Shattered World 1-6: « The Eurasian War  » de Bobby HARDENBROOK

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J’avais déjà donné mon avis sur la première partie, voici ma critique des volumes 1-6(réunis en un seul gros ouvrage).

Je rappelle que « Shattered world » est un essai uchronique, pas un roman.

Contrairement à la plupart des récits uchroniques, dans cet essai, Bobby Hardenbrook modifie plusieurs paramètres:

Il part du principe que les relations entre l’Allemagne et l’Union soviétique se sont détériorées au point que Staline décide de lancer une attaque préventive sur la Pologne avant qu’Hitler ne se décide à attaquer ce pays.

Il décide aussi de plusieurs modifications telles que : pas de purge des officiers de l’armée rouge, accélération de la production des blindés soviétiques (ce qui leur permet d’avoir beaucoup plus de T34 disponibles dès les débuts de la guerre), l’Armée allemande jouit de beaucoup plus de libertés que dans notre ligne de temps parce qu’Hitler ne bénéficie pas de l’aura que lui aurait donné selon l’auteur la victoire de la campagne de France.

Dans cet essai, l’auteur aborde le récit uniquement du point de vue des mouvements stratégiques, il n’y a pas de partie romancée, mais seulement quelques témoignages ponctuels de situations tactiques par des personnages divers, sans doute pour donner un petit côté réaliste.

Pour un résumé plus détaillé du début, je vous renvoie à ma critique du tome I.

Après l’attaque de la Pologne par les soviétiques en 1937, les allemands, hongrois et italiens se sont rangés du côté polonais. Les combats se sont étendus à la Roumanie.

Les Français, Anglais et Américains restent neutres aidant même plutôt l’Allemagne économiquement parce qu’ils considèrent que Staline est plus dangereux qu’Hitler.

Petit à petit, l’Allemagne finit par prendre le dessus. L’Union soviétique est seule pour combattre l’Axe et, étant l’agresseur, ne jouit pas pour cette guerre de l’important soutien psychologique que constituait l’invasion de la Rodina  Lors d’une des offensives allemandes, Joukov se retrouve encerclé par les allemands avec plusieurs dizaines de milliers d’hommes et finit par se suicider. La Guerre s’étend aux Pays Baltes, à la Finlande et même à la Suède qui est envahie par les deux camps.

Alors que l’Axe repousse petit à petit les soviétiques, des parties du territoire soviétique se soulèvent et rejoignent l’Axe comme L’Ukraine, les Pays Baltes ou la Tchétchénie. Certains pays qui, dans la ligne de temps normale étaient restés neutres, rejoignent l’Axe comme l’Irak ou la Turquie (à qui l’Allemagne a promis les champs pétrolifères de Bakou).

Le Japon voyant la frontière est de l’empire soviétique fortement dégarnie attaque et s’empare d’une bonne partie de la Sibérie, postposant son attaque sur les territoires des puissances occidentales.

Les soviétiques sont acculés. Beria fomente un coup d’état et élimine Staline. Ne pouvant rien faire pour faire basculer la situation, Beria finit pas accepter de capituler en Juillet 1942 et la frontière est établie sur base des territoires conquis, la suède étant coupée en deux. L’Union soviétique est amputée de nombreux territoires: l’Ukraine, les Pays Baltes, une partie de la Sibérie et du Caucase.

Pour l’anecdote, Stalingrad est renommée: Beriagrad.

Les Pays occidentaux (France, Angleterre, Belgique, Pays-Bas) ont entre-temps créé l’Alliance pour la démocratie que la Norvège s’est empressée de rejoindre mais qui ne comprend pas les Etats-Unis où le président républicain Dewey a été élu par les partisans d’une politique isolationniste.

Alors que l’Allemagne se prépare à la prochaine guerre contre l’Alliance pour la démocratie en développant de nouveaux chars (Le char Panther amélioré dans cette timeline a été renommé Cougar et débarrassé des nombreux problèmes de maintenance que connaissait le Panther) de type Cougar II avec un canon de 105mm. Les Jets se multiplient ainsi que les fusées V2, V3 et V4 avec toujours plus de puissance et d’explosifs emportés.
Les troupes Italiennes voient leur équipement modernisé et se lancent dans la construction de nouvelles unités navales y compris un porte-avion. Les Allemands et les Anglais se lancent aussi dans la construction de nouvelles unités navales plus puissantes (Les allemands créant notamment un « super-Bismarck » nommé Fatherland et deux porte-avions).

Les hostilités reprennent en mai 1945 et la Wehrmacht se lance à l’assaut des Pays-Bas de la Belgique et de la France. La campagne est plus longue et acharnée mais les allemands finissent par vaincre les troupes alliées et à s’emparer des trois pays envahis. La France n’a pas capitulé parce que De Gaulle a fait un coup d’état. La France continue donc la Guerre depuis ses possessions d’Afrique du Nord.

Dans le désordre et par théâtre d’opération:

En Afrique du Nord, les Italiens tentent de s’emparer de la Tunisie mais même s’ils sont mieux équipés et leur moral meilleur que dans notre ligne temporelle, ils finissent par avoir besoin des Allemands qui envoient d’abord Guderian et puis Rommel en soutien de Guderian pour faire face aux français à l’Ouest et aux Anglais à l’est (Egypte). Les combats seront longtemps indécis, basculant d’un côté puis de l’autre mais les français sont battus et obligés de concéder la Tunisie et une bonne partie de l’Algérie à l’Italie; ils sont aussi forcés de se retirer de l’Alliance pour la démocratie. Les troupes anglaises après avoir été au bord de l’anéantissement sont sauvés par l’explosion d’une bombe atomique sur le nœud de ravitaillement le plus important des allemands, l’explosion liquidant la meilleure unité allemande par la même occasion. L’Egypte et la Syrie sont cependant le théâtre de nombreuses insurrections nationalistes et fondamentalistes et il n’est pas sûr que l’Angleterre pourra encore s’y maintenir longtemps.

L’Espagne ayant rejoint l’Axe, Malte et Gibraltar ont été attaqués. Malte est tombée assez rapidement mais Gibraltar ne cédera qu’après un siège de 1.614 jours et de nombreux bombardements notamment par les canons lourds sur rails.

En Norvège, là aussi les combats sont acharnés mais après plusieurs années de combats, les alliés repoussés au Nord sont obligés de ré-embarquer vers l’Angleterre.

Les Etats-Unis, attaqués par les Japonais en même temps que les Anglais, français et autres puissances occidentales ne sont entrés en Guerre que contre les Japonais. Nous suivons donc pendant plusieurs années les combats dans le Pacifique où la flotte américaine, lourdement touchée à Pearl Harbour où elle a vu trois de ses six porte-avions de Classe Essex coulés et un quatrième endommagé (sur six) doit mener de longs combats contre les Japonais. Le général Patton se distingue en Thaïlande et en Indochine où les Américains se sont alliés à Ho Chi Minh pour chasser les Japonais. Les Etats-Unis ont développé la bombe atomique avec un peu de retard sur notre ligne temporelle et l’utilisent pour faciliter leurs avancées. Après l’explosion de la deuxième bombe, une junte de militaire fanatiques s’empare de l’empereur du Japon et décide de poursuivre le combat jusqu’au bout. On voit donc les explosions nucléaires se multiplier, détruisant les points de résistance, les ports, les infrastructures militaires et les villes. De leur côté, les militaires japonais font un usage intensif d’armes chimiques et bactériologiques ce à quoi les Etats-Unis répondent avec leur propres armes chimiques et l’utilisation du Napalm. Les Japonais sont repoussés un peu partout se cramponnant aux villes portuaires chinoises et défendant leurs îles pied à pied.

Les soviétiques, profitant de ce que les Allemands étaient très occupés à l’Ouest ont lancé une grande offensive pour reprendre du terrain aux allemands. Dans un premier temps, ils parviennent à reprendre les Etats baltes et l’Ukraine mais ils finissent par être repoussé. L’armement allemand leur est très supérieur, surtout dans le domaine de l’aviation. Lorsque ce livre se termine, les soviétiques ont déjà été repoussé sur leurs frontières et leurs troupes sont totalement désorganisée, ayant perdu une majeure partie de leur armement lourd.

En Europe, l’Angleterre est régulièrement bombardée par les missiles allemands, il y a de nombreux affrontement entre l’aviation des deux camps, les jets allemands étant supérieurs aux Meteors anglais mais les anglais reçoivent une aide non-officielle des Etats-Unis qui leur permet de tenir le coup jusqu’à ce que les Etats-Unis décident d’intervenir. La bataille de l’Atlantique bascule tantôt dans un camp, tantôt dans l’autre en fonction des progrès faits par les allemands dans la guerre sous-marine ou par les alliés dans le domaine de la lutte anti sous-marine. Alors que la Bataille des Canaries est très disputée, les Etats-Unis déclarent la Guerre à l’Axe et font pencher le balance dans cette bataille. Les flottes américaines bombardent l’Espagne et les chasseurs américains embarqués sur des porte-avions finissent par emporter la bataille aérienne malgré de nombreuses pertes causées par des missiles téléguidés tirés contre les navires US. L’Espagne subit de nombreux bombardement atomiques mis Franco capitule pas. Le Portugal qui avait rejoint l’axe change de camp et permet un débarquement américain sur ses côtes. Gibraltar est reconquise par les américains après une nouvelle explosion atomique.

Les Anglais ont lâchés plusieurs bombes atomiques sur des bases de la Luftwaffe en France et les allemands ont ripostés par des tirs de missiles chargés de gaz. Le nombre de victimes est très élevé des deux côtés.

Le livre se termine alors que les alliés viennent de lancer des bombes atomiques sur plusieurs villes allemandes avec une estimation de 3 millions de morts.


Cet essai ne m’avait déjà pas convaincu dans sa première partie mais les parties 2 à 6 n’ont fait qu’aggraver ce sentiment.

Si au départ, l’aviation russe m’a paru surestimée, par la suite, elle paraît se modifier très lentement. Quid des nombreux modèles russes qui se sont montrés quand même assez efficaces dans notre ligne temporelle. De plus, l’auteur semble oublier qu’il a autorisé des progrès technologiques à une nation. Il est une seule fois question d’une escadrille de jets Komet chargés de la défense de Moscou mais on n’en entend plus parler ensuite, comme si les russes n’en avaient plus construit, il n’est question que de nombreux avions à hélice. De même, l’auteur a armé l’Union Soviétique de nombreux chars T34 au début de la guerre mais on ne voit que très peu d’améliorations des tanks soviétiques par la suite (quid des t34-85, KVI ou KVII…). Il n’est qu’une seule fois fait mention de chars JS.

Si la résistance des soviétiques au début du récit est étonnante (ils combattent quand même cinq ans tout seuls alors qu’ils doivent affronter en plus des allemands et de leurs alliés de notre ligne temporelle, les Polonais, les Ukrainiens, les Baltes, les Turcs et les Japonais), leur effondrement dans la deuxième partie apparaît tout aussi surprenante. Contrairement aux allemands, ils ne semblent avoir fait aucun progrès matériel. L’auteur nous dit qu’une ligne ferroviaire a été construite en Afghanistan qui permet aux anglais de ravitailler les soviétiques mais ce ravitaillement ne semble rien apporter.

Le côté le plus dérangeant, c’est sans doute la volonté de combat jusqu’au-boutiste de nombreux combattants à l’instar des italiens par exemple qui semblent dans ce récit beaucoup plus décidés à se battre que dans notre ligne temporelle. Et puis, si notre seconde guerre mondiale avait déjà été une effroyable boucherie, l’auteur ici n’hésite pas à faire employer des armes chimiques, bactériologiques et nucléaires par tous les camps à tel point que j’ai perdu le compte du nombre de bombes larguées par les Anglais et les Américains. La facture globales du boucher est donc ici encore beaucoup plus élevée que dans notre ligne temporelle et la guerre n’est visiblement pas finie au bout du volume VI.

Enfin, si l’auteur semble avoir une connaissance des principaux généraux des deux camps, passé quelques noms, il ne semble plus y avoir personne. Où sont passé les Koniev, Rokossovski, Vassilievski, Leclerc, Bradley… pour ne citer que quelques noms. Joukov mort, les soviétiques ne semblent plus avoir un seul général charismatique?

Shattered World Vol.1-6  de Bobby HARDENBROOK
Edition Kindle
Ma note personnelle: 12/20

To Survive The earth – William STROOCK

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6 nouvelles supplémentaires dans cette série de William Stroock, on y découvre les aspects les plus durs de la vie dans un conflit moderne tout comme les aspects plus légers voire comique lorsque 3 hommes un peu éméchés décident d’abattre un engin Jai.

L’action se déroule sur Terre dans les airs et dans l’espace alors que les différentes nations terriennes tentent de causer un maximum de dommages et de détruire les installations que les Jai ont créés au-dessus de Venus ou sur Cérès.


Encore un recueil plaisant à lire en attendant To liberate Mars.

Voir aussi: To Defend The Earth

Ma note personnelle : 16/20
To Survive The Earth – William STROOCK
Edition Kindle

Site web de l’auteur: http://williamstroock.blogspot.be/

Triplanetary (1948) – E. E. « Doc » SMITH

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Triplanétaire, premier tome de la série des « Fulgurs » ou porteurs du Joyau (Lensmen), nous conte l’évolution d’un conflit entre les Arisians et les Eddoriens s’étendant sur plusieurs milliards d’années et à travers plusieurs galaxies.

Ces deux races très anciennes avaient deux conceptions très différentes de la vie, les Arisians évoluèrent vers une civilisation basée sur l’étude et la coopération tandis que les Eddoriens édifièrent la leur sur la domination du plus fort, n’hésitant pas à tuer leurs rivaux pour s’emparer de leur place. Les deux civilisations évoluèrent dans deux galaxies différentes mais atteignirent toutes deux  un stade de développement psychique qui leur permit de vivre presque en purs esprits pouvant quitter leurs corps physiques avec des durées de vie très longues.

Lorsque qu’un esprit Arisian rencontra l’esprit d’un Eddorien, ce dernier essaya de tuer l’intrus Arisian d’une décharge d’énergie psychique mais ne put le vaincre. Le jeune Arisian appela ses ainés et le contact s’établit entre les deux races. Les Eddoriens essayèrent de tuer les Arisians et échouèrent de leur côté, les Arisians se rendirent compte qu’ils ne pouvaient pas vaincre eux-mêmes les Eddoriens. Les Arisians effacèrent alors toute trace de cette rencontre dans les esprits des Eddoriens et décidèrent de préparer d’autres races à l’affrontement inévitable avec les Eddoriens.

Pendant que les Eddoriens s’efforçaient d’assouvir leur soif de pouvoir et de domination en prenant le contrôle des races plus jeunes qu’ils rencontraient, les Arisians avançaient masqués en protégeant de leur mieux les races de quatre planètes prometteuses: Rigel IV, Palainn VII, Velantia II et Sol III (Bien sur).

Nous suivons donc dans ce récit l’essor de la race humaine vers les étoiles et ses premières rencontres avec d’autres races, l’alliance des trois planètes: La Terre, Vénus et Mars puis la rencontre avec Gharlane d’Eddore (un Eddorien qui était déjà intervenu par le passé pour freiner le progrès technologique sur Sol III) qui lorsqu’il veut intervenir directement contre les terriens découvre l’existence des Arisians. Avec cet avancée pour les Terriens, les Arisians ont en effet visualisé qu’ils pouvaient désormais se rendre visibles aux Eddoriens. Désormais le conflit va se jouer au travers des races soutenues par les deux espèces et d’après la visualisation globale des Arisiens, la victoire finale sur Eddore ne fait plus de doute.

Triplanétaire voit donc les vaisseaux de la ligue solarienne affronter la flotte pirate de Gharlane sous les traits d’un humain nommé « Roger » et une race mystérieuse qui vient s’emparer de tout le fer dont elle peut s’emparer (ce métal étant extrêmement rare sur leur planète) avec un rayon qui fait fondre le fer et l’aspire vers leur vaisseau).


D’abord publié par épisodes dans Amazing Stories en 1934, ce roman a été retravaillé et réédité en 1948. S’il est bien un roman que je pensais connaître, c’est bien ce « Triplanétaire » que j’ai eu l’occasion de lire à plusieurs reprises (ce roman est paru en français chez Albin Michel en 1972) et pourtant en lisant la version anglaise, j’ai découvert que quatre chapitres entiers avaient été coupés  à la traduction, chapitres non-essentiels certes mais qui nous montrent les ancêtres des héros aux prises avec les situations catastrophiques créées par Gharlane.

Evidemment, de nos jours beaucoup de choses décrites dans la série des « Fulgurs » sont techniquement et scientifiquement dépassées (On n’a évidemment pas trouvé d’E.T. sur Mars, Vénus ou l’une des lunes de Jupiter par exemple )mais cela reste à mon avis encore fort lisible et si vous êtes capables de vous projeter à l’époque, vous réaliserez facilement le nombre de théories intéressantes pour l’époque que doc Smith a introduit dans sa série.
Le plus grand défaut de cette série est sans doute l’utilisation abusive de superlatifs (on peut y lire par exemple que des torrents d’énergie irrépressibles se retrouvent bloqués par des écrans d’une puissance incommensurable et puis quelques chapitres plus loin, on a développé de nouveaux vaisseaux qui font encore mieux que les précédents…

Pour le côté positif, la série s’étend sur des milliards d’années et sur des galaxies nombreuses, c’est l’un des ancêtres du Space Opéra qui a influencé bien des auteurs par la suite et notamment David Weber.

Le conflit entre Arisians et Eddoriens a peut-être aussi influencé Michael J. Straczynski  pour le conflit entre les Vorlons et les Ombres dans Babylon 5.

Ma note personnelle : 16/20
Triplanetary –Edward Elmer « doc » SMITH
Edition Kindle

Warship – Joshua DALZELLE

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Au 25ème siècle, après les guerres des 21ème et 22ème siècles, l’humanité a essaimé vers les étoiles, établissant des colonies sur des centaines de mondes. Si l’évolution technologique a permis cette colonisation, elle n’a pas pour autant été accompagnée d’une évolution philosophique. Les humains sont toujours politiquement divisés et pétris de préjugés (par exemple contre les habitants de la planète mère parce que tout le monde sait que les plus doués des humains sont partis vers les étoiles ne laissant sur terre que les incapables). Ils ont construit des flottes de vaisseaux de commerce et de guerre (surtout pour se protéger des autres humains) mais ceux-ci ne sont plus vraiment à la pointe du progrès parce que les conflits se sont apaisés et que l’humanité n’a, jusqu’ici, rencontré aucune civilisation extra-terrestre.

 

Le capitaine Jackson Wolfe commande le Blue Jacket, un destroyer obsolète et destiné à la casse, mal entretenu faute de moyen et avec un équipage peu motivé. Son supérieur direct l’amiral Winter a décidé que cet incapable de Terrien devait terminer sa carrière, mais avant de le mettre à la pension définitive et d’envoyer le Blue Jacket, il devra accomplir une dernière mission, convoyer un politicien et son secrétaire. Et pour que ce voyage ne soit pas totalement inutile, l’amiral a chargé Wolfe de former son nouveau second Celesta Wright afin que celle-ci puisse prendre le commandement d’un nouveau vaisseau à la fin du voyage ; l’amiral a également chargée celle-ci d’espionner Wolfe et de faire un dossier sur Wolfe pour faciliter sa mise à la retraite rapide.

 

Pendant sa mission, le Blue Jacket découvre une planète dont la population humaine semble avoir complètement disparu. Accompagnant une équipe sur la planète, Wolfe découvre que la planète semble avoir été victime d’une sorte d’organisme amiboïde qui aurait dévoré tout organisme vivant (un peu comme le blob voir image ci-dessous :

 

Après avoir perdu deux hommes absorbés par la créature, Wolfe et son équipe parviennent à rejoindre le vaisseau avec un échantillon de la créature. Peu de temps après, ils repèrent ce qui semble être un vaisseau spatial vivant qui les attaques. Le Blue Jacket parvient à mettre l’ennemi en fuite malgré de lourde dégâts mais celui-ci les suit jusqu’à l’étape suivante de leur voyage. Le Blue Jacket doit à nouveau affronter cette créature qui semble avoir régénéré les dégâts infliges par le Blue Jacket alors que ce dernier est déjà diminué. Wolfe n’a pas le choix, son vaisseau est le seul en mesure d’affronter a créature et fuir condamnerait plusieurs millions d’humains mais certains dans son équipage ne sont pas décidés à accepter un combat qui s’apparente à un suicide.


Que dire sur ce roman, on ne peut pas vraiment parler d’une grande originalité, le coup du capitaine alcoolique parce que mis sur le côté à bord du plus vieux vaisseau de la flotte et qui se révèle un officier de premier plan n’est pas nouveau. Pas plus que l’idée que ce vieux vaisseau et son équipage de rebuts se révèle pugnace et à même de relever le défi qui leur fait face, ni le plan de l’amiral qui tente de se débarrasser d’un officier qui n’est pas dans ses bonnes grâces.

 

Les seuls éléments que j’ai trouvé originaux, c’est que jusqu’ici, j’ai plutôt lu des romans où ce vieux vaisseau était le dernier espoir de la flotte (alors qu’ici c’est le premier vaisseau attaqué) et le fait que l’ennemi ait l’air d’être plutôt un organisme biologique plutôt qu’une race d’E.T. sanguinaires.

 

Les personnages sont plutôt caricaturaux et peu développé en dehors de deux ou trois personnages principaux.

 

Sinon le style est agréable et même si on devine une partie de l’intrigue, l’action est présente et maintient l’intérêt du lecteur.

 

Ma note personnelle: 14/20
Warship (Tome de la trilogie « Black Fleet ») – Joshua DALZELLE
Edition Kindle

War With Russia – General Sir Richard Shirreff

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Alors que les combats en Ukraine reprennent, le président russe devant les difficultés économiques qui touchent son pays, décide de s’en prendre aux Pays baltes qui eux aussi ont de fortes minorités russophones. Les troupes spéciales russes provoquent donc des incidents et tirent sur des baltes russophones pour faire croire à une agression contre leurs minorités. Profitant de cette action, les russes attaquent les Pays Baltes et s’emparent de ceux-ci.

Devant cette agression caractérisée de trois pays membres de l’Otan (agravée par la destruction d’un navire britannique et d’un navire allemand dans le port de Riga), les pays membres de l’alliance ( déjà au courant de la menace mais paralysés par les indécis) finissent par se mettre d’accord pour mobiliser des troupes et les envoyer à la frontière avec les Pays Baltes pendant que les britanniques envoyent une flotille formée autour du porte-avions Queen Elisabeth.

Le Queen Elisabeth, insuffisamment protégé est repéré et coulé par un sous-marin russe, avec plusieurs centaines de victimes.

L’escalade menace mais les russes ont installé des missiles nucléaires S-400 d’une portée de 400km dans l’enclave de Kaliningrad et menacent de les employer si l’Otan tente de reprendre les Pays Baltes


Disons le tout de suite, ce livre n’est pas un grand roman. C’est plutôt une charge contre les politiciens qui ont décidé de couper les budgets de la défense de l’Otan et de laisser cette organisation dans l’impossibilité de réaliser ses missions.

Si le général et ancien adjoint au commandant suprême des forces alliés en Europe (SACEUR) connaît la matière militaire (au moins au niveau de l’armement et des forces en présence), il n’en est pas pour autant un bon romancier.

Les personnages sont caricaturaux, les politiciens sont quasiment tous incompétents au point de faire prendre des risques inutiles aux militaires, les combats ne sont pas particulièrement bien décrits et surtout la défaite de l’invasion russe est un peu trop « facile » et dpend en trop grande partie d’un virus informatique.

De plus, n’importe quel pays doit savoir que si on laissait faire les russes contre un membre de l’Otan sans réagir, ce serait la fin de l’alliance.

Ma note personnelle: 12/20
War with Russia – General Sir Richard Shirreff
Edition Kindle

Pour d’autres avis: L’avis d’Eumène de Cardie

Endgame – Colin GEE

 

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Pour terminer l’année, quoi de mieux qu’une chronique d’un roman intitulé « Endgame »?

Endgame devait être le dernier tome de la série « Red Gambit », mais en l’écrivant, l’auteur s’est rendu compte qu’il aurait encore besoin d’un volume (sans doute à paraître en 2017).

Dans ce 7ème opus, les Alliés et les Soviets profitent de la trêve pour se renforcer. Staline espère que pendant cette trêve, il pourra rattraper une partie du retard des soviétiques en matière d’armement nucléaire. Grâce à l’accueil des savants Japonais et de leurs travaux, les soviétiques ont pu développer une série d’armes nucléaires et bactériologiques. Ils entendent faire des sous-marins japonais des rampes de lancement pour les V2 qu’ils ont capturés afin d’atteindre le territoire des Etats-Unis.

Pendant ce temps, le chancelier Speer entend bien profiter de l’état d’affaiblissement des soviétiques en déclenchant dès que possible une offensive. Ils a donc conspiré avec les Polonais pour réarmer les armées des deux nations au maximum. Des officiers alliés ayant eu vent d’information en ce sens sont éliminés par les services secrets allemand, y compris les généraux De Walle et Strong.

Malheureusement le sabotage de l’avion qui transportait le général Strong a des conséquences inattendues. L’avion qui devait transporter Eisenhower ainsi que les généraux Bradley et Bedell-Smith en Suède connaît une panne et les généraux décident d’emprunter le même avion que le général Strong. Le haut commandement allié en Europe se trouve donc décapité lorsque le sabotage se déclenche.

Le général Patton est nommé provisoirement à la tête des forces alliés en Europe en attendant que le président statue sur le remplacement d’Eisenhower. C’est alors que les allemands déclenchent de fausses attaques sur le front allié. Patton réagit aussitôt et ordonne une contre-attaque. S’ensuit un peu de confusion puisque les deux camps (à l’exception notable des allemands et des polonais qui se livraient justement à des manœuvres) sont surpris par l’attaque et donc pas prêt à passer à l’offensive.

Du côté russe, Nazarbayeva, commandant en chef du GRU (services de renseignement de l’armée) a été approchée par des dirigeants qui fomentent un putsch (en l’occurrence, Khrutschev, Gorbachev et Joukov ainsi que Kaganovitch, le numéro 2 du NKVD). D’abord réticente, elle change d’avis lorsqu’elle découvre que Staline et Beria lui cachent la vérité sur la poursuite du programme d’armes de destruction massive.

L’armée russe elle, surprise dans un premier temps reçoit l’ordre de combattre jusqu’au bout. Le Maréchal Rybalko lance une puissante contre-offensive avec la troisième armée de chars de la garde, une unité d’élite et équipée avec le meilleur matériel que l’Union soviétique puisse fournir. La cible principale de cette offensive est le secteur tenu par les unités de la Légion et notamment les divisions Camerone et Alma.


Un bon tome que celui-ci, l’action est constante et prenante. Le massacre continue et des hommes que nous suivions depuis les premiers tomes tombent à leur tour.

Le principale reproche que je fais à l’auteur, c’est la volonté de Staline d’utiliser les armes de destruction massive sans même penser aux représailles possibles. Il paraît évident que le début de l’utilisation de ces armes mènera à l’escalade…

Ma note personnelle: 16/20
Red Gambit tome 7 – Endgame de Colin GEE
Edition Kindle

Le site de la série: http://www.redgambitseries.com/

Lien facebook sur la série:https://www.facebook.com/groups/RedGambit/

Lien facebook sur le tome 7: https://www.facebook.com/groups/1506563606323223/?fref=ts

Kirov V – 9 Days Falling

Kirov Saga V - 9 Days Falling

 

Kirov Saga: Nine Days Falling, Vol. I

En accord avec l’Amiral Volsky, Fedorov part à la recherche d’Orlov. Il retourne en 1942 en faisant placer dans un réacteur nucléaire fixe la fameuse barre 25 dans un réacteur fixe se trouvant à Vladivostok. Fedorov, accompagné de deux marines, se retrouve donc bien en Union Soviétique en 1942, il ne lui reste « plus » qu’à faire le voyage de Vladivostok vers Baku. Au cours de ce voyage, Fedorov tombe sur un étrange endroit en Russie où en descendant un certain escalier d’une auberge, l’on peut se retrouver en 1908.Les anglais de l’époque sont aussi à la poursuite d’Orlov depuis qu’il leur a faussé compagnie à Gibraltar.

A notre époque, la guerre froide se réchauffe dangereusement et l’Amiral Volsky est obligé d’envoyer le capitaine Karpov en mer pour faire face à la 7ème flotte US. L’explosion d’un volcan va projeter le Kirov, accompagné cette fois-ci par deux navires d’escorte en 1945 au moment de l’invasion des îles Kouriles. Karpov ne manquera pas l’occasion d’aider les troupes russes à conquérir ces iles. Mais une autre opportunité se présente aux russes : une grande partie de la flotte US se trouve regroupée à l’occasion de la capitulation du Japon…

Pendant ce temps, l’Amiral Volsky fait dépêcher la barre 25 vers la mer noire pour être chargée sur un autre bâtiment à propulsion nucléaire qui ira récupérer Fedorov et Orlov. Sur cette même mer noire, une compagnie privée britannique tente de sauver ses pétroliers des attaques des groupes indépendantistes et terroristes qui se sentent pousser des ailes en ce début de troisième guerre mondiale. Les britanniques ont un atout dans la manche puisque la propriétaire de la compagnie a racheté un destroyer britannique et l’a remis à neuf avec des équipements militaires de derniers cris, le tout soigneusement camouflés pour donner à ce vaisseau l’apparence d’un yacht de plaisance.

Volsky se voit aussi confronté à d’autres militaires russes qui mènent une enquête sur la disparition du Kirov et notamment à Kamenski qui a ressorti de vieilles photos de la seconde guerre mondiales où l’on peut voir des débris de projectiles qui pourraient bien avoir été tirés par le Kirov ?!?

 

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Nine days falling est le cinquième tome de la Saga Kirov (27 tomes parus au moment où j’écris ces lignes sans compter des tomes qui regroupent les chapitres parus dans ces 27 tomes par théâtre d’opération).  C’est aussi le premier tome de la deuxième « trilogie », l’auteur expliquant sur son blog que la saga est divisée en trilogies suivies par un tome qui fait le lien avec la trilogie suivante.

Nous suivons donc le lancement de nouveaux fils d’intrigues. C’est un tome qui ne manque cependant pas d’action puisqu’on y voit le début d’un affrontement entre russes et américains jusqu’à l’explosion du volcan.

En résumé une nouvelle mise en place où la tension monte et les premiers projectiles sont lancés.

Ce roman est disponible sur Amazon

Un site web est aussi consacré à la série :

http://writingshop.ws/

ainsi qu’un blog: http://kirovseries.wordpress.com/2013/03/16/the-kirov-series-by-john-schettler/

Ma note personnelle : 15/20
Kirov V – 9 Days Falling – John SCHETTLER
Edition Kindle

Voir mon article sur le tome I: https://daidin.wordpress.com/2013/10/21/kirov-john-schettler/

Voir aussi le tome II:https://daidin.wordpress.com/2014/06/29/kirov-ii-cauldron-of-fire-john-schettler/

Le tome III: https://daidin.wordpress.com/2014/11/14/kirov-iii-pacific-storm-de-john-schettler/

et le tome IV: https://daidin.wordpress.com/2015/05/14/kirov-iv-men-of-war/

Ghost Fleet – P.W. SINGER & August COLE

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Dans un futur pas si lointain, la Chine dirigée par un “Directorat” décide de prendre la place des Etats-Unis en tant que leader mondial. Pour cela, elle va se livrer avec l’aide des russes à une attaque surprise : L’attaque surprise chinoise parvient à détruire tous les satellites de communication et de détection des USA, tous les porte-avions et les sous-marins nucléaires dans le Pacifique et permet l’invasion d’Hawaï qui est occupée militairement, le contingent américain sur place étant rapidement éliminé. Cette attaque est soutenue par une puissante offensive informatique notamment via des puces informatiques fabriquées en Chine largement utilisées dans le matériel courant et contenant des virus.

Les Etats-Unis, d’abord sonnés organisent la riposte autour d’un navire expérimental mis en sommeil, le super destroyer Zumwalt. L’atout maître de ce dernier est un rail-gun qui permet d’envoyer des projectiles à plusieurs centaines de kilomètres avec une grande vitesse et une cadence de tir rapide. Ce vaisseau abandonné pour cause de coûts trop important, est remis en état et bénéficie des avancées scientifiques qui ont enfin permis une mise au point efficace. L’autre aspect de la contre-offensive américaine est basé sur une riposte informatique.


Un roman qui se laisse lire si on accepte le point de départ, à savoir l’attaque surprise chinoise qui réussit au delà de ce que l’on pourrait imaginer: les porte-avions et sous-marins nucléaires américains sont détectés via les émissions de leurs réacteurs et coulés par des attaques combinées dont l’arme principale sont les missiles balistiques, les ordinateurs américains sont neutralisés très facilement par le piratage des informaticiens chinois, les satellites sont abattus les uns après les autres sans réaction américaine…

Personnellement, j’ai toujours un peu de mal à accepter ces attaques de grande envergure sans que qui que ce soit n’ait détecté le moindre indice et qui atteignent tous leurs objectifs sans rencontrer de problème.

Il y a d’autres points qui affaiblissent ce roman : des caractères qui manquent de consistance ou qui n’ont pas vraiment leur place dans un thriller technologique telle une tueuse psychopathe qui s’en prend aux soldats chinois de la force d’occupation, le recours à une arme miracle pour triompher de l’ennemi, le côté à sens unique de l’action qui fait qu’au début les américains sont totalement dépassés, quasiment sans réaction dans tous les domaines et qu’ensuite, c’est au tour des chinois de vivre la même chose (ce sentiment est sans doute renforcé par le fait que pendant l’attaque chinoise, on ne reçoit aucune information du côté américain).

En résumé un roman distrayant mais qui est loin d’être parfait.

Ma note personnelle: 12/20
Ghost Fleet – P.W. SINGER & August COLE
Version Kindle

Gust Front – John RINGO

Gust Front John RINGO

Gust Front est le deuxième volume de la série “Legacy of the Aldenata”. Le conflit commencé sur des planètes lointaines (en tout cas d’un point de vue terrien) débarque sur Terre. Dans les quelques années qui précédaient l’arrivée des Posleens, les terriens n’avaient pas le temps de développer une flotte capable d’arrêter les envahisseurs Posleens, ils ont donc décidé de les affronter sur Terre.

Il a été décidé de retrancher les défenseurs sur des positions fortifiées et de garder les unités d’infanterie mobile équipées d’armures de technologie avancée pour les contre-attaques. En attirant les Posleens dans des endroits piégés, on devrait pouvoir leur causer un maximum de pertes en limitant les pertes humaines. La théorie c’est bien beau, mais lorsque une partie de l’armada Posleen débarque à Fredericksburg en Virginie, le président des Etats-Unis décide de passer outre aux recommandations des militaires et de ne pas abandonner Washington sans combat. Il donne l’ordre au 9ème corps d’armée défendant Washington de se porter au devant des envahisseurs.

Les Posleens ont divisé la force débarquée à Fredericksburg  en deux, la force sud tombe dans un piège à Richmond et se fait largement massacrer. La force nord, se retrouve elle dans une situation qui l’avantage. Elle repousse les américains qui subissent de lourdes pertes. Le 9ème corps reflue en désordre et provoque la confusion la plus complète au sein du 10ème corps qui suivait. Seules l’arrivée du capitaine O’Neal et de l’infanterie mobile empêchera une défaite totale.


Ce deuxième tome est rempli de bruit et de fureur, on y trouve beaucoup d’actions et l’auteur nous laisse filtrer quelques informations supplémentaires. Dans le premier tome, nous avions découvert que les Darhels sabotaient l’effort de guerre sans doute pour garder la mainmise sur la fédération. S’ils souhaitent que la Fédération triomphe, il faut que les humains en sortent notablement affaibli. Nous découvrons dans Gust Front qu’il y un groupe dont on ne connaît pas encore la composition, qui lutte secrètement contre les Darhels. Ce groupe viendra au secours de Cally, la fille de Michael O’Neal et le père de Michael. On peut déjà voir que Cally a huit ans deviendra une guerrière accomplie.

Au cours de ce tome, on voit aussi que certaines transformations commencent à s’opérer chez les Posleens, certains de leurs leaders commencent à comprendre qu’ils devront adapter leurs tactiques (ce qui est déjà une petite révolution pour les Posleens qui prônent plutôt l’affrontement direct et considèrent les tactiques de dérobade comme une lâcheté) s’ils veulent battre ces humains.

Ma note personnelle : 16/20
A Hymn Before Battle – John RINGO
Edition Kindle

Voir le 1er tome: A Hymn before battle

Ralliement – William R. FORSTCHEN

ralliement william Forstchen

Ralliement est le 1er tome de la série « Le Régiment Perdu » qui nous conte les aventures du 35ème Régiment du Maine et de la 44ème batterie d’artillerie légère de New York (cette dernière essentiellement composée d’Irlandais) lorsque le bateau à vapeur qui les transporte de Virginie en Caroline du Nord après la bataille de Gettysburg est pris dans une étrange tempête et transporté ailleurs…

Lorsque le colonel Keane, commandant du 35th du Maine se réveille, le bateau est échoué sur une plage, relativement intact,  mais le rivage lui est inconnu comme à tous ses hommes. Ce n’est que le soir qu’ils se rendent compte qu’ils ne se trouvent plus sur Terre lorsque deux lunes se lèvent à l’horizon.

Le colonel Keane se retrouve confronté à d’autres humains, qui s’avèrent rapidement être des russes qui vivent encore comme à l’époque moyenâgeuse, les serfs étant exploités par les boyards qui gouvernent avec l’assentiment de l’église orthodoxe locale.

Les quelques 600 Yankee parviennent à effrayer suffisamment les « Rous » grâce à leurs armes à feu pour que ceux-ci, malgré leur supériorité numérique, acceptent de parlementer. Le Boyard des Rous de Souzdal accepte que les Yankees installent leur « Fort Lincoln » à proximité de Souzdal, espérant se servir d’eux contre les Boyars des autres villes: Novrod, Vizama…

Et Fort Lincoln se développe à côté de Souzdal. Ayant repéré une rivière descendant à flanc de montagne, les Yankees installent plusieurs roues à Aube, leur permettant d’alimenter en énergie, un moulin, une forge, une scierie… Une véritable petite base industrielle se développe.

Tout semble se dérouler pour le mieux jusqu’à ce qu’un groupe de nomades barbares humanoïdes gigantesques (entre 2m50 et 3m) s’approchent de Souzdal pour demander aux citoyens de cette ville de préparer le tribut parce que la Horde des Tugars s’approche plus vite que prévu et a besoin de ravitaillement. Le colonel Keane et ses hommes apprennent alors que le monde de Valdennia est parcouru par des hordes de ces créatures qui prélèvent un humain sur cinq pour les manger avant de continuer leur route vers la ville suivante. La horde met 20 ans à faire son tour.

Bien entendu, le colonel Keane refuse de se plier à cette exigence mais la horde Tugar comporte près de deux cent milles combattants. Même avec leur armement plus moderne (les Tugars se battent encore à l’arc et à l’épée, les yankees non aucune chance. Le colonel Keane demande alors au régiment de voter pour décider s’ils restent pour se battre ou s’ils vont prendre le bateau et chercher un refuge jusqu’à ce que la horde soit passée. Mais les américains ont fait naître beaucoup de rêves de liberté chez les Rous et ceux-ci se révoltent contre leurs boyards. Keane va-t-il laisser le peuple Rous se faire massacrer par les boyards et puis par les Tugars?


William Forstchen est un historien spécialiste de la guerre de sécession, il n’est donc pas surprenant qu’il ait décider d’écrire une série de romans sur un régiment de l’époque de la guerre de sécession. Le 35th du Maine apporte sur Valdennia, non seulement une évolution technologique mais aussi une révolution politique, les américains sont libres et égaux, ce qui va créer beaucoup de problèmes dans le système politique en place sur Valdennia. Les nobles boyards décidant avec l’appui de l’église qui va être sacrifié et qui va être sauvé.

Bien entendu, on retrouve des élans très américains, plutôt libres que mort et les Rous sont sauvés par des Yankees mais il n’y a pas que cela dans ce roman. Les personnages complexes et parfois ambigus. Il y a de très belles réflexions sur le coût de la liberté. Si les combats sont nombreux et très bien décrits, les horreurs de la guerre marquent cependant les hommes du régiment pour les transformer et les marquer dans leur chair et dans leur âme.

Ma note personnelle: 17/20
Le Régiment perdu – William FORSTCHEN
Traduction: Emmanuel Chastelliere
Version Kindle

Ce qu’ils en pensent:

Wagoo
Gilossen (Sur Elbakin.net)
Le traducteur: Emmanuel Chastelliere

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