Guerre aux Grands- Pierre LEAUTE

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Devenu empereur, Augustin Petit est toujours ravagé par ses mêmes obsessions, libérer les petits de l’oppression des Grands et quoi de mieux pour cela que de faire la guerre au pays qui est peuplé de grands: l’Allemagne. Avec ses alliés Italiens, la France envahit donc l’Allemagne ce qui provoque l’entrée en guerre des anglais.

L’Histoire se poursuit un peu comme dans notre ligne temporelle en échangeant les rôles de l’Allemagne et de la France, l’Allemagne est vaincue et scindée en deux puis l’Italie se fait envahir et Augustin Petit doit libérer son allié italien (il se fait lui même parachuter et participe activement à la libération).

A la fin, la France est vaincue. Augustin Petit retranché dans son refuge savoyard choisit l’exil en Amérique du Sud.


Je ferai un peu les mêmes remarques pour ce deuxième tome que pour le premier , pour moi la sauce n’a pas pris parce que le mélangé de gravité et d’humour est très délicat.surtout quand on arrive à des scènes  délirantes. Et tant qu’à faire, pourquoi revenir à une fin classique, pourquoi ne pas avoir écrit la grande victoire du Petisme, avec un monde à la botte du tyran?

Je retiendrai de ces deux tomes quelques scènes amusantes où l’auteur relie l’actualité plus ou moins récente avec son roman (Augustin Petit écrivant à son épouse qui l’a quitté: si tu reviens j’annule tout) ou la décapitation de la tour Eiffel bien trop grande au goût du dictateur ainsi que l’interview du dictateur par Pierre Bellemarre des années après la fin de la seconde guerre mondiale.

Ma note personnelle: 13/20
Guerre aux Grands ! – Pierre LEAUTE
Edition Kindle

Voir le premier tome: Mort aux Grands!

Si vous voulez avoir plus d’information sur l’auteur, vous en trouverez notamment sur son blog.

Shattered World 1-6: « The Eurasian War  » de Bobby HARDENBROOK

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J’avais déjà donné mon avis sur la première partie, voici ma critique des volumes 1-6(réunis en un seul gros ouvrage).

Je rappelle que « Shattered world » est un essai uchronique, pas un roman.

Contrairement à la plupart des récits uchroniques, dans cet essai, Bobby Hardenbrook modifie plusieurs paramètres:

Il part du principe que les relations entre l’Allemagne et l’Union soviétique se sont détériorées au point que Staline décide de lancer une attaque préventive sur la Pologne avant qu’Hitler ne se décide à attaquer ce pays.

Il décide aussi de plusieurs modifications telles que : pas de purge des officiers de l’armée rouge, accélération de la production des blindés soviétiques (ce qui leur permet d’avoir beaucoup plus de T34 disponibles dès les débuts de la guerre), l’Armée allemande jouit de beaucoup plus de libertés que dans notre ligne de temps parce qu’Hitler ne bénéficie pas de l’aura que lui aurait donné selon l’auteur la victoire de la campagne de France.

Dans cet essai, l’auteur aborde le récit uniquement du point de vue des mouvements stratégiques, il n’y a pas de partie romancée, mais seulement quelques témoignages ponctuels de situations tactiques par des personnages divers, sans doute pour donner un petit côté réaliste.

Pour un résumé plus détaillé du début, je vous renvoie à ma critique du tome I.

Après l’attaque de la Pologne par les soviétiques en 1937, les allemands, hongrois et italiens se sont rangés du côté polonais. Les combats se sont étendus à la Roumanie.

Les Français, Anglais et Américains restent neutres aidant même plutôt l’Allemagne économiquement parce qu’ils considèrent que Staline est plus dangereux qu’Hitler.

Petit à petit, l’Allemagne finit par prendre le dessus. L’Union soviétique est seule pour combattre l’Axe et, étant l’agresseur, ne jouit pas pour cette guerre de l’important soutien psychologique que constituait l’invasion de la Rodina  Lors d’une des offensives allemandes, Joukov se retrouve encerclé par les allemands avec plusieurs dizaines de milliers d’hommes et finit par se suicider. La Guerre s’étend aux Pays Baltes, à la Finlande et même à la Suède qui est envahie par les deux camps.

Alors que l’Axe repousse petit à petit les soviétiques, des parties du territoire soviétique se soulèvent et rejoignent l’Axe comme L’Ukraine, les Pays Baltes ou la Tchétchénie. Certains pays qui, dans la ligne de temps normale étaient restés neutres, rejoignent l’Axe comme l’Irak ou la Turquie (à qui l’Allemagne a promis les champs pétrolifères de Bakou).

Le Japon voyant la frontière est de l’empire soviétique fortement dégarnie attaque et s’empare d’une bonne partie de la Sibérie, postposant son attaque sur les territoires des puissances occidentales.

Les soviétiques sont acculés. Beria fomente un coup d’état et élimine Staline. Ne pouvant rien faire pour faire basculer la situation, Beria finit pas accepter de capituler en Juillet 1942 et la frontière est établie sur base des territoires conquis, la suède étant coupée en deux. L’Union soviétique est amputée de nombreux territoires: l’Ukraine, les Pays Baltes, une partie de la Sibérie et du Caucase.

Pour l’anecdote, Stalingrad est renommée: Beriagrad.

Les Pays occidentaux (France, Angleterre, Belgique, Pays-Bas) ont entre-temps créé l’Alliance pour la démocratie que la Norvège s’est empressée de rejoindre mais qui ne comprend pas les Etats-Unis où le président républicain Dewey a été élu par les partisans d’une politique isolationniste.

Alors que l’Allemagne se prépare à la prochaine guerre contre l’Alliance pour la démocratie en développant de nouveaux chars (Le char Panther amélioré dans cette timeline a été renommé Cougar et débarrassé des nombreux problèmes de maintenance que connaissait le Panther) de type Cougar II avec un canon de 105mm. Les Jets se multiplient ainsi que les fusées V2, V3 et V4 avec toujours plus de puissance et d’explosifs emportés.
Les troupes Italiennes voient leur équipement modernisé et se lancent dans la construction de nouvelles unités navales y compris un porte-avion. Les Allemands et les Anglais se lancent aussi dans la construction de nouvelles unités navales plus puissantes (Les allemands créant notamment un « super-Bismarck » nommé Fatherland et deux porte-avions).

Les hostilités reprennent en mai 1945 et la Wehrmacht se lance à l’assaut des Pays-Bas de la Belgique et de la France. La campagne est plus longue et acharnée mais les allemands finissent par vaincre les troupes alliées et à s’emparer des trois pays envahis. La France n’a pas capitulé parce que De Gaulle a fait un coup d’état. La France continue donc la Guerre depuis ses possessions d’Afrique du Nord.

Dans le désordre et par théâtre d’opération:

En Afrique du Nord, les Italiens tentent de s’emparer de la Tunisie mais même s’ils sont mieux équipés et leur moral meilleur que dans notre ligne temporelle, ils finissent par avoir besoin des Allemands qui envoient d’abord Guderian et puis Rommel en soutien de Guderian pour faire face aux français à l’Ouest et aux Anglais à l’est (Egypte). Les combats seront longtemps indécis, basculant d’un côté puis de l’autre mais les français sont battus et obligés de concéder la Tunisie et une bonne partie de l’Algérie à l’Italie; ils sont aussi forcés de se retirer de l’Alliance pour la démocratie. Les troupes anglaises après avoir été au bord de l’anéantissement sont sauvés par l’explosion d’une bombe atomique sur le nœud de ravitaillement le plus important des allemands, l’explosion liquidant la meilleure unité allemande par la même occasion. L’Egypte et la Syrie sont cependant le théâtre de nombreuses insurrections nationalistes et fondamentalistes et il n’est pas sûr que l’Angleterre pourra encore s’y maintenir longtemps.

L’Espagne ayant rejoint l’Axe, Malte et Gibraltar ont été attaqués. Malte est tombée assez rapidement mais Gibraltar ne cédera qu’après un siège de 1.614 jours et de nombreux bombardements notamment par les canons lourds sur rails.

En Norvège, là aussi les combats sont acharnés mais après plusieurs années de combats, les alliés repoussés au Nord sont obligés de ré-embarquer vers l’Angleterre.

Les Etats-Unis, attaqués par les Japonais en même temps que les Anglais, français et autres puissances occidentales ne sont entrés en Guerre que contre les Japonais. Nous suivons donc pendant plusieurs années les combats dans le Pacifique où la flotte américaine, lourdement touchée à Pearl Harbour où elle a vu trois de ses six porte-avions de Classe Essex coulés et un quatrième endommagé (sur six) doit mener de longs combats contre les Japonais. Le général Patton se distingue en Thaïlande et en Indochine où les Américains se sont alliés à Ho Chi Minh pour chasser les Japonais. Les Etats-Unis ont développé la bombe atomique avec un peu de retard sur notre ligne temporelle et l’utilisent pour faciliter leurs avancées. Après l’explosion de la deuxième bombe, une junte de militaire fanatiques s’empare de l’empereur du Japon et décide de poursuivre le combat jusqu’au bout. On voit donc les explosions nucléaires se multiplier, détruisant les points de résistance, les ports, les infrastructures militaires et les villes. De leur côté, les militaires japonais font un usage intensif d’armes chimiques et bactériologiques ce à quoi les Etats-Unis répondent avec leur propres armes chimiques et l’utilisation du Napalm. Les Japonais sont repoussés un peu partout se cramponnant aux villes portuaires chinoises et défendant leurs îles pied à pied.

Les soviétiques, profitant de ce que les Allemands étaient très occupés à l’Ouest ont lancé une grande offensive pour reprendre du terrain aux allemands. Dans un premier temps, ils parviennent à reprendre les Etats baltes et l’Ukraine mais ils finissent par être repoussé. L’armement allemand leur est très supérieur, surtout dans le domaine de l’aviation. Lorsque ce livre se termine, les soviétiques ont déjà été repoussé sur leurs frontières et leurs troupes sont totalement désorganisée, ayant perdu une majeure partie de leur armement lourd.

En Europe, l’Angleterre est régulièrement bombardée par les missiles allemands, il y a de nombreux affrontement entre l’aviation des deux camps, les jets allemands étant supérieurs aux Meteors anglais mais les anglais reçoivent une aide non-officielle des Etats-Unis qui leur permet de tenir le coup jusqu’à ce que les Etats-Unis décident d’intervenir. La bataille de l’Atlantique bascule tantôt dans un camp, tantôt dans l’autre en fonction des progrès faits par les allemands dans la guerre sous-marine ou par les alliés dans le domaine de la lutte anti sous-marine. Alors que la Bataille des Canaries est très disputée, les Etats-Unis déclarent la Guerre à l’Axe et font pencher le balance dans cette bataille. Les flottes américaines bombardent l’Espagne et les chasseurs américains embarqués sur des porte-avions finissent par emporter la bataille aérienne malgré de nombreuses pertes causées par des missiles téléguidés tirés contre les navires US. L’Espagne subit de nombreux bombardement atomiques mis Franco capitule pas. Le Portugal qui avait rejoint l’axe change de camp et permet un débarquement américain sur ses côtes. Gibraltar est reconquise par les américains après une nouvelle explosion atomique.

Les Anglais ont lâchés plusieurs bombes atomiques sur des bases de la Luftwaffe en France et les allemands ont ripostés par des tirs de missiles chargés de gaz. Le nombre de victimes est très élevé des deux côtés.

Le livre se termine alors que les alliés viennent de lancer des bombes atomiques sur plusieurs villes allemandes avec une estimation de 3 millions de morts.


Cet essai ne m’avait déjà pas convaincu dans sa première partie mais les parties 2 à 6 n’ont fait qu’aggraver ce sentiment.

Si au départ, l’aviation russe m’a paru surestimée, par la suite, elle paraît se modifier très lentement. Quid des nombreux modèles russes qui se sont montrés quand même assez efficaces dans notre ligne temporelle. De plus, l’auteur semble oublier qu’il a autorisé des progrès technologiques à une nation. Il est une seule fois question d’une escadrille de jets Komet chargés de la défense de Moscou mais on n’en entend plus parler ensuite, comme si les russes n’en avaient plus construit, il n’est question que de nombreux avions à hélice. De même, l’auteur a armé l’Union Soviétique de nombreux chars T34 au début de la guerre mais on ne voit que très peu d’améliorations des tanks soviétiques par la suite (quid des t34-85, KVI ou KVII…). Il n’est qu’une seule fois fait mention de chars JS.

Si la résistance des soviétiques au début du récit est étonnante (ils combattent quand même cinq ans tout seuls alors qu’ils doivent affronter en plus des allemands et de leurs alliés de notre ligne temporelle, les Polonais, les Ukrainiens, les Baltes, les Turcs et les Japonais), leur effondrement dans la deuxième partie apparaît tout aussi surprenante. Contrairement aux allemands, ils ne semblent avoir fait aucun progrès matériel. L’auteur nous dit qu’une ligne ferroviaire a été construite en Afghanistan qui permet aux anglais de ravitailler les soviétiques mais ce ravitaillement ne semble rien apporter.

Le côté le plus dérangeant, c’est sans doute la volonté de combat jusqu’au-boutiste de nombreux combattants à l’instar des italiens par exemple qui semblent dans ce récit beaucoup plus décidés à se battre que dans notre ligne temporelle. Et puis, si notre seconde guerre mondiale avait déjà été une effroyable boucherie, l’auteur ici n’hésite pas à faire employer des armes chimiques, bactériologiques et nucléaires par tous les camps à tel point que j’ai perdu le compte du nombre de bombes larguées par les Anglais et les Américains. La facture globales du boucher est donc ici encore beaucoup plus élevée que dans notre ligne temporelle et la guerre n’est visiblement pas finie au bout du volume VI.

Enfin, si l’auteur semble avoir une connaissance des principaux généraux des deux camps, passé quelques noms, il ne semble plus y avoir personne. Où sont passé les Koniev, Rokossovski, Vassilievski, Leclerc, Bradley… pour ne citer que quelques noms. Joukov mort, les soviétiques ne semblent plus avoir un seul général charismatique?

Shattered World Vol.1-6  de Bobby HARDENBROOK
Edition Kindle
Ma note personnelle: 12/20

Stalin’s Hammer: Cairo – John BIRMINGHAM

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Le prince Harry a été recruté par le MI6, suite à ses aventures précédentes. Sa première mission l’envoie au Caire où il doit empêcher les soviétiques d’enlever un savant allemand. Accompagné de son amie Julia Duffy, Harry a donc toutes les apparences du touriste en vacances qui ne devrait pas attirer l’attention (enfin pas plus que ne peut en attirer un membre de la famille royale d’Angleterre) mais le Caire est comme chacun le sait, un nid d’espion.


Stalin’s Hammer est la deuxième partie du quatrième tome de la série Axis of Time, alors que les trois premiers tomes nous avaient entraînés dans un thriller uchronique, ce quatrième tome lui ressemble plutôt à un James Bond, les gadgets de Q étant remplacés par quelques équipements futuristes. Je dois le dire j’ai été un peu déçu. Le roman est bien écrit mais j’espérais que John Birmingham allait continuer à développer son univers uchronique alors que ce deuxième tiers continue dans l’espionnage qui était déjà le thème principal du premier tome.

J’ai trouvé l’ambiance Caïrote assez réussie et rendant très bien l’image qu’ont pu donner les films d’espionnage qui s’y déroulent.

Une lecture agréable mais qui pourrait décevoir les fans de la série.

Ma note personnelle: 15/20

Stalin’s Hammer: Cairo – – John Birmingham

Edition Kindle

Voir le 1er tiers de ce quatrième tome: Stalin’s Hammer: Rome

Endgame – Colin GEE

 

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Pour terminer l’année, quoi de mieux qu’une chronique d’un roman intitulé « Endgame »?

Endgame devait être le dernier tome de la série « Red Gambit », mais en l’écrivant, l’auteur s’est rendu compte qu’il aurait encore besoin d’un volume (sans doute à paraître en 2017).

Dans ce 7ème opus, les Alliés et les Soviets profitent de la trêve pour se renforcer. Staline espère que pendant cette trêve, il pourra rattraper une partie du retard des soviétiques en matière d’armement nucléaire. Grâce à l’accueil des savants Japonais et de leurs travaux, les soviétiques ont pu développer une série d’armes nucléaires et bactériologiques. Ils entendent faire des sous-marins japonais des rampes de lancement pour les V2 qu’ils ont capturés afin d’atteindre le territoire des Etats-Unis.

Pendant ce temps, le chancelier Speer entend bien profiter de l’état d’affaiblissement des soviétiques en déclenchant dès que possible une offensive. Ils a donc conspiré avec les Polonais pour réarmer les armées des deux nations au maximum. Des officiers alliés ayant eu vent d’information en ce sens sont éliminés par les services secrets allemand, y compris les généraux De Walle et Strong.

Malheureusement le sabotage de l’avion qui transportait le général Strong a des conséquences inattendues. L’avion qui devait transporter Eisenhower ainsi que les généraux Bradley et Bedell-Smith en Suède connaît une panne et les généraux décident d’emprunter le même avion que le général Strong. Le haut commandement allié en Europe se trouve donc décapité lorsque le sabotage se déclenche.

Le général Patton est nommé provisoirement à la tête des forces alliés en Europe en attendant que le président statue sur le remplacement d’Eisenhower. C’est alors que les allemands déclenchent de fausses attaques sur le front allié. Patton réagit aussitôt et ordonne une contre-attaque. S’ensuit un peu de confusion puisque les deux camps (à l’exception notable des allemands et des polonais qui se livraient justement à des manœuvres) sont surpris par l’attaque et donc pas prêt à passer à l’offensive.

Du côté russe, Nazarbayeva, commandant en chef du GRU (services de renseignement de l’armée) a été approchée par des dirigeants qui fomentent un putsch (en l’occurrence, Khrutschev, Gorbachev et Joukov ainsi que Kaganovitch, le numéro 2 du NKVD). D’abord réticente, elle change d’avis lorsqu’elle découvre que Staline et Beria lui cachent la vérité sur la poursuite du programme d’armes de destruction massive.

L’armée russe elle, surprise dans un premier temps reçoit l’ordre de combattre jusqu’au bout. Le Maréchal Rybalko lance une puissante contre-offensive avec la troisième armée de chars de la garde, une unité d’élite et équipée avec le meilleur matériel que l’Union soviétique puisse fournir. La cible principale de cette offensive est le secteur tenu par les unités de la Légion et notamment les divisions Camerone et Alma.


Un bon tome que celui-ci, l’action est constante et prenante. Le massacre continue et des hommes que nous suivions depuis les premiers tomes tombent à leur tour.

Le principale reproche que je fais à l’auteur, c’est la volonté de Staline d’utiliser les armes de destruction massive sans même penser aux représailles possibles. Il paraît évident que le début de l’utilisation de ces armes mènera à l’escalade…

Ma note personnelle: 16/20
Red Gambit tome 7 – Endgame de Colin GEE
Edition Kindle

Le site de la série: http://www.redgambitseries.com/

Lien facebook sur la série:https://www.facebook.com/groups/RedGambit/

Lien facebook sur le tome 7: https://www.facebook.com/groups/1506563606323223/?fref=ts

Kirov V – 9 Days Falling

Kirov Saga V - 9 Days Falling

 

Kirov Saga: Nine Days Falling, Vol. I

En accord avec l’Amiral Volsky, Fedorov part à la recherche d’Orlov. Il retourne en 1942 en faisant placer dans un réacteur nucléaire fixe la fameuse barre 25 dans un réacteur fixe se trouvant à Vladivostok. Fedorov, accompagné de deux marines, se retrouve donc bien en Union Soviétique en 1942, il ne lui reste « plus » qu’à faire le voyage de Vladivostok vers Baku. Au cours de ce voyage, Fedorov tombe sur un étrange endroit en Russie où en descendant un certain escalier d’une auberge, l’on peut se retrouver en 1908.Les anglais de l’époque sont aussi à la poursuite d’Orlov depuis qu’il leur a faussé compagnie à Gibraltar.

A notre époque, la guerre froide se réchauffe dangereusement et l’Amiral Volsky est obligé d’envoyer le capitaine Karpov en mer pour faire face à la 7ème flotte US. L’explosion d’un volcan va projeter le Kirov, accompagné cette fois-ci par deux navires d’escorte en 1945 au moment de l’invasion des îles Kouriles. Karpov ne manquera pas l’occasion d’aider les troupes russes à conquérir ces iles. Mais une autre opportunité se présente aux russes : une grande partie de la flotte US se trouve regroupée à l’occasion de la capitulation du Japon…

Pendant ce temps, l’Amiral Volsky fait dépêcher la barre 25 vers la mer noire pour être chargée sur un autre bâtiment à propulsion nucléaire qui ira récupérer Fedorov et Orlov. Sur cette même mer noire, une compagnie privée britannique tente de sauver ses pétroliers des attaques des groupes indépendantistes et terroristes qui se sentent pousser des ailes en ce début de troisième guerre mondiale. Les britanniques ont un atout dans la manche puisque la propriétaire de la compagnie a racheté un destroyer britannique et l’a remis à neuf avec des équipements militaires de derniers cris, le tout soigneusement camouflés pour donner à ce vaisseau l’apparence d’un yacht de plaisance.

Volsky se voit aussi confronté à d’autres militaires russes qui mènent une enquête sur la disparition du Kirov et notamment à Kamenski qui a ressorti de vieilles photos de la seconde guerre mondiales où l’on peut voir des débris de projectiles qui pourraient bien avoir été tirés par le Kirov ?!?

 

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Nine days falling est le cinquième tome de la Saga Kirov (27 tomes parus au moment où j’écris ces lignes sans compter des tomes qui regroupent les chapitres parus dans ces 27 tomes par théâtre d’opération).  C’est aussi le premier tome de la deuxième « trilogie », l’auteur expliquant sur son blog que la saga est divisée en trilogies suivies par un tome qui fait le lien avec la trilogie suivante.

Nous suivons donc le lancement de nouveaux fils d’intrigues. C’est un tome qui ne manque cependant pas d’action puisqu’on y voit le début d’un affrontement entre russes et américains jusqu’à l’explosion du volcan.

En résumé une nouvelle mise en place où la tension monte et les premiers projectiles sont lancés.

Ce roman est disponible sur Amazon

Un site web est aussi consacré à la série :

http://writingshop.ws/

ainsi qu’un blog: http://kirovseries.wordpress.com/2013/03/16/the-kirov-series-by-john-schettler/

Ma note personnelle : 15/20
Kirov V – 9 Days Falling – John SCHETTLER
Edition Kindle

Voir mon article sur le tome I: https://daidin.wordpress.com/2013/10/21/kirov-john-schettler/

Voir aussi le tome II:https://daidin.wordpress.com/2014/06/29/kirov-ii-cauldron-of-fire-john-schettler/

Le tome III: https://daidin.wordpress.com/2014/11/14/kirov-iii-pacific-storm-de-john-schettler/

et le tome IV: https://daidin.wordpress.com/2015/05/14/kirov-iv-men-of-war/

Shtetl Days – Harry TURTLEDOVE

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Dans Shtetl days, les nazis ont gagné la guerre et ils occupent non seilement l’Europe mais aussi les Amériques. Les juifs ont été exterminés mais un siècle après la victoire, Veit Harlan et ses collègues acteurs jouent le rôle de juifs ou de polonais à Wlawonice, un village créé par les nazis pour montrer les conditions de vie sordide des « sous-hommes » en Pologne.

Dans cette sorte de Disneyland inversé, les acteurs s’attachent à rendre leur jeu le plus crédible possible en s’appropriant non seulement les us et coutumes des juifs et des polonais mais aussi leurs expressions et leurs croyances religieuses. Les hommes reçoivent même une prime s’ils acceptent de se faire circoncire. Tous ce qu’ils font est filmé et commenté par les nombreux visiteurs mais les acteurs font comme si de rien n’était et poursuivent leur vie de juifs et de polonais, allant même jusqu’à simuler des pogroms (où des condamnés à mort viennent rajouter une touche réelle par leur mort au main des « polonais ».

Et si, ces acteurs devenaient tellement impliqués qu’ils jouaient les juifs même dans leur vie en dehors du village et trouvaient cette vie plus agréable que celle de bons nazis et cela malgré la surveillance qu’exerce toujours la SS sur le peuple allemand. Le judaïsme renaîtra-t-il de ses cendres au sein même du peuple qui l’a fait disparaître ?


Une très bonne nouvelle, à l’atmosphère assez sombre, non seulement les acteurs jouent leur rôle dans une ambiance pesante mais même en dehors de leur attraction touristiques pour dégénérés, on sent une atmosphère de peur et d’espionnage, les acteurs vivent dans la crainte d’être dénoncés pour avoir trop bien joué leur rôle. On sent très bien que cette Allemagne victorieuse vit toujours sous le joug d’un dictateur qui se méfie de tout comportement déviant.

Apparemment, d’après ce que j’ai lu sur internet, les noms des acteurs de cette nouvelle, font références à des noms d’acteurs ayant joué dans des films du III Reich comme « Le juif Süss« .

Ma note personnelle: 16/20
Shtetl Days – Harry TURTLEDOVE
Edition Kindle

Stalin’s War – Jack STRAIN

Stalin's War Jack Strain

Stalin’s War” est le premier volume de la trilogie “World in Flames”. Dans cette uchronie, on trouve deux points de divergence principaux .

Le premier point de divergence se produit lorsque le général SS Karl Wolff, commandant en chef des troupes allemandes en Italie décide de faciliter la victoire des alliés à l’Ouest pour leur permettre d’arriver les premiers à Berlin. Ce plan échoue notamment parce qu’Eisenhower ne veut pas provoquer les soviets en se précipitant vers Berlin.

D’autre part, après la victoire, les polonais (avec la bénédiction et l’aide logistique de Churchill) montent un attentat contre Staline lorsque ce dernier vient en visite triomphale à Berlin. L’attentat manque partiellement sa cible principale, Staline est néanmoins grièvement blessé et Koniev et Molotov sont parmi les victimes.

Pendant que Staline est dans le coma, Joukov prend les rênes de l’état en main. Lorsque Staline se réveille, il ordonne l’exécution Beria qui n’a pas pu le protéger et confirme Joukov comme chef des armées, ce dernier fait remplacer les hommes du NKVD qui protégeaient Staline par des troupes qui lui sont fidèles. L’enquête ayant vite démontré la culpabilité des polonais, la répression qui s’abat sur la Pologne est féroce.

De leur côté, une unité de SS encore en liberté essaie de provoquer un affrontement entre soviets et américains en attaquant  une unité soviétique située près du front américain. Le plan fonctionne et en réaction à l’attaque des SS, une unité soviétique déclenche un assaut limité sur une unité américaine qui riposte. Les états-majors des deux camps parviennent à calmer la situation mais la méfiance règne désormais entre les alliés et les soviets.

L’attentat de Berlin ayant aggravé la paranoïa de Staline, ce dernier est maintenant convaincu que les occidentaux vont attaquer l’Union Soviétique. Il ordonne à Joukov de préparer une attaque de grande envergure. Alors qu’Eisenhower est persuadé que Staline n’attaquera jamais, Patton décide de faire fortifier son secteur du front en utilisant l’expertise des officiers allemands capturés et la main-d’œuvre des milliers de soldats allemands capturés par son armée.


Une mise en place intéressante,  qui pourrait livrer une suite tout aussi intéressante. Par contre ce e-book est bourré de fautes de grammaire, il y a des mots manquant les personnes changent de nom comme Donovan, le chef de l’OSS qui devient DONAVON puis à nouveau DONOVAN avant de redevenir DONAVON.

Ma note personnelle: 12/20 (14/20 s’il n’y avait pas de fautes)
Stalin’s War – Jack STRAIN
Edition Kindle

Red Gambit Tome 6: Initiative – Colin GEE

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Alors que le terrible hiver 1945-1946 se termine, les combattants essaient de rester debout. Les soviétiques sont physiquement épuisés, ils manquent de ravitaillement et tentent par tous les moyens de rattraper leur retard sur le développement de l’arme atomique. Les Japonais sont vraiment au bout du rouleau en Chine, ils ont perdu quasiment tous les chars allemands que les soviétiques leurs avaient donné. Les Alliés quant à eux sont confrontés à leur opinion publique qui a de plus en plus de mal à accepter les pertes élevées.

Dès lors, chaque camp essaie de porter des coups décisifs à l’autre. Les américains font exploser trois bombes atomiques successives sur le Japon détruisant Kokura, Hiroshima et Yokosuka. Le Japon capitule mais les militaires japonais les plus extrémistes embarquent la plus grande partie des scientifiques travaillant sur la bombe atomique japonaise ainsi que leur matériel et le résultat à bord de deux sous-marins « Sen Toku » à destination de l’URSS.

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Les soviétiques quant à eux concentrent leurs moyens sur les américains, espérant pousser les USA hors de la guerre.

De leur côté, les allemands montent en puissance et proposent à leurs alliés de reprendre une plus grande partie du front à leur charge. Les officiers de la légion étrangère constatent que de plus en plus de soldats qui s’étaient engagés sous le drapeau français semblent rejoindre les rangs de la nouvelle armée allemande.

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Cet avant-dernier tome? (Le suivant portant le titre: « Endgame »),  nous montre des combattants épuisés, un peu comme des boxeurs qui n’attendraient plus que leur adversaire s’effondre avant eux.

Si l’auteur a fait des progrès dans la psychologie des personnages, j’ai trouvé dans ce sixième tome qu’il semblait chercher comment prolonger encore un peu cette guerre qui arrivé à sa conclusion. Le fait par exemple d’avoir accéléré les recherches soviétiques en matière de recherche atomiques me semble un effort en ce sens et l’envoi des savants atomistes japonais m’a semblé pousser le bouchon un peu loin.

La grande difficulté d’une uchronie, c’est que plus on s’éloigne du point de divergence, plus la difficulté d’imaginer la suite des événements en fonction d’un grand nombre de paramètres augmente.

Un sixième tome qui se lit facilement mais qui sent déjà la fin de la série.

Ma note personnelle: 15/20
Red Gambit tome 6 – Initiative de Colin GEE
Edition Kindle

Le site de la série: http://www.redgambitseries.com/

Lien facebook sur la série:https://www.facebook.com/groups/RedGambit/

Lien facebook sur le tome 6: https://www.facebook.com/groups/1057273757622552/?fref=ts

Le Château des Millions d’Années – Stéphane PRZYBYLSKI

Le Chateau des millions d'années

Friedrich Saxhäuser a un passé chargé: ancien membre des Sturmtruppen pendant la première guerre mondiale, passé dans les Freikorps puis garde du corps d’Adolf Hitler pendant l’entre-deux guerre, il était avec le führer pendant la nuit de cristal et les représailles qui ont suivi, il a ensuite été chargé de s’infiltrer au sein de l’Abwehr (services secrets de l’armée dirigés par l’amiral Canaris qui rassemblait un certain nombre d’officiers réticents aux idées nazies) avant de rejoindre le SD.  Pendant toutes ces années, Saxhäuser a développé un intérêt pour l’histoire (guidé notamment par son maître, Adolph Hitler, lui aussi autodidacte et à la bibliothèque très orientée), ce qui justifie en partie qu’il soit choisi par Himmler en Personne pour escorter un archéologue allemand en Irak.

La mission de Saxhäuser est double, d’une part attiser la haine des Irakiens contre les Anglais et les Juifs et les armer en vue d’une révolte et d’autre part, surveiller les recherches d’Edmund Schmundt, un archéologue gagné aux idées raciales allemandes qui espère trouver des traces d’une antique civilisation de géants aryens dotés de connaissances et de pouvoir nettement supérieurs aux autres peuplades de l’antiquité.

Alors que depuis des années, Saxhäuser a vu sa foi et sa fidélité aux thèses des nazis s’étioler, ce que Schmundt et lui vont découvrir dans la vallée du Nahr al-Zab-al-Saghir, va changer sa vie à jamais et pourrait changer la face du monde.


Premier roman de SF de l’auteur même si ce n’est pas le premier de ses ouvrages, Stéphane PRZYBYLSKI s’attaque à une vaste entreprise à tous les sens du terme puisque d’emblée, il a décidé d’attaquer par une tétralogie mais aussi par l’ampleur des thèmes abordés, qu’il s’agisses des mythes nazis et des sociétés secrètes ou non qui les ont promus (ahnenerbe, société de Thulé) ou de l’influence des extra-terrestres implantés parmi nous depuis l’aube des temps.

J’ai beaucoup apprécié toute la partie historique et notamment tous les éléments liés à la montée du nazisme dans la société allemande d’après-guerre, les confrontations entre les nobles, militaires de carrière et les membres des différentes organisations nazies (SA, SS, SD) et l’évolution des mentalités dans cette société oppressée.

La partie expédition en Irak ressemble un peu à du Indiana Jones vu du côté des méchants et est assez réussie également.

J’ai eu cependant du mal avec quelques points, notamment le fait que Saxhäuser m’a semblé avoir des réactions contradictoires, plus qu’ambiguës. Malgré son opposition grandissante aux idées des nazis, notamment sur la supériorité raciale, il n’en continue pas moins à liquider allègrement les ennemis du Reich et quand je dis liquider, il n’hésite pas à poursuivre tout seul une demi-douzaine d’anglais lourdement armés alors qu’il n’a qu’un revolver… On a droit à de véritables scène tirées de James Bond (Jusqu’à une moto dernier cri qui sort on ne sait d’où). L’auteur aurait pu éviter ce genre de scènes en faisant apparaître une équipe d’espions allemands (Cette scène se passant en Italie en 39, je pense que c’était faisable et que cela aurait rajouté un côté plus crédible).

Un autre point qui rend la lecture de cet ouvrage compliquée, c’est que l’auteur multiplie les allers et retours dans le temps (en se basant sur la table des matières, on passe successivement de 1937 à 1938, à 1939, à 1916, à 1939, 1934, 1939, 1904, 1939… . Cela permet de mieux comprendre l’évolution psychologique du personnage principal mais à force, cela donne le tournis.

Un dernier point qui m’a un peu dérangé, c’est la facilité avec laquelle les extra-terrestres se font descendre, notamment une de leurs soucoupes qui est heurtée par un chasseur Italien??

Ma note personnelle:14/20
Le château des millions d’années – Stéphane PRZYBYLSKI
Edition Kindle

Pour d’autres avis:

BlackWolf (Blog O Livre)
Cornwall (La Prophétie des Ânes)
Dionysos (Le Bibliocosme)
François Schnebelen (YoZone)
Grégory Drake (Bifrost)
Hubert Prolongeau (Télérama)
Lhotseshar (Au pays des Cave Trolls)
Oriane (La Pile à Lire)
Vert (Nevertwhere)
Xapur (Les Lectures de Xapur)

Rendons à César ce qui appartient à Dionysos, je lui ai emprunté les liens vers les autres sites en remplaçant le lien de mon site par le sien. J’espère qu’il ne m’en voudra pas.

Germanica – Robert CONROY

Germanica

Janvier 1945, sentant la fin approcher, de hauts dignitaires nazis imaginent de créer une forteresse dans les Alpes bavaroises. Hitler refusant de quitter Berlin, la défense du réduit bavarois sera confiée au généraux Schörner et Warlimont placés sous l’autorité de Goebbels. Alors qu’Albert Speer, chargé du renforcement des défenses découvre que rien n’avait encore été entrepris pour créer ce réduit alpin et doit se débrouiller avec ce qui reste de main d’oeuvre disponible pour créer en quelques mois ce qui aurait du être préparé depuis longtemps, les généraux allemands essaient de regrouper des troupes pour la défense de la dernière forteresse nazie. Après le décès d’Hitler à Berlin, Goebbels décide de renommer le réduit alpin en Germanica, espérant que les alliés renonceront à attaquer la forteresse après toutes les pertes déjà essuyées et que son état finira par être reconnu en tant que nouvelle entité politique sans lien avecc l’Allemagne nazie. Si les Anglais et Français, épuisés par la guerre semblent enclins à laisser Goebbels et ses séides tranquilles, le président Truman n’est pour sa part pas près de laisser ces tortionnaires et meurtriers de masse s’en tirer comme cela.

La tâche pour les américains n’est cependant pas facile. Leur plus grand atout, l’aviation est quasiment paralysé, la proximité de la Suisse empêche les bombardements de haute altitude sous peine de risquer de toucher la Suisse et les montagnes et la Flak particulièrement dense rendent les attaques en piqué quasi suicidaires.

Une course contre la montre s’engage, si les alliés ne parviennent pas à vaincre les défenses des allemands, ceux-ci auront peut-être le temps de terminer la bombe atomique que l’équipe du professeur Heisenberg achève de finaliser.


 

Comme dans North Reich, ce roman m’a laissé l’impression d’avoir été développé dans le seul but de réfuter une hypothèse. Pourquoi Robert Conroy n’a t’il pas pris un point de départ antérieur, permettant une défense plus efficace? Les troupes que les généraux allemands parviennent à rassembler dans le réduit alpin sont le reflet de l’armée allemande de l’époque, à côté des vétérans et des fanatiques, on retrouve des gamins et des vieillards. Si Conroy avait placé son idée avant la bataille des Ardennes par exemple, il aurait pu rassembler dans ce réduit des unités aguerries et rendre cette hypothèse plus crédible.

Ici, à aucun moment on n’a l’impression que Goebbels et ses troupes aient une chance, si ce n’est dans l’effondrement de la volonté de se battre des soldats américains, idée qui est finalement balayée alors que c’est sans doute le point le plus intéressant de ce roman.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé que ce roman était sans doute le moins intéressant des romans de Conroy que j’aie lu jusqu’ici.

Ma note personnelle: 12/20
Germanica de Robert CONROY
Edition Kindle

 

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