North Reich – Robert CONROY

North Reich

Décembre 1941, alors que le Japon vient d’attaquer Pearl Harbour, Hitler décide de ne pas déclarer la guerre aux Etats-Unis. Roosevelt  ayant les mains liées par son congrès qui ne veut pas d’une guerre sur deux fronts, ne peut donc pas déclarer la guerre à l’Allemagne et ne peut voler au secours de l’Angleterre et de la Russie.

En Angleterre, Churchill est renversé par le parlement et Lord Halifax devient premier ministre. L’Angleterre capitule et accepte de lourdes concessions, avec notamment l’occupation de la partie est du Canada. Seul point positifs, Churchill s’est réfugié aux Etats-Unis et la plus grande partie de la flotte britannique s’y est réfugiée également.

Pour l’union soviétique, le coup est encore plus rude, Moscou est tombé, Staline s’est ou a été suicidé, Stalingrad est tombé et les allemands ont avancé jusqu’à l’Oural. Les militaires soviétiques continuent cependant la lutte à partir de la Sibérie.

Hitler pense que la guerre à l’est est gagnée et que le général Von Paulus balayera bientôt les derniers îlots de résistance soviétique. Si tous les généraux d’Hitler ne sont pas nécessairement d’accord avec cette vision des choses, seul Guderian a le front d’exposer son désaccord avec le führer. En remerciement, Guderian est envoyé en mission d’inspection au Canada. Il pourra ainsi superviser l’attaque des Etats-Unis par les troupes allemandes sous les ordres du général Von Arnim.

Von Arnim est en effet chargé de lancer avec son armée de 250.000 hommes une attaque brève sur les infrastructures économiques des Etats-Unis. Le führer est persuadé que les troupes américaines ne valent rien et que les pertes seront minimes du côté allemand. Qui pus est les amiraux Donitz et Raeder sont persuadés qu’ils pourront assurer le ravitaillement des troupes au Canada et couler la flotte américaine de l’Atlantique (puisque la plus grande partie de la flotte US est occupée dans le Pacifique).

Les américains sont cependant au courant des préparatifs et allemand et ils ont massés leur troupes un peu en retrait de la frontière sous les ordres des généraux Fredendall et Patton.

Dès les premiers jours de combats, le général Von Arnim est grièvement blessé et Guderian prend sa place. Si l’assaut initial des allemands semble facile, ils sont cependant repoussé d’un côté par les troupes de Patton alors que les troupes du général Fredendall elles sont retranchées à tel point que le QG de Fredendall est surnommé « Fort Fredendall ». Confronté au manque de réactivité de Fredendall, Ike le remplace par le général Truscott…

Je ne dévoilerai pas la fin, mais on comprendra assez vite qu’un tel assaut avait peu de chance de réussir. En 1944, la machine de guerre américaine tourne à plein régime et la Luftwaffe se retrouve balayée du ciel en quelques semaines.

On peut se demander si Robert Conroy ne développe pas des hypothèses pour mieux les réfuter. On peut aussi s’agacer de la toute puissance dont font preuve les américains une fois en route (d’accord ils commettent aussi des erreurs telle la nomination de Fredendall, général dont je n’ai appris l’existence qu’au travers de ce roman mais il suffit de voir l’efficacité dont font preuve les américains dans leur chasse aux sous-marins allemands qui subissent de lourdes pertes sans infliger de dégâts aux américains).

Sinon j’ai trouvé que c’était un roman agréable à lire même si Robert Conroy ne m’a pas l’air très à l’aise dans les parties « histoires d’amour » de ses ouvrages. On peut se demander si ceux-ci n’y gagneraient en se bornant aux actions et réactions des principaux intervenants.

Ce roman est disponible sur Amazon à l’adresse suivante :

http://www.amazon.fr/North-Reich-Robert-Conroy-ebook/dp/B008BVXZXO/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1384516693&sr=1-1&keywords=North+reich

Site web consacré à l’auteur: http://www.robertconroybooks.com/

Page wikipedia traduite en français et mise-à-jour par Frédéric Goudon: https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Conroy

Ma note personnelle : 15/20
North Reich – Robert CONROY
Edition Kindle

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Faux visages (Le Soup Solitaire 2) – Louis Joseph VANCE

Alors que Michael Lanyard pensait pouvoir passer le reste de sa vie auprès de sa femme et de son enfant, le voilà obligé de fuir. C’est qu’apparemment, sa Némésis, son ennemi juré l’espion allemand Ekstrom est toujours vivant et bien décidé à se venger.

Ayant fuit les États-Unis puis la France pour échapper aux poursuites d’Ekstrom, Michael a installé sa famille en Belgique dans les environs de Louvain.

Pendant un voyage de Michael, l’Allemagne déclare la guerre à la France et à l’Angleterre et elle envahit la Belgique. Ekstrom passe par Louvain avec les troupes allemandes. Il reconnaît la femme de Michael et ordonne aux troupes sous ses ordres de tuer la femme et l’enfant de Michael.

Fou de douleur, Lanyard redevient le loup solitaire. Il n’a plus qu’une idée en tête, se venger d’Ekstrom. Profitant de son don pour les langues, il infiltre les lignes allemandes et se lance à la poursuite d’Ekstrom. Cette poursuite l’amènera à bord d’un navire anglais l’Assyrian qui transporte des passagers à destination des États-Unis.

A bord de l’Assyrian, le loup solitaire découvre que des espions allemands tentent d’intercepter un message officiel du gouvernement britannique au gouvernement américain.

Entre les sous-marins allemands et les espions de cette même nation, le loup solitaire parviendra-t’il à démasquer Ekstrom et à empêcher les allemands de s’emparer du message secret? Les allemands empêcheront-ils les États-Unis d’entrer en guerre aux côtés des britanniques et des français?

Ce deuxième tome de la série du « Loup Solitaire » est à mon humble avis encore meilleur que le premier. Le ton est rapide et on ne s’ennuie pas un seul moment. J’ai dévoré ce roman qui est encore une fois à la pointe de la modernité pour son époque. Michael Lanyard se retrouve sur un navire attaqué par des sous-marins allemands, il manque de se noyer et se retrouve sujet à une poursuite automobile qui n’a rien à envier à celle de « French Connection » (avec Gene Hackman). Le passage sur le navire anglais m’a fait penser à du Agatha Christie mais le roman de Louis Joseph Vance étant antérieur, s’il y a eu influence, ce serait plutôt lui qui aurait influencé la grande dame du roman policier.

Encore une grande réussite dans cette collection baskerville.

Ma note personnelle : 17/20
Faux visages (The False Faces) – Louis Joseph VANCE.
Collection e-baskerville
Traduit par Théo Varlet & Louis Postif, revu par Jean-Daniel Brèque
Edition Kindle

Ce roman peut être acheté sur Amazon ou chez les moutons électriques.

Ou sous format papier chez « Rivière Blanche »: http://www.riviereblanche.com/fauxvisages.htm

Egalement disponible en version Poche dans la collection « Helios » des moutons électriques et à la FNAC

Les autres tomes de la série :

Le Loup Solitaire, vol. 1 : Le Loup Solitaire [The Lone Wolf]

Le Loup Solitaire, vol. 3 : Masques Rouges [Red Masquerade]

Le Loup Solitaire, vol. 4 : Noirs Diamants [Alias the Lone Wolf]

Le Loup Solitaire, vol. 5 : Double Dupe [The Lone Wolf Returns]

La collection Baskerville dispose maintenant de son propre Blog

A Galaxy Unknown – Thomas DePrima

galaxyunknown

2256 – Jenetta Carver, jeune diplômée de l’Académie spatiale est réveillée en pleine nuit par l’alarme du Hokyuu, vaisseau spatial à bord duquel elle sert. Jenetta a tout juste le temps d’enfiler ses vêtements et de rejoindre la capsule de sauvetage la plus proche (du moins celle qui reste parce qu’elle est apparemment la dernière à rejoindre une capsule) et de s’éjecter avant que le Hokyuu n’explose

Jenetta pensait être sauvée mais elle découvre que sa capsule a été endommagée par l’explosion du Hokyuu et que le système de rétrofusée qui devait la ramener près du lieu de l’explosion du vaisseau(afin de permettre aux vaisseaux de secours de retrouver les survivants) a été endommagé. La capsule de sauvetage continue donc à s’éloigner du lieu de l’explosion et à s’enfoncer dans l’espace.

Livrée à elle-même, Jenetta peut certes survivre pendant des mois dans cette capsule de sauvetage, ce qu’elle fera d’ailleurs mais après 6 mois, n’ayant toujours pas eu de nouvelles des secours, elle se décide à utiliser une unité de cryogénisation afin d’augmenter ses chances d’être retrouvée vivante un jour.

Au bout de 11 années, la capsule est retrouvée par le Vordoth, un vaisseau marchand qui, croisant sa route, la récupère et procède à la réanimation de Jenetta.

Durant ces onze années, l’univers de Jenetta a fort évolué. Avant son accident, le Galactic Space Command assurait la sécurité des lignes spatiales. En 2267, il apparaît qu’une organisation criminelle de grande envergure se livre à la piraterie sans que le GSC parvienne à empêcher les attaques.

Lorsque  des pirates attaquent le Vordoth, le second du vaisseau constate que le capitaine a disparu et, paniquée, demande à Jenetta, bien que n’ayant que le grade d’enseigne, de prendre le commandement du Vordoth puisqu’elle est le seul officier ayant une expérience militaire.

Jenetta parvient à détruire le destroyer pirate grâce à une attaque surprise mais elle n’est pas au bout de ses peines et le voyage sera encore long…

Dès l’introduction, l’auteur nous avait prévenu, ses ambitions se bornent à nous présenter un Space Opéra dans le style « Honor Harrington », il ne cherche pas à offrir un grand roman de SF mais bien un ouvrage de délassement.

Et si on s’en tient au côté « fun », c’est vrai qu’on a là ce qu’on pourrait appeler un honnête « roman de gare ». On ne s’ennuie pas, ce n’est pas mal écrit mais il y a quelques exagérations scénaristiques. Si le début est un peu lent, la suite s’emballe et Jenetta accomplit en quelques semaines un boulot de titan. Elle fait apparemment plus de dégâts à l’organisation pirate que le GSC en plusieurs années. Bien entendu, c’est le propos de ce gendre de bouquin, il faut bien que Jenetta acquière le statut « d’héroïne » mais là, c’est trop et trop vite. Même Honor Harrington a débuté plus calmement.

On peut aussi noter quelques incohérences:  Lorsqu’elle revient dans l’espace contrôlé par le GSC, Jenetta est traînée devant le conseil de guerre! (Bon même s’il y a un truc derrière, on peut quand même s’étonner du manque de réactions des simples citoyens car le procès est très médiatisé. Qui plus est, il y a souvent dans nos livres séries et/ou films des séquences où l’on voit un décompté qui s’arrête à l’ultime seconde, le héro parvenant à sauver le monde  au dernier moment ou étant sauvé par le gong mais ici, un des membres de l’équipage de Jenetta déclenche une explosion décidée des semaines à l’avance (et sans avoir communiqué avec Jenetta)à la minute où Jenetta et les autres prisonniers parviennent à s’évader de la base des pirates!!!

Ensuite, l’auteur a voulu transformer son héroïne pour en faire quelqu’un qui disposerait de qualités plus qu’humaines. Dès lors, Jenetta voit son ADN transformé (en fait c’est un ADN qui se réécrit et façon permanente, le corps de Jenetta a subit une première transformation permanente mais il pourrait encore se modifier à l’avenir en fonction des besoins?) par les pirates en augmentant notamment sa beauté physique (du moins selon les canons de ses kidnappeurs, visiblement influencés par Elie Seymoun). Les pirates veulent faire d’elle une esclave de plaisir pour clients sadiques. Ils ont dès lors modifié les réactions de Jenetta pour que celles-ci soit très résistante à la douleur et y ressente même un plaisir masochiste. La seule chose que les pirates n’ont pas eu le temps d’effectuer, c’est l’effacement de la personnalité de Jenetta. Même si on n’assiste pas à des scènes de sexe, Jenetta est quand même soumise à de nombreuses humiliations dont on peut se demander si elles apportent quelque chose au récit.

Si vraiment l’auteur voulait expliquer les transformations physiques et intellectuelles qui permettent à Jenetta de devenir quelqu’un de « supérieur », il me semble qu’il y avait de nombreuses autres solutions plus saines.

En résumé, un mélange d’E.E. »doc »SMITH pour l’action et de John Norman pour le côté « érotique ».

A noter que rien que pour la série principale, l’auteur en est au 9ème volume.

Ce roman est disponible sur Amazon à l’adresse suivante :

http://www.amazon.fr/A-Galaxy-Unknown-Thomas-DePrima-ebook/dp/B001CUQE98/ref=sr_1_2?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1384164061&sr=1-2&keywords=thomas+deprima

Le site web de l’auteur :

 http://www.deprima.com/

Ma note personnelle : 14/20
A Galaxy Unknown – Thomas DePrima
Edition Kindle

Lord Stranleigh – Robert BARR

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Lord Stranleigh, comte de Wychwood est l’archétype même du Dandy. Doté d’une rente annuelle de 30.000 livres, il passe ses journées à son club et a une vie des plus rangées à ne rien faire d’utile.

Lorsqu’un individu assez énervé l’intercepte à la sortie de son domicile, Lord Stranleigh, bien que surpris accepte malgré tout de le recevoir. Ce dernier, Peter Mackeller est ingénieur des mines. Il vient trouver Lord Stranleigh sur recomandation d’un ami commun. Peter a en effet besoin de 5.000 Livres pour sauver son père de la faillite. Angus Mackeller a cédé à la tentation lorsque qu’un groupe de financier lui a proposé d’investir dans une société qui exploiterait des champs aurifères situés sur les bords du fleuve Paramakabou en Afrique occidentale, champs où il suffirait de se baisser pour ramasser l’or. Méfiant, Angus Mackeller a chargé son fils d’aller vérifier l’information et la richesse des champs aurifères.

Peter est parti sur place, a vérifié l’authenticité de l’information et a convaincu son père que l’affaire était excellente. Peu de temps après avoir accepté d’investir en son nom et au nom de quelques uns de ses clients, Angus a découvert que les autres financiers répandaient des rumeurs sur le fait que les champs aurifères n’existeraient pas. Qui plus est, les autres financiers ont proposé toutes leurs actions de la société à la vente ce qui a provoqué un effondrement des cours. Maintenant Angus doit faire face à des clients mécontents et persuadés qu’il les a ruinés intentionnellement.

Si la première réaction de Lord Stranleigh est de confier cette demande à l’un des douze sollicitors qui se chargent de gérer ses affaires, il finit cependant par se décider à intervenir lui-même.

La première intervention de Lord Stranleigh semble un coup de maître mais ses ennemis ont de la ressource. De rebondissement en rebondissement, Lord Stranleih se retrouvera embarqué vers le champs aurifère où il aura à livrer une rude bataille pour récupérer l’or des Mackeller.

 

Je dois bien avouer que j’attendais ce Lord Stranleigh avec beaucoup d’impatience. Robert Barr est jusqu’ici mon auteur baskervillien préféré et ce roman n’a fait que me le confirmer.

Le personnage de Lord Stranleigh est véritablement savoureux et on prend un plaisir sans doute aussi pervers que le sien à se délecter de l’incompréhension des personnes qu’il côtoie. Pour ne citer qu’un exemple, lorsque Peter Mackeller lui demande s’il a tout préparé pour affronter les 150 ruffians que ses ennemis ont dépêchés pour s’emparer des champs aurifères, Lord Stranleigh lui répond qu’il a tout prévu : vin, cigare et alcool de qualité…

Le roman en lui-même ne laisse pas la place à l’ennui et se révèle une fois de plus d’une grande modernité puisque Robert Barr non content de nous faire voyager, nous convie dans les arcanes de la finance et son intrigue pourrait encore, pour la plus grande partie, trouver place dans un roman de notre époque.

Le seul léger bémol que l’on pourrait soulever serait un soupçon d’antisémitisme puisque le chef du groupe d’escrocs Schwarzbrod s’avère être un juif, mais à une époque où la religion avait plus d’emprise sur notre société, je pense que cela révélait plutôt un état d’esprit général ; après tout le roman a été écrit en 1908 et on sortait tout juste de l’affaire Dreyfus. Et comme l’auteur ne s’appesantit pas sur le sujet et rend même cet homme, Schwarzbrod plus sympathique sur la fin, je pense qu’on est plus dans la caricature que dans l’antisémitisme. Jean ray que j’admire au demeurant a écrit bien pire sur le sujet.

En résumé, ce roman est pour moi une grande réussite, un roman d’aventure entraînant et tout à fait fidèle à l’humour de Robert BARR. N’hésitez pas à l’acheter (comme je l’ai fait moi-même puisque j’ai acheté la version papier alors que j’avais déjà lu la version électronique, désirant avoir cet ouvrage dans ma bibliothèque.

Ma note personnelle : 18/20
Lord Stranleigh – Robert BARR.
Collection e-baskerville
Edition Kindle

Ce roman peut être acheté sur Amazon

On peut également acheter cette œuvre au format epub chez les moutons électriques , sur Kobobooks ou sur le site de la Fnac

Ou sous format papier chez « Rivière Blanche »: http://www.riviereblanche.com/stranleigh.htm

Et n’oubliez pas d’aller visiter le Blog de la collection Baskerville, oeuvre de Fabrice Mundzik.

Les autres aventures de Lord Stranleigh:

Tome 2: Lord Stranleigh Millionaire
Tome 3: Lord Stranleigh Philantrope
Tome 4: Lord Stranleigh en Amérique

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