nadirs mais les premiers prêtres ont commencé à tomber. La horde Nadir est innombrable. Malgré la mort de milliers d’entre eux, il y en a toujours d’autres qui arrivent.


 

Pendant plusieurs années, j’avais arrêté de lire de la Fantasy, deux auteurs m’y ont ramené à l’époque : Glen Cook avec la Compagnie Noire et David Gemmell avec Legend.

L’auteur avoue s’être basé sur Alamo pour écrire son roman et on peut certes y voir quelques similitudes : des hommes qui se battent à 1 contre 50, des petites troupes disparates mais solides qui rejoignent la forteresse : (Pour Alamo : Jim Bowie et ses hommes, Davy Crocket et ses compagnons, quelques défenseurs du Texas qui amenèrent un canon de gros calibres – Pour Dros Delnoch : Regnak, « Les Trente », Druss, la Légion).

Il y a néanmoins quelques différences, notamment le fait que la forteresse n’est pas encerclée, les défenseurs pourraient partir à n’importe quel moment ou l’utilisation de la magie sous différentes formes.

Et puis finalement, il y a cette forteresse qui quelque part est le véritable héros de ce roman ? Une forteresse dont chacun des murs porte un nom :

Le premier mur : Eldibar, le mur de l’exultation : on y affronte l’ennemi pour la première fois, et on s’aperçoit qu’il n’est qu’un homme.

Le deuxième mur : Musif, le mur de l’angoisse : si on n’a pas réussi à tenir le premier mur, pourquoi réussirait-on à tenir le second ?

Le troisième mur : Kania, le mur du nouvel espoir : il est tenu par les survivants des deux premiers et est moins grand à défendre.

Le quatrième mur : Sumitos, le mur du désespoir : on est fatigué, on se bat par instinct, mécaniquement.

Le cinquième mur : le mur de la sérénité : on y admet l’inévitabilité de sa mort, et on se serre les coudes pour faire face à l’ennemi

Le sixième mur : Geddon : le mur de la mort

Cette forteresse où certains révèleront leur courage ou leur qualités de commandement, une forteresse entre les murs de laquelle certains mourront ou vivront héros ou des inconnus, nobles ou inconnus.

Légende est un excellent roman de divertissement. La grande originalité du cycle de Drenaï vient du fait que le premier roman clôture le cycle. Certains des éléments qui seront développés par la suite n’apparaissent donc ici qu’assez faiblement (Je pense notamment aux « trente » dont les pouvoirs seront bien mieux décrits par la suite ainsi que leurs combats contre les forces démoniaques ou à la relation très spéciale entre Druss et Snaga).

Les personnages sont très marquants, qu’il s’agisse de personnages avec un charisme puissant comme Druss ou de personnages qui évoluent au cours du récit. On a des personnages qui appartiennent à toutes les classes sociales, ce qui permet de voir plus d’aspects de la société Drenaï. L’auteur ne fait pas non plus abstraction du côté sombre des combats, il ne nous épargne pas les aspects les plus sanglants du combat et cela renforce le réalisme.

En résumé, un excellent roman qui s’il n’est pas exempt de défauts, en attirera plus d’un vers ce cycle des Drenaïs. Je ne saurais que conseiller de commencer la lecture de Gemmell par Légende.

Ma note personnelle: 17/20
Légende – David GEMMELL
Edition Kindle

 

 

 

Published in: on 23 décembre 2016 at 17 h 40 min  Comments (1)  
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Le seigneur de l’arc d’argent (Troie T1) – David GEMMEL

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Le seigneur de l’Arc d’Argent est un roman dont l’action se déroule pendant les événements connus sous le nom de « Guerre de Troie ». David Gemmell réécrit le mythe troyen au travers des aventures de trois personnages :

Hélicon (pseudonyme pris par Énée pour voyager en méditerranée en laissant la couronne de Dardanie à son demi-frère), prince marchand et ami d’Ulysse roi d’Ithaque, poursuit les pirates mycéniens qui sévissent en Méditerranée.

Andromaque, princesse et prêtresse est envoyée à Troie par son père pour épouser Hector, le plus célèbre des fils de Priam, roi de Troie.

Argurios, un soldat de Mycène, compagnon d’Agamemnon, cherche Hélicon pour le tuer afin de venger ses camarades tués par ce dernier et qui découvrira au fil du temps que son roi, Agamemnon qu’il chérissait n’est pas le modèle d’honorabilité qu’il pensait.

Ce tome voit les premiers affrontements entre Mycéniens et Troyens (et leurs alliés puisque Hélicon est prince de Dardanie). Hector est parti avec un millier de cavaliers troyens pour aider les Hittites dans leur lutte contre les Egyptiens mais la ville de Troie compte sur ses hautes murailles et sa puissante armée pour impressionner tous ceux qui seraient tentés par ses richesses.

Alors qu’il fait escale sur une île, Helicon rencontre Argurios un célèbre guerrier mycénien qui se voit obligé de l’accompagner sur la route. Lorsqu’ils sont attaqués, Argurios par d’autres mycéniens, Argurios malgré sa haine se voit obligé de défendre Helicon pour respecter la loi de la route. Dès lors, il s’attire l’inimitié des autres Mycéniens.

 Helicon accepte d’amener Andromaque à Troie où elle doit épouser Hector. Pendant le voyage, Andromaque et Helicon tombent amoureux l’un de l’autre. Un amour impossible jusqu’au moment où l’on apprend qu’Hector aurait été tué par les Egyptiens.

Le roman se termine sur une tentative par les Mycéniens de s’emparer de la ville de Troie avec la complicité d’un des fils de Priam (là je n’en dirai pas plus, et vu que Priam a quelques dizaines de fils, je vous laisse chercher…).


Si certains personnages semblent conserver le statut que les récits mythologiques leur ont conféré tel Hector qui reste un grand héro ou Cassandre qui a des visions auxquelles personne ne croit, David Gemmel n’hésite pas à en maltraiter d’autres tel Priam qui est présenté comme un tyran qui n’hésite pas à assassiner ses propres fils pour les empêcher de lui prendre son trône, Anchise qui est présenté sous un bien mauvais jour par Hélicon/Enee qui semble le détester (alors que dans l’Iliade, il sauve son père, pauvre vieillard chenu, en le portant sur ses épaules hors de Troie en flammes) ou Agamemnon qui est présenté comme un roi prêt à tout pour arriver à ses fins

J’ai lu ce livre il  y a quelques semaines et j’ai relu ensuite « Légende », le 1er roman de David Gemmell (dont je ferai la chronique sous peu). Après avoir lu ces deux romans, je me suis dit que si le seigneur de l’Arc d’Argent était mieux écrit, le style de l’auteur s’étant affirmé, c’était cependant aux dépends de l’action. Légende est plus vivant, se lit plus facilement sans doute parce que les personnages sont moins fouillés, c’est un roman d’action efficace basé autour de quelques idées intéressantes que l’auteur a pu développer par la suite.

Ma note personnelle: 16/20
Le Seigneur de l’Arc d’Argent – David GEMMELL
Edition Kindle

La Dague et la Fortune T1 – Daniel HANOVER

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« Autrefois, les dragons régnaient sans partage sur le monde. Puis ils ont disparu de la surface de la Terre… et la magie avec eux. Les royaumes des hommes ont survécu, de même que les sanglantes intrigues de cour qui les animent. »

Ils ont laissé treize races à la surface du monde, races qui cohabitent assez pacifiquement, certaines d’entre-elles étant plus représentées dans certaines régions mais, dans l’ensemble, la race dominante est celle des « premiers-nés ». Les autres races semblent découler des premiers nés avec des caractéristiques qui semblent les préparer à des tâches spécifiques, comme les Jasurus qui sont couverts d’écailles et plutôt costauds, les Yemnus trapus et munis de défenses, Cinnae  très pâles et maigres. A noter que les croisements sont possibles du moins entre certaines races. Si les premiers nés semblent se considérer au-dessus des autres races, on ne trouve pas trace d’un véritable racisme. Le premier critère pour engager quelqu’un semble plutôt être son efficacité à accomplir la tâche.

Nous découvrons ce monde et les races qui le peuplent en suivant le destin de quatre personnages :

Cithrin, une demi-Cinnae a été chargée par son patron, le magister Imaniel d’évacuer les fonds de la branche  de Vanaï de la banque médéanne pour éviter que l’armée Antéane qui se rapproche de la ville ne s’en empare. Le banquier a dissimulé les fonds et les archives de la banque dans un chariot qui est rempli tapis, chariot qui voyagera au milieu d’une caravane en route pour Carse. Une fois arrivé là, Cithrin devra remettre ces fonds à la branche locale de la banque.

Marcus Wester est un ancien militaire de haut rang, reconverti dans l’escorte des caravanes. Afin de le garder à Vanaï, les gardes de la cité ont arrêté ses hommes sous prétexte d’une bagarre. Marcus n’a donc plus assez d’hommes pour assurer sa mission mais désireux de quitter la ville avant l’arrivée des troupes antéannes, il engage une troupe de comédiens pour remplacer ses hommes jetés en prison et jouer le rôle de gardes.

Geder Palliako est un jeune noble qui accompagne l’armée antéanne qui doit s’emparer de … Plus intéressé par les livres et par le passé que par son rôle dans l’invasion, peu porté sur les qualités martiales, il est la cible des sarcasmes et des mauvaises plaisanteries des autres nobles. A la suite d’intrigues de cour, il se voit confier la gestion de la ville de… ce qui finira par lui monter à la tête.

Dawson Kalliam est un noble conservateur qui perd peu à peu la confiance du roi pourtant ami de longue date. Il ne veut pas que la noblesse perde ses privilèges au profit des artisans et des paysans et s’oppose ainsi à d’autres nobles qui par leur alliance avec le peuple, cherchent à augmenter leur pouvoir sur le roi voire à le remplacer.


Premier roman d’une série en cinq tomes, « La Voie du Dragon » commence assez lentement. Certes on est dans un volume de mise en place mais le début manque néanmoins un peu de rythme ; ce travers disparaissant petit à petit.

L’univers semble vaste et est développé assez vaguement dans ce premier tome pour laisser une place au récit. Nous n’avons donc qu’une idée succincte de la géographie et des races au travers des aventures des personnages et de leurs discussions. L’auteur développera sans doute ce point dans les volumes suivant.

Les personnages ne sont pas tous aussi bien développé ce qui fait que j’ai ressenti un manque d’empathie pour les personnages principaux (sauf Cithrin, et encore, il m’a fallu atteindre la fin de ce tome pour m’y intéresser. A contrario, j’ai trouvé le personnage du chef de la troupe d’acteurs très intéressant.

Daniel Abraham/Hanover avoue lui-même qu’il a pris des éléments ici et là qui fonctionnaient bien en Fantasy ce qui explique l’impression que l’on peut ressentir d’un manque de nouveauté malgré un univers qui semble promettre beaucoup de choses. La plus grande originalité est de nous présenter un monde médiéval qui en est socialement presque au niveau de la révolution française de 1789.

En résumé un début de série intéressant, qui se laisse lire mais qui est loin du  niveau d’un roman de Sanderson

Ma note personnelle: 14/20
La Dague et la Fortune – La voie du Dragon
Pocket n° 7152
596 pages

Pour un interview de l’auteur sur cette série sur le site d’ActuSF

Ce qu’ils en pensent:

L’avis d’ Apophis

L’avis du Blog-O-Livre

L’avis d’Asavar sur Elbakin.net

Published in: on 6 décembre 2016 at 23 h 58 min  Comments (1)  
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Le trône de Jade – Naomi NOVIK

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Dans ce deuxième tome, téméraire et le capitaine Laurence se retrouvent dans de mauvais draps : L’œuf de Dragon d’où a éclot Téméraire était un cadeau offert par la Chine à Bonaparte. L’empereur de Chine furieux a envoyé une délégation dirigée par le propre frère de l’empereur pour récupérer Téméraire. Le frère de l’empereur est consterné de découvrir qu’un dragon céleste a pu choisir un simple capitaine de vaisseau comme compagnon. Il ne digère pas non plus le fait que l’on puisse mettre un dragon céleste en danger en le faisant combattre.

Malgré toutes ses tentatives de séduction, la délégation chinoise ne parvient pas à décider Téméraire de se séparer de Laurence. Il est alors décidé entre les autorités anglaises et la délégation chinoise d’embarquer Téméraire et Laurence pour la Chine en espérant qu’une fois là-bas, Téméraire se fera une raison et acceptera de rester près des siens.


Le trône de jade nous entraîne dans un voyage autour de l’Afrique jusqu’à la Chine sur un transport de Dragon, vaisseau très lent qui du coup est prétexte à nous faire découvrir la vie à bord des vaisseaux du XVIIIème siècle mais aussi l’esclavage qui saigne l’Afrique. On a aussi le temps d’aborder les problèmes de compréhension entre les cultures anglaise et chinoise.

L’auteur nous fait aussi rencontrer de nouvelles races de dragon et nous permet de découvrir la civilisation que les chinois ont développé en harmonie avec les dragons. En effet, si ces derniers sont rares en Angleterre et ont du coup été tous recrutés pour des tâches militaires, en Chine ils pullulent et servent également à beaucoup d’usage civils. Les dragons, en Chine, peuvent aller à l’école, étudier la poésie, gagner leur vie ou se retrouver à mendier…

Un excellent deuxième tome qui permet à l’auteur d’approfondir son monde. Le premier avait apporté des bases, celui-ci nous permet de rentrer plus dans la psychologie draconique. Naomi Novik y développe aussi de façon brillante une civilisation qui a intégré les dragons au cœur de ses traditions.

C’est un ouvrage très plaisant à lire, les pages défilent sans que l’on s’en rende compte, mais qui garde quand même un côté « lecture pour adolescents ».

Ma note personnelle : 16/20
Le Trône de Jade
Naomi NOVIK

Si vous voulez d’autres avis:

Le bibliocosme

Le culte d’Apophis

Albédo

Published in: on 19 novembre 2016 at 17 h 36 min  Comments (2)  
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La voie des Rois – Brandon SANDERSON

The Way of Kings La voie des rois

Roshar est un monde balayé par des tempêtes étranges qui ont bouleversé l’équilibre écologique de la planète au point que certains animaux et certaines plantent ont créé des mécanismes qui leur permettent de s’enfoncer dans le sol ou de rétracter les parties exposées de leurs individus. Les hommes n’ont pas cette chance et ils ont tout intérêt à s’abriter pendant les tempêtes s’ils ne veulent pas perdre la vie. Ces tempêtes transportent aussi une forme d’énergie qui est absorbée dans des gemmes. L’énergie contenue dans ces gemmes peut alors être utilisée pour façonner des objets voire des bâtiments, soigner des personnes, infuser de la puissance dans une épée ou une armure…

Jadis, il y avait sur ce monde des ordres de chevaliers qui combattaient des ennemi terribles dont on ne se souvient plus maintenant que comme des créatures mythiques. Ces chevaliers ont laissé en héritage leurs armes et leurs armures « magiques » qui sont portées par des nobles. Ces nobles ont notamment comme caractéristique d’avoir les yeux clairs.

A l’époque où se situe le récit, dix princes d’Alekhtar dirigent des armées qui combattent les Parshendi sur la plaine brisée. Ces princes sont là pour venger l’assassinat du roi des Alethi, Gavilar, par un assassin à la solde des Parshendi. Depuis 10 ans, ces princes dirigent chacun leur armée séparément sur la plaine brisée pour s’emparer des précieuses gemmes géantes qui y abondent, pour cela, ils doivent amener leur armées de plus en plus loin sur une plaine qui est creusée de nombreux fossés. Pour franchir ces fossés, ils ont créé des ponts mobiles que des esclaves portent jusqu’au lieu de combat, déposant les ponts puis les reprenant jusqu’au fossé suivant.

Depuis quelques temps, Dalinar Kholin, frère du roi assassiné Gavilar et commandant d’une des dix armées est assailli par des visions lors des tempêtes qui assaillent la plaine brisée. Ces visions lui montrent des images du passé et lui parlent d’un ennemi oublié qui pourrait revenir bientôt, les vois qu’entend Dalinar lui enjoignent d’unir les princes.

D’autres personnages apparaissent dans ce roman dont Kaladin, apprenti chirurgien auprès de son père, devenu soldat pour protéger son jeune frère mobilisé de force. Kaladin avait démontré de grande prouesses en tant que soldat, parvenant même à tuer un noble ennemi vêtu d’une armure magique mais il a été trahi par un noble Alethi qui en a fait un esclave pour s’emparer de l’armure. Passant de maître en maître, Kaladin est finalement vendu à l’un des princes Alethi qui en fait un porteur de pont.


Ce premier roman d’une série prévue en dix tomes (le 3ème est prévu en anglais pour la fin 2017) montre déjà les prémices d’une oeuvre immense, ce premier tome faisant à lui seul 1250 pages. L’univers créé par Sanderson est encore une fois fouillé et cohérent avec un système de magie novateur et très riche. On comprend dès lors qu’il lui faudra un très long développement pour en fouiller toute la diversité. Bien entendu ce premier tome est une longue introduction, il souffre donc un peu de longueurs par moment mais il y a énormément de choses à découvrir et il peut donc être normal d’avancer à petits pas pour ne pas noyer le lecteur.

Pour ce qui est du système de magie ou des Chevaliers Radieux, il sont en grande partie oubliés sauf par les érudits qui étudient dans les grandes bibliothèques ce qui fait que le lecteur apprend en même temps que les personnages redécouvrent certaines pratiques.

Un très bon début pour une oeuvre qui promet d’être épique.

Ma note personnelle: 17/20
La Voie des Rois (The way of Kings) – Brandon SANDERSON
Version Kindle

Ralliement – William R. FORSTCHEN

ralliement william Forstchen

Ralliement est le 1er tome de la série « Le Régiment Perdu » qui nous conte les aventures du 35ème Régiment du Maine et de la 44ème batterie d’artillerie légère de New York (cette dernière essentiellement composée d’Irlandais) lorsque le bateau à vapeur qui les transporte de Virginie en Caroline du Nord après la bataille de Gettysburg est pris dans une étrange tempête et transporté ailleurs…

Lorsque le colonel Keane, commandant du 35th du Maine se réveille, le bateau est échoué sur une plage, relativement intact,  mais le rivage lui est inconnu comme à tous ses hommes. Ce n’est que le soir qu’ils se rendent compte qu’ils ne se trouvent plus sur Terre lorsque deux lunes se lèvent à l’horizon.

Le colonel Keane se retrouve confronté à d’autres humains, qui s’avèrent rapidement être des russes qui vivent encore comme à l’époque moyenâgeuse, les serfs étant exploités par les boyards qui gouvernent avec l’assentiment de l’église orthodoxe locale.

Les quelques 600 Yankee parviennent à effrayer suffisamment les « Rous » grâce à leurs armes à feu pour que ceux-ci, malgré leur supériorité numérique, acceptent de parlementer. Le Boyard des Rous de Souzdal accepte que les Yankees installent leur « Fort Lincoln » à proximité de Souzdal, espérant se servir d’eux contre les Boyars des autres villes: Novrod, Vizama…

Et Fort Lincoln se développe à côté de Souzdal. Ayant repéré une rivière descendant à flanc de montagne, les Yankees installent plusieurs roues à Aube, leur permettant d’alimenter en énergie, un moulin, une forge, une scierie… Une véritable petite base industrielle se développe.

Tout semble se dérouler pour le mieux jusqu’à ce qu’un groupe de nomades barbares humanoïdes gigantesques (entre 2m50 et 3m) s’approchent de Souzdal pour demander aux citoyens de cette ville de préparer le tribut parce que la Horde des Tugars s’approche plus vite que prévu et a besoin de ravitaillement. Le colonel Keane et ses hommes apprennent alors que le monde de Valdennia est parcouru par des hordes de ces créatures qui prélèvent un humain sur cinq pour les manger avant de continuer leur route vers la ville suivante. La horde met 20 ans à faire son tour.

Bien entendu, le colonel Keane refuse de se plier à cette exigence mais la horde Tugar comporte près de deux cent milles combattants. Même avec leur armement plus moderne (les Tugars se battent encore à l’arc et à l’épée, les yankees non aucune chance. Le colonel Keane demande alors au régiment de voter pour décider s’ils restent pour se battre ou s’ils vont prendre le bateau et chercher un refuge jusqu’à ce que la horde soit passée. Mais les américains ont fait naître beaucoup de rêves de liberté chez les Rous et ceux-ci se révoltent contre leurs boyards. Keane va-t-il laisser le peuple Rous se faire massacrer par les boyards et puis par les Tugars?


William Forstchen est un historien spécialiste de la guerre de sécession, il n’est donc pas surprenant qu’il ait décider d’écrire une série de romans sur un régiment de l’époque de la guerre de sécession. Le 35th du Maine apporte sur Valdennia, non seulement une évolution technologique mais aussi une révolution politique, les américains sont libres et égaux, ce qui va créer beaucoup de problèmes dans le système politique en place sur Valdennia. Les nobles boyards décidant avec l’appui de l’église qui va être sacrifié et qui va être sauvé.

Bien entendu, on retrouve des élans très américains, plutôt libres que mort et les Rous sont sauvés par des Yankees mais il n’y a pas que cela dans ce roman. Les personnages complexes et parfois ambigus. Il y a de très belles réflexions sur le coût de la liberté. Si les combats sont nombreux et très bien décrits, les horreurs de la guerre marquent cependant les hommes du régiment pour les transformer et les marquer dans leur chair et dans leur âme.

Ma note personnelle: 17/20
Le Régiment perdu – William FORSTCHEN
Traduction: Emmanuel Chastelliere
Version Kindle

Ce qu’ils en pensent:

Wagoo
Gilossen (Sur Elbakin.net)
Le traducteur: Emmanuel Chastelliere

Reaper’s Gale – Steven ERIKSON

Reaper's gale2

 

L’empire de Lether a assimilé ses conquérants. Certes l’empereur Tiste Edur Rhulad Sengar règne mais il est fou et tous ses conseillers Tiste Edur ont été éloignés. Les Letherii ont isolé efficacement l’empereur et gouvernent en son nom. Ils utilisent les Tiste Edur comme troupes de choc et ils en ont certes besoin parce que l’empire craque de toutes parts : des révoltes internes (certaines tribus battues et assimilées par l’empire de Lether se rebellent), des tribus voisines attaquent les frontières de l’empire) et une crise monétaire (Tehol Beddict et son acolyte Bugg font disparaître la monnaie de l’empire et ont créé une telle dette que lorsqu’ils se déclareront en faillite c’est tout le système économique qui risque de s’écrouler)

Pendant ce temps, les champions ramenés à Letheras attendent leur tour d’affronter l’empereur fou, chaque mort semble renforcer celui-ci mais il y a parmi les champions Karsa Orlong et Icarium. Si la confrontation avec Karsa s’annonce épique, celle qui devrait amener Icarium face à Rhulad pourrait détruire Lether.

Une autre intrigue concerne la vengeance de Silchas Ruin, qui réussit à emprisonner l’âme de Scabandari dans un nouvel Azath, Menandore, Sheltatha Lore et Sukhul Ankhadu.

Et pendant ce temps, l’adjointe Tavore a débarqué ses marines pour semer le désordre, la confusion et  tuer autant de Tiste Edur que possible afin de provoquer une révolte chez les Letherii (Tavore ignire que ce sont les Letherii qui gouvernent et non les Tiste Edur), les marines parviennent à se frayer un chemin jusqu’à la capitale malgré des pertes sérieuses. Leur utilisation des munitions moranth et leurs mages leur permettant de survivre en dépit de leur infériorité numérique. Alors que les marines affrontent une armée Letherii, le restant des forces de Tavore débarquent à proximité et affronte une deuxième armée Letherii.


Un bon volume qui rajoute beaucoup d’infos à la série, notamment en ce qui concerne les dragons, les anciens dieux, Karsa et Icarium notamment.

On y retrouve avec plaisir le duo Tehol Beddict et Bugg qui rajoute toujours une note humoristique dans une saga au demeurant fort sombre. Sinon la recette est toujours la même, l’auteur fait monter la tension jusqu’à une scène épique que j’ai cette fois trouvé un peu moins réussie, n’ayant pas pu créer d’empathie avec le personnage au centre de cette scène.

Ma note personnelle: 17/20
Reaper’s Gale – Steven Erikson
1260 pages.

 

 

Coeurs d’or à l’amer – Garret détective privé t2- Glen COOK

Coeurs d'or à l'amer

Profitant de l’absence de la Maître-tempête  Styx-Orage, quelqu’un a enlevé Karl, le fils de cette dernière pour réclamer une rançon. Les employés de la Maître tempête font appel à  Garret et ce de façon officielle pour tenter d’impressionner les ravisseurs au moins suffisamment pour qu’ils ne touchent pas à un cheveu de Karl, tout le monde craignant la réaction de la Maître-tempête à l’annonce du kidnapping.

Bien entendu, l’affaire n’est pas aussi limpide qu’il n’y paraît et Garrett va devoir tirer bien des ficelles pour démêler le vrai du faux avec l’aide de ses amis l’homme mort,  Morlet, l’elfe noir végétarien et Tarpo Tête-de-Pioche. Cette aventure entraînera Garret dans les bas-fonds de Tonnefaire où il devra pénétrer le repaire d’une bande d’ogres agressifs mais pour cela, Garret et Morlet ont leur arme secrète : Doris et Marsha (une paire de grolls !).


 

Si ce deuxième tome reste plaisant, il est néanmoins moins rythmé que le premier. Son plus grand intérêt est sans doute de nous immerger dans Tonnefaire puisque l’action de ce tome reste concentrée dans et autour de de cette ville. On retrouve avec plaisir quelques références aux événements du premier tome mais ce livre peut se lire tout seul.

Sans être indispensable, c’est néanmoins une lecture très divertissante.

Pour le tome 1, voir: la Belle aux bleus d’argent

Ma note personnelle : 14/20
Glen COOK – Coeur d’Or à l’amer
Edition Kindle

 

 

Published in: on 10 février 2016 at 22 h 49 min  Comments (1)  
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